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Ouvert - Concours d'habileté en développement

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Haïnouk__Membre
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Mar 7 Juin 2011 - 0:53

Le poste de Xaïl contredisait un peu celui de Killian alors j'ai fait de mon mieux pour faire coïncider les deux.
_


L’homme chauve s’approcha du vieillard et le tira de sorte qu’il se trouvait à présent debout. D’une main ferme, l’homme tenait son bras et de l’autre, une hache qu’il faisait tourner entre ses doigts. Esterial avait quasiment envie de lui lancer « Careful with that axe ! », mais l’homme n’aurait compris ni la langue, ni la référence qu’il faisait. Étrange chose de se plaisanter à soi-même alors que l’on est à deux doigts de se faire torturer. Peut-être le vieil homme était-il aussi fou que certains le prétendait. D’ailleurs, était-ce être fou de ne pas craindre ni la mort, ni la vie, ni la douleur ? Peut-être. Mais il appelait plutôt cela la Maîtrise de soi.

Esterial observa calmement l’homme devant lui et eu soudainement pitié de lui. Comment se faisait-il qu’il était rendu là, une arme à la main, à menacer deux jeunes femmes innocentes et à lancer des monstres cochons sur une citée qui ne cherchait que la paix ?
Un couplet d’une vieille chanson lui vint en mémoire.


Running over the same old ground
What have we found?
The same old fears.

N’était-ce pas cela une partie de l’humain ?
De revivre les mêmes peurs, incapable de les surmonter, ce qui menait éventuellement à une situation comme celle-ci. Des hommes, des femmes, qui n’ont pas su surmonter les dures épreuves qu’enseigne la Vie et qui, à présent, n’étaient qu’un amas de malfaiteurs dénudés de morales. Se trouvait là une similarité avec son monde, pensa Esterial. Même dans la plus grande paix offerte par les vallées de son pays arabe, l’humain trouvait toujours une manière de déterrer l’égoïsme.
Puis, Esterial se dit que lorsque le relief vertical du pouvoir se sera enfin reposé en une ligne horizontale, seulement là, l’humain saura vivre en paix.

Neleam lança une remarque aux assaillants et le chauve libéra le bras d’Esterial. Puis, Killian s’approcha de lui et l’entraîna à grands pas vers la sortie de la caverne. Le vieillard vit Neleam gesticuler dans toutes les directions en se dirigeants sur ses adversaires, avant d’être cachée par un mur courbé de la grotte.
Le vieil homme se demanda un instant pourquoi ils sortaient de la caverne en abandonnant Neleam mais ne dit rien.

Ils approchaient la sortie lorsqu’Esterial remarqua une ombre plaquée contre le mur. Ils s’arrêtèrent.
Si elle se cachait, c’était qu’elle n’était pas la bienvenue dans cette caverne. Si elle n’était pas la bienvenue dans la caverne, c’était que les malfaiteurs qui s’y trouvaient n’étaient pas ses ennemis. Ce qu’il restait à savoir, c’était si elle venait en amie ou non.
Esterial lui adressa la parole.


- Nous sommes amis de la Citadelle.


Allait-elle tout de même les attaquer ? Esterial avait peut-etre mal deviné ses intérêts mais le temps pressait pour Neleam.

-Ceux qui ont dirigé l’attaque des raïs se trouvent dans la caverne, ajouta Esterial pour souligner leur position.

Le vieillard attendit sa réponse, puis voyant qu’elle ne leur voulait pas de mal, fit quelque pas pour regarder hors de la caverne. En se dirigeant vers la sortie, il avait cru entendre des bruits de pas et de claquements d’armures.
Il n’avait pas rêvé : à leur gauche se trouvaient quelques frontaliers armés qui se dirigeaient vers eux. La jeune femme croisée à la sortie de la caverne les avait-elle guidés là ? Peu importe, Neleam combattait seule et s’ils n’intervenaient pas, elle allait peut-être subir la mort. Esterial ne craignait pas la fin de sa vie mais celle des autres, si.

Il agita son bras à leur adresse. Les frontaliers accoururent et un homme qui semblait être leur chef s’approcha prestement.

-Ce sont ici que se trouvent les forces contrôlant les raïs, lui annonça rapidement le vieil homme. Ils sont environ une dizaine et sont armés. Au moins un d’entre eux possède le don de la Volonté. Une alavirienne se trouve à l’intérieur, et je vous suggère donc de ne pas perdre de temps avant de vous y lancer.

L'homme hocha la tête et commença à lancer des ordres, Esterial s'ôta de leur chemin. Il retourna auprès de Killian qui faiblissait à vue d’œil et attendit le déroulement des évènements.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Mer 8 Juin 2011 - 16:06

Elle retint un soupir de soulagement lorsqu'elle entendit le vieil homme dire:

- Nous sommes amis de la Citadelle.

Mais son soulagement fut de courte durée et disparut lorsque le vieillard continua:

-Ceux qui ont dirigé l’attaque des Raïs se trouvent dans la caverne

Elle hésita un instant à bondir dans la caverne pour exterminer la vermine qui avait cru pouvoir attaquer la Citadelle en restant vivant mais un groupe de Frontaliers surgit au même moment d'un couloir adjacent. La jeune femme les laissa donc faire. Puis, quand le vieil homme recula un peu, elle remarqua pour la première fois une jeune femme, pas très vieille, sans doute plus jeune qu'elle. Mais ce qui sautait aux yeux, c'était surtout son teint blafard et son air fatigué.

Elle prit rapidement sa décision. Plutôt que d'accompagner les Frontaliers, elle rangea son sabre et passa un bras de la jeune fille, car c'est encore une enfant, sur ses épaules. En la soutenant ainsi, elle marcha rapidement vers la sortie, suivie par le vieillard. C'est alors qu'un problème s'imposa à eux. En effet, l'entrée de la caverne était gardée, et si seule elle avait pu passer sans problème, ce n'était plus le cas avec le groupe qui l'accompagnait.

Faire passer un vieil homme et une gamine dans un campement ennemi était une tâche plus ardue qu'escompté. Après de multiples détours, et après de nombreuses fausses alertes, où ils devaient se cacher là où ils pouvaient et retenir leurs souffles en attendant que le soldat faisant sa ronde passe, ils parvinrent enfin à sortir du camp et la Frontalière les entraina sur la falaise sans donner la moindre explication. D'ailleurs, elle avait imposé un rythme soutenu et un silence implacable au groupe dont elle avait prit la tête. Si ses ordres paraissaient un peu "durs", c'était uniquement par sécurité. En effet, ils étaient en terrain ennemi, il valait donc mieux aller vite, et le plus silencieusement possible afin d'éviter de se faire repérer.

Une fois sur la falaise, elle retrouva sa petite jument à l'endroit où elle l'avait laissée. Toujours sans un mot, elle hissa la jeune fille sur la selle après avoir récupéré son arc, ses flèches et quelques maigres provisions. Puis elle se tourna vers le vieillard et chuchota d'une voix pressée:


-Emmenez-la à la Citadelle si vous pouvez, ou au village le plus proche le cas échéant. En tout cas, mettez-vous à l'abri, et prévenez les gens du danger qui les menace si vous en croisez. Passez par le chemin de derrière indiqua-t-elle en pointant du doigt un étroit sentier envahi par la végétation et presque invisible.Une fois arrivés, gardez ma jument.

Elle s'interrompit un instant puis elle continua avec un air dur:

-Quant à moi, j'y retourne.

Nul besoin de précision pour savoir sa destination. Elle attrapa la main ridée du vieil homme et le hissa lui aussi sur la selle. Une tape sur la croupe de sa jument, et celle-ci partit au galop.
Sans un regard en arrière, elle se mit en marche de son pas le plus souple et se faufila dans la caverne. Cette fois-ci, elle n'eut aucun mal à se repérer, les bruits d'une bataille se firent entendre dès les premiers pas dans la grotte. Sans plus se soucier de se faire repérer, elle courut jusqu'à la caverne principale.

Un spectacle macabre l'attendait. De la dizaine de Valinguites, ils n'en restait plus que cinq, qui luttaient avec sauvagerie. De la poignée de Frontaliers, il n'en restait que deux, qui se battaient avec l'énergie du désespoir, car ils se savaient perdus. Mais elle eut beau fouiller du regard la grotte, aucune trace de l'Alavirienne dont avait parlé le vieillard.
La Frontalière, très calme, prit son arc, encocha une flèche. Le trait fusa, invisible, mortel. Il se ficha dans la nuque d'un assaillant. Elle eut le temps d'en abattre un autre avant qu'ils ne la repèrent. Alors qu'un Valinguite fonçait sur elle, elle posa son arc, son carquois, et sortit son sabre. Avec un cri rauque, elle bondit dans la mêlée.
Les Frontaliers, ragaillardis par l'arrivée miraculeuse de la jeune femme, achevèrent leurs attaquants et un intense silence tomba alors.

La jeune femme laissa ses compagnons vérifier que tous les ennemis étaient bien morts, et voir si il restait des blessés tandis qu'elle s'avançait vers la tente centrale d'où sortait des petits bruits. Sans faire de bruit, elle souleva un pan de tissu et aperçut une jeune femme assise, menacée par un homme de haute stature.
Comprenant qu'il s'agissait de l'Alavirienne décrite par le vieillard, elle décapita proprement l'homme et détacha la prisonnière. Puis elle se présenta:


Je m'appelle Xaïl et on ferait mieux de ne pas rester ici.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Mer 8 Juin 2011 - 18:00

Le premier coup la surprit, la douleur lui vrilla les tympans et elle senti un gout amer se rependre dans sa bouche. Neleam n’eut pas le temps de méditer sur la question de l'appartenance du sang lorsqu’un autre coup s’abattit sur elle. Elle ferma les yeux et son esprit afin d’être le plus imperméable possible à la douleur. Son visage se figea et elle rouvrit les yeux. Un uppercut la cueillit sous la mâchoire et elle vit la femme devant elle, ses yeux contenant avec peine sa fureur. Neleam comprenait sa rage. Elle avait semé une belle pagaille, sur leur propre terrain, leurs prisonniers en avaient profité pour se faire la malle… Ils avaient perdu l’homme qu’ils semblaient avoir cherché avec beaucoup d’ardeur. Ses yeux pétillèrent de plaisir. Son bourreau, persuadé d’avoir réussit à la mater, vit cette flamme reprendre vie, décida d’augmenter les frappes. La femme se recula et décida de laisser faire les professionnels de la torture, ses mains devaient lui faire suffisamment mal comme ça. Neleam la vit regarder ses mains et retenir une petite grimace.
*La chochotte… Elle ne sait pas ce que c’est que de se faire passer à tabac, je lui cèderait ma place avec plaisir. Surtout lorsqu’on voit les instruments accrochés au mur derrière, et la tête du type qui les caresse avec amour en me regardant… J’espère tout de même rester entière…*
Neleam frissonna lorsque l’homme, celui qui l'avait amené ici, prit un joli petit scalpel, avec des crans et s’approcha d’elle. Il commença à la charcuter doucement, en la faisant souffrir le plus possible lorsque des bruits leur parvinrent de l’extérieur. Les spectateurs (puisqu’ils étaient restés là à la regarder mourir, c’est plus marrant que d’éplucher des patates !!) s’entre-regardèrent et sortir de la tente. La femme fit un signe de tête à l’homme qui la torturait et celui-ci resta. Neleam se prit à espérer que ce soit les renforts, amenés par Killian, mais elle en doutait, ils n’auraient jamais été aussi rapides. L’homme s’approcha d’elle et lui susurra à oreille :


-Il n’y a plus que nous deux …

-Oui j’ai vu. Je suis pas aveugle. Alors t’es gentils, fait ton boulot, profites-en car après, une fois que tu te seras bien amusé, je te tuerais.


