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Pipolait... [pv Kem]

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MessageSujet: Pipolait... [pv Kem] Jeu 22 Mar 2012 - 18:20

Pipoplait
Kem



« Moi ? Aller dehors ? Tu rêves là, je dors. Tu attends au moins jusqu’à midi et après je pourrais éventuellement accepter de partir. » dis-je d’une voix ensommeillé

Regard insistant de Kem

« Tu me fais chier ! Dégage ! Retourne dans ta chambre ! »

Regard plus appuyé.

« Je te jure que si tu ne pars pas dans la seconde, je te fais passer dans par la fenêtre. Comme ça je n’aurais pas à la laver… »

Pas bougé mon mercenaire adoré.

« T’es vraiment chiant, tu le sais ? »

Je fis voler mes couvertures et je me rendis dans la cuisine en grommelant. Même si la passion de la plupart des rêveurs était de se lever tôt pour moi c’était le contraire. J’avais un petit déjeuner rapidement alors que Kem me regardait avec un petit air amusé et je faillis lui lancer mon assiette à la figure. A la place je m’habillais mais ne pris pas le temps de se coiffer ce qui aggrava le cas de mes cheveux déjà très explosifs habituellement. Puis je pris quelques affaires pour le voyage. Oui parce que ce satané mercenaire qu’était Kem allait m’emmené faire un tour Al’Far pour je ne sais quelle mission et cela impliqué que je lève tôt. Enfin bref, j’étais d’une humeur massacrante mais ça allait se calmer parce qu’au fond j’avais quand même hâte de me retrouver dehors. Je me voyais déjà gambader dans l’herbe comme la gamine que j’étais. J’en étais sûr, ça allait être une super journée.

♥♥♥
Je poussais un petit cri et sautais de mon cheval pour pouvoir sautiller comme je voulais. Je n’étais jamais aller à Al-Far et même si le voyage avait été difficile j’étais tellement ravie que je l’avais presque oublié. Kem me fit signe de le suivre et je me remis à selle à contrecœur et lui tirai la langue. Une fois en ville je ne pus tenir et après avoir trouvé une auberge où nous loger et il m’emmena faire un tour en ville. Je n’allais pas souvent dans les grandes villes car j’étais le plus souvent à Fériane. Où dans le cas présent j’étais retenue dans la forteresse des mercenaires. Mes yeux mauves ne rataient rien, je voyais tout sans rien voir vraiment. Un détail retint particulièrement mon attention et je me tournai vers Kem.

« Pourquoi ils nous regardent comme ça ces soldats ? »demandai-je en haussant les sourcils

Le jeune homme ne répondit rien et je choisis de ne pas insister. Je le pris par le bras et l’entraînai vers un magasin de musique.

« Regarde comme il est beau ce violon ! Je peux l’avoir ? Dis, je peux l’avoir ? Pipoplait… » dis-je avec ma tête la plus enfantine

[Je suis désolé que ce soit aussi mauvais mais je ne savais pas vraiment par où commencer et de toute façon je suis toujours nul pour commencer les rps alors...]
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Jeu 22 Mar 2012 - 20:09

[voilà ! je pense que tu peux aisément continuer non ?? ^^]

Kem se préparait. Il devait partir en mission. Et pas n'importe où. A Al'Far. Sa ville natale. Une ville qu'il avait terrorisé à lui seul pendant des années avant de rencontrer Viladra. Il pensait que c'était justement cette raison qui avait fait que c'était lui qui avait été choisit pour y aller. Ou alors le fait qu'il devait emmener Misao et qu'elle aurait sans doute insisté pour que ce soit lui et pas un autre.

En effet, il devait l'emmener pour qu'elle soigne un Mercenaire blessé qui n'était pas en danger de mort immédiat, mais qui nécessitait les premiers soins avant d'être rapatrié. Et, surtout, il devait tuer le Mercenaire déserteur qui lui avait infligé sa blessure. Une fois tout finit, il se dirigea vers le lit de la Rêveuse flamboyante qui dormait comme une marmotte.
Il la secoua, presque sans ménagement, et elle lui répondit d'un ton ensommeillé qu'elle ne voulait pas encore s'en aller.


Alors il la regarda fixement et elle dit :

- Tu me fais chier ! Dégage ! Retourne dans ta chambre !

Il ne bougea pas ni ne cilla. Au contraire il renforça le regard. Il savait que ce dernier ne l'effrayait plus. Ou ne l'avait jamais effrayée. Elle fît mine de s'énerver un peu plus et s'exclama :

-Je te jure que si tu ne pars pas dans la seconde, je te fais passer dans par la fenêtre. Comme ça je n’aurais pas à la laver…

Finalement, elle se remua lorsqu'elle comprit, enfin, qu'il ne bougerai pas et se leva pour manger le petit-déjeuner. Il l'imita, amusé. Elle était splendide, même énervée. Ce qu'elle n'était pas. Elle faisait semblant…il en était sûr. Parce qu'il sentait l'excitation grandir chez la jeune femme. En effet, elle sortait de la Forteresse pour la première fois depuis qu'elle y était entrée.



Un Mentaï les transporta non loin d'Al'Far, eux et les chevaux. Aussitôt il disparu et Misao ne se contint plus, elle sauta à bas de sa monture et sauta partout. Il sourit et lui fît signe qu'il fallait y aller. Elle remonta en selle non sans lui avoir tiré la langue…
Une fois au cœur de la ville même, ils laissèrent leurs chevaux aux palefreniers, Kem espérant les revoir et commencèrent à marcher.


Al'Far était comme dans ses souvenirs. Lugubre, mal famée, dangereuse. Les Gardes étaient toujours partout, vigilants. Kem tentait de marcher nonchalamment, mais les hommes d'armes posaient tout le temps le regard sur eux, le regardant étrangement.

-Pourquoi ils nous regardent comme ça ces soldats ?

Kem ne répondit pas. Lui savait. Ses yeux. Ils tentaient sans doute de faire le lien entre des descriptions et des faits passés à l'homme qui marchait devant eux. Il ne les regarda pas et les ignora, pendant que Misao s'accrochait à son bras. Si Viladra les voyait, elle songerait immédiatement à une relation plus étroite qu'une simple surveillance. Ce qu'il aimerait bien. Une étroite relation. Peut-être. Enfin. Il était Mercenaire et ne pouvait pas s'attacher aux gens. Pourtant…il restait un homme. Et Misao était séduisante. Il l'aimait beaucoup…

Sans qu'il s'en rende compte, elle le conduisit devant un magasin de musique. Mais…ils n'avaient pas que sa à faire ! Elle regarda un violon exposé et s'écria :

-Regarde comme il est beau ce violon ! Je peux l’avoir ? Dis, je peux l’avoir ? Pipoplait…

Pipo..quoi ?! Puis elle le regarda d'un air suppliant. Oubliait-elle qu'il avait été formé à ne plus céder ? Sans doute. Regardant derrière eux dans la vitre, il réfléchit. Le lui acheter ou non ? Levant les yeux au ciel il lui tendit une petite bourse pleine.

Elle s'extasia et entra presque en courant pour ressortir avec une boîte renfermant ledit violon.

-Maintenant, il est temps de nous mettre en chasse. Dit-il, un sourire en coin.

Elle recouvra un minimum de sérieux et le suivit dans le dédale de rues. La mission disait que le blessé se trouvait dans une vieille baraque dans les pires quartiers. Ceux-là même ou lui frappaient quelques années auparavant.

Connaissant tout par cœur, il guida sans problèmes la Rêveuse qui attirait les regards des passants. Sa chevelure se voyait partout. Ce qui arrangeait Kem. On oubliait ainsi ses yeux et donc, on ne pensait pas à l'Enfant de la Mort. Celui-ci ressurgirait. Une fois qu'il aurait tué le renégat. Il frapperait à nouveau, en pire. Puis disparaîtrait à nouveau. Pour semer la terreur et la méfiance une nouvelle fois.

Ricanant, il s'enfonça dans les rues mal famées de la ville, Misao sur ses talons, serrant son violon de toutes ses forces.
Ils arrivèrent devant la maison. On voyait nettement que c'était celle-ci. La porte était entrouverte. Et, à Al'Far, on fermait toujours toutes les portes. Même les pires taudis étaient fermés.

Kem dégaina son poignard, au cas où, et poussa la porte qui recula en grinçant.
L'intérieur était sombre, mais il distingua les silhouettes de meubles renversés et celle d'un homme allongé. Il l'indiqua à Misao qui s'empressa de faire son travail pendant que Kem inspectait les lieux. Il alluma une faible bougie pour tout inspecter. Poussière, traces de pas, de sang, meubles fracassés et renversés. Mais aucune trace du déserteur. Encore heureux. Il aurait été sot de les attendre. A moins qu'il ne revienne achever son travail…
Ce qu'il doutait. Néanmoins, Kem se dit qu'ils attendraient ici quelques heures. De toute façon, le Mercenaire devait prendre du repos avant qu'ils puissent l'emmener jusqu'à l'auberge ou ils avaient loué une chambre.
Oui, une seule. Et non deux, pour lui et elle. C'était elle qui avait voulu une seule chambre, prétextant ne pas oser dormir seule…
Il doutait que ce fût l'unique raison…

Revenant à son point de départ, il regarda les deux silhouettes et dit :


-Est-il hors de danger ? Pouvons-nous lui parler ?

Il fallait que le blessé lui décrive le déserteur. Sinon, il n'avait pas beaucoup de chances de le démasquer…
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Ven 23 Mar 2012 - 23:07

J’avais posé mon violon par terre, dans un endroit à peu près propre où il n’y avait pas de sang. Je regardai le mercenaire que je venais juste de soigner puis je jetai un coup d’œil vers une des fenêtres qui dont la vitre était brisée. Je n’aimais vraiment pas ce coin, trop sombre et mal famée pour moi qui n’était jamais venue dans ce genre d’endroit. Mais d’après mes connaissances et ce que m’avait raconté les étoiles je n’avais vraiment aucune raison de trainé ici et il était même déconseiller d’y venir. Mais bon, comme Kem était avec moi il ne m’arriverait sûrement rien. Enfin je l’espérais.
Je me levai en reprenant mon nouveau violon. Il était vraiment magnifique d’ailleurs, fait d’un bois sombre et brillant, j’avais envie d’en jouer immédiatement. Mais je ne pouvais pas, cela attirerai sûrement encore plus l’intention que mes cheveux explosifs. Finalement, j’aurais mieux fait de les attacher, ici je préférais me faire discrète.

« Il va bien mais je préfèrerais que tu attendes qu’on soit retourné à l’auberge et qu’il se soit un minimum reposé avant de lui poser des questions. » dis-je

Puis je me détournai en ajoutant que c’était à Kem de porter son collègue et que je ne l’aiderais pas. Je sortis de cette maison miteuse sans regarder en arrière. Il était hors de question que j’ai un souvenir en plus de cet endroit affreux. Je préférais ne pas m’en souvenir ou alors presque pas et attendre qu’il disparaisse définitivement de mon esprit.
De retour à l’auberge le jeune homme finit de s’occuper de son confrère et l’interrogea pendant que j’allais me rafraichir car il faisait quand même assez chaud. Puis je me postai sur le balcon, parce qu’il y en avait un, et me mis à jouer un air avec mon nouveau violon. Je ne chantai pas, préférant écouter seulement le son de ce nouvel instrument.
Une fois le morceau terminé je rentrai à l’intérieur et allai m’asseoir sur le lit pour écouter la fin de la conversation des deux mercenaires.

« C’est quoi le plan ? » demandai-je à Kem une fois qu’ils eurent terminés

Puis je m’étalai sur le lit et déclarai que je ne bougerai plus. Je n’avais pas envie de retourner dans ces quartiers mal famés si c’était ça notre destination. Je préférais de loin rester enfermée ici et ne pas profiter de ce moment de liberté. Enfin peut-être pas à ce point mais j’étais sûr d’une chose, je ne le suivrais pas là-bas !
Puis, illumination ! Je sautai sur mes pieds et serrai Kem dans mes bras.

« Merci pour mon violon ! » dis-je

Je ne l’avais même pas remercié avec tout ça ! Et comme j’étais quelqu’un de bien élevé, en principe, je venais de le faire. Je l’embrassai sur la joue et finis par retourner m’étaler sur le lit.

« Mais, même avec ça je ne bougerai pas ! » rajoutai-je quand même
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Sam 24 Mar 2012 - 13:48

[alors! il est super long ! et j'ai fait le combat...donc la mission est "terminée" normalement. Mais l'on va voir pour d'autre aventures ok ? avec Kem yen aura de toute façon...a Al'Far...^^]


-Il va bien mais je préfèrerais que tu attendes qu’on soit retourné à l’auberge et qu’il se soit un minimum reposé avant de lui poser des questions.

