Le Monde d'Ewilan
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De retour...[pv Misao, Viladra]

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MessageSujet: De retour...[pv Misao, Viladra] Jeu 12 Avr 2012 - 19:06

Le voyage se passa sans encombre. Kem ne remercierait jamais assez le vieux de leur avoir donné de l'argent pour s'offrir les magnifiques montures qu'ils possédaient.
Misao était enchantée par tout ce qu'elle voyait et qu'elle ne connaissait pas. Kem riait avec elle et le voyage aurait pu être un simple voyage d'amoureux…
Sauf qu'ils allaient à la Forteresse. Affronter Viladra.
Kem l'avouait, il n'était pas pressé. Il restait donc au pas toute la journée. Mais ils approchaient tout de même. Et plus ils approchaient, plus il paniquait. Enfin…c'était un bien grand mot, mais il était légèrement anxieux à la réaction qu'aurait son ancien Maître.
Réaction à l'annonce du piège de Finrod, aux mésaventures liées à lui…
Ensuite, lorsqu'elle apprendrait pour Misao et lui…
Froide naturellement, elle deviendrait gelée comme un iceberg après. Et c'est lui qui en souffrirait. Quoique, il se défendrait. Comme il le pouvait. Parce qu'il savait qu'elle ne l'avait épargné que parce qu'il avait été son apprenti et avait du potentiel. Mais si, maintenant Maître Mercenaire, il échouait, elle n'hésiterait plus. Il l'avait vue assez souvent à l'œuvre pour en être sûr.


Soupirant sur sa selle, il vit la forêt apparaître. Et il n'était pas encore totalement idiot. Il se rapprocha de Misao, lui prit les rênes pour stopper le cheval, sortit un foulard de sa poche et lui dit :

-Je vais te cacher les yeux. Je guiderai ton cheval tu n'as rien à craindre.

Et avant qu'elle n'ait pu protester, il avait noué le foulard. Il vérifia qu'elle ne voyait plus rien et remit les chevaux en route. Il lui faisait confiance pour ne pas tricher.

Ils pénétrèrent dans l'immense et sombre forêt. Il guida l'étalon de la Rêveuse, empruntant des chemins accessibles. Bientôt, il vit le cratère et fît un signe. Normalement, les envoleurs le reconnaîtraient et lui permettraient de passer.

Effectivement, la Forteresse ne tarda pas à être visible et il s'approcha de la muraille. Un envoleur lui ouvrit et il entra. Il ne défit le foulard que lorsque les portes se furent refermées.
Descendant de sa selle, il donna les chevaux au Palefrenier de service et inspira un grand coup.

Ils y étaient…
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Ven 13 Avr 2012 - 17:04



.:I Ne perdons pas de vue le principal... I:.

"Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales;
Vous hurlez comme l'orgue; et dans nos coeurs maudits,
Chambres d'éternel deuil où vibrent de vieux râles,
Répondent les échos de vos De profundis. "



J’étais en pleine conversation mentale avec Aioro qui m’informait de la capture imminente d’un habitant d’Hurindaï lorsqu’un envoleur vint me rejoindre dans la salle des conseillers. Les Mentaïs qui m’assistaient se raidirent près à le faire fuir lorsque je levai une main pour les en arrêter. Continuant de discuter avec mon subalterne qui se trouvait sur la côte est, il m’apprit que notre futur invité arriverait d’ici deux ou trois jours. Cette histoire m’était complètement sortie de la tête, il fallait l’avouer… Mais maintenant qu’elle revenait sur le tapis, j’étais curieuse de savoir à quoi ressemblait cet individu. D’une inhabituelle bonne humeur, je rompis donc le contact après l’avoir félicité de son efficacité et tourna mon visage vers l’envoleur qui posa immédiatement un genou à terre, attendant de recevoir l’autorisation de parler. Avant je me délectais de cette soumission, désormais elle me lassait… Les bonnes choses ne se savouraient que lorsqu’elles étaient rares, c’était une évidence… Malheureusement, pour le bon déroulement de la guilde, il me fallait impérativement assoir ma domination sur les mercenaires et donc endurer tous ces protocoles ennuyeux.
Lâchant un bref ‘’parle’’, il se releva, découvrant un visage jeune et volontaire. Il était moins âgé que la plupart des envoleurs ce qui démontrait là qu’il était assez doué… Un bon élément, il me plut d’emblée.

Dame Viladra, votre ap… Le maitre mercenaire Kem Al’ran vient de rentrer en compagnie de la rêveuse. Dois-je les faire intercepter ?

D’ordinaire, je me serais demandée pourquoi il me posait une question pareille… Depuis quand devais-je faire arrêter les mercenaires qui rentraient de mission ? Seulement là… Mes informateurs m’avaient appris beaucoup de choses. En premier, Finrod, un mentaï de bas étage avait essayé de me trahir en faisant cracher à Kem mes points faibles. J’en avais beaucoup ris… Dans tous les cas, avais-je réellement des points faibles, et surtout, qui les connaissait ? Aucun de mes apprentis ni de mes anciens disciples… Mais voila, il était mort. Je n’avais jamais pu le tuer moi-même jusqu’à présent de crainte de devoir exterminer tous ceux qui s’étaient ralliés à sa cause. Une perte de temps que venait de m’épargner mon nouveau maitre mercenaire… Néanmoins, la deuxième information m’avait déplu plus profondément. Kem se serait entiché de la rêveuse… Je m’y étais attendue, c’est vrai. Il avait été un excellent élève mais la faiblesse de son cœur ne s’était jamais résorbée. De rage, j’avais voulu les trouver tous les deux et les égorger sur le moment… Puis finalement je m’étais calmée et c’était la lame levée au dessus de la gorge de l’oncle de la jeune fille que je m’étais décidée à ne pas m’énerver. A quoi bon… Désormais c’était Kem qui avait un point faible. Et le point faible de la rêveuse était son oncle… Néanmoins, il n’y avait plus de confiance véritable entre mon élève et moi tant qu’il ne se serait pas racheté. J’avais donc fait placer quatre mentaïs à la surveillance de son oncle d’un niveau suffisant pour qu’ils arrivent à tuer un maitre mercenaire qui voudrait me trahir et le délivrer. Depuis, j’avais patiemment attendu leur retour en imaginant déjà les craintes qu’éprouveraient Kem à me revoir. Il savait que je savais…

Dame Vil…

Ne les arrêtez pas, je viendrai personnellement les accueillir. L’interrompis-je avant de le congédier d’un geste sec.

J’aperçu les regards que s’échangeaient mes mentaïs. Je voyais du contentement, de la satisfaction, aussi… Ils avaient toujours vu mes élèves comme des menaces. Après tout, si je venais à mourir, ce serait l’un d’eux qui prendrait ma place et non ceux de la génération d’avant comme cela l’aurait été si mon prédécesseur n’avait pas perdu la vie. Plus il mourrait de mes élèves et mieux ils se sentaient… Je pensais d’ailleurs fortement que la disparition d’Andrew, d’Izaac, de Dohrian et de Siobane avait un lien avec eux. Mais je ne pouvais pas les punir… Il était normal pour nous de tuer toutes oppositions à nos projets.

Nous allons arrêter pour aujourd’hui, déclarais-je en ramassant mon arme que j’avais posée devant moi. S’il y a des problèmes plus importants, voyez avec Ajiro.

Le mentaï désigné s’inclina avec respect, honoré d’avoir été choisi pour me remplacer dans les décisions de la guilde. Rasinar était mon bras droit officiellement mais il était évident que la confiance que nous échangions était aussi présence qu’un lac au milieu du désert des murmures…
Dessinant un pas sur le coté, je réapparu au milieu de la place principale. Dirigeant mon regard vers les écuries, je vis Misao et Kem en revenir. Si le visage de la rêveuse affichait toujours la même expression, je voyais que mon ancien élève avait les traits tirés. Il paraissait anxieux... et avait raison de l’être.
Lorsque je me dressai devant eux, ils s’arrêtèrent net, surpris de mon apparition. Levant le bras, je vis Kem se raidir. Allais-je le frapper, le tuer ? Mais non…
Posant une main sur son épaule, je jetai un regard à Misao qui comprit que je lui parlerai en seul à seul. Elle était idiote sur certains cotés mais elle avait appris à me connaître un minimum… M’empêcher de voir Kem sans elle aurait été lui donné encore plus d’ennuis. J’attendis donc qu’elle s’éloigne sous les regards vigilants des autres mercenaires avant de m’adresser au jeune homme brun.

On m’a raconté beaucoup de choses, Kem… Commençais-je d’un ton tranquille. De la mort, du sang, de la souffrance… Le quotidien d’un mercenaire, en gros. Seulement tu imagines ma surprise lorsqu’à ces mots, on y a ajouté… l’amour ?

Laissant fuser un rire amusé qui contrastait avec mon regard froid, j’attendis que les regards que j’avais attirés se tournent avant de reprendre la parole d’un ton horriblement joyeux.

Je suis fière de voir que mon ancien élève ait réussi à charmer l’âme d’une jeune fille innocente… Poursuivis-je. Mais n’oublie qui t’a sorti de ta vie de misérable et qui t’a donné toute la puissance que tu possèdes… Je n’attends aucun sacrifice de ta part. Juste une loyauté méritée. Ne me trahis pas, Kem… Car tu en souffriras plus que moi. Je sais que tu as laissé l’occasion à ta rêveuse de s’en aller… Crois-tu que je t’aurais laissé faire ? Ou pire, que je l’aurais laissé vivre ? J’espère que tu imagines la chance qu’elle t’a donné en voulant te suivre… Tu es un maitre mercenaire, désormais, et je me retiendrai donc de te punir puisque tu n’es plus mon élève. Mais n’oublie pas ce que tu es devenu…

Otant ma main de son épaule, j’entrevis des regards déçus de la part de mercenaires qui avaient souhaité me voir le tuer. Je vis aussi Misao qui se dirigeait vers nous après avoir vu que nous avions terminé notre conversation privée. Affichant un mince sourire, je tournai légèrement mon visage vers elle, détaillant cette silhouette fragile qui était devenue le point le plus vulnérable de mon apprenti. Ils avaient de la chance tous les deux… Car tant que Kem serait fidèle, je le protègerai. Et le protéger signifiait aussi faire attention à la survie de cette demoiselle qui devenait dès lors une cible désirée pour tous ceux qui voulaient atteindre mon ancien disciple. Et dire que c’était moi qui avais voulu en premier les massacrer…

J’espère que votre voyage s’est bien passé… Murmurais-je d’un ton doucereux à ce nouveau couple.