Neleam lui avait coupé la parole, d’un ton dur, avant qu’il ne finisse sa phrase, avant qu’il n’énonce tous ce qu’il allait lui faire subir. Elle avait conscience que c’était malpoli, mais elle n’en pouvait plus, elle était fatiguée, sur les nerfs. L’homme se recula surprit, puis ne sembla plus vouloir s’amuser avec elle. Il alla prendre du sel dans le fond de la pièce et lui en étala sur toutes ses coupures. Neleam sentit le sel la ronger, la douleur était continue et la brulait partout. L’homme prit soudain un poignard et se mit face à elle.


-J’espère que t’as bien profité du monde qui t’entourait car maintenant c’est fini. Tu ne verras plus.
L’homme sourit, et approcha la lame de l’œil de Neleam. Elle se retint de trembler, de montrer le moindre soupçon de peur dans son regard.

La tête de l’homme vola soudain et une jeune femme apparut à sa place.


-Je m'appelle Xaïl et on ferait mieux de ne pas rester ici.

Neleam, qui était immobile depuis longtemps ne marqua aucune surprise. Elle était ravie, elle avaity encore ses yeux, et la vie se baladait toujours en elle. Toute à son bonheur, elle oublia ce qui c’était passé au paravent et lorsqu’elle se leva, après que Xail ait détaché ses liens, elle faillit s’écrouler. La douleur était insupportable. Ses plaies étaient nombreuses et étaient comme des brasiers sur sa peau. Parmi la vague de douleur elle en senti une plus grave, moins superficielle, et elle remarqua sa main qui pendouillait au bout de son bras. Le poignet avait été fracturé. Elle déchira un bout de son haut pour l’immobiliser puis s’ausculta des pieds à la tête (jusqu’aux épaules pour être précis), s’appuya sur un pied, puis sur l’autre, pour tester son équilibre et si elle réussirait à marcher. Lorsqu’elle eut finit, elle vit Xail qui la regardait, impatiemment.

Neleam lui sourit malgré la douleur qui irradiait son corps.


-C’est bon !! j’ai finit mes révisions !! J’ai tenté de limiter les dégâts ! on peut y aller ! Par contre, j’aimerais récupérer mes armes, elles m’ont été confisquées… Et moi c’est Neleam.

La frontalière, puisque c'en était une, du moins si on se fiait à sa tenue vestimentaire, ainsi qu'à ses cheveux blonds comme les blés, et à sa carrures de guerrière, acquiesça et lui fit signe de la suivre. Elle sortirent toutes deux de la tente, Neleam suivant Xail de son mieux jusqu'à un entassement d'armes, allant du marteau, toute taille, au poignard, passant par la marmite et le couteau à beurre. Neleam s'accroupit. Du moins elle s'écroula avec le plus de dignité possible et dans le moins de bruit possible afin de fouiller pour retrouver ses armes. La frontalière croisa les bras et jeta un regard aux environs. Il n'y avait plus un bruit. Neleam brisa le silence avec un boucant de ferrailles. Elle poussa une hache et un bouclier pour accéder à une de ses lames. Neleam l'observa sous tous les angles, vérifiant si elle n'avait pas souffert, ou si quelqu’un s'en était servit. A priori il semblait s'agir d'une réserve des armes des vaincus. Neleam retint un petit rire en pensant qu'Obélix faisait la même chose, mais avec seulement les casques. Il faudrait penser à leur dire de ne pas diversifier leurs trophées de guerre car ça deviendrait vite le bazar, elle en avait la preuve devant les yeux. Au bout d'un certain temps, voir d'un temps certain, elle avait devant elle toutes ses armes. Elle commença à les ranger avec soins, sous le regards exaspéré de Xail qui commençait à trouver le temps long. Neleam comprenait ça mais elle faisait aussi vite que ses forces et ses blessures le permettaient. Elle lui proposa alors de fouiller, elle trouverait peut-être quelques choses qui lui plairaient.
Neleam finit de s'arnacher et se releva tant bien que mal, seule, elle avait sa fierté et refusait qu'on l'aide à se relever. Elles poursuivirent leur chemin vers la sortie.

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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Mer 8 Juin 2011 - 21:04

Elle était vraiment faible. Plus que ce qu'elle imaginait. Esterial ne disait rien. Elle se demanda s'il était toujours là à travers ces yeux clos. Son souffle était court, ces poumons en feu. La dernière partie allait être la plus dure. Sortir de la grotte...
Elle s'apprêtait à continuer lorsque le vieillard prit la parole :


-Nous sommes des amis de la Citadelle.

Elle ne savait pas à qui il parlait. Elle sentit un mouvement près d'eux. Esterial continua :

-Ceux qui ont dirigés l'attaque des Raïs se trouvent dans la caverne.

Une jeune femme apparut dans son champ de vision. Une Frontalière. Cheveux couleurs de blé, tenue adaptée, tranquille assurance...Un miracle. Ce ne pouvait être qu'un miracle. Mais Killian voyait flou. Mais elle secoua la tête. Elle ne devait pas s'écrouler. Sans un mot, l'inconnue la prit sous son épaule, et les entraîna vers la sortie. Un garde était de faction. Ils attendirent qu'il s'en aille faire son tour de garde pour se faufiler à l'extérieur. Le rythme imposé par la Frontalière était éreintant, mais Killian avait mis il y avait longtemps un point d'honneur à ne jamais se plaindre. En toute circonstance. Elle les fît gravir une petite colline, où un cheval les attendait. Elle hissa Killian sur son dos et parla à Esterial. Killian ne comprit pas ce qu'elle disait, tant elle était coupée de la réalité. Le cheval s'élança, manquant de la renverser. Elle se rattrapa in extremis grâce à Esterial qui, contrairement à ce que l'on pouvait penser, la maintenait en selle d'une main ferme.

Ils chevauchèrent ainsi près d'une heure sans rencontrer âme qui vive. Ici, pas de trace de combats, de sang et encore moins de Raïs. Si elle n'était pas aussi faible, elle prendrait le temps d'apprécier la paysage qui défilait sous ces yeux. Des fleurs, des arbres à perte de vue. Soudain, le cheval pilla net. Esterial avait tiré sur les rênes d'un coup sec. Elle plissa les yeux, les forçant à voir ce qui l'avait fait stopper. Elle discerna une maisonnette. Ou plutôt, une sorte de ferme. Des champs s'étalaient tout autour et des animaux paissaient non loin du bâtiment central. Esterial fît marcher le cheval au pas, pour ne pas effrayer les habitants. Mais, étrangement, un silence pesant régnait sur la demeure. Dans une ferme, aux souvenirs de son enfance, les corvées ne finissaient qu'avec le coucher du soleil. Serait-ce différent ici ? Ou..pire...les Raïs seraient-ils passés par là ?
Elle frissonna à cette idée. Esterial lui tapota l'épaule pour la réconforter, croyant que son frémissement était dû à sa fatigue. Elle sourit en retour. Du moins, tenta. Sa bouche était comme de la roche. Bouger lui demandait beaucoup d'énergie. Elle ne voulait pas en gaspiller. Esterial descendit de cheval et lui fît signe d'attendre sans bouger en la voyant esquisser un mouvement de descente. Il s'éloigna vers la bâtisse.

Killian ferma les yeux. Se laissa emporter. Par le vent qui soufflait.
Souvent, en étant jeune, elle s'amusait à essayer d'écouter ce que le vent lui disait. Parfois, elle y arrivait. Quand elle était dans un état de plénitude totale. Et c'était le cas. Le vent murmurait, s'engouffrait en elle, la possédant. En entier. Il ne lui murmura qu'un mot. Un seul. Menace et liberté mélangées.


«Derrière »

Elle se retourna. Un Raïs s'approchait de la monture. Il croyait être silencieux. Il était aussi bruyant qu'un troupeau de siffleurs. Mais elle n'avait pas la force de la combattre. Et Esterial n'était pas revenu. Elle talonna le cheval, qui partit au trot. Elle prit l'arc coincé sous la selle, encocha une flèche, arrêta la cheval d'un sifflement lorsqu'elle fût à une distance respectable. Le Raïs ne s'était pas arrêté. Au contraire, il accélérait. Elle ferma les yeux et lâcha la corde. Le bruit mat que fît la flèche en atteignant la cible ne lui laissa aucun doute. Le Raïs était mort.

C'est à ce moment que le vieux juge sortit, accompagné d'un homme. Petit, la quarantaine, il était armé jusqu'aux dents. Sabres, poignards, fourches....Apparemment, la nouvelle s'était répandue plus vite qu'elle ne le croyait. C'est pour sa que personne n'était dehors. Les entendant approcher, ils avaient sans doute eu peur. Esterial jeta un regard surpris au corps du Raïs mais la désigna au fermier. Celui-ci siffla en acquiesçant. De jeunes garçons d'une vingtaine d'années sortirent pour aider leur père à soulever Killian et à la transporter à l'intérieur, dans un lit, pendant qu'Esterial allait entraver le cheval de la Frontalière.

Son flanc la faisait souffrir, mais Killian ne le montra pas. Le fermier souleva doucement la tunique. En relevant difficilement la tête, elle vit du sang. La blessure s'était rouverte. Pourtant, le Rêveur l'avait soignée...Peu importe.

Les ténèbres l'aspirèrent bien avant que l'information atteigne son cerveau.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Jeu 9 Juin 2011 - 3:44

Le cheval commençait à ralentir son allure après une vingtaine de minutes de trot. Esterial ne le blâmait nullement ; bien qu’un vieil homme ou une jeune ne fût pas bien lourd, leur poids combiné devenait à la longue un fardeau encombrant.

La monture que leur avait donné la frontalière était heureusement entraînée pour les combats et habituée à l’effort physique. Sinon, qui sait combien de pauses ils auraient du être obligés à faire pour lui permettre de se rassasier ? Pour Killian, le temps était précieux. Esterial n’alloua au cheval que trois courts temps de repos au cours de l’heure, où il laissa l’animal s’abreuver des ruisseaux qui sillonnaient au long du paysage.

Ce dernier était magnifique. Au nord, les montagnes de la Chaîne du Poll se bâtissait une murale et le soleil de la fin de journée empêchait leurs ombre de d’étendre leur influence sur les vallées. S’il avait été seul, le vieillard se serait arrêté pour contempler le spectacle. Et si les raïs ne grouillaient pas dans le coin.

Assise devant lui, Killian frôlait l’inconscience. Alors que le vieux vagabond guidait le cheval d’une main assurée, il se demandait s’il n’allait pas rapporter un cadavre à la Citadelle. Le sang s’écoulait de l’abdomen de la jeune fille et le vieil homme le sentait mouiller son bras qui tenait la bride. La Citadelle était trop loin. Ils n’allaient jamais s’y rendre à temps. Esterial tira sur la bride, guidant le cheval vers une autre direction, un peu plus au nord. Certes, présentement, le nord signifiait « rencontre avec raïs » mais c’était le risque à prendre pour préserver la vie à Killian. Car vers cette direction se trouvaient quelques maisons où ils pourraient trouver de l’aide.

Pour quelqu’un qui regarde la scène des montagnes de la Chaîne du Poll, les deux silhouettes recroquevillées sur un cheval déterminé lui sembleraient folles. Comme si, désireuses à mourir, elles s’y dirigeaient au lieu de l’attendre. Mais il arrive des moments au cours de la vie où des risques sont pris pour éviter une catastrophe. Où des décisions qui, dans d’autres circonstances auraient été stupides, pouvaient changer une vie.
Le vieillard sourit tristement ; s’il y avait quelqu’un qui les observait, c’était bien un raï assoiffé de sang qui ne pensait qu’à les tuer. Ou bien des vautours qui s’agitaient à l’odeur du sang de la jeune femme.
Esterial accéléra l’allure.