Kem acquiesça. Elle ajouta qu'il devrait porter son "collègue". Il s'en était douté. Elle prit son violon et sortit d'un pas vif. Délicatement, il prit le Mercenaire par les épaules et sortit du mieux qu'il pût.
Ils arrivèrent à l'auberge une heure plus tard, suscitant de nombreux regards qui se détournaient immédiatement en voyant les cheveux de Misao comme ses yeux. Personne ne voulait se mêler des affaires de ce genre de…personnes.
Elle alla directement dans la salle de bains et il entendit rapidement l'eau couler. Installant le blessé sur le fauteuil, dans une position plus ou moins confortable, Kem attendit qu'il ouvre les yeux.


-Peux-tu répondre aux questions ?

Il acquiesça.

-Il faut que tu me dises qui t'a fait ceci. Que je puisse le tuer.

Il ricana et le détailla de la tête aux pieds.

-Toi ? Sa voix était éraillée. Laisse moi rire.
Kem fronça les sourcils.

-Qui est-ce ? J'ai pour mission de mettre fin à ses jours.

-Je n'en doute pas. Mais il est bien trop coriace pour toi.

-Qui est-ce ? Je ne me répéterais plus.

-Bon. Il se nomme Sarcor. Il peut dessiner. Mais n'est pas Mentaï. Même Viladra ignore qu'il a le don tant il l'a bien dissimulé.

C'est pour cette raison qu'il était redoutable.

-Et toi ? Tu es Mentaï ?

-Oui. Et je n'ai pas eu l'ombre d'une chance.

Kem réprima un frisson. Si un Mentaï n'avait pas pu éliminer Sarcor, que pourrait-il faire, lui, simple Mercenaire ?

- Dis-moi ou il se trouve et à quoi il ressemble.

-Tu le reconnaitras facilement. C'est le seul Mercenaire a avoir des cheveux blancs comme la neige, longs et lisses. Ou il se trouve, par contre…

Il toussa et reprit :

-Dans les ruelles sans doute. Sur les toits principalement. Il a parlé d'un projet qu'il avait. De tuer des gens comme sa. Bien sûr moi aussi je le fais quand j'ai envie. Mais lui, il veut tuer tous les enfants de la ville. Sans exception. Et sous le nez des Gardes. Pour mettre en rogne toute la guilde apparemment.

-Merci pour tes renseignements. Je le trouverai et le tuerai avant. Il ne doit pas tacher la guilde. Viladra ne serait pas contente.

L'autre sourit.

-En tant que Mercenaire, je n'ai jamais dit ceci, mais j'espère que tu parviendras à le battre. Il est dangereux. Fais attention.

Kem acquiesça. Soudain, Misao ressortit, les regarda et dit :

-C’est quoi le plan ?

Puis elle s'étala sur le lit et déclara ne plus vouloir bouger. Il ne l'aurait de toute façon pas emmenée. Elle l'aurait ralentie et aurait eu encore moins de chance que lui de tuer Sarcor. Le blessé avait refermé les yeux et semblait endormit.
D'un coup, elle se releva et le serra dans ses bras en disant :


-Merci pour mon violon !

Il était…gêné. Et, sans qu'il s'y attende, elle lui donna un baiser sur la joue et retourna se coucher sur le lit.

-Mais, même avec ça je ne bougerai pas !

Se sentant rougir, Kem se racla la gorge avant de dire :

-De rien. Ensuite, je ne t'aurais de toute façon pas emmenée. Et pour finir, le plan, c'est de tuer l'autre sans mourir.

Il la regarda, et ajouta :

-Je vais aller le chercher. Et le tuer. Maintenant. Si je ne suis pas revenu à la tombée de la nuit, part. Va ou tu veux.

Viladra ne serait vraisemblablement pas contente qu'il lui dise ceci, mais il ne pouvait pas lui dire d'aller à la Forteresse, elle ne savait pas ou elle se trouvait. Quoique, elle pourrait emmener le blessé et il la ramènerait. S'il ne revenait pas, cela voudrait dire que le Mentaï avait eu raison de lui. Soupirant, il se dirigea vers la porte. L'ouvrant, il se retourna vers les deux personnes et dit :

-Soigne le bien. Et reposez vous.

Puis il sortit en fermant la porte et reconstitua l'armure intérieure que Misao avait réussie à détruire pour un temps. Devenant froid et distant, les gens s'écartant violemment sur son passage, il sortit de l'auberge. Il retourna presque en courant la ou ils avaient trouvé le blessé et grimpa sur le toit. Quelques gardes regardaient toujours dans sa direction, et, lorsqu'ils s'approchaient, il n'hésitait pas à les tuer. Comme il avait appris. C'est ainsi que trois gardes trouvèrent la mort avant qu'il puisse monter tranquillement.

Une fois en haut, il s'accroupit sur le rebord et observa l'horizon. Le soleil commençait lentement sa descente, il lui restait donc quelques heures avant la nuit. Les ruelles s'étendaient à perte de vue, toutes plus délabrées les unes que les autres. Soudain, il sentit un courant d'air, derrière lui. Il se retourna vivement. Il n'y avait rien. Scrutant le toit, plissant les yeux, il se retourna une nouvelle fois lorsque le courant d'air apparut devant. L'autre était là. Assurément. Il le faisait juste marcher.


Se relevant, Kem courut et sauta sur un autre toit. Mais avant qu'il puisse l'atteindre, quelque chose lui agrippa la jambe et le tira en arrière. Le choc entre son dos et le mur lui coupa le souffle. Relevant la tête, il vit qu'il était attaché par…une liane. Qui était elle suspendue au toit. Il redressa le torse, couteau en main, pour la couper lorsqu'une voix retentit :

-A ta place je ne le ferais pas.

Il se laissa retomber et regarda dans la direction de la voix. En contrebas ce tenait un homme. Illuminé par les rayons du soleil, Kem vit que c'était sa cible. Cheveux blancs, longs, lisses, regard encore plus froid que Viladra si possible…

Et Kem était piégé.

-Pourquoi ?

-Parce que si tu tombes je te cueillerais dans un champ de piques. Non je préfère appeler les Gardes et leur dire que l'Enfant de la Mort est de retour.

Kem rit à gorge déployée. Il ne savait pas pourquoi, mais il riait.

-Tu te fous de moi ?

Le ton était tranchant.

-Non. Juste que c'est idiot de ta part…

L'autre sembla réfléchir et Kem en profita pour vite couper la liane. Se sentant tomber, il réussit à s'agripper au rebord de fenêtre. Puis, souplement, il atterrit au sol, épée au clair.

-Bien joué, morveux. Mais tu ne fais pas le poids. Je vais te tuer aussi facilement que je tuerais tous les enfants de cette misérable ville.

-Le crois-tu réellement ?

-Bien sûr. Maintenant, meurs et tais-toi !

Une longue épée courbée apparut dans chacune de ses mains, les lames entourées d'un filet bleu.

-Tu aimes les chocs électriques ?

Sans attendre de réponse, il se rua sur lui. Kem avait toujours été agile, et prompt à se défendre, mais là, cela ne suffirait pas. Il évita certes les premières attaques, mais l'autre redoublait d'efforts et une lame lui entailla l'épaule, envoyant une onde électrique dans son corps. Grimaçant, Kem évita le second coup, roula entre les jambes de son adversaire et frappa. La lame coupa la chemise et entailla le dos de l'autre sur toute sa longueur. Profondément.
Sarcor hurla de rage et refrappa. Mais plus avec ses épées. Kem fût frappé par quelque chose…d'invisible. Quelque chose qui continua sans relâche, de partout, plus fort, l'affaiblissant pendant que l'autre reprenait un peu de forces.


-Hmm…plus coriace finalement. Dit-il en voyant Kem s'accrocher.

Ce dernier oublia la douleur qui pulsait partout dans son corps et lança un couteau qu'il dissimulait sur lui. Couteau qui fût évité aisément. Ses jambes tremblaient. Mais il ne s'effondrerait pas. Il le tuerait d'abord. Il revoyait le regard de son Maître, lorsqu'il se montrait trop faible, se souvenait des punitions endurées à cause de ses erreurs, il revoyait tous les entraînements en boucle. L'autre était un Mentaï. Viladra ne l'avait pas prévu. Serrant la garde de son épée, il courut vers Sarcor qui se préparait, feinta une attaque de l'épée vers sa tête et planta son poignard dans le ventre du Mentaï. Sortir l'autre arme pendant que l'ennemi était concentré sur la première était une technique qu'il avait lui-même mise au point. Et elle fonctionnait plutôt bien. Sarcor eut un hoquet, mis la main sur son ventre, regardant le sang et la vie s'échapper de son corps et balbutia en tombant :

-Im…impossible.

-Si. Meurs et tais-toi.

Kem lui donna un second coup de couteau. Nettoyant et rangeant ses armes, Kem se redressa, essoufflé. Les Gardes n'allaient pas tarder à arriver.
Il fallait qu'il parte. A l'auberge. La nuit tombait dans quelques minutes. Et il ne voulait pas que Misao parte à sa recherche. Elle en était capable, têtue comme elle l'était.

Il marcha le plus vite possible, se fraya un chemin dans la foule qui le regardait bizarrement. Ils voyaient tous les coupures sur son bras et les bleus qui parsemaient le reste de son corps visible. Kem ne voulait même pas voir à quoi il ressemblait actuellement.

Il entra dans l'auberge, haletant, mais gardant son regard froid et monta dans la chambre.

Il ouvrit la porte. Ils étaient toujours là tous les deux. Avec ses dernières forces, il dit :


-Il est mort.
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Sam 24 Mar 2012 - 17:11

Pendant le temps où Kem était partit je ne fis rien d’extraordinaire. Enchainant lecture et soin pour le mercenaire je descendis juste pour aller chercher à manger. Je me servis dans l’argent que le jeune homme n’avait pas emporté avec lui, fouillant dans ses affaires sans aucune honte. Il n’aurait pas voulu que moi et son collègue mourrions de faim non ?

« -Tu es la rêveuse que Viladra a capturé c’est ça ? demanda le blessé au bout d’un moment
-Qui d’autre ?
-Il paraît que tu n’hésites pas deux secondes à défier verbalement n’importe quel mercenaire.
-Je me marre bien.
-Tu devrais faire attention, tu ne peux même pas te défendre en plus. Quelqu’un pourrait te tuer.
-Vous par exemple.
-Tu m’as sauvé la vie, j’aurais un minimum de respect envers toi dorénavant et je pourrais même te sauver la vie si un jour je te trouve dans une situation dangereuse.
-Oh, merci ! J’en suis ravie.
-Ne prends pas ce ton sarcastique. Eh ! Tu vas où ?
-Chercher un autre matelas, tu dormiras dessus. Dans le lit il y aura déjà moi et…
-Laisse tombé, le ptit jeune il ne reviendra pas.
-Il a intérêt à se ramener son gros cul avant la nuit sinon il m’entendra.
-Je ne suis pas sûr de mettre bien exprimer, il va…
-J’ai parfaitement compris, j’chui pas conne. Je paris qu’il reviendra.
-Tenu mais que paris-tu ?
-Ce que vous voulez mais si c’est moi qui gagne j’ai droit à votre respect éternel et au fait que jamais vous ne me ferez de mal.
-Je ne comptais pas t’en faire mais d’accord.»


Je sortis et revins avec le matelas en question. J’aidai le mercenaire à s’installer dessus puis j’allai me poster sur le balcon et regardai les gens déambuler dehors. Plus le temps passait plus je m’inquiétai et je commençai à avoir des doutes. Etait-il possible que l’autre idiot ait raison ?
Quand Kem ouvrit la porte tous mes doutes s’effacèrent mais je l’aidai à se coucher sur le lit avant qu’il ne s’évanouisse. Puis je déroulai un long rêve et quand j’eu terminé je me tournai vers l’autre mercenaire qui nous regardait avec un air abasourdit. J’articulai silencieusement que j’avais gagné et décidai d’aller me coucher. Je me mis en pyjama et me couchai à côté de Kem qui n’avait toujours pas bougé.
Je dus me relevais plusieurs fois dans la nuit pour soigner Kem et je ne dormis pas beaucoup. Surtout que l’autre blessé demanda lui aussi quelques soins parce que la douleur l’empêcher de se rendormir. Je faillis le claquer en entendant ça. Et moi alors ? Je n’ai pas le droit de faire dodo ? Pas le droit d’aller rêver de poneys roses bonbons ou alors de bonne fée qui donnerait tout ce que je veux ?
Mais lendemain le fait de constater que Kem était presque complètement guérit me mis de bonne humeur. Et l’autre homme aussi, mais ça c’était secondaire pour moi. D’ailleurs celui-ci m’apprit qu’il allait en ville et je lui fis tout de même promettre de faire attention à ne pas se faire de nouveau blesser. J’attendis calmement que le jeune homme aux yeux vairons se réveille puis je descendis pour acheter de quoi déjeuner puis remonter avec.

