Le Monde d'Ewilan
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rencontre salvatrice

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MessageSujet: rencontre salvatrice Dim 13 Nov 2011 - 12:23

Rasinar était confortablement percher sur les toits d' Al-Far. Il s'amusait à observer les habitants de cette ville. Cacher dans l'ombre il les épiait, il observait sans être vu.
Il allait s'assoupir lorsqu'il repéra un apprentis marchombre entrain d'escalader un bâtiment non loin, son maître donnait l'impression de marcher à la verticale. Peut-être que si Rasinar lui tirait dessus, il tomberait ou s'il lui en faudrait plusieurs pour le descendre. Pourquoi se posser la question quand on peu avoir la réponse avec une expérience simple.
Sans attendre il pris son arc. Il encocha une flèche et plongea dans les spires pour pouvoir jouer avec le maître marchombre. Il lui envoya un poésie marchombre :

Lettres de feu
dans les ténèbres
traits mortels

L'aire surpris du maître était un cadeau sans pareil. Il tournait la tête dans tous les sens à la recherche de l'auteur de cette poésie. La flèche parti droit vers son cœur, mais pour on se sais quelle raison il bougea au dernier moment et prit la flèche dans la jambe. Il porta sa main au genoux il en tira une lame de métal de sa chaire et la jeta dans la direction de Rasinar, elle se planta dans son arc, voici donc sa greffe. Ce marchombre pouvait sortir des lames de son corps. Sans plus attendre le binôme descendit et courut le plus vite possible pour s’échapper. Et la poursuite commença.

Ils se cachèrent dans la foule, mais c'était inutile. Ils ressemblaient à des loups au milieu des chiens galeux. Ils filaient comme le vent entre les arbres, Rasinar avait du mal à gagner du terrain pour les tuer. La poursuite commençait à s'éterniser et Rasinar commençait à s'énerver. Ces marchombres ne devraient pas être si dure à attraper.

La poursuit se dirigeait vers l'extérieur de la ville. Hors de la foule Ils seront bien plus simple à tuer. Rasinar s'arrêta dans ça course. Il se concentra sur l’apprenti. Il était déjà mort, la flèche ne le ratera pas. Rasinar banda son arc et pointa la lune avec le bout de sa flèche. Il lâcha la corde, la flèche parti droit vers la lune. Rasinar repris sa course vers le duo de marchombres pendant que sa flèche faisait une parabole dans le ciel.

Il arriva à la lisière d'Al far, juste derrière les marchombres quand la flèche tua l'apprenti sous les yeux de son maître. Il se retourna vers Ras. La rage qui se lisait dans les yeux du maître était enivrante. Rasinar allait enclencher le combat mais quelque chose bougea dans un arbre et le marchombre en profita pour fuir encore. Tantpis, Le mercenaire ce dirigea vers le chêne centenaire d'où venait le bruit.
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MessageSujet: Re: rencontre salvatrice Sam 17 Déc 2011 - 19:56



.:I des retrouvailles sanglantes I:.


Nouis te cantabo chordis,
O nouelletum quod ludis
In solitudine cordis.

Esto sertis implicata,
O femina delicata
Per quam soluuntur peccata !


Al’far était une ville qui sentait les immondices et dont l’hygiène était plus que douteuse… Gouvernée par un seigneur incompétent adipeux qui ne pensait qu’à boire, manger et folâtrer avec des jeunes femmes candides et mignonettes, je m’étais plusieurs fois retenue d’aller lui rendre visite, une nuit, afin de mettre fin à cette mascarade d’un coup de couteau en travers de sa gorge… Mais il m’avait été bien utile. Corrompu jusqu’à l’os, lui faire confiance était synonyme de débilité mais comme il craignait les mercenaires beaucoup plus que l’empereur lui-même, je savais qu’il n’était pas assez stupide pour oser bafouer les contrats que j’exécutais régulièrement chez lui. Source d’informations non négligeable malgré sa médiocrité, je savais tout ce qui se passait à Al’far et récupérais régulièrement des jeunes talents qui viendraient grossir par la suite les rangs des envoleurs. Après tout, ce taudis était l’endroit le plus mal fréquenté des grandes villes et entre les assassins et les voleurs… C’était un paradis du recrutement pour ma personne.
Ayant donc été avertie il y a peu de temps par un dessin, notre cher seigneur m’informa qu’un duo d’individus exécutaient des prouesses physiques impressionnantes dans sa ville et que je serais peut-être intéressée… Ayant un peu de temps puisque Kem était désormais assez compétent pour poursuivre son apprentissage et ses entrainements pendant que je m’absentais momentanément, Tsukiyomi et Siobane avaient fait de même, me laissant tranquille le temps que j’aille découvrir ces éléments attirants. Montant sur mon étalon, je fis un pas sur le coté et d’ombreuse, je me retrouvai aux portes de la ville en moins d’une seconde, déclenchant quelques regards méfiants de la part des gardes. Connue pour être quelqu’un de peu fréquentable, personne ne savait néanmoins que je me trouvais à la tête des mercenaires du chaos et je pouvais déambuler sans risque de représailles de la garde impériale… J’étais juste particulièrement surveillée par les commerçants et nombreux étaient ceux qui évitaient de se trouver sur mon chemin. Moi, Viladra Memphis, j’étais assez fière de pouvoir bénéficier d’un prestige morbide aussi important alors que j’étais encore très jeune… Le talent avait ses avantages, après tout… Et c’était peu me vanter que de l’avouer.