La première maison était déserte. Les habitants l’avaient-ils déserté à cause de l’invasion des raïs ? Il leur fallut une dizaine de minutes avant de finalement croiser une autre maison qui, elle, était occupée si l’on se fiait aux marques de pas sur le sol, à l’excrément de la vache qui se trouvait à présent enfermée dans l’enclos et surtout, à l’ombre qu’Esterial venait d’apercevoir derrière une fenêtre. Les raïs n’étaient pas encore passés ici. Sinon, tous les animaux qui s’y trouvaient seraient morts, exécutés.

Esterial descendit de la monture, la tira jusqu’à la porte et alla cogner. Un homme quadragénaire lui ouvrit, armé. Le vieillard lui expliqua rapidement la situation et l’hôte sortit de la pièce d’entrée, s’engagea dans un des champs et cria à deux hommes de revenir. Les deux jeunes hommes arrivèrent prestement, armes hautes, sens en alertes, croyant que cela signifiait une attaque des raïs. Ils n’avaient pas totalement tort, car au même moment un raï courait vers Killian qui l’abattu d’une flèche.

Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent tous dans la maison, portes verrouillées, Killian étendue sur un lit. Une enfant d’une douzaine d’année observait la blessure de Killian et la tâtait d’une main experte. Esterial l’observait curieusement, surpris par son âge. Tout comme d’autres l’observaient parfois, lui, se dit-il soudainement. Elle n’était pas rêveuse, mais ressemblait plutôt à un médecin de son monde originaire. Naturellement elle n’était pas aussi avancée qu’un chirurgien, mais ses connaissances suffiraient à refermer la plaie de Killian.

-Elle survivra.

Cela était étrange d'entendre tant de sérieux chez une personne si jeune, et le vieil homme se prit à se demander ce qui l'avait fait grandir si rapidement. Il la remercia, ainsi que l'homme et les deux jeunes hommes qui s'étaient tous rassemblés autour de la table sur laquelle Killian avait été placée.

- Les raïs sont-ils passés près de votre terrain ? leur demanda Esterial.

- Non, pas encore. Les voisins sont partis pour la Citadelle. Nous nous faisons le plus discrès que possible pour ne pas attirer leur attention mais nous sommes prêts à tout, répondit l'homme une main sur l'épaule de sa fille et l'autre tenant une arme.

Esterial hocha la tête et caressa les tatouages sur sa nuque, fatigué. La journée avait été longue, même si elle n’était pas encore terminée. Loin de là. Il se demandait ce qu’il restait à faire, par la suite. Retourner à la Citadelle ? Ce serait plus sûr, à moins que les raïs ait repris le dessus. Il serait plus sage d’attendre quelques heures encore pour s’assurer que la menace des raïs serait atténuée ou du moins, repoussée, avant d’y retourner. Car ces heures permettraient à l’aide extérieur d’arriver à la Citadelle, notamment les Légionnaires. Mais rester à la maison de ferme à découvert n’était pas sage non plus. Pourtant, ils n’avaient pas vraiment le choix ; Killian était blessée et elle n’était pas en état de se déplacer à nouveau.

Quelques temps plus tard, Neleam et la frontalière avec qui le vieillard avait parlé arrivèrent aussi à la maison. Des coups retentirent à la porte et l’homme quadragénaire se montra aussi prudent que lorsqu’Esterial était venu. Le vieux vagabond se dit qu’elles étaient tombées dans la même situation qu’Esterial et Killian ; recherchant de l’aide pour penser les blessures d’une blessée. Combien de minutes encore auraient menées à la mort de Neleam ? Une poignée ?

Esterial se demanda ce qu’il était advenu du Valinguite et des autres. Les avaient-elles tués ? Le regard du vieil homme s’assombrit. C’était donc une exécution qui s’était déroulée dans la caverne. Une dizaine de Vies, éteintes, à jamais. Certes, elles étaient sérieusement menacées et si elles tenaient à leurs vies, elles n’avaient pas eu plusieurs options. Qu’avaient-elles pu faire, leur demander la pitié ? Ridicule.
Mais l’abattement dans le regard d’Esterial demeurait.

Ses pensées s’extrapolèrent hors de l’évènement dans la caverne. Car cet incident n’en était qu’un parmi des centaines, des milliers, qui souvent menaient à bien pire.
À quoi bon pointer du doigt le méchant si d’un instant à l’autre les rôles s’inverseront ? Certains questionneraient son droit de défendre la vie de malfaiteurs, le vieil homme le savait, mais cela ne changeait pas son raisonnement. Était-ce donc cela le destin ultime de l’humain ? De répliquer violence à violence ?
C’était probable.


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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Jeu 9 Juin 2011 - 13:33

-C’est bon !! j’ai finit mes révisions !! J’ai tenté de limiter les dégâts ! on peut y aller ! Par contre, j’aimerais récupérer mes armes, elles m’ont été confisquées… Et moi c’est Neleam.

La Frontalière hocha la tête et laissa faire la jeune femme, qui prit plus de temps qu'elle ne le pensait. Une fois Neleam prête, elles se mirent en route.
Alors que sa première sortie avait été discrète, celle-ci fut nettement plus... barbare. La Frontalière tranchait tout ce qui passait à proximité, tout ce qui essayait de les empêcher d'avance. Peu à peu, le flot d'assaillants se concentra vers la caverne et la blonde jeune femme eut une pensée pour les deux Frontaliers encore à l'intérieur.

Puis son esprit pratique reprit le dessus sur ses émotions. Sans perdre Neleam de vue, elle s'orienta dans la camp ennemi et arriva à l'écurie. Elle détacha deux chevaux et se hissa en selle d'un mouvement fluide. Lorsque la jeune femme l'eut imitée, elle lança le cheval au galop. Elle voulait s'éloigner du campement ennemi et vérifier quelque chose. Elle prévint donc sa compagne:


-Nous allons nous éloigner et tenter de retrouver le vieil homme et la jeune fille que j'ai sortit de la caverne tout à l'heure. Mais d'abord, je voudrais passer à la Citadelle...

Sans attendre la réponse de Neleam, et sans attendre Neleam tout court, elle poursuivit sa route et galopa jusqu'à l'arrière de la Citadelle. Là, elle aperçut un groupe de Frontaliers luttant vaillamment contre une horde de Raïs. Elle alla à leur rencontre et ils finirent ensemble les guerriers cochons. Puis la jeune femme, en nage après tant d'action, s'approcha d'une femme d'âge mur. Elle lui demanda:

-Et Hilam?
-Mon fils a péri sous les lames des Raïs, répondit la femme avec un méprit qui ne parvenait pas à dissimuler sa tristesse. Elle ajouta avec hargne: Mais nous l'avons vengé.
-Je suis désolée, s'attrista Xaïl

Elle connaissait bien Hilam, c'était un gentil garçon, serviable, et un bon combattant. Ils avaient fait leurs études ensemble.
Après un dernier mot, la jeune femme fit demi-tour et retourna vers Neleam. Elles cheminèrent côte à côte sans échanger un mot. A vrai dire, la Frontalière n'avait guère le cœur à parler. De son côté, Neleam ne prit pas plus la parole et le voyage se déroula dans un morne silence, le martèlement des chevaux pour seul bruit.

Les jeunes femmes avançaient au pas afin de ménager Neleam et de permettre à Xaïl de pister sa jument pour rejoindre le vieillard et la gamine qu'elle avait aidé lorsqu'un Raïs surgit au détour du chemin. En les voyant, il détala ventre à terre, dans la direction opposée. Si elle avait été seule et moins fatiguée, la Frontalière l'aurait poursuivi sans hésitation. Mais la présence de Neleam et sa lassitude la ramenèrent au sentier où l'on distinguait très nettement des traces de sabots, ceux de sa jument.

Après trois quarts d'heure, la jeune femme était moulue et songeait, en voyant la nuit tomber, à chercher un abri où passer la nuit. C'est alors qu'une silhouette se découpa dans le coucher du soleil. Un villageois, armé, apparut et cria de loin:


-Qui êtes-vous? Que voulez-vous?
-Nous sommes à la recherche d'une jument montée par un vieil homme et une jeune fille mal en point! Est-ce que vous l'auriez vu?

Le paysan haussa et les épaules et désigna une ferme au loin. La Frontalière le remercia et continua à avancer.
Une fois arrivées devant la masure, elle mit pied à terre. Elle allait toquer à la porte lorsqu'elle se souvint qu'elle était accompagnée d'une blessée. Elle l'aida à descendre malgré ses protestations et alla tambouriner contre la porte qui s'ouvrit d'un seul coup sur un homme armé.


-Auriez-vous vu une jument passer, avec une jeune fille blessée et un vieil homme?

Sans un mot, l'homme ouvrit plus grand la porte et les laissa passer. L'intérieur, plutôt sombre, avait l'air chaleureux et la Frontalière se laissa choir sur un fauteuil.
Puis elle vit le vieillard et la gamine et sourit.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Sam 11 Juin 2011 - 10:29

Neleam emboita le pas à la frontalière. Elle dégageait le passage, toute personne se mettant en travers de leur route. Neleam n’était pas en état de combattre, rien que le fait de se tenir droite lui tirait la peau, la brulait. Elle serrait les dents et rasait les murs, pour ne pas attirer l’attention sur elle. Elles finirent par arriver à une écurie où les attendaient plusieurs chevaux. Neleam prit le plus bas qu’elle vit afin de réussir à monter dessus. Elle regrettait l’absence de Firmament, où allait le monde si un chevalier sauve le monde sans so, fidèl destrier ?! Neleam sourit mentalement et s’installa du mieux qu’elle put. Elle vit Xail choisir un jeune cheval, fougueux et énergique. Elle lui annonça qu’elle retournait à la Citadelle peu après leur sortie du camp. Elle partie alors bride abattue vers la Citadelle. Neleam l’aurait suivit avec plaisir mais elle sentait sa peau tendue, prête à se craqueler. Le moindre mouvement la faisait souffrir, ses plaies n’étaient pas cicatrisée et la lançaient. Elle décida de s’allonger sur son cheval, il n’avait qu’à suivre le chemin en évitant de faire des mouvements trop brusques. Elle laissa son esprit vagabonder, ce qui lui permit d’échapper à la douleur.

Elle admirait le superbe paysage qui s’offrait à elle. Elle n’était jamais venue jusqu’ici et en était ravie. Elle ne pouvait rien faire sauf rêvasser et réfléchir, ce qu’elle n’aimait pas. Les personnes réfléchies étaient des plus blasantes, incapable de profiter de la vie, en disséquant le moindre bout pour l’analyser, et ensuite à réfléchir à la réaction appropriée …
Elle soupira et senti sa peau se tendre et la douleur revint à elle. Une brûlure sur tous son corps, elle n’avait qu’une envie, éteindre ce brasier, se barbouiller de pommade qui cicatriserait ses blessures et lui hydraterait la peau… Un bruit d’eau la tira de ses pensées. Elle ouvrit les yeux et vit le ruisseau qu’allait traverser son cheval. Elle voulu sourire mais ses muscles en étaient incapable, à être resté trop crispés. Lorsqu’elle fut au dessus de l’eau elle se laissa tomber dans une gerbe d’éclaboussures. Elle se senti revivre et décida de s’octroyer un pause. Elle se dévêtit et se baigna. L’eau était fraiche et pas très abondante, mais elle la débarrassa du sel qui s’incrustait sur sa peau. Lorsque Neleam sortit de l’eau, elle se sentait mieux. Elle observa son poignet brisé et ne remarqua rien d’anormal alors elle refit son atèle de fortune, pensa les quels autres plaies pensables et se rhabilla. Elle tenta de démêler ses cheveux mais peine perdue, il lui fallait une mixture spéciale, qui évitait les nœuds et sa masse de cheveux soyeuse. Elle n’avait pas sa fiole sur elle, tout était resté à la Citadelle. Elle les attacha tant bien que mal avec sa main gauche, mais quelques mèches rebelles s’échappaient toujours. Elle abandonna l’idée d’être bien coiffée et remonta sur sa bête qui était partie brouter en paix. Ils reprirent tout deux leur chemin, rejoint quelques temps plus tard par une Xail fatiguée.
Neleam l’observa attentivement maintenant que ses forces était revenues, ravivées par l’eau fraiche. Elle remarqua que la frontalière semblait épuisée physiquement et mentalement. La tristesse était inscrite sur ses traits. Neleam y voyait aussi une lassitude, comme si la vie l’avait déçue. Elle n’engagea pas la conversation et se laissa bercer par le pas régulier de son cheval.