Les fixant un à un avec un sourire qui ne me ressemblait pas, j’attendis leurs réactions…




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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Ven 13 Avr 2012 - 19:25



♦Return in the reality♦






C’est fou ce que je peux haïr cette forteresse. Nous n’étions pas encore arrivés Kem et moi que j’avais déjà envie de repartir. Là-bas tout le monde cherche toujours une raison de tuer les autres. Des fois ils n’en ont même pas besoin, ils font ça juste pour le plaisir. Genre, « Youpi, j’ai tué quelqu’un ce matin ! Oh, c’est que c’était trop marrant ! Je suis de super bonne humeur maintenant. ». Qu’est-ce que c’est joyeux tout ça. Surtout qu’après mon séjour dehors j’avais l’impression de revenir d’un rêve, même si ce salaud de Mentaï avait essayé de nous tuer. C’était sans doute mieux qu’ici où il y en avait tout une armé. De salaud.
Disparition du bandeau et apparition du visage de Kem. Lui aussi ça lui fait du bien de massacrer quelqu’un de temps en temps. Arschloch va ! Ah oui, parce que pendant le voyage les étoiles m’ont fait un peu de culture terrienne. Surtout en m’apprenant quelques insultes, celle-ci je crois que c’est de l’allemand ou un truc dans le genre. Moi j’insulte mon petit ami. Enfin, je le fais pas tout haut alors ça va…J’ai déjà vu pire, par exemple les étoiles justement elles ne se gênent pas pour le faire tout haut. Quand elles sont de mauvaises humeurs elles passent des heures à insulter le monde entier. Dans ses cas-là je coupe le son pendant environ une heure et quand je reviens elles ont presque finis. J’ai calculé le temps qu’il leur fallait pour se calmer, je n’aime pas trop me faire traiter de saumensch (c’est de l’allemand aussi) pendant dix minutes.

Viladra fit son apparition et me fit assez clairement comprendre que je devais dégager illico. Alors je dégageai illico pour aller me place un peu plus loin. Quoi ? Vil’ voyons, tu ne veux pas parler à ta meilleure amie en première ? On aurait pu aller se boire une bonne petite tisane chez moi en échangeant des nouvelles recettes de cuisines et en nous racontant les dernières nouvelles que nous avions apprises et après on se serait brosser mutuellement les cheveux. Quelle déception…
Il faut dire que même moi ça m’aurait ennuyé de faire ça alors elle… Il faut dire que c’est assez lourd dans le genre. En attendant qu’ils aient finis je fis une tentative pour lire sur leurs lèvres mais je n’avais jamais été aussi mauvaise pour ça que maintenant. Et comme je ne suis déjà pas super douée d’habitude autant dire que c’est une catastrophe…

Fin de la discussion privée. Retour de ma petite personne près de Kem et de Viladra alors que ces sokerls (saumensch au masculin) de mercenaires échangent des regards déçus parce que mon petit ami ne s’est pas fait zigouiller. Je n’y fis pas attention et concentrai plutôt sur ce que leur chef disait.

« Aussi bien qu’un voyage puisse se passer quand on est poursuivi par un cinglé qui veut nous tuer. » répondis-je du tac au tac

Sans oublier que nous nous étions aussi tapé un papy mode emmerdeur et Sacha. Lui, il n’a pas de mode, il est toujours très chiant et a un caractère de gamin. Il me bat même là-dessus… Mais maintenant j’étais de retour à la forteresse et il fallait que je revoie tout ça. En haut de l’échelle on pouvait placer Viladra bien entendu. Dans le genre vacherie gratuite elle a toujours été une vraie championne.

« Et toi ? On t’a pas trop manqué j’espère. » dis-je

C’était sorti tout seul ça… Enfin au point où on en était. J’avais très bien compris qu’elle était au courant de tout alors de toute façon elle ne risquait pas d’être plus énervée, non ? Enfin, peut être que je trompai. J’allais bien voir, de toute façon j’ai toujours bien aimé les surprises alors j’espère qu’elle me surprendra.
Je lui rendis son sourire avec beaucoup de franchise. Pratique d’avoir appris à sourire sur commande…



[Puisque je suis très, très gentille je vais vous faire la traduction de l'allemand au français:
-Arschloch: trou du cul
-Sokerl: bâtard
Voilà, aujourd'hui vous avez appris de nouvelles choses, enfin vous le saviez peut être déjà en fait...]









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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Ven 13 Avr 2012 - 21:34

Ils sortirent de l'écurie et commencèrent à marcher dans la foule de Mercenaires qui les observaient. Kem comptait aller emmener Misao jusque sa maison et ensuite aller affronter Viladra.
Mais celle-ci apparut soudainement devant eux, les faisant s'arrêter net. Il se tendit lorsqu'elle leva le bras. Il accepterait tout, sauf la mort…
Mais elle posa sa main sur son épaule, ce qui le surprit. Elle jeta un coup d'œil plus que suggestif à la Rêveuse qui s'éloigna.
Puis Viladra reporta son attention sur lui. Son regard n'avait pas changé, mais sa voix était…tranquille.


-On m’a raconté beaucoup de choses, Kem… De la mort, du sang, de la souffrance… Le quotidien d’un mercenaire, en gros. Seulement tu imagines ma surprise lorsqu’à ces mots, on y a ajouté… l’amour ?

Puis elle rit légèrement, les yeux toujours d'un froid polaire. Tous les Mercenaires se détournèrent d'un coup. Elle savait donc. Il s'en doutait un peu, mais avait espéré que ce ne soit pas le cas. Du moins pour lui et Misao…
Mais maintenant, elle avait sa faiblesse et pourrait jouer avec. Il serait aussitôt à sa merci…
Elle ajouta d'un ton trop joyeux pour être vrai :


-Je suis fière de voir que mon ancien élève ait réussi à charmer l’âme d’une jeune fille innocente… Mais n’oublie qui t’a sorti de ta vie de misérable et qui t’a donné toute la puissance que tu possèdes… Je n’attends aucun sacrifice de ta part. Juste une loyauté méritée. Ne me trahis pas, Kem… Car tu en souffriras plus que moi. Je sais que tu as laissé l’occasion à ta rêveuse de s’en aller… Crois-tu que je t’aurais laissé faire ? Ou pire, que je l’aurais laissé vivre ? J’espère que tu imagines la chance qu’elle t’a donné en voulant te suivre… Tu es un maitre mercenaire, désormais, et je me retiendrai donc de te punir puisque tu n’es plus mon élève. Mais n’oublie pas ce que tu es devenu…

Il ne baissa pas le regard. Non, il n'oubliait pas qui l'avait sauvé, et ni qui l'avait mené là ou il était aujourd'hui. Oui il resterait fidèle. Qu'avait-il d'autre sinon ? Il savait très bien qu'elle le tuerait s'il tentait ne serait-ce que de la trahir…

Elle ôta sa main de son épaule, signe que la conversation était terminée et les Mercenaires reculèrent, déçu de ne pas le voir mort.
Puis Misao revint vers eux et Viladra, contre toute attente, leur demanda si le voyage s'était bien passé.
Misao, comme d'habitude, répondit du tac-au-tac :


-Aussi bien qu’un voyage puisse se passer quand on est poursuivi par un cinglé qui veut nous tuer.

Kem ne l'oublierait pas de sitôt celui-là. Les marques de brûlures le lui rappelaient à chaque fois qu'il retirait son haut. Et les cicatrices partout aussi…surtout celle de son torse, longue et lisse…
Viladra ne réagit pas immédiatement. Et Misao rajouta :


-Et toi ? On t’a pas trop manqué j’espère.

Kem se retint de la foudroyer du regard. Elle cherchait quoi ? Viladra pouvait la tuer sur le champ sans qu'il puisse réagir. Elle n'était pas ni Finrod, ni Sarcor, ni aucun autre Mercenaire qui avait tenté de les tuer !
Mais, au contraire, Viladra sourit, froidement, mais sourit. Kem, quant à lui dit simplement :


-Un voyage comme un autre. Et le cinglé en question n'est plus des nôtres, mais je pense que vous le savez déjà.

Il la regarda. Oui, il était sûr qu'elle savait toute l'histoire de Finrod. Tout ce qu'il espérait, c'est qu'elle ne sache pas à quel point il avait hurlé alors que son corps brûlait de l'intérieur…

Les Mercenaires les évitaient soigneusement. Misao lui prit d'un coup la main. Discrètement pour tous les Mercenaires, mais assez voyant pour Viladra. Il ne réussit même pas à relâcher sa main. Il conserva son masque placide et froid. L'amour et les sentiments, en privé, Misao…
Ils n'étaient malheureusement plus dehors…


Viladra ne bougeait toujours pas. Il était prêt, pour le pire des cas…
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Dim 15 Avr 2012 - 21:37



.:I Tous ces jacassements me donnent la nausée... I:.

"L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au-delà de sa capacité."