Occupe-toi de mon cheval. Ordonnais-je à un jeune palefrenier effrayé.

Sans attendre qu’il dise oui ou non, je démontai et me dirigeai d’un pas vif vers le centre-ville. Que se passait-il à la forteresse ? Mon départ était-il signe de soulagement pour mes subalternes ? Me voyaient-ils comme un tyran ? Oui, c’était possible… Mais il fallait avouer que depuis mon arrivée, nous n’avions jamais été aussi puissants. Encore que… Peut-être était-ce de la prétention que de le croire… ?
Me hissant sur les toits, il était encore tôt et peu de personnes n’étaient éveillées. Parcourant les rues de mon regard, je savais qu’un duo était forcément composé d’un maitre et de son apprenti… Encore que, cela pouvait être de simples voleurs en binôme. Dans le premier cas, je me contenterais de tuer le maitre et de tenter de ramener l‘apprenti à ma cause et si ça échouait… Leur guilde se passerait de deux membres.

« Voyons… Sont-ils aussi doués que je l’espère ?
Le maitre l’est forcément s’il a eu l’autorisation d’enseigner…
Les marchombres sont médiocres et faibles. Ils donnent les titres de rang à n’importe qui…
Moi j’espère qu’ils seront forts ! Comme ça tu pourras t’entrainer un peu !
Si un marchombre de bas étage me tient tête trop longtemps, je n’ai plus qu’à céder ma place ! »

Rasinar sera peut-être content de me suppléer, qui sait… Murmurais-je, amusée. Où est-il, d’ailleurs…

Mon bras-droit était aux abonnés absents. Depuis que je lui avais donné son titre, nous ne nous étions pas revus et les rumeurs comme quoi il s’était entiché de la chef marchombre allaient bon train. Qu’il fricotte avec qui il veut, cela m’est égal… Mais je ne me retiendrai pas de me fâcher s’il s’avérait qu’il décidait de rater une mission à cause de cela, ou pire, de nous trahir. On était mercenaire dans l’âme, si cela arrivait c’était qu’il n’était qu’un simple imposteur… Et je n’ai aucun scrupule à traquer les imposteurs.
La matinée avait touché sa fin lorsque je les trouvai. Deux hommes… et un ridicule insecte que je me ferai un plaisir d’écraser une fois avoir vu leur capacité.
Le maitre, plutôt faible mais plus fort que la plupart de ses congénères exerçait son élève à l’escalade des tours et je voyais que ce dernier se débrouillait pas trop mal ; néanmoins, mes apprentis avaient eu plus de potentiel et je n’étais pas sur que cela vaille le coup de le recruter… De plus, capricieuse comme j’étais, je privilégiais ceux qui possédaient le don afin d’en faire de futurs mentaïs… Pour le moment, sur mes trois apprentis, seule Tsukiyomi l’était et encore, sa maitrise du dessin était limitée à un seul élément.

Il est temps de commencer la traque…

Et c’est ce que je fis. Je les suivis durant un certain temps et alors que je m’apprêtai à les intercepter, une ombre furtive passa dans mon champ de vision. Sautant de toit en toit, elle était vive, rapide et mortellement dangereuse… Une personne que je n’aurais jamais vu si mon expérience n’avait pas aiguisé mes sens. Une personne bien plus forte que le maitre marchombre qu’il semblait poursuivre et une façon de mouvoir sacrément familière… Fermant mes paupières, je laissai mes sens se développer, charriant les odeurs et les sons jusqu’à moi avec une précision inhumaine. Oui, cette senteur je la connaissais même si je n’avais pas eu souvent l’occasion de l’avoir à mes cotés… C’était plutôt amusant, je pensais à toi juste avant et voila que je te vois. Du moins, que je t’aperçoive… Cela fait bien longtemps que nous ne nous sommes pas vus, je sens que cette journée va être amusante.

« Ca alors ! Lui ?
Et oui, il fallait bien que l’on se revoie, de part son statut et le miens. »

Me mettant à les filer tous les deux, je vis qu’il faisait son travail en cherchant à les tuer puis amusée, je rouvris mes yeux et pris de l’avance afin de les attendre dans un coin plus reculé non loin du mur d’enceinte de la ville. Me hissant sur une branche d’un des arbres, je ne tardai pas à voir une flèche se planter dans le dos de l’apprenti qui courait dans ma direction en compagnie de son maitre. La rage qui envahit les traits de ce dernier me tira un sourire et je me redressai pour préparer un pas sur le coté. Le bruit de mon mouvement attirant l’attention de celui qui les suivait, mon sourire s’agrandit et je retins mon dessin pour me laisser tomber souplement au sol. Me redressant tranquillement, je sortis de l’ombre et me dirigeai nonchalamment vers mon bras-droit.