Alors que la nuit tombait elles arrivèrent près de fermes. Xail leur demanda s’ils n’avaient pas vu les personnes qui étaient avec elles dans la grotte, Killian et Esterial. Neleam se laissa guider. Elle avait faim et surtout elle était morte de fatigue, sa journée avait été longue et épuisante. Elle se demanda dans quel état étaient les autres, sur tout Killian. Neleam se faisait du souci pour elle. Elle n’était certainement pas guérie et pourtant, elle était venue. Elle lui devait une fière chandelle, elle en avait conscience.

Neleam vit un homme armé ouvrir une porte et leur faire signe d’entrer. Elle descendit de cheval à la suite de Xail sauf que ses jambes ne la portaient plus. Elle se retint de justesse à l’encolure du cheval qui la fixa dans le blanc des yeux. Elle les contempla longtemps. Puis elle éclata de rire. Elle s’arrêta brusquement. Ses douleurs revinrent avec plus de forces et elle ne pu retenir un gémissement. Elle s’avança dans la demeure, après avoir salué l’homme qui leur avait ouvert. Il était armé jusqu’aux dents mais Neleam doutait qu’il sache se servir de toutes ces armes. Elle ne fit aucun commentaire.

Xail se laissa tomber dans un fauteuil et Neleam en fit de même dans le dernier libre.


-Eh beh ! quelle journée les enfants !

Elle n’avait pas assez de forces pour faire ou dire quoi que ce soit d’autre car ses batailles l’avaient éreintée. Elle ferma les yeux et s’endormit. Elle avait confiance en les personnes qui l’entouraient pour prendre soin d’elle dans son sommeil. En attendant elle devait refaire le plein des batteries.


Lorsque Neleam rouvrit les yeux, elle vit quelques rayons filtrer à travers des volets fermés. Elle regarda la pièce où elle était et remarqua Killian assoupie à ses côtés. Elles étaient dans une pièce occupée par un grand lit central, avec une armoire dans un coin, et, en face du lit, une fenêtre avec des volets fermés. Neleam sortit les jambes du drap qui la recouvrait et vit qu’elle avait reçut des premiers soins. Elle se mit debout et sorti de la pièce aussi discrète qu’une ombre. Elle arriva dans la cuisine et vit une jeune fille. Elles discutèrent un peu de la santé de Neleam, cette dernière affirmant qu’elle se sentait en pleine forme mais qu’elle avait assez faim pour manger un ours élastique, et quelques trolls pour pousser. La jeune fille sourit devant l’exubérance de son invitée puis lui offrit à manger. Neleam ne s’en priva pas. Elle mangea comma quatre au moins, tout en faisant la discussion. Elle aida la demoiselle qui avait dit s’appeler Lianaÿe à nettoyer puis sorti à l’aire libre. Elle s’assit sur un rocher pour regarder le soleil qui se levait. Ses rayons inondaient tout le champ, noyant le paysage dans ses couleurs chatoyantes.
Neleam resta là, à laisser son esprit vagabonder sur la suite des évènements. Quand les Rais ra-attaqueraient ? Les "méchants" (puisqu’elle ignorait qui étaient les personnes dans la grotte) reviendraient-ils ? Elle ignorait tous de ce qui allait se passer, et goutait à la quiétude des lieux qui, pour le moment, lui faisaient un bien fou.

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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Dim 12 Juin 2011 - 11:57

« Les dernières visions sont toujours les premières à ressurgir lorsque l'on se réveille »

Une maison, des fermiers, le vieux juge...C'était tout. Tout se que Killian se souvenait distinctement. Le reste était flou, mais elle se concentrait pour retrouver la mémoire. Les Raïs, les Valinguites, Neleam, la Frontalière inconnue...Oui, C'était sa.
Elle ouvrit les yeux. Les referma. La luminosité était forte. Les rouvrit. Elle était couchée sur un large lit, une armoire dans le coin et une fenêtre en face du lit. Celui-ci pouvait contenir au moins trois personnes. Elle tourna la tête. Les draps étaient défaits de l'autre côté. Quelqu'un avait dormi ici. Avec elle...Qui ? Le vieux juge ? Ou, mieux, Neleam ? Elle se redressa aussitôt, bien décidée à en avoir le cœur net.


Elle se dirigea vers la porte. Ces jambes tremblaient un peu, mais elle ne s'en souciait pas. Elle souleva sa tunique et vit que l'on avait pansé sa blessure. Du travail correct, qui tenait mieux que celui du Rêveur. Pour l'instant. Elle ne doutait pas que si une attaque survenait, la blessure se rouvrirait. Mais ce n'était pas son problème dans l'immédiat. Elle sortit de la chambre, se retrouvant dans la salle commune. Une grande table était en son centre, entourée de chaises. Personne n'était en vue. Ou étaient-ils ? Elle courut dehors. Des enfants jouaient, les plus grands aidaient les plus âgés dans les champs. Elle aperçut le vieux juge assis sur un banc, Neleam plus loin, assise sur un rocher et la Frontalière inconnue n'était visible nulle part. Une fillette d'une douzaine d'années accourut vers elle en l'apercevant.

-Salut, s'exclama-t-elle, est-ce que sa va ? Je peux voir ?

Avant que Killian ait pu esquisser le moindre geste ou même ouvert la bouche pour répondre, la fillette avait soulevé la tunique. Son regard et ses gestes étaient empreints d'une maturité extraordinaire. Elle se releva et dit :


-C'est bon, cela devrait tenir jusqu'à ce que tu trouves un Rêveur ! Si tu veux, tu peux te balader ! Moi, je me nomme Lianaÿe.

Elle repartit vers les autres enfants. Elle était sure de ce qu'elle disait, son ton clamait une tranquille assurance de qui à l'habitude de soigner les autres. Killian s'avança, fît jouer ces muscles. Il fallait qu'elle se tienne prête, au cas ou l'improbable surviendrait. Elle fît un signe au vieux juge, Esterial, et s'éloigna. Elle ne voulait pas parler. Pas encore. Trop d'évènements s'étaient déroulés dans un temps trop court. Il fallait qu'elle réfléchisse, quelle prenne du recul.

Couchée sur une colline verdoyante, l'herbe lui chatouillant les côtes, elle observait le ciel et laissait le vent se glisser dans son esprit. Comment avait-elle pu faire ce qu'elle avait fait ? Sauver Neleam et Esterial ? Sa blessure, certes guérie, mais l'on avait prévenu la jeune femme. Ne pas tenter l'impossible. C'était peut-être pour sa que cela s'était rouvert. Elle n'avait pas écouté. Une fois de plus. Mais qu'aurait-elle dû faire ? Regarder Neleam et Esterial se faire littéralement kidnappés et continuer son chemin ? Non, ce n'était pas dans sa nature d'abandonner les autres. Son frère n'aurait pas hésité. Il serait partit, lâche qu'il était. D'autant plus qu'une petite voix lui disait que Neleam l'avait sauvée lors de l'attaque de la Citadelle. Elle sentait également que leurs destins étaient liés, à présent, que leurs chemins convergeraient toujours l'un vers l'autre.
Il y avait aussi le cas du juge. Pourquoi les Valinguites le voulaient-ils ? Si elle avait bien entendu, il avait visité l'Empire entier, dans ces moindres recoins. Que cherchaient-ils ? Elle était sure qu'ils lanceraient une nouvelle attaque. Dès qu'ils les auraient trouvé. Il ne fallait pas qu'ils restent dans cette ferme. Elle ne voulait pas que ces habitants se fassent massacrés à cause d'eux. Mais aller où ? A la Citadelle, en premier lieu, avertir les personnes concernées, puis fuir. Et sa, il faudrait qu'elle en parle avec Neleam, Esterial mais aussi la Frontalière, si elle la revoyait.


«La route n'est jamais lisse. Elle l'est encore moins lorsqu'elle dépend de tes choix et de tes actes. C'est toi qui trace ta vie. A toi de la rendre le plus lisse possible».

Lisse ? Cela allait être dur, dans ces circonstances....
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Lun 13 Juin 2011 - 0:06

Après l’arrivée de Neleam et Xaïl, il avait été conclu, sans qu’ils se soient consultés, qu’ils passeraient la nuit dans la maison de ferme. La famille offrit une chambre à Killian et Neleam qui étaient blessées, et le vieillard et Xaïl dormirent là où il y avait de la place. Au cours de la nuit, le père, ses deux fils d’une vingtaine d’année et Esterial établirent des tours de gardes. Le vieillard ne dormait jamais une nuit complète alors la tâche ne l’encombrait nullement.

Lors de son premier tour de garde, il se plaça derrière une fenêtre à observer la chaîne du Poll qui déstabilisait l’horizon. Il était conscient que les raïs pouvaient aussi arriver du sud mais quelque chose lui disait que s’ils arrivaient, ils prendraient le chemin le plus court. Les deux heures s’écoulèrent lentement mais paisiblement. Alors qu’Esterial était censé réveiller l’ainé de la famille pour qu’il effectue son tour de garde, il le laissa dormir et garda son poste. On dit que la vieillesse apporte la sagesse, mais Esterial n’était pas dupe ; elle apportait surtout l’insomnie.

La nuit passa sans encombres et sans visites indésirables.
Le vieil homme se réveilla sur le divan sur lequel il s’était rendormit plus tôt dans la matinée. La journée était encore jeune et si l’on se fiait au ciel dégagé qui tirait le soleil des sous sols de l’Est, elle allait être belle. Esterial se dirigea vers la cuisine où il aida Lianaÿe à préparer le petit déjeuné. Il fut à nouveau surpris par les capacités de la jeune fille ; elle était littéralement une bonne à tout faire. Alors que ses mains s’activaient à préparer ce qui allait devenir une omelette, le vieillard réfléchit à nouveau sur la journée précédente. La situation était des plus étranges ; c’était la première attaque que subissait l’Empire depuis quelques moments. Et elle était à la fois calculée et ratée. Calculée parce qu’ils avaient réussi à communiquer avec les raïs et à arriver à un compromis. Ratée parce que leur actions semblaient impulsives et leur plan ; tout simplement d’une imbécilité marquée. Esterial ne comprenait pas. Il se demandait s’il y avait eu des survivants au massacre de la caverne et si oui, ce qu’ils allaient faire. Et ou en était rendu l’Empire ? Pour l’instant, il s’agissait surtout de devoir repousser les raïs. Est-ce que cela avait été fait ?
Toutes les réponses à ses questions se retrouvaient à la Citadelle.

Le vieillard sortit de la maison et s’installa sur un banc à l’extérieur. Neleam se trouvait sur un rocher à une trentaine de mètre à sa gauche, semblant elle aussi gouter à la beauté du paysage. Les enfants jouaient, et si ce n’était l’inquiétude gravée sur les visages des adultes, la journée aurait bien pu être ordinaire.
Quelques instants plus tard, Killian lui fit signe en poursuivant son chemin. Esterial fut soulagé de voir que son état s’était amélioré même si elle semblait encore instable. Il fallait lui trouver un vrai médecin avant que la plaie ne s’infecte ou qu’elle s’ouvre à nouveau.