[hrp] : c’est mon dernier post dans ce topic, j’ai trop de rp à assurer et tout ça combiné avec ma grosse flemme et ma perte de motivation, autant dire qu’il vaut mieux limiter les dégâts x)

Spoiler:
 

Lorsque Misao nous rejoint, je vis son regard détailler la scène comme pour deviner à quel point je savais des choses à leur sujet. L’étincelle de son regard s’alluma alors et je déduisis qu’elle venait de comprendre que sa relation n’était pas passée inaperçue à mes yeux. Mon conseil allait certainement râler quand il verrait que je ne les avais pas tué. Mais que voulez-vous… J’ai le cœur sensible, j’aime voir des enfants folâtrer ensemble. La séparation n’en sera que plus jouissive…
Ou peut-être que j’étais trop occupée à m’intéresser à l’arrivée d’un futur candidat forcé à la forteresse pour appliquer mes principes meurtriers. Je savais très bien que si je tuais Misao, il me faudrait alors tuer Kem même s’il ne réagissait pas. Les trois quart de mes mercenaires envisageaient de prendre ma place dès que je m’affaiblirai… Conserver un élément empli de vengeance à mon égard serait inutile. Mais autant attendre, elle devenait à présent le nouveau point faible de Kem et je détenais son oncle qui était le sien. Ainsi que la totalité de ces abrutis de rêveurs… J’avais désormais la main mise sur les deux.

« Tu pourrais éviter de réfléchir en tant que sadique ? Un peu de compassion !
Pourquoi donc ?
Ce ne sont que des enfants, et ils sont amoureux, c’est pas mignon ?
C’est horriblement puéril, mais j’avoue que ça a une part de tendresse…
Heu… Viladra ?
… Et la tendresse, si tu savais comme je l’aime…
Je me disais aussi… »

La voix aigrelette de la petite rêveuse s’éleva dans les airs, son ton fluet à la limite du sarcasme. Elle avait tord, je n’étais pas d’humeur à supporter ses jérémiades. A cause de leur amourette, son oncle avait quitté sa chaude cellule et croupissait désormais dans une geôle humide. Evidemment, elle ne le savait pas… Mais quand je lui rapporterai un doigt ou deux s’il lui reprenait l’envie d’essayer de me faire perdre mon sang froid, peut-être comprendrait-elle où elle se trouve. La tuer n’était pas dans mes intentions… Mais la laisser intacte n’avait jamais fait parti de mes projets.
Ma main fusa donc, métallisée juste au niveau des ongles, le plat de ma paume heurta violemment sa joue, lui faisant lâcher la main de Kem au passage et la projetant à terre après avoir tracé trois sillons sanglants sur sa peau. Surprise, elle l’était… C’était la première fois que je la frappais et je m’en étonnais moi-même.
Je fixai alors Kem qui pâlissait en se demandant quoi faire. Mon regard de glace rencontra le sien dans un avertissement mortel. Il fut un temps où j’aurais saigné le premier qui aurait osé lui faire du mal… Mais en fragilisant notre relation, il devait désormais assumer ses actions seul. Je ne serai plus derrière lui à le protéger jusqu’à ce qu’il refasse ses preuves…

Tu me vouvoieras désormais. Lâchais-je tranquillement en baissant mon regard sur elle. Tu obéiras et tu respecteras chaque règle de cette forteresse. A chaque faux pas de ta part, je te ramènerai un souvenir de ton oncle. Peut-être que lorsqu’il aura perdu un quart de sa chaire ton petit clapet insolent apprendra à reconnaître sa soumission… Les bonnes grâces de Kem ne te sauveront pas, crois moi.

Devons-nous l’amener en bas, Dame Viladra ?

Le mercenaire qui s’était approché de nous affichait un air ravis en fixant la scène et je me retins de l’égorger en reconnaissant son statut d’envoleur. Il faisait la chaire à canon principale de la forteresse… Les sacrifier était amusant mais me faisait perdre du temps sur mes projets. Je le renvoyai donc sèchement et il retourna voir le groupe d’hommes qui se précipitèrent pour lui demander ce qu’il avait vu. De véritables oiseaux imbéciles et naïfs… J’avais hâte de rencontrer de nouveaux potentiels qui ne me décevraient pas. C’était si rare…
Reposant mon regard vers le jeune couple qui n’avait pas bougé, j’affichai un mince sourire narquois et agitait légèrement mes doigts, comme si je disais au revoir à des amis avec qui je venais de bavarder tranquillement.

N’oublie pas qui tu es, Kem… Eu-je le temps de murmurer avant de disparaitre. Car moi je ne l'oublierai pas.




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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Lun 16 Avr 2012 - 13:32



♦Claque griffue, sokerl faché et piano désacordé♦






Je poussai un soupire, elle n’était vraiment pas drôle… Aucun humour ou patience ! Pourtant ça n’avait été qu’une petite provocation, minuscule même. Pas de quoi me donner une claque. J’aurais pu faire bien pire et si elle réagissait comme ça à cette simple phrase alors elle ne tarderait pas à me tuer parce que je n’allais pas m’arrêter là. Si je m’y m’étais vraiment Viladra ne prendrait même pas la peine d’aller couper mon oncle en petits morceaux.
Je me relevai calmement et époussetai mes vêtements avec beaucoup de soin puis je souris à Kem. Il devait être en colère contre moi mais ce n’était pas ça qui aller m’arrêter. Dans toute la connerie et rébellion qui me caractérisée il y avait toujours eu cette idée très simple que si on me frappait à cause de pique alors je continuerai encore plus fort. C’était vraiment tout ce qu’il y a de plus idiot mais c’était ainsi, toute personne qui me connaissait un minimum le savait.
Je me détournai et me dirigeai vers le bâtiment que j’occupais. Mais Kem ne suivait pas alors je m’arrêtai et lui lançai :

« Bouge-toi le cul sokerl, j’ai pas toute la journée moi ! »

Je ne voulais pas l’avouer mais j’avais eu la peur de ma vie. Et puis ça m’avait fait très mal sur le coup, maintenant ça se calmait. Il allait falloir que je change un peu ma façon de jouer parce que sinon ça allait finir très mal. Il fallait être plus maligne et faire quelques détours si je voulais encore lancer quelques piques à Viladra. Ça se compliquer et donc ça devenait beaucoup plus amusant. Mais si je me ratais j’aurais de gros ennuis et mon oncle aussi alors il allait falloir que je fasse attention.
Nous étions arrivés devant la porte de la pièce que j’utilisai et je l’ouvris. Je m’étalai aussitôt sur mon lit enfouissant ma tête dans l’oreiller. Puis je me relevai pour occuper de ma joue où les blessures saignaient un peu.

« C’est pas joli, joli. » murmurai-je pour moi-même

Je jetai un coup d’œil à Kem qui semblait tendu et qui me fusillait encore du regard. Je levai les yeux au ciel, maintenant j’avais mon oncle version plus jeune avec moi. Voilà qui promettait d’être fatiguant et ennuyant. Avant il y avait mon grand-père aussi et il me traitait de « gamine ingrate sans aucun sens des responsabilités » puis il me virer du gros fauteuil bien moelleux que j’aimais tant et faisait une sieste après m’avoir confié les blessés qu’il devait soigner. A savoir que c’était à l’époque le chef de Fériane…
Je m’approchai de Kem et le pris dans mes bras. Il n’y avait aucun mercenaire ici après tout.

« C’est bon, tu ne vas quand même pas te fâcher pour ça. Il n’y a pas encore eu de mort que je sache. » dis-je

Puis je le lâchai et me rendis dans la salle au piano. J’appuyai sur une touche puis je fis un accord. J’adorais jouer du violon mais je préférais le piano.

« Il faudrait que je l’accorde, ça va me prendre un temps fou. Surtout que ça fait longtemps que je ne l’ai pas fait. » dis-je à l’intention de Kem qui venait d’entrer















Dernière édition par Misao Winster le Lun 16 Avr 2012 - 21:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Lun 16 Avr 2012 - 20:12

[merciii beaucoup pour l'avatar il est magnifique !!!!! Misao : désolée, pas trop inspirée...t'as une idée ?]


Sans qu'il s'y attende, Viladra frappa Misao qui tomba à la renverse. Kem croisa le regard de son ancien Maître et y lut une menace mortelle si jamais il osait esquisser le moindre geste.
Il resta donc immobile, la colère montant progressivement.

Elle donna ses ordres à Misao, menaçant de couper son oncle en petits bouts pour la mettre au pas.
Puis, avant de disparaître, elle dit :


-N’oublie pas qui tu es, Kem… Car moi je ne l'oublierai pas.

Non, il n'oubliait pas. Et c'est ce qui en faisait une proie facile. Il était entouré de pics et le moindre faux pas le réduirait à néant, embroché.
Viladra avait son point faible et tirait les ficelles. Elle les contrôlait tous les deux. Elle avait l'oncle de la Rêveuse…
Il n'avait qu'une envie, tourner les talons et s'en aller, à jamais, de la Forteresse. Vivre une vie de Mercenaire solitaire en compagnie de Misao. Mais il y avait son oncle…Elle ne voudrait jamais le laisser à la merci de Viladra, surtout que celle-ci le tuerait immédiatement.
Et le libérer…était impossible. Elle avait dû placer des gardes et il ne pourrait pas sortir vivant. Et tout était de sa faute…Soupirant, il ne remarqua pas Misao qui s'éloignait. Il ne réagit que lorsqu'elle dit :


-Bouge-toi le cul sokerl, j’ai pas toute la journée moi !

Sokerl ? Qu'est-ce que cela voulait dire ?
Il la suivit donc et entra après elle dans sa demeure attribuée. Elle s'était couchée sur le lit.
Kem eut un pincement au cœur sans pouvoir l'expliquer. Puis elle se releva pour soigner les griffures de Viladra. Les voyants, il la foudroya du regard. Enfin…pas Misao elle-même, mais Viladra, à travers les blessures.
Elle s'approcha de lui et le serra dans ses bras. Il rendit son étreinte, et elle lui dit :


-C’est bon, tu ne vas quand même pas me faire te fâcher pour ça. Il n’y a pas encore eu de mort que je sache.