Rasinar… Cela fait bien longtemps que l’on ne te voit plus à la forteresse. L’abordais-je d’un ton doucereux. Tellement longtemps que si je ne t’avais pas vu tuer cet insecte, je me serais posée des questions sur ta loyauté…

« Pas faux, moi je ne suis toujours pas convaincue.
Les Mentaïs sont particuliers, il est difficile de les cerner…
Ils sont surtout cruels et vils ! »

… Laissons donc ce marchombre rejoindre les siens, il leur dira à quel point il ne faut pas défier le chaos et ne se risquera plus ici…

Il fallait avouer que j’avais surtout la fleme de devoir courser cet imbécile pour le tuer ensuite mais après tout, l’idée qu’il aille conter ce qui venait de lui arriver était une bonne chose. Cela ne serait qu’un grain de terreur en plus qui viendrait se glisser dans les rouages rouillés de leur confrérie défraichie et dirigée par une bande de vieillards séniles…
Retournant le corps du jeune garçon en brisant la flèche sous son poids, il ne devait pas avoir plus de quatorze ans ses traits terrifiés étaient désormais figés à jamais. Il aurait fait un bon larbin… Certes, il n’aurait jamais atteint les hauts rangs du chaos et je ne l’aurais certainement pas formé moi-même mais nous avions toujours besoin de chaire à canon… Dommage. Pour lui, surtout.
Relevant mon regard vers le jeune homme qui m’assistait dans mes tâches administratives, mon regard se fit encore plus froid qu’à l’habituel et malgré mon léger sourire, aucune joie ne subsistait dans ma voix.

Tu es rarement avec nos confrères, Rasinar. Déclarais-je encore d’une voix douce malgré la note glaciale qui s'y trouvait désormais. Peut-être peux-tu m’informer sur tes activités ? Je crains de me demander ce qui peut bien t’accaparer autant pour que tu en délaisses tes fonctions… Mais sans doute as-tu une bonne raison et je saurais ainsi qu’il est inutile de m’inquiéter, hm… ?






Dernière édition par Viladra Memphis le Jeu 5 Jan 2012 - 16:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: rencontre salvatrice Jeu 5 Jan 2012 - 10:21

[hrp: ma patience à atteint ses limites, tantpis pour led je continue ce rp]

Quoi que ce soit ou qui que ce soit, Rasinar allait anéantir ce qui avait permis à ce marchombre de fuir. Il avait déjà dégainé son épée, il était furieux. Une ombre descendit de l'arbre, c'était Viladra Memphis la chef des mercenaires. Rasinar pesta intérieurement, il fallait absolument que ce soit la seule personne qu'il ne pouvait pas persécuter à loisir. Cela aurait pu être n'importe qui, un frontalier, un thül, une sentinelle même, mais pas elle. Rasinar du se calmer puisqu'il ne pouvait pas se défouler sur Viladra.
Elle lui parla avec une voix douce. Si on la connaît un petit peu, on sait que cette douceur cache la réincarnation de la mort elle-même. Il ne répondit pas tout de suite car s'il l'avait fait, il l'aurait beaucoup regretter. Il aurait parler trop vite sans réfléchir et aurait dis des choses qu'il ne devait pas lui dire.

Un mot lui sauta à l'esprit, loyauté. Rasinar resta impassible en entendant ça. Il ne lui était loyal que parce qu'il n'était pas sur d'être plus puissant qu'elle. Rasinar évitait sérieusement d'engager un combat dont il ne connaissait pas le dénouement à l'avance. Elle voulait laisser partir le marchombre pour qu'il fasse peur aux autres marchombres, ça paraissait aberrant, autant tuer le marchombre et envoyer son cadavre au conseil. Rasinar ne voulait pas sentir la peur chez les marchombres, mais tous les éliminer.
Viladra lui demanda les raisons de son absence prolongée de la forteresse. C'était bien le genre de question qui ne lui plaisent pas du tout, Rasinar ne veut pas avoir de compte à rendre à qui que ce soit, il ne veut pas avoir à dire où il était et encore moins où il va. Le mentaï ne pouvait pas dire à sa supérieur qu'il était parti sur les traces de son passé parce qu'il hésitait entre l'harmonie et le chaos, qu'il s'était arrêté chez les rêveurs.
Il lui répondit donc d'un ton sec en gardant un minimum de respect :

-Comme tu le vois, je suis parti à la chasse au marchombre. Cela m'a tellement passionné que j'en ai complètement oublier de faire un saut à la forteresse.

Il y avait un truc qui le dérangeait, Viladra était différente, mais il n'arrivait pas à voir en quoi. Habituellement elle est moins ... euuuuh... imposante. Là, Rasinar ne se sentait pas du tout plus puissant qu'elle, c'est comme si elle avait gommer un point faible. Rasinar fini par trouver, elle n'était pas suivie par un seul de ses élèves. Elle était seule, aucun des jeunes gens qui habituellement la suivent n'est là. Elle paraissait donc plus forte car personne ne se trouvait à côté d'elle.

-Tu es seule, tes apprentis ne te suivent pas aujourd'hui ?
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MessageSujet: Re: rencontre salvatrice Jeu 5 Jan 2012 - 16:49



.:I Il est temps de mettre les choses au clair... I:.


"Comme tu me plairais, ô nuit! Sans ces étoiles
Dont la lumière parle un langage connu!
Car je cherche le vide, et le noir, et le nu!

Mais les ténèbres sont elles-mêmes des toiles
Où vivent, jaillissant de mon oeil par milliers,
Des êtres disparus aux regards familiers."