« Bon alors, tu veux aller te promener ou alors rester ici ? » lui demandai-je en souriant alors que je venais juste de finir de manger une tartine
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Sam 24 Mar 2012 - 17:43

[voilà ! je te laisse prendre les ...devants XD]

Misao l'aida du mieux qu'elle put à l'allonger sur le lit. Il avait utilisé ses dernières forces pour gravir l'escalier. Il constata juste que le blessé était allongé sur un matelas et le regardait bizarrement avant de fermer les yeux.
Il n'était pas assoupi, seulement il n'arrivait plus à les garder ouverts. Il remarqua que la douleur disparaissait et comprit que Misao avait déroulé son rêve. Il sentit aussi Misao se coucher à ses côtés. Le contact avec la peau de la Rêveuse, douce, le détendit. Il se laissa donc emporter par l'épuisement.

Il ne rêva de rien. Ou ne s'en souvint pas. Mais, lorsqu'il se réveilla il était seul dans la chambre. Enfin, il le croyait. Redressant la tête, il vit le matelas vide. Ou était le Mercenaire. Il eut soudain peur qu'il ait fait du mal à la Rêveuse. Mais il la vit, de l'autre côté, mangeant une tartine. Il respira à nouveau et remarqua qu'il ne souffrait pas, et en plus, il était en pleine forme. Bien sûr, les bleus se voyaient toujours sur ses bras, et même sur sa poitrine ! Mais ils disparaîtraient avec le temps. Il se redressa et elle dit :


-Bon alors, tu veux aller te promener ou alors rester ici ?

Il prit une tartine qu'il mangea avidement. Il avait faim. Il la regarda, plongeant ses yeux bicolores dans les siens et murmura :

-Merci.

Combien de fois l'avait-il déjà remerciée ? Il ne comptait pas. Il était Mercenaire, mais cela ne l'empêchait pas d'être humain. Et encore moins d'éprouver des sentiments. Finalement, il répondit à sa question première :

-Je n'ai pas envie de rester enfermé par ce grand soleil.

Il se leva et alla vers la salle de bain pour se rafraîchir. S'observant dans la glace, il vit les stigmates d'un bleu sous son œil, et une autre en-dessous de sa bouche. Il regarda son bras. La coupure n'était plus qu'une longue marque blanche. Il était en quelque sorte réparé. Il se sourit et s'étonna de le faire. Puis il se changea et rejoignit Misao.

-Allons nous promener. Voir ce que les gens disent.

Ils sortirent, attirant une nouvelle fois les regards des clients. Kem avait envie de les frapper ou de leur brûler les yeux. Dehors, les rues étaient animées, comme dans son souvenir, comme la veille. Sauf que les soldats étaient encore plus nombreux. Évidemment. Trois des leurs avaient été tués la veille, plus un inconnu qu'ils devineraient être un Mercenaire. Et l'autre ? Ou était-il ? S'il se faisait attraper, Kem ne pourrait peut-être pas aller le récupérer. Mais il pensait que le Mentaï était un peu plus intelligent qu'il n'y paraissait et qu'il n'allait pas se jeter dans la gueule du loup.

Ils marchèrent normalement, Kem montrant à la Rêveuse sa ville, lui montrant quelques petites choses qui pourraient s'avérer utiles au cas où, mais omettant le fait qu'il tuait tous les soirs les voyous avec un surnom digne des contes. Ils ne s'approchèrent pas de la ruelle ou Sarcor avait été tué. Mais voilà. Kem s'en était douté. Tout le monde l'avait vu la veille. Et la marchande criait à plein poumons et à qui voulait bien l'entendre que le meurtrier était un sorcier, un monstre avec des yeux étranges.
Et là, elle le vit. Elle hurla encore plus en le désignant. Une patrouille de gardes s'approcha de lui. Kem arbora le masque froid que Viladra avait façonné pour lui et les regarda venir. Il y avait un peu beaucoup de monde autour, il ne pouvait pas tous les tuer…sinon il serait forcé de faire taire les autres…Misao était à ses côtés.
Lui réfléchissait. De trop comme toujours. La marchande s'égosillait toujours. Lui ne voulait que se promener.


Il regarda l'officier dans les yeux et dit, tranchant :

-Que vous arrive-t-il ?

L'autre le regarda, la main sur la garde de son épée et répliqua :

-L'on m'a dit que vous étiez un meurtrier…

-L'on dit beaucoup de choses, ces derniers temps, mon cher.

L'autre acquiesça. Il était vieux. Il pouvait avoir été en service à l'époque ou il sévissait.

-Vous me faites penser à quelqu'un.

Il avait lu dans ses pensées. Pas possibles autrement. Kem répliqua :

-Vous avez sans doute vu énormément de monde. Je ne suis qu'une personne parmi tant d'autres.

Il regarda derrière l'officier. La marchande continuait de parler, attirant la foule vers elle, les détournant du soldat. Ses hommes tentaient de disperser la foule. C'était le moment ou jamais. D'un mouvement fluide, Kem planta son couteau dans le ventre de l'officier et le retint pour ne pas qu'il tombe.

-Je suis l'Enfant de la Mort, mon ami.

Il sourit et retira le couteau. Ensuite, il se détourna, prit Misao par la main et s'enfonça dans la foule. Un cri lui fît savoir que l'on venait de voir le corps sans vie de l'officier. Mais Kem et la Rêveuse étaient loin.

Ils s'enfoncèrent un peu plus dans les ruelles et revinrent à l'auberge par un autre chemin. Dans la chambre, Kem s'assit sur le lit et regarda Misao.

-Je n'ai pas eu le choix.

C'est tout ce qu'il trouvait à dire. Mais il n'avait pas à se justifier ! Il faisait ce qu'il voulait ! Et il avait été forcé de le tuer, et cela lui avait procuré du plaisir. Il était Mercenaire, Misao ne devait pas l'oublier.

-L'on ne sortira plus pendant un jour ou deux. A part pour les courses rapides. Ou est notre blessé ?

Elle n'avait toujours rien dit. Et il voyait qu'elle faisait mine de s'énerver. Et il s'en fichait, elle faisait semblant…
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Sam 24 Mar 2012 - 19:33

Je restai debout, aussi immobile qu’il était possible que je le sois car je ne tenais jamais en place. J’étais en colère sans vraiment l’être et je voyais bien que Kem le savait. Il avait l’air aussi détaché que moi quand j’avais le droit à une engueulade de la part de mon oncle.

« Kem ! Tu pourrais un peu respecter la vie non ? Tu sais tuer, tu te donnes le droit de le faire mais quand même… » dis-je d’une voix énervée

Il ne fallait pas oublier que je jouais très bien la comédie et qu’il ne m’était pas difficile de transformer ma voix.

« L’autre, il est guérie. Il est partie mais je ne doute pas un instant que si des soldats débarqués ici il trouverait le moyen de venir me sauver parce qu’en faisant ça tu me mets en danger aussi je te rappelle. Imagine que une vingtaine de soldats débarquent, tu ne pourras pas les tuer tous et faire attention à ce que je ne sois pas blessé et tu es censé me protéger un minimum je te rappelle. »

Je prenais exemple sur mon oncle pour le disputer car il était quand même devenu un expert en remontage de bretelles depuis que j’étais née. Mais je ne dis plus rien car je savais que je ne pourrais plus faire semblant d’être en colère. Alors je m’assis sur le lit et fixai Kem. Je n’arrivais vraiment pas à lui en vouloir d’avoir tué ce garde. Pourtant, rien que le fait que je sois non-violente prouvait que pour moi, cela était vraiment monstrueux et proscrit.
Je passai ma main sur mon visage, j’étais vraiment fatigué alors qu’il n’était même pas midi.

« Promets-moi que tu ne feras plus jamais ça devant moi s’il te plaît. » demandai-je à Kem

Silence. Bien entendu, il ne pourrait jamais le promettre, je le savais. Mais encore une fois je ne pouvais pas s’énerver contre lui. Ca n’arriverai peut être jamais… Je sentis un sentiment m’emplir mais je n’osais pas me l’avouer. L’accepter. Je l’aimai, c’était certain mais je ne pouvais pas l’admettre. Il était mercenaire et en plus avant il avait ce surnom qui me faisait frissonner : « L’enfant de la mort ». Une sorte de faucheuse sans fauche, aux magnifiques yeux vairons. D’ailleurs j’avais déjà remarqué que les gens étaient effrayer par eux mais je ne comprenais pas pourquoi. Je ne voyais pas ce qu’il y avait d’effrayant là-dedans.
Kem vint s’asseoir à côté de moi. Je balançai tous mes doutes au fin fond de mon esprit, pas la peine d’être encombrer de ça. Et puis les étoiles qui ne m’aidaient plus du tout depuis que j’avais quitté la forteresse. Quelles lâcheuses ! Mais bon, il fallait prendre une décision et comme je suis complètement cinglée j’optai forcément pour la plus folle. Alors je penchai plus rapidement que prévue vers le visage de Kem et je l’embrassai. J’avais trop peur de renoncer à mes décisions si j’allais trop lentement. Même les esprits les plus têtues peuvent parfois faillir.


Dernière édition par Misao Winster le Dim 25 Mar 2012 - 15:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Sam 24 Mar 2012 - 20:40

[un peu plus court ^^dsl]

-Kem ! Tu pourrais un peu respecter la vie non ? Tu sais tuer, tu te donnes le droit de le faire mais quand même…


Il sourit en coin. Il s'en était douté. Elle prit une voix encore plus "engueulade" et reprit son monologue :

-L’autre, il est guérie. Il est partie mais je ne doute pas un instant que si des soldats débarqués ici il trouverait le moyen de venir me sauver parce qu’en faisant ça tu me mets en danger aussi je te rappelle. Imagine que une vingtaine de soldats débarquent, tu ne pourras pas les tuer tous et faire attention à ce que je ne sois pas blessé et tu es censé me protéger un minimum je te rappelle.

Comment pourrait-il l'oublier ? Puis, elle s'assit à ses côtés et lui dit, d'un ton normal :

-Promets-moi que tu ne feras plus jamais ça devant moi s’il te plaît.

Il ne dit rien et ne promit rien. Il ne pouvait pas, tout simplement. La mort faisait partie de sa vie. Il était obligé de tuer. Il était Mercenaire. Et, même s'il le voulait, il ne quitterait pas la guilde. Parce que Viladra le tuerait, et ensuite parce qu'il ne saurait pas ou aller, et enfin parce qu'il ne serait plus avec Misao…

Elle était proche de lui. Il sentait ses épaules. Et son cœur battait trop vite…Il comprenait ce qu'il ressentait, en voyait les gouffres comme les paradis, voyait la réaction de Viladra et ce qu'elle risquait de faire si elle l'apprenait…Il n'osait pas. Voilà. C'était dit. Ou pensé. Il n'oserait pas…

Soudain, Misao pencha la tête vers lui et ses lèvres rencontrèrent les siennes. Délicatement, Kem mit ses mains sur la nuque de la Rêveuse, fermant les yeux. Son cœur ralentissait, comme si, enfin, quelqu'un le nourrissait, et Kem se surprit à arrêter de réfléchir. Passionnément, Kem continua, ne la relâcha pas et ils furent bientôt couchés sur le lit, lui sur elle, l'embrassant et la caressant ou il pouvait sans gêner.

Il souriait comme jamais il n'avait sourit et voyait les yeux de la jeune fille pétiller. Il continua à l'embrasser, indéfiniment, savourant l'instant, comme s'il y en aurait plus d'autres. Elle ressentait la même chose que lui et avait fait le premier pas. Elle, elle avait osé là ou lui était peureux.

Ses mains glissaient sous la robe de la jeune fille, se promenaient, mais ne faisaient rien qui aurait pu être indécent outre mesure.

Il oublia ou il était, pourquoi il était là, qui il était. Il profitait, savourait, et demandait plus. C'était un homme. Et Viladra ne pourrait pas détruire cette partie. Il était sûr qu'elle aussi avait connu l'amour, et si elle voulait le lui interdire, il refuserait. Il voulait rester avec Misao. Le plus longtemps possible.

Il continua donc à sceller sa bouche sur la sienne, de plus en plus intenses, de plus en plus passionnés, dévorants…


Il s'arrêta un instant :

-Je...je...

Il ne savait pas quoi dire. Alors il reprit là ou il s'était arrêté...
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Sam 24 Mar 2012 - 21:44

Contrairement à Kem je pensais, enfin si on pouvait appeler ça pensé. C’était plutôt des idées qui défilaient dans ma tête à toute allure sans s’arrêter pour que je puisse réellement les saisir ou y réfléchir. Deux choses demeuraient aussi bien claires dans mon esprit. De un j’aimais Kem et je ne pourrais plus le nier, ensuite qu’il fallait me rappeler que c’était les choix les plus fous qui étaient toujours les meilleurs.
Je laissais les mains de Kem se glissaient en dessous de ma robe alors que notre baiser s’intensifiait. Je caressai moi le torse du jeune homme me laissant engloutir par tout cela. Jamais encore je n’avais vécu une chose pareil, en même temps à la forteresse il n’y avait presque que des rêveurs et tout le monde savait qu’ils n’avaient pas le droit d’avoir de relation amoureuse. Moi comprise normalement. Mais voilà je n’avais jamais eu l’intention de suivre cette règle et en plus je n’étais plus à Fériane. Une situation spéciale entraîne forcément un changement de règle. Maintenant il allait falloir jouer autrement et je devais avouer que cet « autrement » me plaisait bien. Kem s’était interrompu quelques secondes pour balbutier puis avait recommencé. J’aurais bien aimé entendre la suite, s’il y en avait une… En tout cas moi je savais tout à fait quoi dire. J’avais toujours été très forte pour manier les mots et il était certain que pour Kem ce n’était pas la même chose. Rompant momentanément notre baiser j’enfouie mon visage dans ses cheveux noirs et lui souffla à l’oreille un « Je t’aime » comme une promesse, comme un cadeau.
D’un coup la porte s’ouvrit mais je n’y fis pas vraiment attention car j’embrassais de nouveau Kem. C’était l’autre mercenaire, mais à peine avait-il fait un pas dans la chambre qu’il fit demi-tour.