Non, mais elle aurait pu être la première. Puis elle le lâcha et alla dans la pièce à côté. Kem, resté seul un instant, inspira profondément. Il voulait repartir. Mais ne pouvait pas. Pas tout de suite du moins.
Il entendit le son du piano et la rejoignit. Le voyant elle expliqua :


-Il faudrait que je l’accorde, ça va me prendre un temps fou. Surtout que ça fait longtemps que je ne l’ai pas fait.

Kem sourit et s'approcha d'elle. Ils étaient seuls pour le moment. Tant mieux. Parce qu'il sentait que les Mercenaires n'allaient pas tarder.

-Je suis sûr qu'il produira un son fabuleux une fois que tu l'auras réglé. Dit-il.

Il s'assit à ses côtés et la prit par la taille, l'attirant à lui. Son point faible, désormais…Et Viladra pourrait l'utiliser à volonté. Elle savait qu'il obéirait.

-Il faudra que je reprenne un peu d'entraînement. Ses semaines passées au lit n'ont rien arrangé…

Il avait perdu de l'endurance surtout. Il la regarda, souriante. Les trois griffures de Viladra étaient encore visibles sur sa joue. Délicatement, il les parcouru du doigt, espérant ne pas lui faire mal. Trois griffures comme autant de promesses de mort au moindre faux pas…
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Dim 22 Avr 2012 - 20:28

Je posai sur le torse de Kem le laissant parcourir les trois griffures sur ma joue. Ça ne me faisait pas mal, j’étais une rêveuse, ces trois petits machins n’était pas un problème pour moi. Je pris sa main dans le mienne la serrant légèrement. Il n’avait plus l’air fâché… Je l’embrassai à la commissure des lèvres. Puis j’appuyai sur quelques touches du piano en tendant un bras.
La porte s’ouvrit et le forgeron apparut. Je me redressai d’un coup en sursautant alors que celui-ci hochait les sourcils. Il me dit qu’on allait sûrement pas tarder à m’emmener un blessé vu qu’il avait vu un mercenaire se faire poignarder. J’hochai la tête comprenant le message, je me levai et sortis de la pièce pour regagner l’autre. Kem me suivit et je lui dis d’aller s’entraîner. Je déposai un baiser sur sa joue, je faisais confiance au forgeron pour ne pas tout raconter aux autres.

« Si tu reviens sans aucune blessure je t’embrasserais et sinon, tu resteras dehors. Tu as vu comme je suis méchante ? » dis-je avant de lui fermer la porte au nez

Puis je m’assis sur une chaise près de la table. Bien entendu je savais que mon ami allait sûrement désapprouver le fait que Kem soit mon petit ami. C’est d’ailleurs ce qu’il déclara avec une expression très sérieuse. De toute façon il l’était toujours…

« -Mais je l’aime. répondis-je
-Je m’en doute. Mais c’est défier Viladra, d’ailleurs je suppose que tes blessures viennent d’elle et puis ça va forcément ameuter les autres mercenaires. S’ils veulent atteindre Kem ça sera toi leur première cible.
-Je sais mais ne t’inquiètes pas, il ne m’arrivera rien.
-Ça c’est ce que tu dis… »


Si le chef des mercenaires était au courant alors les autres aussi, ses informateurs devaient déjà avoir raconté ce qui c’était passé. Ou peut-être pas… En tout cas question discrétion c’était ratée. Et puis pour ce qui était de ne rien m’arriver ce n’était pas sûr. J’avais toujours été un aimant à problème alors je doutais vraiment de mon affirmation.
On toqua à la porte et quand j’ouvris je vis un mercenaire portait une jeune femme blessée. Le forgeron s’éclipsa alors que je la couchai dans un des lits. Je déroulai un rêve après l’avoir observer. Elle était très grande et avait les cheveux coupés au carré. Après avoir fait cela, je repris ma routine. Je fis à manger et en donna à la blessée. Comme elle n’avait pas l’air de vouloir me remercier je lui fis un cour sur les bonnes manières et elle finit par me menacer de me massacrer si je ne me la fermais pas sur le champ.
Je me mis à lire puis j’allais ouvrir quand on toqua à la porte. C’était Kem et après une brève inspection je vis qu’il s’était légèrement blessé. Elle était toute petite mais je lui claquai quand la porte au nez, comme quand il était partit. Puis j’allais lui préparer une assiette car je savais qu’il allait entrer quand même. Je n’avais pas fermé la porte à clé. D’ailleurs je sentis des bras m’attraper et m’enlacer par derrière. Je me félicitai d’avoir mis un rideau devant les lits réservés aux blessés pour les séparer du reste de la pièce.

« Tu t’es blessé alors pas de bisous. murmurai-je puis je demandai, Au fait tu dors ici ou dans ta chambre ? »


[Désolé, j'ai pas le temps de mettre les autres codes.]
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Dim 22 Avr 2012 - 21:38

Misao lui donna un léger baiser sur les lèvres, mêlant ses doigts aux siens. Ils étaient bien, malgré la présence des Mercenaires et de Viladra.

La Rêveuse sursauta lorsque la porte s'ouvrit sur le forgeron. Kem le regarda, le menaçant du regard. Il ne devait rien dire, même si la rumeur circulerait bien vite à cause de leur arrivée. Il prévint simplement qu'il y aurait bientôt un blessé car il avait vu un homme poignarder un autre. Misao soupira et se leva, allant dans l'autre pièce, prête à soigner ledit Mercenaire.

Kem la suivit et elle déposa un baiser sur sa joue en disant :


-Si tu reviens sans aucune blessure je t’embrasserais et sinon, tu resteras dehors. Tu as vu comme je suis méchante ?

Il sourit mais ne put rien répliquer, elle lui ferma la porte au nez.
Kem soupira et alla vers les remparts. Courir. D'abord courir. Il se mit donc en route, essoufflé au départ, puis reprenant son souffle. Au final, il réussit à courir sans s'arrêter pendant au moins une demi-heure.

Il alla ensuite vers le terrain de combat pour dérouiller ses muscles. Il se trouva un adversaire à peu près à sa taille et l'affrontement débuta. Ils étaient tous heureux de pouvoir mettre une raclée à Kem Al'Ran, apprenti de Viladra. Enfin, ex-apprenti et surtout, apprenti qui devait refaire ses preuves.

Ils se battirent longtemps. Kem avait la plupart du temps le dessus, l'entraînement de Viladra n'était pas passé aux oubliettes, et Misao ne comptait plus lorsqu'il se battait, mais il reçut tout de même des coups, dont l'un qui fît couler son sang lorsqu'il s'égratigna en tombant. Rien de bien grave, surtout après ce qu'il avait connu, mais s'érafler au sol en chutant était ridicule.

Ils répondirent tous à l'appel du ventre lorsqu'il se fît entendre et se séparèrent, pour se changer, se rafraîchir et manger leur dîner le soir approchant. Kem se dirigea vers la demeure de Misao et toqua, ne voulant pas la déranger en plein travail. Elle lui ouvrit, le regarda de la tête aux pieds et lui claqua à nouveau la porte au nez. Il attendit deux secondes, le temps qu'elle tourne le dos, et entra à son tour doucement. Elle était en train de préparer son repas.
Souriant, il la prit par la taille et enfoui sa tête dans son cou, sentant la bonne odeur de nourriture qui s'échappait de l'assiette qu'elle tenait en main, mais aussi de l'odeur de la Rêveuse. Celle-ci déclara :


-Tu t’es blessé alors pas de bisous.

Il n'écouta pas et la tourna vers lui, collant sa bouche contre la sienne. Elle ne recula pas. Puis elle demanda :

-Au fait tu dors ici ou dans ta chambre ?

Il sourit, prit l'assiette, s'installa à table et commença à manger. Il ne répondit que lorsqu'elle l'eut rejoint :

-Je pense dormir avec toi…

Il n'avait pas envie de se retrouver seul en fait…et puis, au cas où des Mercenaires voudraient s'en prendre à elle, il serait là pour la défendre.

Ils mangèrent tranquillement. Puis, Kem alla se laver, pendant que Misao vérifiait encore l'état de santé du Mercenaire blessé.
Il se coucha doucement et attendit qu'elle vienne pour la serrer dans ses bras. C'était le seul endroit désormais ou leur amour pourrait s'exprimer sans que les autres ne le voie…


edit viladra: je vous voiiiiiiiiiiiiiis santa *sort*
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Jeu 26 Avr 2012 - 18:08



~Colors~






J’enfilai une chemise de nuit puis je vins me blottir dans les bras de Kem. Que c’était bon ! C’était juste dommage que nous soyons dans la forteresse. Ça aurait été mieux dehors, là-bas au moins je n’aurais pas eu l’impression d’être enfermée dans un endroit où le moindre de mes gestes étaient espionnés. Au moins je me sentais en sécurité maintenant, près de mon petit ami.