Manifestement, si l’on oubliait la paix du paysage, tous les symptômes indiquaient qu’ils feraient mieux de retrouver la Citadelle. Elle n’était qu’à une demi-heure à cheval de la maison de ferme. Cela leur était favorable car le moins de temps était nécessaire pour traverser le noman’s land, le mieux c’était.
Le vieillard ne partagea pas ses pensées tout de suite, préférant laisser le temps à Xaïl de faire son apparition, reposée, avant de prendre un pas vers ce qui pourrait très bien être la mort.

Esterial se passa une main sur le visage et se mit mécaniquement à refaire ses centaines de petites tresses. Il sifflotait un air d’un autre monde, attendant que les évènements à venir se tracent et que leur cascade débute sa chute.


November Rain -Guns and Roses
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Lun 13 Juin 2011 - 12:00

La jeune Frontalière papillonna des yeux lorsqu'un rayon du soleil vint caresser son visage. Hébétée, en cherchant à se rappeler de la journée de la vieille, elle mit bien quelques minutes à reprendre ses esprits et à se souvenir ce qu'elle faisait ici. Quand enfin ses souvenirs revinrent, elle tourna la tête à la recherche de Neleam, du vieil homme ou de la gamine, mais elle était seul dans la pièce.

Elle examina le décor où elle avait passé la nuit à la faible lueur du jour levant. C'était un salon, à en juger par les fauteuils et par la cheminée où la cendre devait être encore tiède. Il y avait trois portes. L'une donnait sur une petite cuisine poussiéreuse, l'autre à l'extérieur et la dernière sur un étroit couloir. Elle s'y engagea après un instant d'hésitation.

Les portes s'alignaient les unes à côté des autres, toutes identiques. Elle en ouvrit une au hasard et tomba sur le cellier, qui comportait de hautes étagères couvertes de nourriture. La Frontalière eut l'eau à la bouche, mais elle referma la porte sans toucher à rien.
Elle continua son exploration et arriva dans une chambre où une forme immobile reposait sur un lit. Elle s'approcha à pas de loup et reconnu la jeune fille qu'elle avait aidé. Sa poitrine se soulevait lentement mais régulièrement et elle semblait aller beaucoup mieux que lorsqu'elle l'avait sortit de la caverne.

Toujours en silence, elle quitta la chambre. Comme personne ne semblait être dans la maison, elle s'aventura dehors. Elle rencontra une jeune fille, nommée Lianaÿe, qui lui apprit que Neleam était de l'autre côté de la maison. La Frontalière aurait aimé aller la voir, mais la maîtresse de maison en décida autrement et l'entraina à l'intérieur. Là, elle lui servit un copieux petit-déjeuner, et la blonde jeune femme se rendit compte qu'elle mourait de faim. Une fois qu'elle eut tout dévoré, elle put sortir voir Neleam.

Elle se dirigea à pas lents à l'arrière de la ferme. Quand elle aperçut enfin la silhouette désormais familière de la jeune femme, elle pressa le pas et lui sourit. Elle s'assit à côté d'elle et la salua:


-Bonjour. Tu as bien dormi?

En attendant la réponse de Neleam, la Frontalière admira le lever du soleil dans toute sa majesté et son regard se perdit dans les champs encore verts. Elle les imagina alors après le passage des Raïs. Ils ne seront plus verts, ces pâturages, mais marron et rouges, couverts de cadavres, et gorgés de sang. Elle se dit soudain que c'était le métier des Frontaliers de protéger non seulement les fermiers, mais aussi l'empire entier de la menace que représente les guerriers cochons. Être Frontalier, c'est une responsabilité et la fière guerrière qu'était Xaïl allait prendre cette mission à cœur.

Perdue dans ses pensées, la jeune femme resta immobile et laissa le temps filer sans s'en rendre compte. Aussi, lorsque la jeune Frontalière qui dormait un instant plus tôt apparut, elle sursauta. Elle ne remarqua le vieil homme que quand il salua d'un signe de tête la jeune fille.

Neleam n'ayant pas l'air de l'avoir entendue, la Frontalière se leva et alla rejoindre le vieillard dont elle ne connaissait toujours pas le nom. Elle ouvrit la bouche comme pour parler mais, ne trouvant rien à dire, elle se tut.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Lun 13 Juin 2011 - 14:50

Neleam senti un déplacement d’air à ses côté et ses sens se mirent en alerte, prête à réagir au quart de tour. Lorsqu’elle reconnu Xail qui s’éloignait elle soupira et se détendit. Perdu dans ses pensées elle n’avait pas du entendre Xail approcher puis elle s’était endormi, les yeux grands ouverts, et lorsque la frontalière s’en était allée, elle avait reprit pied avec la réalité.
Neleam espérait ne pas avoir blessé la frontalière par son silence. Elle se leva et regarda les environs. Elle vit Xail s’approcher d’Esterial, mal à l’aise, ne sachant trop où se mettre, que dire. Neleam l’observa. Elle semblait timide ce qui ne lui collait pas vraiment, Neleam l’aurait plus vu parler librement, ou du moins avec les tics des frontaliers. Neleam sourit en songeant aux tics du langage qu’avaient ces guerriers, et leur gestuelle sec qui accompagnait leurs paroles. Neleam en déduisit que Xail devait être assez haut gradé car elle avait des gestes de ceux qui ont l’habitude d’être obéit, quand à Kilian, elle faisait des gestes fluides, mais timides, ce qui prouvait qu’elle n’avait pas finit son apprentissage.

Puis l’image de la Citadelle dévastée lui vint à l’esprit.
L’odeur de la mort, le sang et la haine lui emplirent l’esprit, elle ressenti la peine et la douleur de ceux qui restaient, mais elle ne voulait songer à ça. Elle ne voulait pas s’imposer cette souffrance qu’elle verrait après, car il lui faudrait bien retourner là-bas. Elle vit les enfants courir, riant, les cheveux au vent. Insouciants et heureux. Ce fut ce qui poussa Neleam à aller vers eux. Elle aimait leur façon de voir le monde, sans toute sa noirceur. Les enfants l’entourèrent et commencèrent à lui parler, tous en même temps et vite. Elle rit et commença à leur raconter les bêtises qu’elle avait fait quand elle était jeune, puis lorsqu'elle se rendit compte que la plus part ignoraient ce qu'était un lance-pierre, elle leur fit une démonstration, puis en profita pour leur apprendre quelques trucs qui leur seraient utiles en cas d'attaque de rais, ce qu'elle ne souhaitait pas. Mais un homme averti en vaut deux.
Ils jouèrent quelques temps dans l’herbe, sous le soleil froid, jusqu’à ce que deux chevaux se découpent à l’horizon.

Les enfants, lorsqu’ils les virent, se précipitèrent vers eux en courant, et Neleam décida d’aller vers Esterial, et lui demander ce qu’il comptait faire. Elle se doutait que les 2 frontalières retourneraient dans leur cité, mais lui n’était plus tout jeune, et il devait avoir envie de fuir les carnages qu’il y aurait immanquablement à la Citadelle. Cependant, le peu qu’elle en avait vu, lui avait montré un homme curieux qui n’avait pas peur de la mort.
Les cavaliers avaient maintenant mis pied à terre et Neleam reconnu l’homme qui les avaient accueillit la veille accompagné d’un autre homme qui prit un des enfant dans ses bras et le fit tournoyer avec joie. Neleam sourit, puis s’adressa à Esterial, dont elle s’était approché.


-Je retournerais à la Citadelle après le déjeuner. Je demanderais à Killian et Xail si elles veulent m’accompagner, et je pense que leur réponse sera positive. Mais toi, que veux-tu faire ?


Neleam attendit la réponse de l’homme avant d’aller se renseigner pour savoir s’il y avait assez de chevaux pour leur permettre un rapatriement à la Citadelle.

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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Lun 13 Juin 2011 - 15:33

Perdue dans ces pensées, Killian faillit ne pas entendre l'inconnue arriver de l'autre côté. Elle tourna la tête. La Frontalière s'était arrêtée aux côtés de Neleam et restait immobile. Puis, sans que Killian puisse comprendre, elle se détourna et repartit vers Esterial. Peu importe. Killian se concentra à nouveau vers l'horizon. L'avenir. Pour l'instant plus sombre que quelques jours auparavant, mais elle ne pouvait se défiler. Elle ne voulait pas se défiler.

Il lui fallait regagner la Citadelle en priorité. Dire à Hander Til'Illan qui avait organisé l'attaque. Aider aux préparatifs. Aller se battre. La liste était longue et dure. Mais elle l'accomplirait. Elle pensa que l'inconnue voulait également rentrer. Il faudrait qu'elle le lui demande. Peut-être que Neleam et le vieux juge voudront se joindre à eux ? Elle était même prête à forer Esterial à la suivre. A son âge, rester seul contre des Raïs n'était pas recommandé. La Citadelle, bien que démolie d'un côté, offrait toujours plus de sécurité qu'une plaine hostile. Elle se releva et entreprit de s'échauffer. Ces muscles avaient été trop longtemps au repos. Elle s'assouplit jusqu'à ce que ces muscles crient grâce et que sa blessure menace de se rouvrir dans une gerbe de sang.

Une fois cela fait, elle se rendit compte qu'elle avait faim. Non, elle était affamée. Elle alla donc vers la maison. En la voyant s'approcher, Lianaÿe, arriva et, comme si elle lisait dans ces pensées, lui dit :


-Tu dois avoir faim. Viens, je vais te préparer à manger. Il y a du siffleur.

Killian ne répondit rien et la suivit docilement.

Une fois à table, elle dévora plus qu'elle ne mangea sa cuisse de siffleur. Ces pensées divergèrent vers le passé, une fois de plus. Un visage lui apparut. Nataël. Etait-il toujours en vie ? Pensait-il à elle ? La croyait-il morte ?

Des questions dont elle voulait connaître les réponses. Elle aida Lianaÿe à ranger la vaisselle et ressortit. Esterial et Neleam n'avaient pas bougé. La Frontalière qu'elle ne connaissait toujours pas était un peu plus loin. Killian se dirigea vers elle.


-Salut. Je m'appelle Killian. Merci de nous avoir aidé. Dit-elle, gênée.

Elle n'avait jamais été douée pour remercier ou pour consoler les gens.

L'inconnue tourna la tête vers elle et se présenta. Elle se nommait Xaïl. Après une poignée de mains bien ferme, Killian comprit que Xaïl voulait réfléchir, seule. Elle s'éloigna donc. Elle alla se réinstaller sur la colline. Triste. Elle pensait à tous les Frontaliers qui étaient morts, à ceux qui les pleuraient. A Nataël. Elle espérait qu'il soit en vie. Le seul ami qu'elle ait eu à la Citadelle. Avant Neleam. Sans savoir pourquoi, elle était attirée par cette femme. Il faudrait qu'elle la remercie aussi. Dès qu'elle la verrait. Maintenant, elle ne pouvait pas. Sinon, elle s'effondrerait en larmes. Elle se trouva ridicule. Elle, pleurer ? Ces parents lui diraient : « on t'avait prévenu, ce n'est pas pour toi la vie des Frontaliers. » Tant pis. Elle ne rentrerait pas chez elle. Elle releva la tête, un air déterminé dans les yeux.