« J’vais manger ailleurs… » dit-il

Au moins il avait un minimum de tact… Ou alors peut être faisait-il juste ce qu’on avait parié, il me respectait et avec moi, ma vie privée. Mais peu importe, il était partit aussi vite qu’il était arrivé et c’était tout ce qui comptait. Enfin non, tout ce qui comptait c’était que j’étais dans les bras de celui que j’aimais. Kem avait bien fait d’insister silencieusement pour que je me lève et que je l’accompagne.
Je revis notre rencontre et me rappelant qu’il avait bien faillit me tuer en jetant dans le vide du haut de mon balcon à Fériane. Je lui fis remarquer cela avec un grand sourire. Le fait que Viladra pourrait avoir une réaction similaire à leur retour à la forteresse de m’effrayer pas tellement. J’étais sûr que Kem s’interposerait et tel un beau prince charmant sur son grand cheval blanc il viendrait me sauver. Non, sans rigoler, si un jour il se ramenait sur un cheval blanc il aurait le droit à la plus grosse crise de fout rire du siècle.
Tout à coup j’entendis une cavalcade dans les escaliers et j’ouvris les yeux alors que les caresses du jeune homme cessaient. Je croisais ceux du jeune homme, refusant de croire ce qu’il allait arriver.

« Je t’en supplie dis-moi que ce n’est pas ce que je crois ou alors qu’il y a une sortie de secours ici spéciale visite de soldats. » murmurai-je
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Dim 25 Mar 2012 - 10:45

Kem sentait les mains de la jeune femme sur lui et frissonnait au contact. Il s'était remis à penser, à réfléchir. Réfléchir sur ce qu'il allait dire, faire. Mais rien ne venait, sauf une certitude qu'il avait tenté d'ignorer pendant un certain temps. Il aimait Misao bien plus que ce qu'elle pouvait croire. Il ne nierait plus cet amour, sauf peut-être face à Viladra, si elle était en colère.

Elle s'arrêta un instant, se rapprocha de lui et murmura un "je t'aime" au creux de son oreille avant de recommencer à l'embrasser. Il entendit la porte s'ouvrir sans pour autant s'interrompre. Il perçut vaguement des paroles masculines et la porte se refermer. Sans doute l'autre Mercenaire qui avait compris qu'il était de trop pour le moment…

Doucement, Misao lui rappela leur rencontre, lorsque justement il avait failli la tuer en la jetant du haut de son balcon, à Fériane. En y pensant, il souriait. Il aurait fait une belle erreur…
D'un côté, Viladra était celle qui les avaient fait se rencontrer…Mais en même temps elle pouvait très bien mettre fin à leur relation…Mais Kem ne se laisserait pas faire. Mercenaire, oui, mais pas esclave de la bonne volonté de son ancien Maître. Il était devenu bien plus fort, mais il doutait qu'il parviendrait à tuer Viladra si un combat s'engageait. Elle était encore bien trop forte pour lui. Et elle dessinait…


Écartant la chef des Mercenaires de son esprit, se concentrant plus sur celle qu'il aimait, l'embrassant, la caressant, profitant tout simplement, il entendit des bruits dans les escaliers.
Il ne s'inquiéta pas outre mesure, ce pouvait être des clients qui montaient dans leur chambre. Mais…non. C'était trop rapide pour. Il cessa ses caresses au moment ou Misao rouvrait les yeux et murmurait :


-Je t’en supplie dis-moi que ce n’est pas ce que je crois ou alors qu’il y a une sortie de secours ici spéciale visite de soldats.

Kem se releva précipitamment.

-Si. A mon avis ce sont les représailles.

Ils avaient sans doute envoyé une patrouille pour les arrêter. Quelqu'un les avait conduis jusqu'à eux. Qui ? Un habitant, ou l'autre Mercenaire ?
La porte s'ouvrit à la volée, sur une dizaine d'hommes en armure, épée au clair, l'air féroce. Kem ne pourrait jamais les tuer tous. Misao le lui avait dit. Ou alors si, mais lui avec. Il prit son air menaçant à son tour. Il ne voyait pas Misao et espérait qu'elle soit allée se cacher quelque part. Kem sourit. Il fallait qu'il réfléchisse. Dix hommes, une pièce exigüe, peu de sortie hormis la fenêtre et la porte…


Les soldats se rapprochèrent, pensant qu'il ne bougerait pas. Soudain, Misao apparut à ses côtés. Prenant d'un geste vif le bout du drap, il le jeta sur les hommes qui se débattirent pour le retirer. Profitant de la diversion, Kem prit la main de la Rêveuse et sauta par la fenêtre qui vola en éclat. Bien sûr, il avait protégé la jeune fille des éclats de verre. Aussi, lorsqu'ils atterrirent en roulé-boulé dans la rue, Kem se secoua pour enlever les morceaux qui parsemaient sa tunique. Relevant la tête, il aperçut un garde qui les pointait du doigt en hurlant. Bientôt, la foule s'était dispersée et des gardes arrivaient de partout.

Réfléchissant toujours, Kem était sûr d'une chose, il ne pourrait pas s'en sortir face à tant d'adversaires d'un coup. Il était Mercenaire, savait se battre avec n'importe qu'elle arme, mais pas contre tout ce beau monde. Pourtant, il fallait qu'il se défende.
Les gardes approchaient toujours. Prenant Misao par les épaules, il la tourna vers lui et la regarda en disant d'un ton sans appel :


-Pars. Si tu peux, cherche le Mentaï que nous avons sauvé. Je les retiens. Et surtout, protège-toi. Vite !

Elle semblait hésitante.

-Maintenant ! Cherche-le !

Comme si cela avait été un déclic, elle s'ébroua et s'éloigna en courant. Sortant d'une main son épée, de l'autre sa dague, Kem se mit dans une position de combat…parfaite.
Ce qui eut pour effet de faire hésiter les soldats. Voyant les muscles tendus de leur fugitif, ils doutaient. Kem sourit.


-Mercenaire ! Aboya l'un d'entre eux. Rends-toi et il ne te sera fait aucun mal !

Kem rit à gorge déployée, sans pour autant baisser sa garde.

-Vous rigolez j'espère ! Dit-il.

Puis, il s'élança. C'est lui qui mènerait la danse. Les premiers n'eurent pas le temps de réagir et furent tués rapidement. Trois en moins, jusqu'à ce que les autres bougent. Ils furent autour de lui, coupant toute retraire. Serrant ses armes, Kem se dit que, même s'il devait mourir, il se montrerait digne de son Maître. De Viladra. Il avait accompli sa mission et avait protégé la Rêveuse.

Il continua sa danse, recevant autant de coupures qu'il en donnait. Misao venait à peine de le réparer et voilà qu'il se coupait à nouveau…
Il reçut un coup à la tête qui le sonna un peu. Le temps qu'il retrouve ses esprits, un Garde lui avait arraché la dague des mains. Kem réussi à l'embrocher avec son épée. Mais ils étaient toujours plus nombreux
.

Que faisait le Mentaï ?
Soudain, la scène fût plongée dans le noir le plus total. Kem ne voyait rien, ne bougeait pas, et ne respirait même pas. Il sentait le sang un peu partout sur son corps, et se demandait ce qu'il se passait. Puis, aussi vite, la lumière revint. Il n'y avait plus de gardes. Plus aucuns, à part ceux qu'il avait tués.
Et, au centre, se tenait le Mentaï. Misao derrière lui. Kem sourit. Elle l'avait retrouvé juste à temps. Il se releva, prit sa dague, rengaina les armes et s'approcha d'eux. Il fît craquer ses os, vérifiant que rien n'était plus endommagé que cela ne l'était déjà.


-Merci beaucoup. Dit-il au Mentaï.

-C'est la moindre des choses. Et…j'avais une promesse à respecter.

Il avait regardé la jeune fille en parlant. Kem ne chercha pas à savoir qu'elle promesse s'était. Il avait pu se débarrasser des gardes, était toujours en vie mais il pensait que cela n'allait pas durer.

-Il faut retourner à l'auberge prendre nos affaires et partir. Les Gardes savent à présent qui nous sommes.

Ils acquiescèrent et se remontèrent les escaliers. Kem prit ses maigres affaires et alla juste dans la salle de bain. Il était beau de nouveau. S'observant, il vit les entailles partout, les bleus, tout…bref…

Il retourna dans la chambre et attendit la suite. Ils avaient un Mentaï. Un pas sur le côté devrait le faire…
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Dim 25 Mar 2012 - 12:46

Je n’eus pas à chercher le mercenaire longtemps. A vrai dire il apparut devant moi au bout de quelques secondes avec un grand sourire.

« -Déjà besoin de moi ? Mais c’est qu’il y a de l’aimant à problèmes ici ! dit-il
-Ouais bon, on n’a pas vraiment le temps de discuter là alors tu veux bien te dépêcher.
-Mais t’inquiète pas, on peut prendre notre temps, il tiendra assez longtemps le gamin.
-Mais après c’est moi qui vais le soigner.
-Dis surtout que tu as peur pour ton amoureux chéri.
-Tu commences à me souler là ! Bouge ton cul !
-La rébellion est marquée au programme à ce que je vois ! »


Il se mit tout de même en marche en continuant à me faire la conversation alors que moi je m’inquiétais pour Kem. Mais il lui fallut juste quelques secondes pour régler le problème des soldats et ensuite nous filâmes récupérer nos affaires. Le Mentaï nous demanda s’il nous ramenait à la forteresse ou alors ‘il nous faisait simplement sortir de la ville. Je répondis aussitôt qu’il était hors de question que je retourne chez les mercenaires.

« -T’as pas peur de dormir dehors. demanda-t-il
-Je faisais régulièrement avant.
-Oh ! Madame n’a peur de rien! »


Je lui tirai la langue avant de prendre Kem par la main et quelques secondes plus tard nous nous retrouvions hors de la ville mais nous pouvions toujours la voir. L’autre mercenaire repartit en disant qu’il avait encore quelques trucs à faire mais qu’il reviendrait ce soir avec de quoi manger. Puis, je fis asseoir le jeune homme blessé avant de dérouler un rêve. Puis quand j’eus finis j’enlevai un morceau de verre qui restait sur sa tunique.

« Maintenant, s’il te plaît arrêtes de te blesser sans cesse ! » dis-je

Mais je ne pus m’empêcher de sourire. Il était temps que je me reprenne ! Si je n’arrivais même plus à faire semblant d’être en colère alors qu’est-ce que je pourrais encore jouer comme comédie ? Rien du tout ou presque. Mais bon… Je pris Kem dans mes bras, ce fut plus fort que moi. J’avais envie de l’interroger sur son surnom bizarre mais je me retins, peut-être plus tard.

« Tu pourrais dire merci, non ? » lui reprochai-je tout de même

Puis je m’écartai un peu et plongeai mon regard dans celui du jeune homme. J’adorais vraiment ses yeux, je le lui dis avant de l’embrasser. J’avais eu si peur qu’il meurt ! Rien qu’avec la fenêtre il aurait pu se blesser plus gravement. Et je savais que nous allions devoir retourner à la forteresse dans peu de temps et que forcément tout serait plus compliqué. Alors comptait bien profiter de ce moment de liberté. Avec Kem.

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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Dim 25 Mar 2012 - 15:40

Le Mentaï leur demanda ou ils voulaient se rendre. Il proposa la Forteresse. Kem voulut dire non, mais n'osa pas. Et s'il pensait qu'il voulait déserter ? Misao s'en chargea et demanda à ce qu'ils soient emmenés non loin de la cité. Ils discutèrent entre eux puis le Mentaï les prit par la main et ils disparurent, au moment même ou d'autres gardes entraient dans l'auberge.

Ils atterrirent non loin de là, dans un champ entouré d'arbustes. La ville était nettement visible et se détachait à l'horizon. Le Mentaï leur dit qu'il reviendrait le soir avec de quoi manger et repartit, les laissant seuls. Ce qui n'était pas pour déplaire au jeune homme…
Il s'assit sous la poigne de la Rêveuse qui déroula une nouvelle fois son rêve sur lui. Une fois fait, elle retira quelques bouts de verre restés sur la tunique et dit :


-Maintenant, s’il te plaît arrêtes de te blesser sans cesse !