« Es-tu réellement un enfant du chaos, Rasinar… »

Telle fut la première question qui me vint à l’esprit quand je vis son visage se tourner vers moi. L’espace d’un instant j’avais vu de la déception mêlée à de la rage sur son air… Oui, j’avais laissé partir le marchombre et je savais que pour quelqu’un comme lui cela lui en coutait beaucoup. Seulement, jusqu’à ce que l’un de mes mercenaires me surpasse, je restais à la tête de la guilde et je n’autorisais pas que l’on bafoue mes ordres pour satisfaire des caprices inutiles.
Rasinar avait toujours été de ceux qui oscillent entre ombre et lumière. A l’entendre parler, on pouvait aisément voir qu’il n’avait pas un cœur empli de lumière, mais lorsque l’on cherchait un peu plus en profondeur, on pouvait aussi remarquer que son âme n’était pas complètement entourée du noir de notre seigneur des Ténèbres… De ce fait, je l’avais rapidement pris comme bras-droit, non seulement parce qu’il était compétent malgré ses quelques défauts, mais aussi pour pouvoir le surveiller plus attentivement. Contrairement à ce que l’on croit, tuer un mercenaire, même le plus incompétent d’entres eux, représente chez moi une déchirure morale importante. Tous ceux qui avaient accepté de servir sous l’œil écarlate du chaos étaient à mes yeux comme les membres d’une grande famille dont les plus jeunes représentaient les enfants et les autres des parents différents mais tout aussi proche. Moi-même encore dans la fleur de l’âge malgré mon statut, j’avais acquis comme qui dirait une sensation presque maternelle envers mes apprentis… Et une autre de confiance et de loyauté avec l’élite de mes guerriers. Seulement… Le fait que Rasinar soit à part le rendait différent à mes yeux et il persistait toujours cette pointe de méfiance lorsque je voyais son visage.

« Que comptes-tu donc faire, le tuer ?
Pourquoi ? Il n’a rien fait contre la guilde à ce que je sache.
Pour le moment…
Effectivement, pour le moment… »

Il était évident que s’il venait à trahir ou à chercher à me tuer pour prendre ma place je serais dans l’obligation de l’affronter malgré la perte de temps que cela me coûterait. Je suis quelqu’un de très porté sur les coutumes des mercenaires… En gros, le plus puissant était celui qui tenait les rênes. De ce fait, si je perdais, cela signifierait que je n’avais plus ma place en tant que chef ni même en temps qu’enfant du chaos. Inutile de dire que si jamais un affrontement aussi désolant soit-il venait à se produire, je ferai en sorte de ne pas le perdre… Mais n’ayant pas formé personnellement Rasinar contrairement à la majorité des éléments excellents qui commençaient à apparaitre, je savais que s’il se disait sous mes ordres, nous n’en restions pas moins comme deux loups se toisant à longueur de temps, l’un attendant son heure, l’autre attendant de la lui trouver. Ce fut donc sans surprise que je l’entendis me répondre avec une tonalité assez sèche comme si ça lui en coûtait de devoir être obligé de me répondre…

La passion… ? Relevais-je à la fin de sa première réponse. La passion de tuer, ou bien une passion… plus éclairée ? Plus lumineuse ? Moins impressionnante que celle du chaos… ?

Je m’étais exprimée tranquillement sans glisser dans ma voix le mécontentement et la froideur qui me prenait. L’insinuation était claire… Un mercenaire réellement fidèle ne délaissait pas ses confrères pour aller tout simplement traquer le marchombre. Un mercenaire fidèle savait reconnaître ce qui était bon pour lui et ne se laissait pas séduire par les douceurs, les niaises gentillesses et la facilité que démontrait le chemin opposé au notre. Seulement… Fallait-il déjà être mercenaire, et fallait-il encore plus déjà être un élément du chaos. C’était dans l’âme, après tout… On l’était, ou on ne l’était pas. Il n’y avait pas d’intermédiaire…
Je vis son regard observer autour de moi tandis qu’un imperceptible froncement de sourcil étira les traits fins de son visage. Quelque chose d’inhabituel semblait le surprendre, chez moi. Hormis mes incessants changements d’apparence auxquels tous étaient habitués, je ne voyais rien d’anormal… Mais il est plus facile de détecter les anomalies lorsque l’on possède un point de vue extérieur.
Me demandant si j’étais seule et pourquoi mes apprentis ne me suivaient pas, mon sourire s’agrandit. Quand je rencontrais mon bras-droit en qui j’accordais une grande méfiance, j’étais suffisamment intelligente pour savoir qu’il ne fallait pas que je m’embarrasse de mes apprentis qui, en situation d’affrontement, auraient été une gêne. Effectivement, si cela avait été le cas j’aurais favorisé ma survie à la leur, mais l’idée de les perdre après tant d’efforts de formation m’aurait poussé à ne jamais pardonner à Rasinar la faute extrême qu’il aurait commise. S’il y a bien des personnes que l’on ne doit pas toucher avant leur libération d’enseignement, il s’agit bien de mes cinq apprentis…

Mes apprentis n’ont pas leur place dans notre… Discussion. Répondis-je doucement, posant nonchalamment la main sur la garde de mon sabre noir. Ils ont des entrainements à faire et je doute fort qu’ils auraient eu une quelconque utilité ici. Le tien n’est pas non plus avec toi… Ne le délaisserais-tu pas un peu, Rasinar ? Tout comme tes fonctions, dit en passant.