Elle se vengerait. Les Raïs ne tueront plus aucuns Frontaliers avant longtemps. Elle donnait sa parole. En priorité, Neleam, Xaïl et Esterial pourrait compter sur elle, quoiqu'il arrive.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Lun 20 Juin 2011 - 4:03

Un poste très court et merdique mais c'était pour faire avancer le rp'. Désolée du délai !
__

Lorsque Neleam vint lui demander ce qu’il désirait faire au cours des prochains jours, Esterial n’hésita pas. Il avait déjà réfléchit aux options et évaluer les conséquences ; il n’avait plus rien à faire ici. Il pourrait bien quitter la place sans retourner à la Citadelle mais sa curiosité dicta ses décisions. De plus, s’aventurer seul en contournant la Citadelle était probablement aussi dangereux que de s’y rendre.


-Je t’accompagne,
lui répondit donc le vieillard.

Une heure et quelques poussières plus tard, ils se rassemblèrent devant la maison de campagne, prêts à rejoindre la ville de Frontaliers. Neleam avait consulté le propriétaire des terres qui put leur prêter trois chevaux, Xaïl ayant retrouvé le sien.

-Ces trois étalons appartiennent à un ami à la Citadelle, leur dit-il. Cela serait un honneur pour moi de vous les prêter, du moins que vous les donniez à mon ami en arrivant.

Esterial accepta l’adresse que le quadragénaire lui donna. Les temps étaient durs et les gens ne pouvaient se permettre d’être trop généreux. Il remercia l’homme pour l’accueil qu’il leur avait offert malgré la tension qui régnait. Il salua la jeune fille qui avait soigné Killian et Neleam d’un sourire et elle le lui rendit.
Ils partirent pour l’Ouest sur un qui-vive constant. La Citadelle n’était qu’à une vingtaine de minutes de la maison de ferme et Esterial espérait que les seuls raïs qu’ils allaient croiser auraient déjà vu la mort. Les plaines qui s’étalaient aux pieds de la Chaîne du Poll étaient désertes mais l’inquiétude pesait tout de même sur leurs épaules. En quel état allaient-ils trouver la Citadelle ?

Les compagnons avançaient à une allure assez rapide, désireux de se mettre à l’abri. Si une horde de raïs arrivaient, ils étaient fichus ; la vulnérabilité des plaines n’agissait pas en leur faveur. Esterial reposa la bride sur le pommeau de la selle et plongea la main dans le sac de provisions que leur avait donné Lianaÿe et en sortit une gourde. Alors qu’il se désaltérait, sa jument marqua une pause, les oreilles dressées. Le vieil homme se figea, tentant de discerner ce qu’elle avait perçu. Au loin, les murs de la Citadelle étaient visibles. Avait-elle entendu les bruits d’une bagarre ? Possible. Il n’y avait qu’une façon de le savoir.

À mesure qu’ils se rapprochaient de la Citadelle, Esterial se dit qu’il serait plus intelligent d’entrer dans la citée par une porte plus au Sud. Les portes au Nord étaient probablement peuplées de raïs et il serait stupide de se lancer dans la gueule du loup. Il fallait avertir les autorités ce qu’ils avaient appris dans la caverne, au cas où les frontaliers ne l’avaient pas encore trouvée.


-Je propose de pénétrer la Citadelle par la porte au sud-est pour éviter une rencontre indésirable, qu’en dites-vous ? demanda-t-il donc à ses compagnons de routes.

En attendant leur réponse, il ferma les yeux, appréciant la température et la brise qui agitait ses tresses. S’il avait été parmi d’autres circonstances, il se serait arrêté sous ce buisson, là, et il aurait dormi !




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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Mar 21 Juin 2011 - 23:40

Moi aussi un post court et merdique ^^'

--

La Frontalière leva les yeux sur la gamine qui la regardait et lui dit d'une voix lasse:

-Enchantée... Xaïl...

Elle soupira et s'étira, percluse de courbature dues à sa journée d'hier qui à été mouvementée et la nuit passée dans le fauteuil n'avait rien arrangé. Avec un bâillement, elle se leva. Puis elle décida de faire un petit entraiment. Elle ne connaissait rien de mieux pour se réveiller qu'un court jogging afin de se remettre les idées en place. Elle courut donc un court moment puis alla se laver. Après avoir enfilé une tenue propre, elle rejoignit les autres.
Elle écouta leur proposition et accepta évidemment de rallier la Citadelle.

Elle retrouva sa jument avec un plaisir évident et l'enfourcha sans tarder.
La jeune femme aimait beaucoup galoper avec sa monture ou même voyager à cheval mais le silence pesant qui régnait sur le groupe était désagréable.
Plusieurs fois, elle tenta de briser ce mutisme mais elle se ravisait à chaque fois, et l'ambiance morbide resta.

Ce fut finalement le vieillard qui prit la parole le premier:


-Je propose de pénétrer la Citadelle par la porte au sud-est pour éviter une rencontre indésirable, qu’en dites-vous ?

Elle acquiesça et dirigea sa jument vers la porte.
Sur le chemin, ils croisèrent un groupe de Frontaliers. La jeune femme échangea quelques mots avec eux puis elle se retourna vers ses compagnons.


-Les Raïs sont confinés à la cour par laquelle ils ont pénétrés dans la Citadelle. Les renforts ne devraient plus tarder. Nous seront en sécurité à l'intérieur.

Sans leur laisser le temps de répondre, elle talonna son cheval et s'engouffra dans le passage.
Enfin de retour chez elle, elle soupira d'aise et se détendit. Un sourire vint même éclairer son visage.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Ven 24 Juin 2011 - 11:07

Esterial avait accepté sa proposition, et les 2 frontalières aussi. Neleam était ensuite allée voir le chef, celui qui leur avait donné un toit pour la nuit, et qui les avaient soignés. Pas lui directement mais sa fille. Elle lui avait demandé si il y avait moyen d’obtenir des chevaux pour qu’ils puissent rallier la citadelle. Il avait accepté, à condition qu’ils les rendent à leur arrivée à leur propriétaire. Neleam avait ensuite discuté avec lui des nouvelles. Les attaques de Rais avaient cessées de ce côté, et les fermiers étaient maintenant sur leurs gardes. Une défense avait été mise en place. Neleam fut rassurée de voir qu’ils connaissaient un minimum de technique, pas très élaboré, mais amplement suffisant pour faire barrières aux rais, s’ils repointaient leur groin par là.

Elle était ensuite allée manger. Trop tard, les autres annonçaient déjà leur départ. Neleam jura et se dépêcha d’aller trouver Lianaÿe afin de lui demander de quoi se sustenter pendant la route. Elle trouva l’enfant, qui réfléchissait déjà comme une femme donc c’était plus une jeune femme qu’une enfant, en train de faire quelques dernières recommandations à Killian qui était déjà en scelle. Lianaÿe se retourna et la regarda avec un air grave.


- Fais attention.

Neleam lui sourit. Oui, elle allait faire attention, elle savait connaître ses limites et ne tentait jamais de les surpasser, et c’est pourquoi elle était encore en vie. Elle fit signe aux autres de partir, qu’elle les rejoindrait plus tard.
Lianaÿe semblait avoir lu dans ses pensées et lui tendit un baluchon avec un encas.

- Papa n’a pas mangé non plus, alors je me suis dis que tu en aurais besoin.

Neleam fut touchée par son geste. Elle la prit dans ses bras et la remercia du fond du cœur.

Ensuite elle enfourcha la dernière bête restante et partit dans un petit nuage de fumée. Elle fit de grands signes aux enfants qui jouaient dehors et se reconcentra sur le chemin devant elle. Ses blessures l’avaient relancée mais c’était supportable, elles n’étaient pas très profondes, elle pourrait quand même se battre, mais elle aurait un moins bon niveau. Elle fit accélérer son destrier lorsqu’elle commença à voir un léger nuage de poussière à l’horizon. Elle fit encore accélérer son cheval et décida de l’aider, elle l’encourageait, lui donnait de la force afin qu’ils puissent rejoindre le peloton. Elle arriva quelques temps après. Ils avançaient à vive allure, tous semblaient pressés d’arriver. Neleam déballa son repas et commença à manger. Personne ne parlait et elle trouvait ça dommage. Elle croqua dans une pomme et vit les oreilles du cheval se tourner vers l’origine du bruit. Elle rigola et lui tendit la pomme qu’il croqua à belle dent. Elle vit un regard inquisiteur venant des autres mais continu tout de même. Elle était penchée pardessus l’encolure du cheval et tendait la pomme devant elle, à bout de bras, pour que le cheval puisse croquer, tout en continuant d’avancer à vive allure. Lorsqu’elle se redressa elle vit le ciel sombre qui les surplombait. Il était couleur encre, avec une lumière tout de même puissante, et rasante, ce qui faisait ressortir les montagnes. Elles étaient illuminées, et découpaient du ciel. Neleam vit ensuite la Citadelle. Le bâtiment ne semblait pas avoir souffert de trop, et Neleam craignait que les apparences soient trompeuses. Esterial proposa de passer par la porte sud et c’est ce qu’ils firent.

Ils croisèrent quelques frontaliers, Xail alla à leur rencontre et ils échangèrent quelques mots.

Les rais étaient toujours dans la Citadelle et les renforts allaient arriver. Neleam l’espérait et suivit les frontaliers qui se dirigeaient vers les combats. Les rais semblaient assez nombreux, soudés. Les personnes présentes autour n’attaquaient pas, se contentaient de veiller à ce qu’ils ne fuient pas. Neleam mit pied à terre et s’approcha d’un homme qui semblait fatigué. Elle prit sa place et il la remercia d’un regard. Neleam senti son épuisement et elle lui sourit. Elle se tourna vers les rais qui venaient de remarquer qu’il ne se passait plus grand-chose de son côté et ils tentèrent une sortie. Neleam ne leur en laissa pas le temps, tailladant tout ce qui se trouvait à porté, et refermant le cercle des défenseurs.

Elle du rester à cette places de longues heures, refusant les relèves qui se proposaient de la remplacer. Elle se battait pour évacuer son surplus d’énergie, sa rage. Car elle était en colère. Voir ces corps gisants pas terre, et les visages des frontaliers ravagés … L'orage éclata. La pluie amoindrissait leur visibilité mais les rais semblaient avoir plus de mal à se mouvoir.

Elle entendit soudain derrière elle des bruits de sabots et vit du coin de l’œil surgir un vague de Thülls.
Sa première pensée fut «
ils sont énormes. ».
Leur armures étaient volumineuses et leurs armes l’étaient toutes autant. Le sol tremblait sous les coups des sabots de leurs montures qui ressemblaient à des chevaux de trait pour pouvoir supporter autant de poids sur le dos. La boue giclait sous leurs pas.
Les rais sentirent le danger et tentèrent de s’éparpiller. Mais pas de chance pour eux, les frontalier ne leur laissèrent pas de chance et les thülls, frais quoique un peu humides, firent un carton.
Les frontaliers remarquant qui étaient les sauveurs se battirent avec une ardeur renouvelée. Neleam remarqua ça et sourit. Elle s’arrêta et remarqua que les derniers rais allaient mourir d’ici très peu de temps. La pluie se calmait mais elle était mouillée et elle n'était plus à ca près alors elle s’assit sur un rocher et observa.

Un thüll s’approcha d’elle et engagea la conversation. Elle lui expliqua la situation, du moins ce qu’elle en savait et lui annonça qu’au front se trouvaient toujours des frontaliers qui tentaient de repousser l’invasion, mais elle ignorait tout de ce qui se passait là-bas. Le thüll se redressa vivement et allait pour porter secours au personnes du front lorsqu’elle le retint.

- Mais il vous faut savoir une chose.


Neleam lui raconta ensuite le « prise d’otage », que les rais étaient dirigés par des personnes retors. Il écouta son histoire et la regarda. Il semblait la sonder afin de savoir si elle disait la vérité. Elle soutint son regard.
Il rompit le contact le premier et la félicita.