« -Oh ! Que c’est meugnon comme tout !claironnèrent les étoiles
-Arrêtez on dirait le Mentaï ! dis-je
-Lui ! C’était qu’un pauv’ type.
-Oui bah le pauv’ type a bien faillit nous tuer tous les deux.
-Ça c’est parce que vous n’êtes vraiment pas doués. »

Je soupirai puis j’embrassai doucement Kem. Le relâchant je lui rapportai ce que les étoiles avaient dit en chuchotant. Il y avait encore l’autre blessée à côté. Ce n’était pas la peine qu’elle apprenne que je parlais aux étoiles, elle me prendrait pour une cinglée et elle répandrait la rumeur. Ce que je ne voulais surtout pas c’est que Viladra l’apprenne. Ça serait le bouquet ! Vu l’esprit de conquête et de dictature que semble avoir tout bon mercenaire je doutais qu’elle reste là sans rien faire. Elle voudrait sûrement s’en servir un minimum et comme elle a autant de chance de pouvoir entendre les étoiles que moi de devenir une spécialiste en armes ce serait à moi de faire le messager. Enfin il faudrait déjà que mes amies célestes acceptent de me dire ce qu’elles savent. Le jour où elles livreront des informations aux mercenaires ce sera sûrement la fin du monde. Et personnellement je n’y tiens pas tellement…
Je remontai la couverture jusqu’à mon nez avant de fermer les yeux. Je plongeai presque aussitôt dans un profond sommeil. Sacha aurait sûrement déclaré que je n’étais qu’une grosse marmotte puis se serait endormit la seconde suivante. Mon rêve fut aussi excentrique que les autres. Des portes qui se referment au fur et à mesure pour laisser apparaître différentes scènes.
Et mon réveil fut des plus doux, comme à Fériane les jours où ce n’était pas ou un seau d’eau sur la tête ou alors les fausses notes horribles qui s’échappaient de mon violon alors que Sacha en jouait. C’est vrai que ce se faire réveiller par les doux raillons du soleil c’est bien mais par les baisers de celui qu’on aime c’est encore mieux. Lui, il était déjà habillé et tout alors que moi je venais d’ouvrir les yeux. J’admire le courage de ceux qui arrive à se lever tôt. C’est vrai, c’est bien beau de voir le lever du soleil mais est-ce que lui il aime bien qu’on le regarde dès son réveil ? Encore endormie avec un petit filet de bave au coin des lèvres. Moi, personnellement je ne trouve pas super de se lever avec plein de monde autour de moi qui me fixe avec admiration. Alors oui, j’admire le courage de ces gens-là qui devraient se sentir coupable quand le soleil fait la gueule et va se cacher derrière des nuages pour ensuite nous lancer un seau d’eau à la tête. Le truc c’est que je ne sais même pas s’ils se sentent coupables. Sûrement que non… Bon alors pourquoi je devrais les admirer ? Sûrement juste pour le don qui leur a été donné de pouvoir se lever aussi tôt. Et en même temps je les pleins parce que moi je dis qu’il n’y a rien de mieux qu’une de bonne grasse matinée pour se mettre de bonne humeur !
Je passai mes bras autour du cou de Kem. En voulant me réveiller tout ce qu’il avait réussi à faire c’est à se recoucher. Moi, je trouvai qu’il était encore trop tôt pour me lever alors j’avais décidé qu’il allait rester avec moi. C’est que je suis possessive, je ne veux pas le laisser partir mon grand amour ! Le truc c’est que de nous deux c’est lui qui a le plus de force. Alors il finit par réussir à me faire sortir du lit contre ma volonté.

« Tu m’embrasses par la force hier et maintenant tu me forces à me lever. Je ne suis pas d’accord moi ! J’aurais préféré avoir un ptit’ dej’ au lit ! » protestai-je

Enfin, question crédulité j’avais fait vu que j’étais dans ses bras. C’est que je me ramollissais moi ! Il allait falloir se reprendre. Je préparai rapidement un petit truc à manger et je vérifiais l’état de la blessée. Tout va bien ! Je m’habillai, m’étant une robe blanche tout simple. Puis on m’emmena un nouveau mercenaire. Ah ! Le monde tourna rond, maintenant c’est sûr ! Puis je décidai que j’allais un peu étendre mon « territoire » dans cette grande maison vide. Habité dans une seule pièce avec les blessés juste à côté ça allait deux minutes… Alors j’allais chercher de quoi nettoyer et de la peinture. Je m’attaquai déjà à la pièce qui serait ma chambre. Mon dieu ce qu’elle pouvait être sombre ! On aurait dit que même elle, elle était morte. Je mis donc un peu de couleur, oui beaucoup de couleur ! Je finis de la repeindre en début d’après-midi ! Kem partit s’entraîner juste au moment où je devais transporter quelques meubles. Il choisissait bien son moment lui ! Je soupirai et m’apprêtai à aller demander de l’aide au forgeron mais une voix retentit derrière moi :

« -Vous avez besoin d’aide ? demanda un mercenaire qui venait d’apparaître
-Oui mais je ne sais pas si je peux vous laisser me dépanner.
-Pourquoi donc ?
-Laissez-moi réfléchir ? Peut-être parce que vous êtes sûrement un tueur et que ce n’est pas vous la meilleure personne à qui faire confiance.
-Sûrement mais en échange j’aimerai juste vous posez quelques questions.
-Bon, bah je pense que je ne vais pas en crever. »

Il m’aida donc à déplacer les meubles mais voilà, les questions portaient sur Kem et moi. Il me demanda si nous étions ensemble comme le disait les rumeurs. Je l’envoyai balader. Mais il se fit insistant, forcément il n’allait pas repartir sans ce qu’il voulait. Mais pourquoi il voulait ça justement ? Ne pouvait-il pas se contenter de ce que disent les autres, comme tout le monde ? Finalement ce fut la jeune femme blessée qui répondit et à l’affirmative en prenant comme preuve le fait qu’elle avait entendu Kem dire qu’il allait dormir avec moi. Je la fusillai du regard. Le mercenaire eut un sourire satisfait et sadique. Je frissonnai, il était flippant…
Kem revint peu de temps après et je lui fis part de cet évènement. Je sentais que quelque chose se préparait mais je ne savais pas quoi. Il faudrait que je demande un peu d’aide aux étoiles. En attendant je lui montrais ma nouvelle chambre.

« Comme ça plus personne ne pourra nous entendre. » dis-je en souriant

Puis je l’embrassai. J’avais l’impression d’entendre les étoiles chantonnaient « C’est beau l’amour ! ». Mais bien sûr ce n’était pas elles, je ne les entendais seulement la nuit. J’enfouis mon visage dans le cou de Kem pour y déposer un léger baiser. Changement de refrain «Oh, c’est trop meugnon ! »














Dernière édition par Misao Winster le Jeu 26 Avr 2012 - 20:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Jeu 26 Avr 2012 - 19:07

Elle resta longtemps immobile, dans les bras de Kem. Puis elle soupira et l'embrassa. Ce n'est qu'après qu'il eut droit à une explication : les étoiles lui avaient fait la même remarque que Finrod et ensuite avaient dit qu'ils n'étaient pas doués. Bref…Kem ne s'en formalisa pas et regarda Misao s'endormir, la couverture remontée jusque sous son nez.

Il s'endormit finalement, la Rêveuse toujours dans ses bras. Il ne rêva de rien, ou alors pas assez importants pour qu'il s'en rappelle. Le soleil se leva donc en même temps que lui. Il avait prévu de s'entraîner encore plus aujourd'hui, pour être sûr d'avoir recouvré toutes ses aptitudes physiques.
Il se leva discrètement et alla s'habiller.
Torse nu, il admira la cicatrice et les quelques plaques qui demeuraient sur son ventre. Des souvenirs pas très joyeux mais bon…
Il mit donc sa chemise et son pantalon puis retourna dans la chambre. Elle dormait toujours, et il ne voulait pas s'en aller sans lui avoir dit au moins bonjour.


Il se pencha sur elle et l'embrassa longuement. Elle ouvrit les yeux et l'agrippa au cou, l'attirant contre elle.
Mais il ne pouvait pas….même s'il aurait adoré.
Il réussit donc à la sortir du lit et elle protesta :


-Tu m’embrasses par la force hier et maintenant tu me forces à me lever. Je ne suis pas d’accord moi ! J’aurais préféré avoir un ptit’ dej’ au lit moi !

Il sourit simplement. Elle prépara à manger, vérifia l'état de la Mercenaire et alla s'habiller. Kem mangea également, se préparant mentalement. Et faisant une liste de ce qu'il allait faire. Courir, lancer, combat…les choses habituelles quoi.
Misao arriva aussi avec des seaux de peintures pour faire sa chambre. Mais il ne put malheureusement pas l'aider pour les meubles, il devait vraiment aller s'entraîner. Bien sûr, il aurait droit à une réprimande au retour, mais tant pis.

Dehors, il faisait beau et les Mercenaires s'entraînaient déjà tous ou presque. Kem courut pendant près d'une heure, sans s'arrêter, et sans être essoufflé outre mesure. Puis il retourna vers les mannequins, prit des couteaux et les lança. Pratiquement tous dans le cœur, sauf un juste entre les deux yeux.
Le combat serait pour l'après-midi sans doute.

Lorsqu'il entra, Misao se précipita vers lui pour lui raconter une drôle de chose. Un Mercenaire était venu l'aider pour les meubles, en échange de quoi il voulait qu'elle réponde à des questions. Sur eux. Il voulait savoir si c'était vrai ce qu'il se disait partout, comme quoi ils étaient ensemble.
Kem fronça les sourcils. Pourquoi ne leur fichait-on pas la paix ?! Il sentait que quelque chose allait à nouveau arriver, et que, cette fois, ce serait Misao la cible. Il faudrait qu'il soit vigilant.
Mais elle l'emmena pour lui montrer la chambre qu'elle avait retapée. Elle était magnifique. Ensoleillée surtout. Les couleurs étaient vives, mais harmonisées entre elles. Cela contrastait avec le reste de la Forteresse.


-Comme ça plus personne ne pourra nous entendre.

Kem sourit lorsqu'elle l'embrassa, et encore plus lorsqu'elle enfoui sa tête dans son cou pour encore l'embrasser. Il l'enserra de ses bras et la souleva de terre. Il était plus grand qu'elle. Elle mit ses jambes autour de sa taille, pour ne pas tomber. Kem l'entraîna dans la chambre et ferma la porte du pied. L'entraînement attendrait un petit peu.
Il continuait à l'embrasser passionnément, ne pouvant plus s'arrêter. Il débordait d'amour, ne voulait pas partir, voulait rester encore et encore avec elle…cette pièce représentait la liberté pour eux, comme s'ils ressortaient de la Forteresse…il fallait l'inaugurer…

Misao était tremblante sur lui, alors qu'il la portait toujours. Tremblante de plaisir, bonheur, qu'importe.