Mon regard toujours plongé dans le sien, mon visage reflétant une imperceptible aura glaciale, je restais calme dans ma manière d’être malgré les fourmillements de ma greffe qui ne rêvait que de jaillir pour s’abreuver de son sang. Refreinant mon envie meurtrière, je me contentais de pianoter distraitement le pommeau de mon arme, le bruit régulier et cliquetant résonnant contre les hauts murs de la muraille qui s’étendait en face de moi, dans le dos du jeune mentaï. Mentaï… Ils étaient ma fierté, rares et aussi puissants que les sentinelles pour certains. Véritables machines à tuer, ils prenaient leurs ordres directement à moi et n’obéissaient à personne d’autre qu’au chef à condition que ce dernier soit plus puissant et soumis à la loi du chaos. Deux de mes apprentis seraient de futurs mentaïs si tout se passait bien… Les autres bénéficieront du titre prestigieux de maitre mercenaire. Je ne donnais pas le titre de mentaï à tous les mercenaires capables de dessiner… Non, il fallait qu’ils aient un niveau excellent. Le problème était que Rasinar faisait parti de la génération qui avait éclos sous le joug de Leelo, l’ancienne maitre mercenaire qui avait mené la forteresse durant quelques temps. De ce fait, je m’étais retrouvée avec plusieurs grades et la plupart avait été destitué par mes soins… Seuls Rasinar et Ledwin avaient gardé le leur car leurs capacités leur permettaient. Quant à l’état d’esprit… C’est une autre histoire,hm.

Durant quelques jours je me suis demandée si tu n’hésitais pas à nous trahir, Rasinar. Repris-je d’un ton léger. Alors tu imagines la colère qui s’est emparée de moi… Tu n’étais plus là, d’étranges rumeurs couraient sur toi et je n’avais jamais eu l’impression que ma place à la tête de la guilde te satisfaisait…

« Viladra, reste calme !
Je suis calme. »

… Evidemment je me suis mise en tête de te traquer afin de remédier à tous ces petits désagréments qui prenaient trop de place dans ma tête… Mais finalement je me suis dit que je m’étais forcément trompée. La fatigue, peut-être…

Lui adressant un sourire charmant, il était assez fin pour voir que j’étais tout à fait sérieuse malgré le ton badin de cette conversation.

Dis-moi, Rasinar. Dis-je alors en avançant de quelques pas, m’arrêtant à un mètre à peine. Je me suis trompée, n’est-ce pas ? Tous ces doutes…

« …Ne sont que simples erreurs de ma part, hm ? » Terminais-je dans son esprit.

De sa réaction dépendrait beaucoup de choses… Evidemment, j’espérais qu’il me réponde que oui, j’avais tord, avec sincérité et loyauté en vers le chaos… D’un autre coté, l’idée de retrouver la saveur du sang n’était pas désagréable non plus ; nous manquions cruellement d’adversaires qui valent la peine, à notre niveau. Mais le fait de perdre un aussi bon élément à cause d’une influence néfaste de la part de ses amis marchombres, car j’étais certaine qu’il en avait, n’était pas pour me plaire…




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MessageSujet: Re: rencontre salvatrice Mer 8 Fév 2012 - 14:37

Cela aurait été tellement plus simple si Rasinar ne s'était pas engager dans deux voix parallèles. Maintenant, il n'arrive plus à faire le point, à choisir entre le chaos et l'harmonie. Ce qu'il sait c'est que les marchombres doivent tous mourir, aveugler par leur doctrine, ils courraient droit à leur perte. Les Fils du chaos sont sûrement l'avenir de Gwendalavir.
Face à Viladra, le moindre mots doit être réfléchit, la moindre erreur est fatale. C'était anormal qu'il soit aussi mal à l'aise devant la chef des mercenaire du chaos, devant sa chef. Après tout, elle n'a aucune raison de le tuer.
Rasinar était parti, il avait besoin de comprendre, de se comprendre. La seul chose qui lui importe, c'est l’éradication des marchombres.


-Une passion dévorante, la passion d'une vie, la passion de ma vie. La mort des marchombres me rend heureux à telle point que ça en devient addictif. Les traquer jusqu'à leur tanière, les attendre dehors. Sentir le désespoir de leurs cris de douleur.

Rasinar savait parfaitement où se trouvait le QG marchombre, mais il voulait le garder pour lui, les garder pour lui seul. Il n'était pas sur de survivre si il s'y introduisait seul comme il n'était pas sur de pourvoir vaincre Viladra. C'était ridicule, il avait plus appréhension à combattre une seul personne aussi puissante soit-elle que de combattre tout le conseil marchombre plus les nombreux marchombres étant eux aussi la dessous. Il attendait donc tranquillement dehors pour en intercepter quelques uns.
Les yeux du mentaï brillaient d'un feu glaçant, un frisson parcourt la plupart de ceux qui croise ce regard, mais elle, elle ne bougeait pas d'un pouce. Son regard était peut-être même le plus froid des deux. Lorsqu'on n'est pas un mercenaire, son regard pourrait vous pétrifier de peur. Aucun reflet de sentiment, de chaleur rien, juste le terne teint matte de la mort et de la destruction.
Lorsque sa supérieur pianota sur le pommeau de son sabre, un déclic se fit dans la tête du mercenaire. Il brandissait toujours son arme, sans s'en rendre compte, alors qu'il n'en avait plus d'utilité pour le moment. En rangeant sa lame, le mercenaire répondit, comme on crache sa salive.