-J’ignorais qu’une personne aussi frêle était capable de faire autant de dégâts. Mais je t’ai vu combattre, et je dois avouer que je suis impressionné. On fêtera ça comme ça se doit après, pour le moment je dois aller secourir ceux qui sont au front.

Neleam lui sourit et se leva. Le thüll hurla et tous remontèrent sur leur monture, du moins ceux qui en étaient capables, mais les blessés étaient très peu nombreux, et ils partirent bruyamment vers le nord, vers les frontières de glace.

Neleam nettoya ses armes et parti à la recherche d’Esterial, de Kililan ou Xail. Elle entendit un léger trottinement et vit Firmament s’avancer tranquillement vers elle. Elle rit et alla lui flatter l’encolure. Elle était heureuse de le retrouver, elle s’y était attachée. Elle se stoppa soudain. Qu’avait-elle fait du cheval qu’elle devait aller rendre à la Citadelle ?
Elle se dirigea alors vers l’entrée sud de la citadelle vers l’arbre où elle avait attaché le bestiau.

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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Ven 24 Juin 2011 - 16:30

Killian se demandait ce qui allait se passer, maintenant qu'elle et Neleam étaient rétablies. Ils ne pouvaient pas rester dans cette ferme pendant que les autres Frontaliers se faisaient massacrer jusqu'au dernier. Elle alla donc se renseigner auprès du vieux juge qui lui annonça qu'ils repartaient pour la Citadelle. Killian était contente. Enfin, si c'était le mot juste, vu les circonstance...
Elle allait enfin pouvoir se rendre utile et surtout, vérifier que Nataël soit toujours en vie. Le fermier leur confia des montures, qu'ils devaient rendre à l'un de ses amis à la Citadelle. Killian remercia le fermier et sa fille qui l'avait soignée. Celle-ci la prévint, lui recommanda de faire attention, que le pansement pouvait se rompre à tout instant. Killian lui promit d'être prudente et d'aller voir un Rêveur dès que toute cette affaire serait réglée.

Le groupe marchait silencieusement. Killian entendit un bruit de galop derrière elle. Elle se retourna, prête à décocher une flèche si par malheur un guerrier cochon pointerait le bout de son groin qui lui servait de nez. Mais ce n'était que Neleam, qui avait pris du retard. Killian sourit et reporta son attention sur la route. Esterial imposait l'allure, un trot soutenu. Cela ne la dérangeait pas. Plus vite ils étaient à la Citadelle et mieux c'était. Soudain, le vieil homme proposa de passer par la porte sud. Elle approuva ainsi que ses compagnons et ils obliquèrent pour s'y rendre.

Ils arrivèrent à l'entrée de la forteresse. Xaïl alla en éclaireur. Elle revint, annonçant fièrement que les Raïs étaient maintenus en respect à l'intérieur et que les renforts ne tardaient pas. Enfin...
Ils pénétrèrent dans la Citadelle au moment précis ou il commença à pleuvoir. De fines gouttes d'abord, puis de plus en plus fort, jusqu'à ce que tout le monde soit trempé jusqu'aux os. Killian aperçut les Raïs, au centre de l'arène, entourés des Frontaliers. Elle vit Neleam se détacher du groupe pour remplacer l'un d'eux. Killian s'empressa de l'imiter. C'était une bonne idée. Le sol était spongieux, elle s'enfonçait tout le temps. Et quand elle levait un pied, cela faisait l'effet ventouse ! Elle surveilla ainsi les Raïs pendant plusieurs heures. Elle se remémora cette journée sinistre. Elle allait tirer à l'arc quand ils étaient arrivés. Elle s'en souvenait comme si cela venait de se dérouler, alors que plusieurs jours s'étaient écoulés. Ce qu'elle ignorait, c'est qu'elle se tenait à l'endroit exact ou elle s'était effondrée, une épée dans le flanc.

Elle commençait à ne plus sentir ses jambes lorsque la terre trembla. Les Raïs s'agitèrent, tentèrent de s'échapper...Mais les Frontaliers étaient plus vifs. Killian en tua trois avant que les autres ne comprennent qu'ils ne pourraient pas s'en sortir vivant. La terre tremblait toujours. Puis, brisant le rideau de pluie, des cavaliers surgirent. Killian écarquilla les yeux en reconnaissant les guerriers. Des Thüls !!! Ils étaient impressionnants. Chacun tenait à la main une lourde hache ou épée, qu'un homme normal tiendrait à deux mains. Un homme « normal ». Eux, ils les brandissaient sans montrer leur fatigue. Revigorés par l'arrivée des Thüls, les Frontaliers passèrent à l'action. En moins de deux, les Raïs étaient vaincus. Killian riait. Soudain, un homme se fraya un chemin jusqu'à elle. Nataël !

Elle s'arrêta de rire sur le coup. Ils se regardèrent intensément. Son cœur martela sa poitrine. Jamais elle n'avait connu ça auparavant. Nataël l'observait, les cheveux collés sur son front par la pluie. Ils lâchèrent ensemble leurs armes dégoulinantes de sang. Ils se rapprochèrent l'un de l'autre. Killian pouvait sentir son souffle dans sa nuque. Leurs lèvres se cherchèrent, se trouvèrent. Elle mit ses mains dans son cou, ses cheveux, partout ou elle pouvait. Lui, mit ses mains sur ses hanches, semblant ne plus vouloir la laisser s'en aller.

Lorsqu'ils se séparèrent enfin, la pluie avait cessé. La plupart des Frontaliers et des Thüls étaient allés se laver avant le festin pour la victoire. D'autres entassaient les corps sur un énorme bucher qui allait être allumé au cours de la soirée. Killian sourit. Nataël lui prit la main. Ils allèrent ensemble se laver.

Heureux.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Ven 24 Juin 2011 - 18:22

La route jusqu'à la Citadelle fut paisible, et alors que les autres n'appréciaient pas le silence, Esterial en profita pleinement. Le silence était la voix de la nature et si l'on savait écouter, une partie entière de la vie nous était révélée. C'était une affaire de vieux fous, se dit Esterial. Le silence fut brisé par un groupe de frontaliers qu'ils croisèrent, et Neleam et Xaïl allèrent leur parler. Elles revinrent les informer de la situation présente: les raïs étaient donc en une sorte de quarantaine, maintenus ainsi par les frontaliers et quiconque savait se battre.

En atteignant la cité, les trois jeunes femmes partirent rejoindre ceux qui aidaient à contenir les monstres cochons. Esterial prit leurs trois chevaux et se demanda s'il devrait simplement aller chez l'ami de l'homme de la ferme et redonner les chevaux à l'instant. Il la sortit de sa poche et la lut, puis, étant donné qu'elle ne se trouvait pas trop loin, décida d'y aller. Le vieillard aurait ensuite le temps de revenir à la Citadelle pour voir ce qu'il advenait de la situation et pour faire ses adieux. Il se remit donc en selle, d'une main tenant sa bride et de l'autre, guidant les deux autres chevaux. Quelle chance qu'il soit à l'aise avec les chevaux, sinon cela n'aurait pas été une très joyeuse randonnée ! Le vieil homme décida d'emprunter les rues les plus larges afin de ne pas bloquer le trafic avec ses trois chevaux.

En fin de compte, les rues étaient désertes, ou presque. Des frontaliers qui ne s'étaient pas encore rendus à la Citadelle pour défendre leur citée couraient dans les rues en direction de l'arène. Certain s'informaient au près de lui de la situation et le vieillard les renseignaient. Derrière les rideaux des maisons, des visages d'enfants et de vieillards, craintifs, le regardaient passer. Tous les jeunes adultes et les adultes étaient partis combattre. N'était-ce pas cela l'attitude frontalière : se battre, se sacrifier pour sa patrie ? Esterial ne savait s'il cette façon de penser l'inquiétait ou le rassurait. Le nationalisme avait causé beaucoup de dégâts dans son monde.

La pluie se mit à tomber et Esterial leva les yeux vers le ciel obscurcit. Lorsqu'il rebaissa le regard, il vit à une vingtaine de mètre un raï, seul, qui avançait de son étrange démarche. Un des seuls rescapé de la quarantaine, se dit Esterial. Le vieil homme le laissa avancer et attendit, immobile. Lorsqu'il jugea la distance adéquate, il sortit de sa tenue un poignard qu'il lança vers le monstre cochon. Ce geste le propulsa vers sa jeunesse, dans l'ailleurs, où il faisait cet exact mouvement pour abattre des animaux à la chaire savoureuse. Le poignard se ficha dans la chaire au-dessus de la clavicule. Esterial sourit, un coup un peu raté, mais considérant la vieillesse et son manque de précision, assez bien réussit. Le raï n'allait pas mourir instantanément; si la lame était extraite de la plaie, Esterial lui donnait environ deux heures de mort lente et souffrante. Il pressa ses genoux les flancs de son cheval qui avança vers le raï. Il étendit le bras vers le monstre cochon qui était encore debout, stupéfait, et reprit son poignard en coupant l'artère du monstre. Le raï s'écroula, mort.
Bien que ce ne fût qu'un raï, Esterial n'était pas du genre à faire souffrir sans raison particulière.

La terre trembla et les Thüls passèrent dans la rue, piétinant le petit cadavre qui, suite à ce poids immense, ne se distinguait du sol que par sa couleur rouge vif. Le vieillard poursuivit son chemin.

Il atteint l'adresse recherchée et une femme lui ouvrit. Il lui expliqua brièvement la situation, lui rendit les chevaux et regagna la Citadelle. Trempé, il rejoignit l'endroit où Neleam et Killian avaient laissé leur chevaux, se disant que c'était là qu'il aurait le plus de chance de les recroiser.
Il vit son vieil ami qui lui avait proposé d'être juge et s'assit à côté de lui, à l'abri de la pluie sous le toit de l'arène. Ils discutèrent de tout et de rien, alors que dans l'arène c'était l’exécution totale des monstres cochons. D'après les sons, Esterial conclu que les thüls se dirigeaient vers le front au nord prêter main forte aux frontaliers. Le vieil homme était heureux que les deux puissances se soient réconciliées. Quelques instants plus tard, Neleam revint.


- J'ai emmené les chevaux à l'ami de l'homme, lui dit Esterial en se levant. Je suppose que c'est le temps de se dire aurevoir. Ce fût un plaisir de te rencontrer, Neleam.

Il lui tendit la main, attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Jeu 30 Juin 2011 - 12:36

Aussitôt arrivée dans la cour où étaient confinés les Raïs, elle se précipita à leur rencontre et prit la relève pour que d'autres Frontaliers certainement là depuis des heures puissent aller prendre du repos.
Tout en repoussant les guerriers cochons qui essayaient de s'enfuir, sentant que la fin était proche, elle se rapprocha d'un de ses voisins et cria pour se faire entendre par-dessus le vacarme ambiant des armes:


-Est-ce que les personnes qui dirigeaient les Raïs ont été éliminés?

-Ceux de la caverne?

La Frontalière hocha la tête et son compagnon fit de même. Elle posa une dernière question:

-Et les deux Frontaliers qui étaient encore dedans?

-Ils s'en sortiront. Ils ont été gravement blessés mais leurs jours ne sont plus en danger.

Elle allait répliquer lorsque la terre se mit à trembler. Une vague de poussière monta à l'horizon et un cri se fit entendre:

-Les renforts arrivent!

Le soulagement intense ressentit par la jeune femme fut collectif. Partout, l'énergie revenait, les bras auparavant fatigués reprenaient des forces.
En réponse au cri, l'orage éclata et une pluie diluvienne se mit à tomber, noyant le paysage sous ses gouttes froides.

Quand les Thüls arrivèrent, ils décimèrent les Raïs malgré la pluie.
Un "Hourra!" fut lancé, reprit par tous, y compris ceux qui n'avaient pas participé aux combats, comme les enfants et les vieillards.