Ils tombèrent d'un coup sur le lit et Kem se surprit à rire. C'était sûr, Viladra ne voudrait plus jamais lui reparler…Tant pis, tant qu'il ne la trahissait pas, il n'avait pas grand-chose à craindre d'elle.
Il caressait le corps de la Rêveuse, encore, l'embrassant partout, descendant de plus en plus bas…elle était au paradis et ils n'entendirent pas tout de suite les Mercenaires appeler, pour amener un nouveau blessé.

Ce n'est que lorsque des coups furent donnés à la porte qu'il sursauta et se releva rapidement, reboutonnant à la va-vite sa chemise que Misao avait commencé à retirer.
Elle aussi se releva, rajustant sa robe et elle alla ouvrir pendant que lui sortait par la fenêtre. Il ne fallait pas trop accentuer les rumeurs, même si ce ne devait plus être une rumeur. Il ne voulait pas aggraver le tout.

Il alla sur la grand-place, espérant que Misao trouve une excuse pour expliquer son retard et surtout que les Mercenaires ne lui feraient rien. Il se trouva un adversaire et l'affronta longtemps, aucun des deux ne faiblissant.
Le soleil se couchait donc lorsque Kem le mit enfin à terre, KO. Souriant, il s'éloigna, les protestations du perdant le suivant jusqu'à la maison. Il sentait les regards sur lui comme il entendait les murmures sur son passage. Mais il s'en fichait. Il entra et chercha Misao. La Mercenaire n'était plus là, donc elle devait avoir eu le droit de partir à nouveau. Il trouva la Rêveuse sur le lit, assise.
Inquiet, il s'assit près d'elle, lui caressa les cheveux et demanda :


-Quelque chose ne va pas ?

Que c'était-il passé ?
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Jeu 26 Avr 2012 - 20:57

Quoi de mieux que d’être dans les bras de celui qu’on aime ? On aimerait ne plus les quitter. J’aurais voulu que ces foutus mercenaires n’arrivent jamais. Pourquoi fallait-il qu’ils arrivent toujours au mauvais moment ? J’avais l’impression qu’ils le faisaient exprès. Putain de dieu ! Un peu de coordination s’il vous plaît ! Ce n’est pas possible ça ? Je me relevai à contre cœur et allai ouvrir. J’aurais souhaité embrasser Kem une dernière fois avant qu’il ne s’enfuit par la fenêtre. Mais pourquoi il n’était pas rester ? Surtout que la personne qui se tenait maintenant devant moi c’était l’autre con de tout à l’heure. Il n’avait pas l’air blessé, en fait il n’y avait personne à soigner. Il me regarda, tout sourire et je fronçai les sourcils.

« -Qu’est-ce que tu veux ? demandai-je
-Des questions ! J’ai encore quelques questions.
-ah non ! Dégage ! »

Je voulus fermer la porte mais il m’en empêcha et pointa sur un poignard qui avait l’air parfaitement aiguisé. Je soupirai, pourquoi devaient-ils toujours sortir des trucs pointus ? Ils n’auraient pas pu prendre des… Euh… Je ne sais pas moi, des nounours ! Par la force des trucs tout doux je t’ordonne de parler ! Bon, ok, ça ne marcherai pas. Mais ne pouvaient-ils pas tout simplement menacer par la parole. Non, il fallait tout de suite sortir tout l’attirail ! Le branle-bas de combat au premier petit obstacle. Moi je dis que c’est la voix de la facilité ! Je suis contre ! On n’utilise pas son cerveau là ! Juste une arme. Comme si c’était elle l’esprit qui pensait et pas notre tête. Alors je le répète, je suis contre ! Je vais faire une révolution !

« Dis-moi ce que je veux savoir et je ne te ferais rien, ok ? » dit-il

Fin de mes projets révolutionnaires et j’ouvrais de nouveau la porte.

« -Bien !
-Bon pose les tes questions à la con, qu’on en finisse.
-Il t’aime comment Kem ?
-Je ne sais pas, je ne suis pas dans sa tête.
-Quand même tu devrais bien savoir non ?
-Je suppose qu’il aime autant que je l’aime.
-Ok et tu l’aimes comment ?
-Mais c’est pas tes affaires !
-Bon ok, question suivante. Si tu le larguais quel serait son état.
-Même réponse je pense similaire au mien.
-C’est-à-dire ? Et je ne veux pas de refus cette fois sinon je pense que je serais obligé de te faire un peu mal.
-Eh ben je serais totalement détruite.
-Tant que ça ? Ouah ! Ça c’est de l’amour.
-C’est bon ? T’as fini là ?
-Non, en fait là c’est ordre.
-Je ne suis pas…
-Tu vas le larguer !
-Hein ?!
-Tu vas larguer tout petit chéri sinon je te tue toi et ton oncle. »

Il partit tout sourire en me faisant un petit signe de la main. La mercenaire blessée, enfin elle ne l’était plus, sortie de la pièce et me conseilla de faire ce qu’il disait si je voulais rester en vie. Il ne rigolait pas. Je m’affalai sur le lit et je restai ainsi assisse tout l’après-midi. C’était quoi ce délire ? Pourquoi voulait-il que je quitte Kem ? Pour lui faire du mal sûrement ? Mais avais-je vraiment le choix ? En plus il n’y avait pas que ma vie en jeu mais celle de mon oncle aussi. Je savais qu’il réussirait à le tuer sans problème.
Je redoutai le moment où Kem allait rentrer, il fallait que je sois crédible. Dire que quelques heures plus tôt, j’étais en train de déboutonner sa chemise alors qu’il m’embrasser partout où il pouvait. J’avais peur que le mercenaire lui fasse du mal à lui aussi. Encore plus qu’en m’obligeant à le larguer. Quand il arriva j’étais sur le point de fondre en larme. Il caressa mes cheveux et je lui dis que je ne voulais qu’on se voie. Qu’il ne devait plus venir ici à par s’il était blessé. Et ce fut plus fort que moi je me mis à pleurer.

« Ne m’en veut pas, s’il te plaît. » murmurai-je les yeux fixés sur le sol

J’avais en envie de lui dire que j’étais forcé de le faire mais là encore ça aurait été prendre trop de risque. Il sortit et je restai seule. Effondrée. Je m’en voulais terriblement d’avoir fait ça. Maintenant la seule qui pourrait arranger ça, ça serait la mercenaire qui avait tout entendue. Je priais pour qu’elle aille parler à Kem et qu’elle lui raconte tout.
Le jeune homme revint alors que la nuit été tombée et que les étoiles me consolaient en me disant que ça allait s’arranger. Et même si elles avaient raison pour ce soir-là, elles se trompaient vraiment pour la suite. Parce que ça n’allait faire qu’empirer par la suite. En tout cas la jeune femme avait dû le mettre au courant de ce qui été arrivé. Je ne l’en remercierais jamais assez.


[Je mettrais les codes demain.]
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Jeu 26 Avr 2012 - 22:04

Kem stoppa son geste dèsqu'elle commença à parler. Elle lui annonça, comme ça, sans raison, qu'elle ne voulait plus qu'ils se voient. Qu'il ne devait venir uniquement s'il était blessé. Il ne comprit pas. Il y a quelques heures, ils s'embrassaient à pleine bouche, savourant leur amour, et là…elle voulait le quitter ?!

Elle fondit en larmes et murmura :


-Ne m’en veut pas, s’il te plaît.

Ce serait trop simple. Il se leva en silence et sortit, tentant de ne rien laisser paraître. En fait, il était énervé., triste, abasourdi…
Il…elle…
Il n'arrivait plus à penser clairement. Il se précipita à l'écart, pour que personne ne le voie. Il se glissa derrière les baraquements, se dissimulant.


Et là, il laissa la tristesse prendre le dessus. Il laissa les larmes couler, sans faire de bruit. Il avait trouvé ce qu'il lui manquait depuis tant de temps et maintenant…tout ceci était réduit à néant. Viladra avait raison, au final…les sentiments sont pour les faibles et miséreux. Ce que lui n'était pas grâce à elle. Son cœur saignerait donc à jamais, mais cela lui rappellerait les limites à ne pas franchir. Il était Mercenaire. Et il vivrait en tant que tel. Elle lui manquait déjà. Son sourire, son rire, ses mains, ses gestes, sa voix…Tout. Pourquoi avait-elle fait ceci ? Et surtout, aussi soudainement ? La tête contre la muraille, il entendit le bruit de pas et mit sa main sur sa dague. Il resta en alerte. La silhouette s'étira et il reconnut, dans les derniers rayons de soleil, la Mercenaire que Misao avait soignée durant la journée.
Sans un mot, elle s'assit à côté de lui, regardant l'horizon.


Puis, elle dit en se tournant vers lui :

-Il ne faut pas lui en vouloir.

Il la regarda, toujours dans l'incompréhension. Elle n'avait rien à dire !
Elle continua :


-Misao. Il ne faut pas lui en vouloir.

Kem soupira et déclara :

-J'avais compris de qui vous parliez. Mais je ne vois pas pourquoi vous vous mêlez de mes affaires.

Les yeux de la Mercenaire lui lancèrent des éclairs et elle répliqua :

-J'ai été patiente et j'ai attendu que tu arrêtes de pleurnicher d'accord ! Je vais faire quelque chose que je n'ai jamais faite depuis que je suis Mercenaire. Alors ne dis plus rien et laisse-moi parler ou je t'en colle une.

Kem acquiesça et elle reprit :

-Il y a un Mercenaire qui a fait chanter Misao. Il lui a dit de te quitter. Sinon il la tuerait elle et son oncle. Elle n'avait pas trop le choix. Je te le dis parce que je suis une femme, une femme qui croit en l'amour. Et le votre est merveilleux. Quoique puisse dire les autres. Je ne voudrais pas que vous gâchiez tout.