-Je n'aurais pas du prendre d'apprentis, je n'arrive pas à le voir comme autre chose qu'un parasite, un dérangement. Je n'arrive pas à le voir comme un fils ou même un élève qui est motiver pour apprendre. Je ne sais pas comment tu fais. Ce n'est pas une question de responsabilité, c'est plus une question de façon de vivre, d'adaptation.


La discutions commençait à virer au sermon, chaque fois que Viladra prenait la parole c'était pour mettre le doigt sur ce qui n'allait pas. Rasinar pensait qu'il devait faire attention à ce qu'il disait pour ne pas avoir d'ennuis, mais ça allait plus loin que ça, il devait peser chacun de ses mots pour donner un minimum de chose qu'elle pourrait utiliser contre lui. On ne peut faire confiance à personne dans un monde ou la mort peut frapper à tout moment. C'est valable pour les marchombres, les autres alvariens, les fils du chaos, un apprentis ou un mentaï. Plus quelqu'un est proche de toi, plus il peut vous atteindre, c'est ainsi qu'évolue Rasinar.


-Je ne suis pas un homme qui reste sur place, j'ai besoin de voyage. Je ne peut pas vivre sans changement, voir de nouveaux paysages, sentir le vent froid des marches du nord et la douce brise de la forêt des faëls.

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MessageSujet: Re: rencontre salvatrice Ven 24 Fév 2012 - 21:11


« Une importante mission... »



tout vient à point à qui sait attendre.
patience patience
car un jour, ce que vous avez semé
vous le récolterez.



Mon bras droit trouva alors une excuse assez étrange. Oui, nous, enfants du chaos, avions besoin de sentir le sang de nos ennemis sur nos mains… Mais de là à en abandonner nos fonctions principales, cela pouvait être vraiment possible ? Rasinar s’était-il enfoncé dans l’obscurité à ce point ? Je pouvais presque voir sa volonté vaciller quand il s’agissait de faire un véritable choix sur la voie qu’il suivra… Je n’étais pas entièrement sure qu’il me disait la vérité mais de bonne humeur, je ne cherchais pas à approfondir le sujet. Le voyant ranger son arme après un instant de surprise, je continuais de pianoter distraitement sur la mienne tandis qu’il me lâcha d’une voix hargneuse qu’un apprenti était inutile et qu’il ne comprenait même pas comment moi-même je pouvais en avoir plusieurs.
Esquissant légèrement un sourire froid devant ce tableau horrible qu’il me peignait des élèves que l’on avait, je pensais même au sien que je devais former à sa place tant il se montrait absent. De tous mes élèves, Kem était en passe de devenir mercenaire accompli et cette raison même devait lui suffire à comprendre pourquoi il était primordial d’enseigner notre art ténébreux.

Même si tu refuses de te l’avouer… Répondis-je tranquillement, nous sommes tous nés démunis face à la nature. Faible et pitoyable, ce qu’il y a avant la révélation est aussi grotesque qu’inutile… Nous sommes là pour apporter ce qui fera éclore les âmes de ceux qui sont pré-destinés à suivre les pas du chaos… Peut-être faut-il un effort de volonté, pour y arriver, Rasinar…

Mon sourire s’agrandissant une fraction de seconde, il disparut rapidement sous le couvert de mes longs cheveux noirs tandis que Rasinar me sortit une autre excuse à son absente prolongée. Oui, moi aussi j’étais une femme active… Je passais plus de temps à voyager à travers le monde qu’à rester assise derrière mon bureau comme mon rang me l’obligeait… Mais nous étions des Mentaïs, des êtres supérieurs à ceux qui peuplent la forteresse. Nous étions les premiers pions sur l’échiquier du chaos et nos pouvoirs nous permettaient de nous déplacer rapidement par la simple force de l’esprit… Une fois encore, cette excuse ne me suffisait pas mais je m’en contentais par simple souci d’éviter une confrontation qui aurait tôt fait de faire plonger la mission que j’allais lui confier… Les morts ne peuvent pas obéir, n’est-ce pas ?

« Il pourrait très bien te tuer !
Tu le penses ?
Je ne sais pas. A vrai dire, tout est question de destin…
Le seigneur noir ne me laisserait pas périr maintenant… »

Ta façon de parler est très poétique, Rasinar… Glissais-je avec une pointe de sarcasme. Aurais-tu de nouvelles fréquentations plus… Harmonieuses qui t’influenceraient ?

Lâchant un léger rire qui se répercuta glacialement sur la muraille s’étendant derrière lui, je ramenai d’un coup sec mes cheveux en arrière avant de plonger à nouveau mes yeux clairs dans les siens. Oui, j’étais provocatrice, ambitieuse et affreusement désagréable… Mais je ne pouvais m’empêcher de me montrer aussi cassante quand je tenais devant moi celui qui était placé juste après moi, celui qui me causait le plus doutes… En le nommant bras-droit, j’avais pensé pouvoir garder un œil sur lui de façon plus attentive mais il semblait constamment fuir la protection que je lui offrais et le statut avantageux dont il bénéficiait. Croyait-il sa liberté entravée en se plaçant un seul objectif premier ? Pensait-il que le chaos n’était pas la solution pour une terre meilleure… ?
Ces pensées m’amusant, je me remis à sourire distraitement puis me décidai de reprendre la parole.