Épuisée, elle observa le champs de bataille avec un certain écœurement à la vue de tous les cadavres. Bien que la majorité appartienne aux ennemis, de nombreux Frontaliers étaient tombés.
Son regard s'arrêta alors sur deux silhouettes enlacées. Killian. La jeune femme sourit et se dit que l'amour n'avait pas de limites.

La Frontalière s'éloigna de quelques pas lorsqu'elle aperçut Neleam en compagnie du vieil homme. Elle se dirigea vers eux et entendit l'homme dire:


-Je suppose que c'est le temps de se dire au revoir. Ce fût un plaisir de te rencontrer, Neleam.

La blonde jeune femme soupira. Elle s'approcha de son amie et lui lança:

-A bientôt je l'espère. Et bon voyage, où que tu ailles.

Bien que peu démonstrative, la Frontalière la serra contre elle.
Puis elle se tourna vers le vieillard:


-Enchantée de vous avoir rencontré...

Comme elle ne connaissait pas son nom, elle se tut sans en dire plus. Elle lui serra la main et attendit, les yeux dans le vague, repensant à toute cette aventure.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Jeu 30 Juin 2011 - 14:13

Lorsqu'elle arriva, elle vit Esterial. Seul.
Il s'approcha d'elle et lui dit :


- J'ai emmené les chevaux à l'ami de l'homme.Neleam lui sourit pour le remercier, car elle avait oublié sur le coup de veiller sur les animaux qui n'étaient pas à eux. Je suppose que c'est le temps de se dire aurevoir. Ce fût un plaisir de te rencontrer, Neleam.

Il lui tendit la main et Neleam s'empressa de la serrer chaleureusement.


-Plaisir partagé ! j'aimerais beaucoup vous rencontrer à nouveau, mais dans de meilleures conditions !


Elle le regarda et lui sourit. Elle l’appréciait, il était fort, n'avait pas peur de mourir, et il aimait découvrir, et en ça Neleam l'admirait. Elle espérait pourvoir être comme lui plus tard, avoir le même regard empreint de sagesse.

Xail vint sur ces entre-faits et la serra en lui souhaitant bonne chance pour la suite dans ses bras, étreinte que Neleam lui rendit volontiers. Elles se connaissaient à peine, mais des liens forts s'étaient forgés.


- Merci de tout cœur.

Par ce simple mot Neleam voulait lui dire combien elle lui était reconnaissante d'être venu l'aider dans la grotte, et après, même si elle s'est faire discrète, elle a en quelque sorte veillé sur elle. C'était une femme courageuse, qui réussirait, elle en était certaine. Malgré son tempérament fier, Neleam savait qu'elle lui devait beaucoup. Elle n'avait jamais aimé les aurevoirs, c'était comme dire qu'on était mort, ou qu'on allait l'être, et que plus jamais on ne se reverrait, alors que chacun poursuit simplement sa route, et qu'elles se recroiseront un jour.

Xail fit aussi ses adieux à Esterial tandis que Neleam cherchait Killian du regard. La jeune frontalière arriva, les joues un peu rougies. Elle lui apprit qu'il y a aurait une fête pour célébrer la victoire le soir, et pour rendre un dernier hommage à tous les morts. Neleam la regarda et décidé de rester la nuit et de partir le lendemain. Elle avait envie de profiter, de s'amuser, et aussi de garder un œil sur Killian, car Neleam savait qu'elle avait besoin de soins et de calme, et qu'elle devrait l'en convaincre, ce qui s’annonçait assez difficile car elle était têtue comme une crotte.

Neleam participa de bon cœur à la fête, buvant et parlant beaucoup, attirant de nombreux regard.
Lorsque la nuit fut bien avancée (l'aube presque là), les festifs rentrés chez eux ou incapables de bouger, Neleam se faufila jusqu’à une Killian endormie. Elle lui souhaita de vivre heureuse et lui promit de la revoir, puis lui embrassa le front et parti.
Elle monta sur Firm qui l'attendait sagement, salua les quelques gardes qui veillait sur le trou béant qu'avait causé les rais, et parti au galop.


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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Jeu 30 Juin 2011 - 17:48

Après s'être lavés, Killian laissa Nataël réserver des places pour le festin. Elle avait une affaire à régler. Elle chercha ses compagnons du regard, déambula dans toute la Citadelle jusqu'à ce qu'elle les aperçoivent. Neleam étreignait Xaïl sous le regard du vieux juge. Killian s'avança timidement, sentant le rouge lui monter aux joues. Était-ce à cause de son baiser ? Elle espéra que personne ne le voie. Elle leur annonça qu'il y avait une fête organisée en l'honneur de la victoire mais aussi pour pleurer les morts. Ils acquiescèrent en silence, comme pour ne pas briser la solennité du moment, puis Killian fît ses au revoir à Esterial, car même si elle aurait aimé festoyer avec lui, elle savait qu'il mangerai avec Hander Til'Illan et Edwin.

Killian ne sentait plus beaucoup sa blessure au flanc, mais se doutait qu'elle ne devrait pas faire trop la fête, ou alors elle souffrirai le lendemain. A sa plus grande joie, Neleam décida de rester avec eux pour la fête. Ensemble, elle se dirigèrent vers la grande salle du palais où avait lieu la cérémonie. Xaïl avait disparu. Elle passèrent la soirée à boire, chanter, manger, danser...

La lune était haute dans le ciel lorsque Killian s'endormit. Vaguement, elle sentit quelqu'un déposer un baiser sur son front. Nataël, peut-être. Ou encore Neleam. Elle se tourna de côté, et replongea dans ses rêves.

Elle se réveilla le lendemain au son des cloches d'entraînements. La vie reprenait le dessus. Les Frontaliers savaient mettre de côté leurs peines pour continuer à s'entraîner et protéger l'Empire. Killian chercha Neleam durant pratiquement une heure avec Nataël. Elle se renseigna partout. Finalement, un garde lui apprit que la jeune femme était parti sitôt la fête finie. Killian sentit la nostalgie l'envahir. Elle appréciait beaucoup la jeune femme. Les aventures qu'elles avaient vécues ne faisaient que renforcer les liens. Elle espérait la revoir. Mais quand ?

Nataël l'entraîna à sa suite, il avait décidé de voir un Rêveur pour sa blessure. De toute manière, tous les Frontaliers devaient aller voir un Rêveur pour un contrôle.
Suivant le Frontalier, Killian souhaita bonne chance à Neleam et à Esterial pour leurs prochaines aventures.

Elle savait qu'elle reverrait Xaïl, étant toutes deux des Frontalières.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Jeu 30 Juin 2011 - 18:50

-Plaisir partagé ! j'aimerais beaucoup vous rencontrer à nouveau, mais dans de meilleures conditions !

Esterial sourit, il était vrai que les aventures qu'ils avaient partagés n'avaient pas été des plus joyeuses. Mais malgré la guerre qui les avaient entourés, la tension constante et la menace des raïs, le vieillard devait admettre qu'il avait apprécié croiser le chemin de ces jeunes personnes. C'était ainsi qu'on remporte une guerre, songea Esterial, en gardant la tête haute et en voyant le meilleur côté de la médaille, sans pourtant oublier l'autre. En faisant cela, on remportait déjà une bataille intérieure et il était plus aisé de contrer l'ennemi.
Xaïl fit son apparition alors que Neleam serrait chaleureusement la main du vieil homme. Les aurevoirs se répétèrent à nouveau.


-Enchantée de vous avoir rencontré, dit Xaïl.

Esterial lui serra la main en lui répondant.


-Et moi de même. Je me nomme Esterial, en passant, ajouta-il avec un clin d'oeil.

Killian arriva donc à son tour en leur annonçant qu'une fête se produirait pour célébrer la victoire et honorer les morts. Le vieillard fut surpris car il pensait que les thüls et l'armée d'Edwin se trouvait toujours au front en train de combattre. Peut-être étaient-ils déjà revenus ? Il fit ses adieux à Killian, tandis que Xaïl poursuivait sa route. Puis Neleam et Killian allèrent rejoindre les frontaliers qui fêtaient. Il leur souhaitait sincèrement le meilleur dans le présent et dans le futur.

Esterial demeura là, sous le toit de l'arène à écouter la pluie encore quelques minutes. Il se demandait ce qu'il allait faire de sa soirée, puis se souvint de son ami, celui qui lui avait offert d'être juge. Il le retrouva dans la Citadelle, discutant avec un général qui semblait revenir du front. Le vieil homme s'arrêta à quelque mètres et observa le jardin que Hander Til' Illan avait fait mettre en place. La pluie avait fait fuir tout animal sauvage, tout oiseaux, qui étaient sans doute allé se réfugier dans les cavités des toits de la Citadelle. Malgré cela, la beauté des fleurs chatoyantes ravivait le jardin qui se gorgeait d'eau.

Son ami le rejoint et pendant plusieurs minutes d'affilées, ils ne dirent rien. Puis le frontalier brisa le silence en lui annonçant la tombée des raïs au nord et le retour de l'armée. Esterial hocha la tête, heureux que cette mésaventure débute sa fin.


-Pour ce qui est du Valinguite, repris l'homme, nous avons envoyé un messager au continent de l'est afin de les informer de l'évènement et afin de nous assurer que nos relations étaient toujours cordiales.

Le vieillard approuva à nouveau la démarche. Ils marchèrent dans les couloirs de la forteresse quelques minutes.

-Et si nous allions manger dans cette auberge tranquille où nous allions, autrefois, afin de rattraper le temps perdu ? s'enquit Esterial.

Son ami accepta de bon coeur et les deux vieillards s'y dirigèrent, la démarche légère, le coeur et l'esprit en paix sous la pluie qui tombait, encore et toujours.



-
Ce fut un plaisir de rpiser avec vous :)
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Frontalier__Membre
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement Lun 4 Juil 2011 - 0:35

Alors comme ça, c'était fini?
Voilà la question que ressassait la Frontalière depuis des heures, après avoir fait ses adieux à ses amis, Neleam, Killian et Esterial. Elle n'avait pas pleuré, elle tenait à sa fierté, mais c'était tout juste.

Les adieux, elle n'avait jamais aimé ça. Elle avait toujours l'impression que les gens se quittaient pour toujours et qu'ils n'allaient jamais se revoir. C'était le cas maintenant. Ils partaient chacun de leur côté, et ils ne se recroiseront peut-être jamais. Après tout, le monde était grand, et la jeune femme ne tenait pas en place. Elle avait besoin de tout voir, tout entendre, tout visiter, tout faire. Elle n'avait qu'une vie et elle avait l'intention d'en profiter.

La Frontalière n'était pas allé à la fête. La foule, le bruit, l'alcool qui coulait à flot ne lui faisait pas envie. Elle s'était donc réfugiée sur un toit, en hauteur, loin de l'agitation. La pluie ruisselait sur son visage, noyant ses larmes, et s'infiltrant dans ses vêtements. Pourquoi pleurait-elle? Elle avait vécu une belle aventure, bien entourée, et qui s'était finie par une fête. Que rêver de plus?

L'amitié, vraie et franche. Voilà ce qui lui manquait. Du moins, c'est ce dont elle essayait de se convaincre. Lorsque l'images des silhouettes enlacées de Killian et d'un Frontalier s'imposa de nouveau à elle, elle comprit que c'était l'amour qui créait ce vide inexplicable dans sa vie. Peut-être arriverait-elle à le combler, un jour. Mais pas aujourd'hui.

L'âme apaisée, elle offrit son visage à la pluie et se perdit dans ses pensées.

***

Elle se leva de bon matin et fit rapidement ses bagages. Elle sella son cheval et partit, non sans un dernier regard vers sa Citadelle.
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MessageSujet: Re: Ouvert - Concours d'habileté en développement

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Ouvert - Concours d'habileté en développement

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