Kem regarda les étoles qui commençaient à briller. Un Mercenaire faisait chanter la Rêveuse ? Pour l'atteindre, lui ? Ou elle ? Ou les deux ? Mais pourquoi ?

-Pourquoi ? Et qui est-il ?

-Pourquoi ? Je pense te faire souffrir. Toi comme elle. Il a peut-être d'autres raisons, mais je ne suis pas dans la tête des gens. En tout cas, j'ai entendu la conversation, je ne mens pas. Mais il faut que tu fasses attention. Je le connais de vue et de réputation. C'est un Mercenaire bien plus fort que toi. Tu n'as aucune chance tout seul. Et lui est entouré de sa bande. Qui compte des Mentaïs. Et je crois savoir que tu en as assez vu des Mentaïs ces derniers temps…

Kem ne répondit rien. Les rumeurs circulaient bien trop vite. Il était toujours sceptique sur cette histoire. Mais pourquoi la Mercenaire irait inventer quelque chose d'aussi gros ? Et oui, les Mentaïs, non merci s'il pouvait les éviter…
En plus, ils étaient dans la Forteresse. Il ne pouvait pas agir comme il le souhaitait. Mais l'autre non plus…


-Comment dois-je agir ?

Il préférait demander. Il n'avait pas l'esprit assez clair pour réfléchir. Et, de toute façon, il réfléchissait toujours trop longtemps. La Mercenaire le regarda, haussa un sourcil, soupira et répondit :

-Déjà, tu vas la rejoindre, lui dire que tu sais toute l'histoire. Elle saura qui t'en a parlé je pense. Ensuite, il faut que vous avisiez ensemble. Il faut que vous fassiez comme si vous ne vous voyiez plus.

Kem acquiesça. Mais cela allait être difficile. Parce que s'il était surveillé il ne pourrait pas mettre de plan en marche pour stopper ce Mercenaire.

-Tu ne connais pas le nom de cet homme ?

La Mercenaire hocha négativement de la tête.

-Non, navrée. Mais il est reconnaissable facilement. Il sourit toujours, et aime beaucoup se promener avec un poignard en main. Toujours, même la journée. Il est parano des fois. Ce doit être l'un des seuls Mercenaires à être armés partout. Même dans son lit apparemment, il garde le poignard.

Kem se retint de rire. Pour être parano…il l'était.
La femme se releva.


-Bien. Tu sais ce qu'il te reste à faire. Mais attention. Pas un mot à quiconque. Je ne t'ai jamais parlé. Compris ?

Il hocha de la tête et attendit qu'elle soit partie pour se relever.
Il longea la muraille et arriva à la maison. Il vérifia qu'il n'y avait personne en vue et entra en silence. Il ferma les volets, jusqu'à ce que tout soit dans l'obscurité totale.

Toujours silencieux, il entra dans la chambre. Misao était sur le lit, les yeux dans le vague et rouges d'avoir pleuré. Les étoiles étaient sans doute en train de lui parler. Elle arborait souvent cet air absent dans ces cas-là.
Il s'assit sur le lit et la prit dans ses bras alors qu'elle comprenait que c'était lui.

Il la réconforta et, une fois calmée, lui dit :


-Je sais tout. Et l'on va faire en sorte qu'il arrête ses conneries.

Elle hocha de la tête et il continua après l'avoir embrassée :

-Mais tu m'as fait peur… j'ai bien cru que c'était la fin…

Il lui sourit et se coucha avec elle tendrement, elle se lovant contre son torse.
Ils ne dormirent pas, mais être couchés leur faisait du bien. A tous les deux. Kem sentait que c'était loin d'être fini.


-Misao…je pense que nous allons devoir jouer la comédie…et aviser pour agir en secret. Je ne sais pas comment, mais nous le ferons.

Il l'embrassa sur le front et la laissa sombrer dans le monde des rêves. Elle en avait bien besoin. Lui continua à réfléchir.
Il pouvait faire semblant. Ce n'était pas cela le plus gros problème. C'était pour localiser et affronter ce maître chanteur. Avoir un poignard tout le temps en main, d'accord…
Mais Kem se doutait qu'il allait les surveiller. Pour la nuit…il dormirait avec les autres, dans les dortoirs. A moins qu'il parvienne à entrer en douce par une fenêtre.

Quelque chose s'imposa dans son esprit. Dortoirs…et si c'était là-bas le réel piège ? Et s'il voulait tout de même l'atteindre, lui ? Bien sur en faisant souffrir Misao, mais il était Mercenaire et s'en foutait. Mais si le piège était tendu aux dortoirs ? Tous les Mercenaires avaient une raison de vouloir le frapper.


Il réfléchissait et la nuit défilait. Il avait peur aussi que quelqu'un vienne durant leur sommeil. Plus d'une fois il crut voir une silhouette passer à la fenêtre, malgré les rideaux. Il n'y avait pas de volet…
Alors il resta éveillé, jusqu'à ce que le soleil fasse son apparition et que Misao ouvre les yeux. Il l'embrassa et lui dit, dès qu'elle fût réveillée :


-Comment va-t-on faire alors ?

Il fallait qu'ils décident de tout ceci dès à présent. Ensuite, il sortirait par la fenêtre. Pour que personne ne le voie. Enfin, il espérait personne.
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Sam 28 Avr 2012 - 18:24



♦Trahison♦






Je me frottai les yeux, encore mal réveillé. Je me rallongeai en plongeant tête la première vers l’oreiller.

« Je sais pas ! C’est trop tôt ! Mon cerveau n’est pas encore mit en marche, il faut attendre un peu. gémis-je puis plus sérieusement, Faudrait en savoir plus sur lui, ça je m’en occupe, c’est pas difficile. Ensuite bah forcément faudra être discret, plus difficile. Ensuite j’ai rêvé des étoiles, ça m’arrive, je les entends beaucoup mieux… Bref, elles m’ont dit de faire attention, un truc dans le genre de ne pas confondre le vrai ou le faux, bref, le baratin habituelle qu’elles sortent dans ce genre de situation. Enfin je pense. Je suis souvent dans la merde mais là je bas tous les records ! »

J’étais soulagé à un point même pas imaginable. Il savait tout. Bon à vrai dire j’étais comme ça depuis qu’il était arrivé hier soir. Je lui attrapai la main et l’attirai vers moi. Je l’embrassai puis il sortit par la fenêtre. J’allais ensuite me laver repensant à tout ce qui c’était passé et ensuite je sortis calmement. J’allais un peu me renseigner sur ce sokrel qui m’avait obligé à larguer Kem. Et puis j’espérai aussi voir la mercenaire pour lui dire merci. Ce que ça pouvait être compliqué tout ça, franchement si je pouvais donner ma démission au monde je le ferais. Quoi que, ça voudrait dire mourir… Alors la donner sans crever ! Ça existe ça ? Non, sûrement que non. Il faudrait que ce soit moi qui m’en occupe, de la fabriquer cette démission spéciale. Enfin bon, ça allait attendre un peu parce que là j’avais d’autres chats à fouetter. Je marchai tranquillement et tout d’un coup je me rendis compte que tous les regards étaient tournés vers moi. Je soupirai discrètement, quels idiots ! Vraiment, c’était comme des enfants, si quelqu’un sortait avec quelqu’un d’autre forcément ça devait devenir le scoop de la semaine ! Mais si c’était une rêveuse et un mercenaire alors là c’était du mois ! Carrément !
A la fin de la matinée je n’avais presque rien trouvé sur ce manipulateur et je décidai que pour une fois je pouvais aller manger dans leur cantine. Le bruit m’assaillit tout de suite, ce n’était pas comme à Fériane. Là-bas déjà la nourriture était bonne au moins ! Et puis en plus en fond il n’y avait qu’un doux brouhaha qui ne gênait quasiment personne. On avait presque l’impression que c’était harmonieux. Alors qu’ici ce n’était qu’une infâme cacophonie ! J’avais envie d’aller chercher mon violon et de couvrir ce machin ignoble avec une chanson.

« -Qu’est-ce que tu fais là ? demanda la mercenaire que j’avais soigner en s’approchant de moi
-Merci. dis-je
-De rien, mais t’as pas répondu à ma question. D’habitude on ne te voit jamais ici.
-Peut-être parce que c’est dégoutant…
-Ouais. Tu cuisines beaucoup mieux.
-Viens, je t’invite pour te remercier. »

La jeune femme haussa les épaules et me suivis. Quand tout à coup un commentaire fusa. « Elles vont bien les maîtresses de Kem ? ». Je me retournai et fixai celui qui venait de dire ça. Après quelques questions j’appris donc que Kem se tapait d’autres femmes dans mon dos. Je n’arrivais pas à le croire. Ce n’était pas possible ! Il n’avait pas pu me faire ça ! Ça devait être f aux, juste une rumeur pour me faire du mal. La mercenaire me répétait ça alors que je marchai vers la maison, fonçant tel un boulet de canon. Les commentaires des autres imbéciles me poursuivaient. J’avais l’impression que les mots tendaient vers moi leurs mains crochues et qu’il ne fallait surtout pas que je me laisse attraper. Les idées s’embrouillaient dans ma tête. Alors quand je le vis, lui, à qui j’avais accordé une entière confiance en train d’embrasser une fille je ne cherchai même pas à réfléchir. Non, je ne voulais pas savoir pourquoi tout d’un coup il faisait ça alors qu’avant non. Enfin qui sait, peut-être qu’il le faisait déjà, je n’en savais rien, je ne voulais pas savoir. Je ne voulais pas remarquer non plus la coïncidence entre le fait que je l’apprenne maintenant et que l’autre mercenaire veuille nous faire du mal. Non, tout ce que je voulais c’était le virer maintenant et pouvais retourner tranquillement dans ma chambre pour me défouler un bon coup. Je m’arrêtai devant Kem et la fille. Je ne fis pas attention à son regard mi suppliant mi stupéfait et au fait qu’il essaye de se libérer de l’étreinte de l’autre salope.