Il sourit en réponse à sa mine joyeuse, malgré les paroles. Il n'y pouvait rien…c'était dans sa nature !
Elle fît mine d'arborer un air fâché et répliqua :


-Tu pourrais dire merci, non ?

Encore ?! Il soupira et dit en s'approchant d'elle :

-Merci…

Elle l'observa et, juste avant de l'embrasser, lui dit qu'elle adorait ses yeux. Lui rendant son baiser, il sourit. C'était bien la première à le lui dire…
Il savoura cet instant, magique. Ils auraient pu être un couple…normal. Mais non. Il était Mercenaire et elle censée être sa prisonnière qu'il devait surveiller. Même s'il l'oubliait pour l'instant.
Plongeant ses mains dans les cheveux couleur de feu de la jeune fille, il l'embrassa encore, jusqu'à ce que le soleil décline à l'horizon.
Il savait très bien qu'ils devraient retourner à la Forteresse. Lui pour faire son rapport à Viladra, elle parce qu'elle était la Rêveuse de tous les Mercenaires, le Mentaï pour appuyer les dires et reprendre du service.


Il s'écarta d'elle un moment, la regarda et dit :

-Tu sais que ce sera plus difficile une fois de retour…

Il fallait qu'ils en parlent avant le retour du Mentaï.

-Je n'ai jamais…enfin…je n'ai jamais aimé quelqu'un comme maintenant….Je…j'espère être à la hauteur d'une femme telle que toi.

Il s'était exprimé en toute sincérité. Il était Mercenaire, il se le rappelait à chaque instant, mais il ne mentirait pas à Misao. Pas s'il n'y était pas contraint.

-Il faudra être discrets. Là-bas. Reprit-il.

Éviter le plus possible les ragots et autres…En espérant que l'autre Mentaï garde la bouche fermée…

Il voulait qu'elle lui réponde. Qu'elle lui dise ce qu'elle en pensait et ce qu'elle ressentait. Comment elle, elle voyait la situation, l'avenir comme le présent. Il n'avait jamais eu beaucoup de monde autour de lui depuis la disparition de ses parents. Elle était la première à lui offrir son cœur…
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Dim 25 Mar 2012 - 16:23

Je souris doucement, avec un air sage que j’arborais rarement.

« Ne t’inquiète dont pas autant ! Tu seras à la hauteur, j’en suis certaine. » lui dis-je

Ensuite pour la forteresse je ne préférais pas trop y penser. Je me disais qu’on verrait là-bas, je n’étais pas du genre à faire de bon gros plan mais plutôt de l’improvisation. De toute façon les plans ça rataient toujours avec moi… D’après mes souvenirs ils avaient tous finis en catastrophe mais ça n’avait jamais été très grave. Alors que maintenant… Là-bas ils n’hésiteraient pas un instant à tout employer si je causais trop de problème. On ne pouvait même pas être sûr que Kem soit à l’abri lui aussi vu ce qui c’était passé quand j’étais arrivé dans la forteresse. Trois mercenaires avaient presque réussis à le tuer alors qu’il était quand même l’apprentie de Viladra. Et j’avais faillis y passer aussi … Il faudrait que les étoiles me donnent un coup de main si je voulais que je ne finisse pas dans un cachot ou pire… Qui sait comment la chef des mercenaires réagirait quand elle apprendrait pour Kem et moi.

« Je suis la première ? C’est vrai ? Ça c’est parce que je suis la plus forte ! dis-je avec un grand sourire puis toujours avec un air aussi malicieux je rajoutai, Tu me connais, la discrétion c'est mon fort Kem. »

Si un jour j’avais eu à vraiment mentir en disant ça alors ce serait le pire de tous mes mensonges dans ma vie. J’étais carrément le contraire de la discrétion ! J’adorais me faire remarquer où que j’aille et dans n’importe qu’elle situation. Alors être encore en vie alors que je me donnais bien en spectacle dans une forteresse de mercenaires c’étaient vraiment quelque chose dont je ne pourrais pas me passer. Mais ne pas me balader dans les bras de Kem juste devant Viladra pour la faire rager ça allait être difficile. Et puis franchement je ne voyais pas vraiment pourquoi elle irait se mêler de nos affaires. Enfin si mais j’aurais préféré qu’elle n’en ait pas. Pourquoi cela devait-il être si compliqué ? Sûrement parce que j’étais une rêveuse et Kem un mercenaire, c’était deux voies complètement opposées que nous avions choisis.

« Au fait, c’est quoi ce surnom ? L’enfant de la mort, c’est ça ? » lui demandai-je changeant de sujet

Je savais que je n’allais sûrement pas apprécier ce que j’allais entendre mais bon… Je voulais savoir mais Kem restait silencieux alors j’effleurai sa joue avec la même tête que j’avais fait quand je lui avais demandé de m’acheter le violon. C’était des situations très différentes mais puisque ça avait marché une fois alors pourquoi pas deux, non ?

« S’il te plaît, dis le moi. C’est pas comme si j’allais m’enfuir en courant ! »

J’en avais déjà vue assez pour savoir ce qu’il était capable de faire mais il ne m’effrayait pas pour autant. Enfin plus parce qu’au début je ne savais pas qu’il pouvait être aussi gentil parfois et je ne voyais juste que le tueur. C’est pas le meilleur côté…
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Dim 25 Mar 2012 - 16:47

-Ne t’inquiète dont pas autant ! Tu seras à la hauteur, j’en suis certaine.

Il sourit légèrement. Elle avait vraiment réussi à casser sa coquille…Lui qui avait passé une grande partie de sa vie à rendre son corps dur comme de l'acier et son visage aussi inexpressif qu'une pierre, voilà que tout s'effondrait.
Il se souvint, sans trop savoir pourquoi, de la dernière fois ou il avait pleuré. Il avait quinze ans. Et sa mère venait de mourir, emportée par sa maladie, juste après qu'il se soit fait tabasser par des voyous, qu'il avait tué quelques années après, d'ailleurs. Depuis, il n'avait plus versé une seule larme. Même pas lorsque Viladra le frappait ou lui faisait subir l'un de ses impitoyables entraînements. Jamais. Même pas lorsqu'elle l'avait giflé, devant Misao en plus.


Comme si elle avait lu dans ses pensées, elle s'exclama :

-Je suis la première ? C’est vrai ? Ça c’est parce que je suis la plus forte !

Puis, un air malicieux se peignit sur son visage et elle ajouta :

-Tu me connais, la discrétion c'est mon fort Kem.

Il se retint de rire. La discrétion n'était pas son fort au contraire ! Mais c'est ce qui lui plaisait chez elle. Bien qu'étant folle, extravagante, emplie de vie, elle se sortait toujours des pires situations. Tout l'opposé de Kem. Lui était plus silencieux, et plus sombre aussi. Ils se complétaient bien au final, malgré leurs guildes si lointaines…

Puis, elle posa une question à laquelle il ne s'attendait pas du tout.

-Au fait, c’est quoi ce surnom ? L’enfant de la mort, c’est ça ?

Il déglutit. Il ne voulait pas lui en parler. Il ne voulait pas…lui révéler son passé de tout en blanc. Il allait la traumatiser plus qu'autre chose et elle s'en irait, même si elle avait toujours défié les Mercenaires à la Forteresse. Elle lui effleura la joue en le regardant, le même regard que pour le violon, un regard de chien battu. Un regard dans lequel il se noyait contre sa volonté…

-S’il te plaît, dis le moi. C’est pas comme si j’allais m’enfuir en courant !

Il soupira. Regarda ailleurs. Que dire ? Si déjà il le fallait, autant choisir. Pas tout. L'essentiel. Pour qu'elle le sache. C'est tout.

-Je me suis donné ce surnom. Lorsque je terrorisais Al'Far toute entière.

Voilà un beau résumé, bravo ! Kem se félicita mentalement. Cette phrase allait donner encore plus d'idées de questions à Misao.

-Je n'ai fait que ce qui me semblait bon à l'époque. Et je recommencerais. Un jour.

Il ne voulait rien dire d'autre. Pour le moment. Pas la peine de dire qu'il avait tué tous les voyous qui terrorisaient les honnêtes marchands, comme un justicier sortit des contes les plus fabuleux. Pas la peine de dire qu'il avait éprouvé du plaisir à les jeter dans le vide et regarder leur corps désarticulé gisant sur le sol crasseux de la ville.
Et, à l'époque, il n'était pas Mercenaire et ne connaissait rien à cette guilde.
Aujourd'hui, il en était un, avait appris à tuer de mille façons différentes, n'hésitait pas à donner la mort et pourtant, il savait que son travail n'était pas achevé. Pour certains, c'était un travail bon, de débarrasser la ville des voleurs en tout genre. Viladra ne l'apprécierait pas…Encore quelque chose qui lui donnerait l'envie de le tuer.
Il n'avait fait qu'une pause, devant un homme et reviendrait. Recommencerait. L'Enfant de la Mort frappera une nouvelle fois, et débarrassera la cité de tous les voyous et voleurs qui font souffrir les marchands. Oui, c'était son côté droit et honnête qui reprendrait le dessus. Droit et honnête pour un Mercenaire qui voulait tuer des gens…
Il regarda à nouveau Misao et termina :


-Ne t'inquiète pas. Tu n'as rien à craindre de moi.

Il ne faudrait pas qu'elle ait peur de lui à présent. Une question apparut : Et si, un jour, on l'obligeait à la tuer ? Que ferait-il ? Question stupide. Il refuserait tout simplement…
Le soleil était presque entièrement descendu. Le Mentaï ne devait plus tarder.

Mais Misao avait amplement le temps, soit de commenter le tout, soit de s'enfuir, soit de hurler…
Il ne la retiendrait pas, et dirait à Viladra qu'elle s'est échappée une nuit. Bien sûr il recevrait la punition d'usage mais s'en fichait…
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Dim 25 Mar 2012 - 17:24

Je soupirai, j’aurais dû m’en douter. Qu’est-ce que ça aurait pu être d’autre ? On n’appelait pas les gens « L’enfant de la mort » juste pour rigoler. Mais ce qui m’inquiéter le plus c’était le fait qu’il veuille recommencer. Pourquoi ? Qu’est-ce que cette ville lui avait fait ? Quand à s’enfuir en courant il en était hors de question. Même si ce qu’il avait fait par le passé était horrible je ne bougerai pas. Même s’il comptait recommencer… Enfin sur ce point c’était clair que j’essayerai de l’en empêcher par la suite même si je ne pensais pas réussir.
Je lui souris faiblement.

« Je sais. » dis-je simplement

Sur le coup j’avouais que j’étais légèrement en panne de mot. Mais je lui faisais confiance, depuis que j’étais arrivé à la forteresse il n’avait jamais essayé de me faire du mal et avait était très gentil avec moi. Avant c’était un peu plus compliqué, il fallait avouer que de me ligoter et de me jeter au fin fond d’une grotte n’allait pas attirer ma sympathie. Mais en échange je l’avais berné et ça m’avait assez fait rire.

« Tu m’aimes trop pour me faire du mal, avoue ! » lui dis-je pour le taquiner

Et moi je l’aimais bien trop pour m’enfuir en courant. J’avais bien envie de lui faire la morale mais non. Pas maintenant du moins. Je pourrais la lui faire plus tard, une fois rentré dans cette maudite forteresse de merde. Elle me gâchait vraiment la vie ! Mais bon, c’était parce que j’étais retenue là-bas que Kem et moi étions devenue si proche. Mais quand même !
Le mercenaire apparu et déposa un sac plein de nourriture devant nous. Il était tout sourire et nous dit qu’il partirait dès qu’on lui dirait. Oh ! Que c’est gentil !

« -La vache, l’ambiance est drôlement sombre ici. Vous êtes déjà engueulé ? demanda-t-il
-Dégage. dis-je avec un sourire crispé
-C’est bon je rigolais.
-Bonjour l’humour…
-C’est toi qui n’en a aucun
-C’est ça, c’est ça… »


Puis il se mit à chantonner tout haut des chansons d’amour inventé aux paroles débiles. Je lui dis de partir une nouvelle fois mais il continua en mangeant. Non en fait il n’est pas gentil du tout et même très chiant. La nuit était tombée et une fois le dîner finit j’allais m’asseoir un peu plus loin pour ne plus entendre cet idiot de mercenaire. Mais au fond je l’aimais bien, il ne faisait que me taquiner. Je me mis à écouter les étoiles qui au lieu de raconter des histoires faisaient des commentaires. Après plusieurs minutes elles se mirent enfin au travail et se mirent à me conter une histoire d’amour. Bien entendu… Au bout d’un moment j’entendis quelqu’un venir vers moi mais je ne retournai pas pour voir qui c’était. J’étais trop absorbé par l’histoire qui était pourtant assez débile.
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Dim 25 Mar 2012 - 18:02

[à toi d'imaginer le plan de l'autre...on peut dire qu'il nous abandonne ou un truc du style...enfin il trahit notre confiance quoi ! Moi je vois bien ça maintenant XD mais après tu me dis je peux changer ! et à toi de décrire un peu plus l'action entre eux... XD]

Elle lui sourit, affirma qu'elle savait. Savait quoi ? Qu'il ne lui ferait rien, ou autre chose ? Sa phrase suivant, dite d'un ton taquin, lui donna une réponse :

-Tu m’aimes trop pour me faire du mal, avoue !