Puisque j’arrive enfin à te mettre la main dessus…

« Quelle drôle de façon de dire les choses, tu me désoles…
Après tout, ce n’est pas faux !
Le hasard fait bien les choses.
Peut-être était-ce prédestiné à ce que vous vous croisiez ici ! »

… J’ai une mission importante à te confier. Elle te permettra non seulement de bouger et tu seras loin de la forteresse… Deux points qui devraient te satisfaire. Ajoutais-je, toujours souriante.

Le dévisageant lentement, je savais que ce que j’allais lui confier pourrait être aussi bénéfique que catastrophique. Bénéfique car s’il réussissait je possèderais alors une source d’information importante, et catastrophique car il se pourrait très bien que je l’influence indirectement à s’éloigner du chaos. D’un coté comme d’un autre, si jamais il partait cela montrerait qu’il n’était pas véritablement un enfant du chaos ni même un élu du seigneur noir. De ce fait… Je n’aurais donc aucun regret à ce qu’il nous quitte bien que par principe, il me faudrait le traquer afin de laver le déshonneur de ma guilde. Décidant que ça valait tout de même le coup, je repris la parole.

Je pense que tes diverses escapades et ta haine pour les marchombres t’ont permis de récolter suffisamment d’informations pour que tu puisses te glisser parmi eux… Que tu te fasses remarquer par un maitre de part tes prouesses ou que tu rentres tout simplement dans leur rang par un autre moyen m’importe peu. Je veux que tu te fondes dans leur guilde putride afin de devenir mes yeux et mes oreilles… Je veux savoir tout ce qu’il se prépare et même ce qui n’a pas lieu d’être encore. Est-ce au dessus de tes forces, ou t’en sens-tu capable… ?

Marquant une légère pause, toute trace de sarcasme s'évapora et mon ton devint plus sérieux.

Rasinar. Dis-je alors doucement.Tu es mon bras droit, celui qui dirigera la guilde si je venais à disparaitre. Tu es de ceux en qui je place le plus d'espoir... Ne l'oublie pas.




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MessageSujet: Re: rencontre salvatrice Sam 3 Mar 2012 - 17:47

Viladra avait une autre manière de voir les apprentis, elle avait une autre manière de se voir aussi. Elle parlait calmement en laissant des sous-entendus à chacune de ses phrases. L'homme qu'elle décris est à l'image de tout les autres, les mercenaires et les marchombres sont au dessus de tout ça. Leur vie n'est qu'une éternelle aventure, entre voyage rencontre et combats, même avant qu'il ne devienne ''officiellement'' ce qu'il devait devenir. Leur apprentissage commence à la naissance et ne s'arrête jamais. Ces personnes ne sont pas des rouages du monde même importants, ils sont au dessus de ça. Leur vie n'appartient qu'à eux, ils peuvent en faire se qu'ils souhaitent.
Les excuses du mentaï n'étaient qu'une façades, il savait parfaitement qu'il n'avait aucune excuse pour ne pas participer aux décisions et à la vie des mercenaires du chaos. De toute façon il n'avait pas besoin d'excuse, c'était sa vie après tout. Sa position n'était pas l'idéal équilibre entre responsabilité et subordination, mais il ne l'avait pas choisie.

Voilà qu'elle recommence avec ses questions et ses sous-entendus, c'est vraiment harassant. Elle s'amusait à lui lancer des piques. Les yeux plonger dans ceux de la mentaï, Rasinar se retenait de lui répondre: ''ce ne sont pas tes affaires!'' il devait garder son calme peut-être que s'il ne réagissait pas, ça allait s'arrêter. C'était sa part marchombre qui ressortait dans ses paroles, il ne pouvait pas s'en empêcher. Ce n'était pas nouveau, ça lui arrivait souvent. Rasinar souffla une réponse dans le vent sans même être sur que quelqu'un pourrait l'entendre.


-Mes nouvelles fréquentations harmonieuse, je les ai tuées. Je ne permettrai pas à un seul marchombre de continuer à souiller ce monde avec son étroitesse d'esprit.

Elle riait, avait-elle entendu ce qu'il avait dis. Trouvait-elle ça amusant, ridicule ? Ou elle n'aurait rien entendu et son sourire est du à une chose extérieur que le mercenaire n'avait pas senti. Peu en importait, puisque rien arrivait, elle continuait simplement à parler. Il l'avait fuie elle et ses responsabilités. Il évitait de laisser la moindre trace de son passage pour l'évitée et voilà qu'elle lui tombe dessus par hasard. Maintenant il ne pouvait plus fuir, il était piégé, il devait écouter et respecter. Elle continuait à parler, encore et encore chaque mot avait son importance, mais ceux-ci étaient inévitable.

-Je pense que tes diverses escapades et ta haine pour les marchombres t’ont permis de récolter suffisamment d’informations pour que tu puisses te glisser parmi eux… Que tu te fasses remarquer par un maitre de part tes prouesses ou que tu rentres tout simplement dans leur rang par un autre moyen m’importe peu. Je veux que tu te fondes dans leur guilde putride afin de devenir mes yeux et mes oreilles… Je veux savoir tout ce qu’il se prépare et même ce qui n’a pas lieu d’être encore. Est-ce au dessus de tes forces, ou t’en sens-tu capable… ?