Il sourit. Elle avait tapé en plein dans le mille. Ils restèrent tous deux perdus dans leurs pensées, Misao pratiquement assise sur lui, lorsque le Mentaï revint, lançant un sac de toile plein de nourriture.
Comme à son habitude, il taquina Misao qui lança la répartie.
Ils s'installèrent près d'un petit feu dessiné par l'autre pour manger. D'ailleurs, Kem n'en pouvait plus de sa chanson qu'il répétait. Mais il ne pouvait rien dire. Il était Mentaï, s'il disait quelque chose à Viladra, ce serait de sa faute, et patati et patata…
Piégé, Kem prit son mal en patience, malgré l'envie grandissante de lui bâillonner la bouche.
Misao, quant à elle, s'éloigna d'un pas vif après avoir mangé et s'assit près d'un arbuste. Kem regarda son dos se dessiner dans la nuit.
Il eut envie de faire quelque chose…mais se retint encore un peu.
L'autre imbécile chantait toujours.


-Tu viens bien la mettre en sourdine s'il te plaît ?

Le "s'il te plaît" lui avait arraché la gorge en sortant. L'autre se tut et le regarda.

-Je fais ce que je veux. Dors, gamin. Demain je vous ramène à la Forteresse. Et il faut tout dire à Viladra. Prépare tes fesses.

Kem soupira.

-C'est tout ? Oui demain tu nous ramène. Oui je devrais rendre des comptes. Mais maintenant tu vas dormir toi et te taire.

Il voulait juste le silence de la nuit et la présence de Misao dans ses bras. Le Mercenaire ne semblait pas comprendre et le regardait d'un air dur. Finalement, il se leva et dit :

-Je vais aller dormir, gamin. Mais ne compte pas sur moi pour te défendre face à Viladra. Et ne fais pas trop de bêtise avec la demoiselle cette nuit…

Il avait dit la dernière phrase sur un ton qui invitait à la plaisanterie. Kem sourit légèrement et le regarda s'en aller. Ou allait-il dormir ? Il s'en fichait. Tant que c'était le plus loin possible d'eux…
Il avait lu dans ses pensées pour sa dernière réplique ? Ou avait-il déjà connu la situation ?
Se relevant souplement, Kem se dirigea vers Misao, qui semblait absorbée par le ciel. La prenant par surprise, elle sursauta légèrement lorsqu'il l'enserra de ses bras.
Lui embrassant le cou il susurra :


-J'espère que je n'interromps pas une grande méditation…

Jamais il n'avait été aussi tendre, aussi passionné ou même aussi…romantique. Il s'étonnait lui-même. Se mettant face à la jeune fille, il voyait dans ses yeux son propre reflet, éclairé par le feu qui était toujours allumé, plus loin. Il l'embrassa tout en l'allongeant au sol.

Il n'avait envie que d'une chose. Profiter de cette nuit autant qu'ils le pouvaient avant de revenir à la Forteresse.
Délicatement, il se glissa sous ses vêtements, les retirant un à un. Elle n'opposait pas de résistance, pour le moment.
Ses mains descendirent plus bas, plus loin. Il continuait à l'embrasser, partout. Le cou, les bras, le ventre. Il descendait, petit à petit. Chaque baiser était plus doux, plus intenses et plus amoureux que jamais.
Il espérait qu'elle ne le rejette pas tout de suite…en général, la première nuit est sans doute consacrée à autre chose. Mais c'était un homme. Un homme amoureux par-dessus le marché.
Il continua, la laissant faire ce qu'il lui plaisait comme lui il profitait, ne se doutant pas du plan vicieux du Mentaï…
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Dim 25 Mar 2012 - 19:23

Je laissais faire Kem n’écoutant presque plus les étoiles. Je profitais de cette magnifique nuit et ne voulait plus rien entendre de cette histoire débile. Grande méditation mon cul ! Grande bêtise peut être, oui. J’enlevais la chemise de Kem alors qu’il m’embrassait, descendant toujours plus bas. Il était tellement différent de jeunes hommes à Fériane qui rougissait au moindre regard que je leur lançais. Je m’amusais d’ailleurs beaucoup avec ça, ils me faisaient bien marrer. Si je ne faisais que les effleurer j’avais l’impression qu’ils allaient partir en courant. Mais maintenant c’était différent. Je gémissais quelques fois. Mais tout d’un coup un cri que Kem ne sembla pas entendre me fit me redresser.

« Bah enfin ! Tu es sourdes ou quoi ma fille ? » demandèrent les étoiles

Je me recouchai sans y faire attention et embrassai Kem, de toute façon je savais qu’elles ne me laisseraient pas tranquille tant qu’elles n’auraient pas dit ce qu’elles voulaient dire.

« On sait que d’habitude on se s’occupe pas trop du futur mais là tu devrais te rhabiller parce que ça ne va faire qu’empirer la situation à venir. »

Cette fois je m’arrêtai complètement. Mais putain, elles en avaient pas marre de me gâcher la vie ? Je serrai la mâchoire pour ne pas me mettre à hurler.

«- Attend deux minutes s’il te plaît. murmurai-je à Kem
-Debout ! Dépêche-toi de te rhabiller !
-Au risque de paraître folle mon amour je vais parler toute seule. Mais je t’expliquerai ça plus tard. »


Oui, oui ! Mon amour, parfaitement. Au point où on en était. Par contre pour ce qui est d’être folle je ne suis pas sûr d’arriver à le convaincre. Là c’est lui qui pourrait partir en courant… Mais malheureusement les étoiles ne pouvaient pas lire dans les pensées et je devais donc parler tout haut au risque de passer pour une cinglée.

«-Bon alors c’est quoi ce délire ?
-On doit t’avertir d’un danger imminent et donc tu ferais mieux de te tenir prête et ton chéri aussi.
-Ah ouais et quel danger ?
-Ah bah tu peux regarder derrière toi, il vient d’apparaitre… »


Je me retournais et vis le mercenaire que j’avais soigné et plusieurs collègues s’avançaient vers nous. Kem se releva d’un coup et j’attrapai ma robe pour la plaquer contre moi. Il fallait voir le bon côté des choses, j’avais encore mes sous-vêtements sur moi… J’enfilai donc mes habits en quatrième vitesse alors que le mentaï accusait Kem de vouloir déserter les mercenaires et de m’emmener avec lui. Et précisons que je suis consentante…

« C’est ça ! On n’est pas suicidaire. » déclarai-je

Les hommes dégainèrent leurs armes et s’avancèrent encore.

« Ah bah si à priori… Et vous n’avez pas le droit de me tuer j’ai pas encore écrit mon testament ! » dis-je en tremblant
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Dim 25 Mar 2012 - 20:52

[j'espère que c'est bon. Pour le lieux, on peut très bien dire qu'ils retournent à Al'Far si tu veux pas changer de lieu...enfin on verra ^^]

Il fût rapidement torse nu, toujours sur elle, l'embrassant. Il était essoufflé alors qu'ils ne faisaient rien d'autre que se toucher et s'embrasser à pleine bouche.

D'un coup, elle se redressa, le faisant presque tomber de côté. Il fronça légèrement les sourcils, prêt à demander ce qu'il se passait, lorsqu'elle se recoucha tout en lui donnant un baiser.


Quelques instants après, elle s'arrêta, laissa ses mains tomber le long de son corps et murmura :

- Attend deux minutes s’il te plaît.

Il acquiesça. Si elle n'était pas prête, il attendrait. Mais, apparemment, ce n'est pas de sa dont elle voulait parler.

-Au risque de paraître folle mon amour je vais parler toute seule. Mais je t’expliquerai ça plus tard.

Mon….amour ? Elle devrait faire attention, à la Forteresse, de ne pas l'appeler par ce sobriquet sinon, question discrétion, ce serait foutu…
Parler seule ? Il ne comprenait pas. Il était torse nu, le pantalon pratiquement enlevé d'ailleurs, et elle n'était plus qu'en sous-vêtements. Que se passait-il ? Il réfléchissait de nouveau bien trop.


Soudain, elle se retourna. Il suivit son regard et comprit. Comment elle l'avait su, il l'ignorait et poserait la question plus tard.

Le Mentaï s'avançait vers eux, quelques collègues Mercenaires à ses côtés. Kem se mit devant Misao qui se rhabillait. Lui avait eu le temps de remonter le pantalon. Rester torse nu n'allait pas le tuer….enfin pour l'instant.

Celui qu'ils avaient sauvé aboyait en les montrant du doigt, disant que Kem voulait déserter la guilde, emmenant la fille avec. De leur plein gré.
Misao tenta de répliquer, mais cela les laissa de marbre.
Kem ne comprenait réellement plus rien. Pourquoi ? Ils étaient, à peu près six derrière le Mentaï. Sept en tout donc.
Ils dégainèrent leurs armes et Misao dit, tremblante :


-Ah bah si à priori… Et vous n’avez pas le droit de me tuer j’ai pas encore écrit mon testament !

Il…il n'avait pas son épée ! Elle était restée près de l'arbuste ! Il fallait qu'il se retourne pour la chercher. Reculant, il tâtonna le sol pendant que les autres avançaient.

-Tu ferais mieux de nous laisser faire. Ce sera plus rapide. Ricana le Mentaï.

Kem ne répondit rien. Il venait d'agripper la garde de son arme et la braqua devant lui. Misao toujours derrière, il réfléchissait le plus vite possible. Cette fois, pas de Viladra pour venir à sa rescousse. Et, d'ailleurs, il n'en avait pas besoin ! Cela l'aurait rendu inférieur !
Mais six Mercenaires et en plus un Mentaï pour lui tout seul, c'était un combat perdu d'avance.


Il suffisait que le Dessinateur les attache avec des liens invisibles et les autres n'auraient plus qu'à les tuer. Mais alors, pourquoi les avait-il cherchés ? Il aurait pu les tuer dans leur sommeil. Deux fois déjà.

-Tu ne fais pas le poids, gamin. Il est temps pour toi de t'incliner. Sarcor a fait une erreur et en ai mort. Nous ne ferons pas la même chose.

Il…il avait tout organisé ! Ce n'était qu'un leurre ! Mais, pourquoi ? Soupirant, Kem se mit en garde. Il fallait qu'il trouve le moyen de s'en sortir vivant, avec la Rêveuse.

Mais les autres décidèrent d'arrêter d'attendre et se ruèrent sur eux. D'un geste rapide, Kem envoya Misao en arrière, pour qu'elle ne soit pas trop exposée, et para le premier coup qui aurait du lui broyer le crâne. Il repoussa son assaillant, évita un deuxième, continua…

Du coin de l'œil, il surveillait le Mentaï. Il préparait quelque chose, c'était certain. Attendait-il qu'il soit assez faible pour passer à l'action. Ou…Parce que Kem savait résister au dessin. Pas longtemps ni assez puissamment, mais il le pouvait. Mais faible, il n'y arriverait plus du tout.
D'un revers de lame, il tua le premier Mercenaire, qui fît tomber le deuxième, Kem l'embrochant sans ménagement. Deux en moins. Plus que quatre.


D'un coup, un gros nuage noir se plaça devant la lune, masquant la lumière. Il n'y avait plus de feu non plus. Kem ne voyait donc plus grand chose. Il ouvrit ses autres sens. Il entendait la respiration de Misao, derrière, rapide. Puis, d'un coup, il sentit une ligne de feu s'ouvrir sur son torse. Flûte ! Les Mercenaires voyaient ! D'une main, il toucha la plaie. Elle barrait joliment la longueur de son torse à découvert. Oubliant la douleur, se disant que Misao aurait encore une fois du travail, il écouta et parvint à la dernière seconde à parer un autre coup tout en le renvoyant. Le bruit d'un corps qui s'effondre lui confirma la mort du troisième Mercenaire.

Ils étaient encore trois. Et le Mentaï. La lune réapparut. Kem réhabitua ses yeux à la luminosité et tua d'un coup vif le premier homme qu'il vit. Plus que deux. Mais ceux-ci n'étaient plus visibles. Tournant sur lui-même, cherchant les ennemis, Kem les aperçut, quelques mètres devant lui. Le Mentaï était au centre, souriant. D'un geste il montra un côté. Kem regarda…

L'un des Mercenaires tenait Misao d'une poigne ferme, la pointe de son arme sur sa gorge. Kem marcha vers eux, prêt à les tuer, mais fût stoppé par un bouclier invisible.

-L'amour…grâce à sa nous allons pouvoir faire ce que nous voulons, mon ami. Ricana le Mentaï.