S'infiltrer chez les marchombres, rester proche d'eux sans pouvoir les tuer. C'était un grand sacrifice qu'elle lui demandait de faire. De plus, il allait devoir recommencer son apprentissage depuis le début et obéir à nouveau à un maître. Il avait déjà subit ça il y a deux ans avec Saesséal, il lui avait appris ce que les faëls n'avaient pas pu lui enseigner et il avait subi un entraînement avec les monstre de Gwendalavir pour devenir l'un des hommes les plus puissant du monde et elle lui demandait de recommencer depuis le début. Tuer, dessiner, escalader, il savait déjà faire ça, qu'allait lui apprendre un maître marchombre ?

-Tu te rends compte de ce que tu me demandes ? Le premier maître marchombre que je trouverai sera mon ticket d'entrer dans la guilde. Mon seul problème est de rester discret, calme parmi tout ces marchombres. En laisser partir un était difficile et là tu veux que je cohabite avec eux.

En plus, c'était étrange qu'elle l'envoie chez les marchombres alors qu'il n'était pas sur lui même de son camp. En lui demandant d'espionner les marchombres, elle l'oblige à se rapprocher d'eux, à subir leur influence et peut-être les rejoindre. Une chose est sur, il ne se soumettre au minimum au conseil des marchombres, le minimum obligatoire pour pouvoir réussir sa mission. Cette mission était très intéressante, c'était lui offrir le choix, maintenant quelle voix allait être la bonne... ?

-Je n'ai pas vraiment le choix, n'est-ce pas ? Ce n'est pas important, j'irai chez les marchombres de toutes façons.
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MessageSujet: Re: rencontre salvatrice Dim 18 Mar 2012 - 19:53


« Un premier déplacement sur le grand échiquier... »



Le tombeau, confident de mon rêve infini
(Car le tombeau toujours comprendra le poète),
Durant ces grandes nuits d'où le somme est banni,

Te dira : " Que vous sert, courtisane imparfaite,
De n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? "
- Et le ver rongera ta peau comme un remords.



Hrp : je poste vite fait pour clore ce sujet là, je m’en vais après ^^ Tu peux attendre Ledwin si tu veux !

Rasinar ne semblait pas être très content de la mission que je lui donnais et je le comprenais parfaitement. On m’aurait donné la même quelques années plus tôt, j’aurais certainement accepté de mauvaise grâce… Seulement, il était un mercenaire talentueux et comprenais l’importance du rôle que je lui donnais là. Infiltrer un mercenaire chez les marchombres était dangereux et seuls les plus talentueux pouvaient se vanter d’avoir réussi à tenir plus de quelques mois. Là, je lui demandais de rester bien plus longtemps… Jusqu’à ce qu’ils se mettent à lui faire confiance pour qu’ils puissent lui dévoiler par la suite les plans qui pourraient m’intéresser. Après, je ne pouvais pas l’empêcher d’en tuer quelques uns à condition qu’il reste discret… On était mercenaire ou on ne l’était pas après tout…

Tu te rends compte de ce que tu me demandes ? Le premier…

« Non mais comment il nous parle celui-là ! Vas-y Vila, butte-le !
Et beh… En général c’est moi qui veux tuer, et toi qui m’en empêche…
Non mais là il conteste tes ordres !
Du tout, il me montre juste qu’il ne les approuve pas, ce qui est normal pour un mercenaire...
Huhuhu bande de tordus… »

Oui Rasinar, je sais très bien ce que je te demande… Répondis-je calmement. Et effectivement, je ne te laisse pas le choix… Ledwin est trop ambigu, il risquerait de faire plus de mal que de bien à la confrérie. Quant à Kem et Ayame, bien qu’ils soient désormais maitres mercenaires, ils sont encore trop inexpérimentés pour une telle mission. Les autres… N’ont pas une parcelle de ma confiance. Tu es le seul qualifié, Rasinar… C’est pour cette raison que je t’ai choisi. Je sais que tant que ta loyauté envers le chaos reste présente, tu ne failliras pas…

Quand il sembla s’être résigné à cette mission, j’affichai un léger sourire satisfait et lâchai la garde de mon arme. Bien, au moins une bonne chose de faite… J’aurais évidemment pu prendre sa place mais si jamais on m’avait découvert, ça aurait été toute la forteresse qui aurait risqué d’être en danger… Quand on connait la tête du serpent, il n’est pas difficile de savoir où se trouve le corps… Et ce, même si je préfèrerais amplement la mort plutôt que de trahir les ambitions de notre seigneur du chaos…

Merci Rasinar… Ton refus aurait posé quelques complications dont je me serais bien passé. Lâchais-je dans un soupir las. Navrée, mais je dois y aller… Quelques tâches m’attendent, à commencer par m’occuper d’un groupe de nuisibles non loin d’Ombreuse. Tu sais ce qu’il te reste à faire, Rasinar…Lui adressant un dernier regard, j’effectuai un pas sur le coté et le laissai seul avec ses pensées. Pourvu qu’il ne me déçoive pas…




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