Il ne montra pas son inquiétude ni même sa douleur. Il ne fallait pas leur faire plaisir.

-Donc, maintenant, tu vas nous écouter. Et nous obéir. Ou alors et bien…adieux jeune femme. Et toi ensuite naturellement.

Kem sentit sa mâchoire se crisper. Que faire ? Il était coincé. Viladra leur aurait dit de tuer la captive puis les auraient tous tué. Mais lui n'allait pas la sacrifier. Cela aussi, son Maître le lui avait enseigné. Ne pas éprouver de sentiment, sinon ils seront la cause de notre faiblesse.
Mais Kem était contre ce principe et ne voyait pas pourquoi un Mercenaire ne pourrait pas aimer tout en étant Mercenaire.


-Qu'attendez-vous de moi ? Dit-il au bout d'un moment.

-Il devient raisonnable !

Ils rirent d'un rire jaune et le Mentaï reprit :

-Déjà, tu vas jeter ton arme loin de toi.

Kem s'exécuta et attendit la suite, rageant intérieurement de s'être fait avoir de la sorte.

-Bien. Maintenant, tu vas te mettre à genoux.

Difficilement, il obéit, cherchant un moyen de les sauver tous les deux.

Il sentit le dessin se former sur lui. Ses mains furent d'un coup liées par quelque chose d'invisible, ses jambes de même. Quant il voulut parler, il se rendit compte que même sa bouche était scellée !
Et Misao qui ne comprenait sans doute pas…


Il entendit les Mercenaires rire. Qu'allaient-ils faire ? L'emmener à la Forteresse ? Non. Il espérait que non.

Le Mentaï s'approcha de lui et susurra :

-L'on va vous emmener. T'en fais pas. On va pas encore à la Forteresse. Peut-être que tu peux nous être utile…

Kem sentait son cœur battre à tout rompre. Ou allaient-ils les emmener ? Qu'allaient-ils faire ? Il voulut se débattre mais les liens se resserrèrent, mordant sa peau. Il se résigna. Les Mercenaires tenaient bien Misao.
Peut-être réussirait-elle à leur échapper, si lui attirait leur attention. Mais…comment ?
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Lun 26 Mar 2012 - 18:20

Je levai les yeux au ciel. Ça avait déjà été déjà vu et revu ça ! Mais bien entendu je me promis de changer cela et assez rapidement. Alors s’en hésitait je déroulai un rêve aussi rapidement que possible pour refermer la plaie qui barrait le torse de Kem. Il n’était donc pas las d’être tout le temps blessé ?

«-Dis donc, j’ai le droit à une dernière volonté ? demandai-je avec un petit sourire
-Eh bien nous t’écoutons. dit le Mentaï
-Merci, c’est sympa. Je peux juste récupérer mon sac et mon violon.
-Pourquoi ça ?
-Bah, parce que si vous voulez vous servir de Kem je suppose que je vais rester en vie encore un petit moment alors je me disais que si je pouvais éviter de crever de faim ou de froid avant que vous ailliez finit ça ne serait pas si mal, non ?
-Oh ! Mais quelle charmante attention de ta part.
-Ouais, je sais, je suis trop adorable. Et de toute façon tu me dois bien ça, ça pourra un peu compenser la récompense du pari qu’on avait fait vu que tu n’as pas l’air décidé à tenir ta promesse jusqu’au bout.
-Hum…
-Si j’avais rédigé mon testament j’aurais écris que je voudrais mourir avec eux. Enfin, j’aurais préféré ne pas crever de façon générale mais bon…
-D’accord mais ne t’avise plus de soigner le gamin sinon je risquerai de devoir de te faire du mal.»


Le mercenaire attrapa mon sac et mon violon et me les lança carrément puis attrapant Kem il nous rejoint, moi et son collègue et il nous transporta jusque dans une maison miteuse… Ou plutôt une ancienne grange ou un truc dans le genre. C’est là que le ventre de l’homme qui me tenait se mit à grogner. Super ! Enfin une bonne opportunité ! Je proposai alors de faire à manger avec comme argument celui qu’elle allait en avoir marre de rien faire s’ils l’attaché trop longtemps et qu’elle allait donc se mettre à faire du bruit. Beaucoup de bruit. De quoi attiré quelques gardes avant qu’ils aient pu faire un seule geste… Alors, encore une fois ils acceptèrent sa requête au plus grand bonheur de l’affamé. J’attrapai mon sac au passage et tout en préparant une soupe j’y glissai quelques herbes dedans.

« -Tu fais quoi avec ses plantes ?demanda le Mentaï
-J’aromatise. »

Il n’avait pas l’air de me croire et donc quand je leur servis le repas il ne mangea rien. Mais il but et ce fut bien assez. En quelques minutes son compagnon plongea dans un profond sommeil et lui finit rouler en boule sur le sol en serrant son ventre.

« Oui, l’amour, c’est grâce à ça qui tu as pu faire tout ce que tu voulais. Mais t’inquiète pas, j’ai pas mis assez de cette plante pour te tuer. Dire que tu étais assez bête pour croire que parce que j’étais non-violente alors j’étais totalement inoffensive! lui dis-je ave un grand sourire, Bon Kem, fais pas semblant d’être encore attaché, je sais très bien qu’il a trop mal pour maintenir son dessin. »

Je fouillai de nouveau dans mon grand sac et en sortis de grandes capes. J’en jetai une à Kem et revêtus la mienne puis je sortis dehors. Nous étions revenus à Al Far comme je le soupçonnais. Aidé par les étoiles, je me mis en route vers la sortie et il ne semblait avoir de gardes nulle part. C’est sûr qu’avec des constellations qui voient tout d’en haut comme guide c’est plus facile de partir s’en problème. Mais quand nous arrivâmes devant la grande porte il y avait deux soldats qui attendaient. Un d’eux s’avança vers nous.

« Bon, je ne suis pas d’humeur alors tu retournes vers ta ptite patrouille loin de nous sans discuter parce que si tu m’énerves je te jure que tout ça finira très mal. » sifflai-je

Le garde me dévisagea puis regarda de tous les côtés avec un air hagard. Puis il ouvrit la bouche comme pour dire quelque chose, la referma et tourna les talons.

« Je suis la plus forteeeuuu ! » soufflai-je à Kem

J’attrapai sa main. Quelques temps plus tard je me laissai tomber par terre en poussant un soupire. Puis je déclarai à Kem que j’allais dormir et que s’il me réveillait je te le tuerai. Bien entendu pendant la nuit je dû me relever pour dérouler un nouveau rêve. J’avais l’impression que je ne pourrais plus passer une nuit complète à dormir. Alors le matin, quand je vis que le jeune homme dormait toujours je pris une gourde et lui versai le contenu glacé dessus.

« Vengeance ! criai-je en sautillant sur place puis avec une petite moue enfantine, Tu m’en veux pas, hein ? »
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Lun 26 Mar 2012 - 21:05

Misao faisait vraiment ce qu'elle voulait. Kem était étonné de voir avec qu'elle facilité elle manipulait le Mentaï qui accédait à toutes ses requêtes.
Elle réussi ainsi à récupérer son violon et son sac.


Puis le Mentaï les emmena tous dans un endroit que Kem reconnut comme étant une maison, hideuse, sale, un vrai dépotoir. Ils étaient sans doute à Al'Far. Mais il ne pouvait toujours pas bouger. Et cela l'agaçait.
Il voulait les tuer. Enfin, il remarqua que la Rêveuse avait, une nouvelle fois, guérie son torse. Il la remercia mentalement tout en continuant à réfléchir sur les moyens de s'évader. Qui étaient minimes. Misao quant à elle préparait à manger.


Et Kem vit nettement les herbes qu'elle ajouta dans la soupe, répondant au Mentaï que ce n'était que pour donner un meilleur goût. Il se retint de sourire.

Et eut aussi honte. Etre sauvé par une Rêveuse. Alors qu'il était Mercenaire ! Mais bon. Il ne pouvait pas faire grand chose…

Ils mangèrent, et bientôt sombrèrent dans le sommeil. Kem était…abasourdit. Puis Misao répliqua :

-Bon Kem, fais pas semblant d’être encore attaché, je sais très bien qu’il a trop mal pour maintenir son dessin.

Sous le choc, il n'avait pas remarqué la disparition de ses liens invisibles et se releva, penaud.
Sortant des capes de son sac, elle lui en lança une qu'il revêtit rapidement. Il avait peur que les Mercenaires se réveillent. D'ailleurs, il pourrait les tuer non ? Comme sa, plus de représailles…
Mais Misao l'entraîna trop vite à l'extérieur.


Ils étaient bien à Al'Far, dans le quartier le plus pauvre. Kem le connaissait, il y avait passé toute son enfance…
Ils marchèrent d'un pas vif, Kem s'étonnant de ne pas voir de gardes. Bien sûr ils n'osaient pas aller dans ce genre d'endroit, mais ils étaient obligés d'envoyer au moins une patrouille.
Ils arrivèrent devant la porte de sortie, et là, deux gardes les observèrent. L'un d'eux s'avança. Kem prépara son poing, au cas ou, dissimulant sa tête avec le capuchon de la cape, mais Misao l'envoya balader…sauvé une seconde fois par une Rêveuse…Il n'imaginait plus ce que Viladra lui ferait si elle le savait…


Oui, tu es la plus forte…pensa-t-il lorsqu'elle le lui eut dit à l'oreille en sortant.

Agrippant sa main dans la sienne, ils s'éloignèrent un peu plus de la cité. Elle se laissa tomber à terre, épuisée. Il s'installa près d'elle et regarda son torse, toujours nu. La plaie était refermée, mais tiraillait encore.
Elle le menaça de le tuer s'il la réveillait, puis ils se couchèrent et Kem s'endormit rapidement, bien que réfléchissant toujours. Le Mentaï n'allait pas apprécier et ce mettre à leur recherche…


Il fût réveillé par un liquide glacé jeté sur son torse. Il se redressa en sursaut, paniqué, et vit Misao qui riait en disant :

-Vengeance ! Tu m’en veux pas, hein ?

Kem secoua sa tête et sourit. Lui en vouloir ? Peut-être. Peut-être pas. A la lumière du jour, il regarda autour d'eux. La cité était encore visible, mais lointaine tout de même. Il reporta son attention sur Misao.

-Mouais…t'en vouloir ? Je verrais…

Le tout avec un sourire. Il se releva et ajouta :

-Il faut trouver une solution. Ils vont nous chercher, et je ne tiens pas à aller à la Forteresse maintenant.

Il regarda en arrière, partout, s'attendant presque à voir le Mentaï surgir du néant pour les emmener.
Il lui prit la main et l'entraîna à sa suite. Plus ils mettraient de la distance, plus ils pourraient réfléchir clairement. Déjà, comprendre. Ensuite, agir. Mais comprendre quoi ?! Il n'y avait rien ! Et il n'aimait pas ça.
Le soleil chauffait. Il avait gardé la cape sur lui. Un homme torse nu attirait l'attention. Et il n'avait plus d'arme…
Soupirant, il continua à marcher jusqu'à ce que Misao réclame une pause. Bien méritée d'ailleurs.


S'asseyant à ses côtés, il l'enlaça et murmura :

-Regrettes-tu d'être tombée amoureuse de moi ?

Il fallait qu'il sache. Elle devait aussi savoir ou elle mettait les pieds. Chaque Mercenaire voudrait lui faire la peau un jour ou l'autre et, si Viladra le décidait, il mourrait rapidement. Et les herbes de la Rêveuse n'y changeraient rien…
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Mar 27 Mar 2012 - 17:55

«Tu n’imagines pas à quel point… »dis-je d’une voix lasse

Aussitôt je sentis l’étreinte de Kem se desserrer et le vis se lever. Je me retins de ne pas rire tout de suite. Bien entendu ce n’était pas vrai mais je tenais juste à voir si j’arrivais encore à jouer la comédie. Bon, ce n’était peut-être pas le meilleur moment pour tester mes capacités et surtout pas celles-ci, je l’avoue. Mais je me levai aussitôt à mon tour et le serrai dans mes bras.

« Je rigole ! C’est la dernière chose que je regretterais ! » m’exclamai-je avec un grand sourire

Je déposai un baiser sur sa joue en le serrant toujours contre moi. C’était plutôt qui aurait dû lui demander ça ! J’étais quand même légèrement excentrique voir complètement cinglée et j’entendais des étoiles parler. Bon elles m’avaient prouvé à de nombreuses reprises que ce n’était pas simplement mon esprit qui déraillait mais quand même… Ce n’était pas très plausible. Et puis pour ce qui était de la discrétion dont nous allions devoir faire preuve je n’étais pas tellement sûr de tenir plus d’une semaine. Pas parce que j’allais tout raconter à n’importe qui mais plutôt parce que je n’allais pas résister à l’envie de l’embrasser même si on était en publique.
Écartant légèrement la cape de Kem je suivis du doigt la cicatrice sur son torse.

« Elle te fait encore mal ? Si oui, tu veux que je fasse quelque chose ? » lui demandai-je

C’était à croire que j’étais devenue sa rêveuse personnelle, enfin ça ne me dérangerait pas tellement. Ça serait beaucoup plus simple. Mais je devais m’occuper de tous ses mercenaires qui passer leur temps à se blesser les uns les autres au cours d’entraînement ou même juste pour… Hum peut être quand même pas s’amuser. Enfin, pas que je sache…
Et puis en parlant de ça, pourquoi l’autre idiot de Mentaï avait-il voulut nous tuer ? Et pourquoi il avait dit vouloir se servir de Kem ? En tout cas j’étais fière de moi sur le coup ! Et surtout j’avais assez bien joué mon rôle de petite rêveuse totalement inoffensive. Franchement, depuis quand les non-violents ne savent pas se défendre un minimum. On n’a pas forcément besoin de frapper, couper et autre pour se sortir de situation comme celle-ci. Par contre, si le mercenaire réussissait à nous retrouver je ne pourrais rien faire, mon petit numéro ne marcherait pas deux fois. Mais je ne préférais pas trop y penser…
Je lâchai Kem et m’assis de nouveau dans l’herbe, j’étais vraiment trop fatigué. J’avais l’habitude de marcher sur de longues distances mais d’habitude j’allais lentement, profitant de paysage alors que là c’était autre chose. Surtout que je commençais à avoir faim et je n’étais pas sûr qu’il nous reste de la nourriture. Je n’avais pas emporté le sac qu’avait rapporté le Mentaï hier soir, avant de nous attaquer.

« Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Je ne veux pas retourner à la forteresse ça c’est clair et toi aussi à priori alors on va où ? Surtout qu’on va bientôt avoir l’autre cinglé à nos trousses. Enfin normalement vu la dose que j’ai mis dans l’eau il en a encore pour quelques jours avant de pouvoir se lever sans retomber aussitôt. C’est que ça fait drôlement mal au ventre ce machin ! » dis-je

Il était encore debout alors je l’obligeai à s’asseoir en face de moi.
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Mar 27 Mar 2012 - 19:09

-Tu n’imagines pas à quel point…

Elle…un coup de massue venait de s'abattre sur la tête du jeune homme. Il desserra son emprise et se releva. Il…ne savait plus quoi penser ni faire.

Il n'eut pas le temps de s'éloigner plus que Misao le serrait à nouveau dans ses bras, disant gaiement :

-Je rigole ! C’est la dernière chose que je regretterais !

Le tout surmonter d'un petit baiser sur la joue qui rendit le sourire au Mercenaire.
Délicatement, elle écarta les pans de sa cape et toucha la cicatrice pâle de son torse en lui demandant s'il avait mal.
Elle se rassit si vite qu'il n'eut pas le temps de préparer une réponse digne de ce nom, juste pour ce venger…


Mais il ravala sa langue. Elle avait arboré un air plutôt sérieux.

-Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Je ne veux pas retourner à la forteresse ça c’est clair et toi aussi à priori alors on va où ? Surtout qu’on va bientôt avoir l’autre cinglé à nos trousses. Enfin normalement vu la dose que j’ai mis dans l’eau il en a encore pour quelques jours avant de pouvoir se lever sans retomber aussitôt. C’est que ça fait drôlement mal au ventre ce machin !

Elle lui fît signe de s'asseoir. Une fois fait, il plongea ses yeux dans ceux, mauves, de la jeune fille et répondit :

-De un, non je n'ai plus mal. De toute façon, je ne dirais rien. Ensuite, non je ne suis pas pressé de retourner à la Forteresse.

Il inspira un grand coup avant de continuer.

-Pour ce qui est de l'autre "cinglé", je ne sais pas. C'est un Mentaï. J'ai très peu de chances de le battre, et encore moins s'il rapplique avec toute une bande. Ou même avec Viladra.

Il baissa les yeux, réfléchissant, encore et toujours. Fuir, certes, mais il ne voulait pas passer le restant de sa vie à regarder derrière lui. Affronter le destin ? Pour qu'ensuite Misao meurt ? Pas fou ! Attendre ? Autant revenir à la seconde solution.
Il ne voyait pas. Et ce posait toutes sortes de questions. Pourquoi auraient-ils eu besoin de lui ? Un Mentaï avait tout ce qu'il voulait. Pourquoi demander un Mercenaire de bas étage ?
Tant de questions…Se relevant, il aida la Rêveuse à l'imiter avant de dire :


-Pour le moment, tout ce que l'on peut faire c'est s'éloigner d'Al'Far. Ensuite, je ne sais pas. J'aviserais.

Elle ne lâcha pas sa main et ils se remirent en route, le vent s'engouffrant sous sa cape et caressant sa peau nue. Il espérait que Misao ait dit vrai pour la plante. Qu'ils avaient encore du temps. Il n'avait plus d'arme et se voyait mal affronter les autres à mains nues…

La nuit tomba rapidement. Trop vite à son goût. Ne voyant plus rien, ils furent obligés de s'arrêter. N'ayant rien, ni à manger ni pour faire du feu, ils s'allongèrent à même le sol. Kem contemplait le ciel, si grand, si vaste.
Il enleva sa cape et l'étala sur le corps de la jeune fille couchée contre lui. Les nuits devenaient fraîches. Jouant avec ses cheveux, il réfléchissait toujours à leur avenir proche.


Regardant les étoiles, il ne put s'empêcher de poser une question.

-D'ou viennent les étoiles ?

Sa mère n'avait jamais pu répondre…elle lui avait dit qu'elle le lui dirait lorsqu'il serait plus grand. Malheureusement, la vie en avait décidé autrement. Son côté innocent, naïf et surtout ignare reprenait le dessus. Misao était intelligente, elle.


Non loin d'Al'Far se matérialisa une silhouette trop connue, en rage et surtout avide de vengeance…
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Mer 28 Mar 2012 - 12:05

J’avais très faim mais je ne dis rien. A quoi cela aurait-il servit ? Kem ne pouvait faire sortir de la nourriture de nulle part grâce à un tour de magie et elle non plus alors autant se taire. A la place je réfléchissais à la question de Kem.

« -Les étoiles viennent de… commençai-je
-Hep là ! Ne vas pas lui faire un cours dessus à ce jeune homme, tu vas l’endormir. Et puis au bout d’un moment il va poser une question qui dépassera tes connaissances ma fille ! Tu lui fais du direct, une réponse qui ne pourra créer aucune question. m’interrompirent les étoiles
-Mais quoi ?
-Ce que tu penses être le mieux. N’étales pas les connaissances des autres, ce qu’ils ont dit et ce qu’ils ont découverts. Invente et crée toi-même. »


Ça aide… Surtout que j’avais peur de lui sortir des bêtises ce qui allaient sûrement être le cas, je le fis savoir aux étoiles. Elles me répondirent que rien n’était faux et que tout était juste, ça dépendait juste du point de vue. Je haussais les sourcils. Je ne m’y attendais pas vraiment. Voilà maintenant tout le monde à raison… C’est nouveau ! Le respect des opinions sûrement ou un truc dans le genre. Il fallait être bien accroché pour pouvoir comprendre ce que disent les étoiles. Elles seraient capables de formuler un principe très important de la vie de façon à ce que personne ne comprenne le sens de leur déclaration. Et en plus dans mon cas, elles me laissèrent me débrouiller toute seule avec leur charabia assez incompréhensible et un Kem qui attendait toujours que je réponde.

« -Les étoiles viennent des rêves et elle en créent de nouveaux en racontant des histoires parce que personne ne peut vivre sans rêve. dis-je
-Pas mal.»murmurèrent les étoiles

Je souris et je sentis Kem frissonnait contre moi. En même temps il m’avait donné sa cape alors qu’il était torse nu. Je sortis ma cape de mon sac posait à côté et je nous emmitoufler tous les deux dedans. Je regardai aussi si je n’avais pas un truc à manger et découvrit du pain qui avait l’air assez frais. J’en passais un bout au jeune homme et engloutis le mien rapidement. J’avais tellement faim.

« Moi je les entends les étoiles, c’est elles qui me parlent. Mais ne le dis pas ! » murmurai-je comme une enfant

Puis je me blottis contre lui et posais ma tête contre son épaule.
Plus tard dans la nuit alors que les étoiles venaient de finir une histoire qui se relever d’une importance primordiale je me redressais d’un coup.

« Kem tu dors ? Le crétin, il est déjà debout ! Il est à nos trousses ! » dis-je en le secouant

J’avais plusieurs atouts maintenant que j’avais écouté l’histoire de ce cinglé de Mentaï. Je connaissais plusieurs de ses points faibles liés à son passé et je pensais pouvoir l’en servir contre lui. Mais il fallait encore que je trouve le bon moment et les mots qu’ils faillaient. Je vis que le jeune homme avait terminé d’émerger complètement du sommeil et qu’il saisissait enfin le sens de mes paroles.

« Bon alors il s’appelle Finrod Surion. dis-je en me recouchant, Il est partit dans la direction inverse, va savoir pourquoi, mais il ne va pas tarder à revenir vers nous. Alors on peut se rendormir mais demain il va falloir accélérer l’allure. »

Je l’embrassai doucement et murmurai :

« Mais je ne demanderais jamais aux étoiles de me raconter ton histoire. Promis. Je veux que ce soit toi qui le fasses. »
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MessageSujet: Re: Pipolait... [pv Kem] Mer 28 Mar 2012 - 20:38

-Les étoiles viennent des rêves et elle en créent de nouveaux en racontant des histoires parce que personne ne peut vivre sans rêve.

Vivre sans rêve…quel était le sien ? Tuer, sans doute. Il n'avait jamais eu de rêve précis à atteindre…
Il frissonna. Était-il tellement étrange ? Ou bien était-ce la vie qui l'avait rendu ainsi ?


Misao sortit alors la deuxième cape et tous deux s'emmitouflèrent à l'intérieur. En même temps, elle découvrit un bout de pain, qu'ils mangèrent tranquillement. Au moins, ils tiendraient quelques heures.
Adoptant une voix enfantine pour le moins charmante, elle déclara :


-Moi je les entends les étoiles, c’est elles qui me parlent. Mais ne le dis pas !

Immédiatement après elle se blottit contre lui et ferma les yeux.
Elle…entendait les étoiles. Que cela signifiait-il ? Qu'elle connaissait toutes les vies des gens ? Qu'elle pouvait savoir des trucs en avance ? C'était peut-être cela qui l'avait prévenue de l'arrivée du Mentaï, la veille…
Mais c'était une chose si délirante qu'il peinait à y croire.


Fermant les yeux, sentant Misao contre lui, il finit par s'endormir…

…et réveillé quelques heures plus tard par cette même Rêveuse qui se redressa :

-Kem tu dors ? Le crétin, il est déjà debout ! Il est à nos trousses !

Elle semblait paniquée. Quel crétin ? Debout ? Trousses ? Il avait du mal à se rappeler. Réfléchissant, il parvint à se souvenir. Crétin = Mentaï. Debout = réveillé de la drogue. Trousses = a leur poursuite.
Il ouvrait les yeux en même temps que la jeune fille se recouchait en disant :


-Bon alors il s’appelle Finrod Surion. Il est partit dans la direction inverse, va savoir pourquoi, mais il ne va pas tarder à revenir vers nous. Alors on peut se rendormir mais demain il va falloir accélérer l’allure.

Finrod…jamais entendu parler. Il faisait encore nuit. Qui lui avait dit cela ? Les étoiles sans doute…elle le confirma après l'avoir embrassé :

-Mais je ne demanderais jamais aux étoiles de me raconter ton histoire. Promis. Je veux que ce soit toi qui le fasses !

Son histoire ? Donc si elle voulait elle pouvait tout connaître !? Non. Elle avait promis. Il la lui raconterait peut-être, un jour.

La serrant dans ses bras, il l'embrassa également puis, caressant sa longue chevelure lui dit :

-Mon histoire n'a rien d'intéressant. Même les étoiles n'auront pas grand chose à dire.

Puis il regarda le ciel et ajouta :

-Pour Finrod, il faut que nous partions dès l'aube. Vers une autre ville. Il faut que je me rhabille et que je m'achète une arme. Pour l'affronter ensuite.

Sans arme, il n'y arriverait pas.

-Dors. Je veille sur toi. Il ne t'arrivera rien.

Au cas où les étoiles se seraient trompées et qu'il serait là plus tôt que prévu…
Elle se rendormit, et il s'autorisa à fermer aussi les yeux un instant.


Un instant qui dura quelques heures. Il se réveilla en sursaut, alors qu'un premier rayon de soleil transperçait le ciel. Il réveilla sa compagne et, ensemble, se remirent en route.
Toujours torse nu, il avait gardé la cape pour ne pas attirer l'attention, malgré la chaleur qui ne tarderait pas à venir. Il faudrait qu'ils s'arrêtent au premier village, bourg, ville, qu'ils croiseraient.




Cinq minutes après, Finrod arriva, découvrit leurs empreintes et ricana. Il les attraperait. Vivants.
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Pipolait... [pv Kem]

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