« Essaie de revenir une fois me voir et j’apprends à me battre pour te massacrer. Je me fous que tu sois blesser, pour moi tu pourrais crever devant ma porte je m’en foutrais. J’irais juste peut être dansé sur ta tombe, enfin si tu en as une. Tes putes t’en feront peut-être une mais je ne vois pas pourquoi elles prendraient la peine de creuser un trou pour un sale assassin orphelin et sans avenir. »

J’avais dit ça d’une voix sans âme. Calme, froide et implacable. Puis je les dépassai sans plus leur lancer un regard et je rentrai dans ma maison.

« Bon bah je crois que finalement je ne vais devoir attendre pour manger. » soupira la mercenaire en me suivant

J’allais directement dans la pièce au piano et je me mis à jouer. Un morceau pour laisser échapper mon chagrin. Ou alors pour laisser partir Kem. Je ne voulais plus en entendre parler, c’était trop dur. Je me rendais compte de la coïncidence mais il y avait autre chose. Le danger qui pesait sur moi et sur mon oncle, voir sur tous les rêveurs de Fériane à cause de notre relation. Le fait que nous veuille le tuer ce qui m’inquiéter en permanence. Alors tout ça ajouter à ce qui venait de se passer ça faisait beaucoup. Je ne voulais pas comprendre ! Encore… Les étoiles essayèrent de me dire quelque chose mais je ne les écoutais plus. Elles avaient toujours une explication à tout car elles savaient tout et moi je ne voulais pas savoir.
Le lendemain je dus sortir pour aller chercher de quoi faire à manger. Je le vis. Je vis Kem qui me fixait. Je passais devant lui en l’ignorant. Pas un regard. Pourtant je sentais ses yeux sur moi et j’avais envie de lui demander pourquoi maintenant. J’avais un peu changé d’avis à vrai dire. Mais je ne fis rien. Je continuai à marcher en priant pour qu’il ne fasse rien. Ne bouge surtout pas Kem. Reste où tu es ! Je t’en supplie… Laisse-moi un peu temps. Juste un peu de répit. Pour me décider. Pour savoir si finalement je veux vraiment comprendre ou non. C’est difficile, j’ai peur qui tu me déçoives, il faut le comprendre.
Il ne fit rien. Mais je savais que ça n’allait pas durer. Il allait venir.













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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Sam 28 Avr 2012 - 19:00

-Je sais pas ! C’est trop tôt ! Mon cerveau n’est pas encore mit en marche, il faut attendre un peu.

Elle reprit, sérieuse :

-Faudrait en savoir plus sur lui, ça je m’en occupe, c’est pas difficile. Ensuite bah forcément faudra être discret, plus difficile. Ensuite j’ai rêvé des étoiles, ça m’arrive, je les entends beaucoup mieux… Bref, elles m’ont dit de faire attention, un truc dans le genre de ne pas confondre le vrai ou le faux, bref, le baratin habituelle qu’elles sortent dans ce genre de situation. Enfin je pense. Je suis souvent dans la merde mais là je bas tous les records !

Elle l'embrassa ensuite et il sortit doucement par la fenêtre. Ne pas confondre le vrai du faux….cette phrase tournait dans l'esprit de Kem alors qu'il marchait nonchalamment dans la Forteresse. Aujourd'hui, pas d'entraînement. Il avait décidé de flâner et de tendre l'oreille. Écouter les conversations. Tenter de repérer le maître chanteur.

Vers midi, il fût intercepté par une femme. Son regard était froid et sans sentiment. Moins que Viladra, mais presque. Parfois, il la voyait regarder derrière lui et quand il voulait voir ce qu'il y avait d'intéressant, elle lui tournait la tête pour qu'il la regarde, elle. Il ne comprenait pas. Elle parlait de n'importe quoi et dès qu'il voulait partir elle l'agrippait au bras et le collait à elle. Il voulait partir bon sang ! Il n'avait pas que sa à faire !

A un moment donné, elle regarda une nouvelle fois derrière lui mais il n'eut pas l'occasion de bouger qu'elle plaqua sa bouche contre la sienne. Il fronça les sourcils, voulut se dégager, la frapper, voir la tuer, mais elle le retenait pas les bras, le forçant à se coller contre elle. Lorsqu'elle le relâcha et qu'il vit Misao avancer vers eux, il comprit. Manipulatrice.


Misao était furieuse. Elle répliqua :

-Essaie de revenir une fois me voir et j’apprends à me battre pour te massacrer. Je me fous que tu sois blesser, pour moi tu pourrais crever devant ma porte je m’en foutrais. J’irais juste peut être dansé sur ta tombe, enfin si tu en as une. Tes putes t’en feront peut-être une mais je ne vois pas pourquoi elles prendraient la peine de creuser un trou pour un sale assassin orphelin et sans avenir !

Le ton était froid et sans appel. Les mots étaient durs à entendre. Elle repartit, sans qu'il puisse parler. Et, lorsqu'il voulut que l'autre lui rende des comptes, il se rendit compte qu'elle avait disparue. Mentaï, à tous les coups. Il s'énerva contre lui-même. Il était tombé dans un piège comme un débutant ! Et maintenant, Misao pensait qu'il l'avait trompé. Et, selon ses dires, avec plus d'une.

Ne pas confondre le vrai du faux…Misao était tombée dedans. Elle pensait que c'était vrai. Comment lui faire comprendre ?
L'après-midi passa ainsi, à réfléchir. Il s'était caché dans un coin près de la muraille, là ou personne ne pouvait le voir, mais lui il voyait la maison et entendait le piano en sourdine. Comment lui ouvrir les yeux ? Il n'avait rien fait. Ce n'étaient que des rumeurs. Il était sûr que cette Mercenaire faisait partie de la bande de l'autre. Ce n'était qu'une mise en scène. Rien d'autre. Une énorme mise en scène qui deviendrait une impasse si Misao ne comprenait pas à temps. Il souffrait, mais pas comme si elle l'avait vraiment quitté. Parce qu'il savait que ce n'était pas fini. Lorsqu'elle aurait vu, elle reviendrait.


La nuit tomba tout aussi rapidement. Il hésita à aller dans les dortoirs. Il n'avait pas envie d'affronter les autres. Leurs regards, leurs sourires…il n'avait vraiment pas envie. Surtout qu'il était assez énervé.
Mais la nuit était fraîche, ce qui l'obligea à y aller, à moins qu'il ne veuille congeler sur place.
Il attendit néanmoins, pour que tous ou presque dorment et entra en silence. Il se faufila entre les lits et était presque arrivé lorsqu'une lumière s'alluma. Il se retourna. Ils étaient tous debout, pour l'accueillir. Kem se mit bien droit. Attendant. L'un d'eux s'avança et dit :


-Bravo Kem. Personne n'avait pensé que tu jouais la comédie.

Tous ricanèrent. Il continua :

-Mais tu nous as offert un joli spectacle avec la Rêveuse…nous avons largement profité.

Kem répondit, tranchant :

-Et qui vous paye pour balancer des rumeurs pareilles ? Qui vous terrorise pour que vous obéissiez ?

Il les vit se raidir.
Le premier continua :


-Personne ne nous fait peur. Nous agissons comme nous le voulons.

Se fût au tour de Kem de ricaner.

-Laisse-moi rire. Vous ne valez rien, tous autant que vous êtes.

Les mots percutèrent leur cible et ils se jetèrent sur lui. Un peu comme une bagarre en colonie de vacances…sauf qu'il n'y avait pas d'oreiller, mais des poings.
Kem en donna plus qu'il n'en reçut. Il assomma la plupart facilement, se prenant de temps en temps un coup dans le ventre. Un seul percuta sa mâchoire.
A la fin, ils étaient tous au sol, se tordant de douleur.


-Voilà. Maintenant, je voudrais dormir. Imbéciles. Siffla Kem avant de se coucher.

Il ne dormit pas cette nuit là non plus. Deux nuits de suite. Mais il n'y arrivait pas. Il cherchait un moyen de convaincre Misao, cherchait un moyen de trouver le Mercenaire et de lui tendre un piège. Mais il ne trouvait pas…
L'aube se leva lentement et il se leva. Les autres dormaient encore et Kem put admirer de jolis bleus sur bon nombre de visages…


Dehors, il prit juste un peu à manger à la cantine, pour qu'il tienne le coup. Il était fatigué, ses yeux le lui hurlait, mais il s'en fichait. Il se mit contre une maison, près de celle de la Rêveuse. Il faudra bien qu'elle sorte. Mais même…que ferait-il ? Devant tout le monde ? Parce que les premiers envoleurs sortaient.

Et, lorsque Misao sortit à son tour, il décida de ne pas bouger. Elle passa devant lui en l'ignorant. Lui la suivit du regard. Elle entra dans la cantine avec le port de tête digne d'une reine. Elle était si belle et ce foutu Mercenaire gâchait tout !
Les faire souffrir, c'était gagné ! Il entra dans la maison de la Rêveuse alors qu'elle n'était pas là. Il s'assit sur le lit et attendit qu'elle revienne.
Elle allait sans doute le frapper ou crier, mais il s'en fichait, il fallait qu'il lui parle.
Il entendit la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer. Il se leva, se préparant, mais rien ne vint. Il alla à la porte et regarda par l'entrebâillement. Ce n'était pas Misao. Mais un Mercenaire. Un homme, qui souriait et …qui avait un poignard en main. C'était lui ! Que faisait-il ?


Kem ne savait pas. L'intercepter maintenant ? Mais il était curieux, aussi attendit-il pour voir ce qu'il allait faire. Sur les murs, il écrivit des choses. Changeant un peu de place pour avoir une autre vue, Kem put lire des messages destinés à la Rêveuse, censés être écrits par lui.

L'un d'eux disait : "pourquoi me contenter d'une si les autres valent le coup ?"

Il fronça les sourcils et sortit de la pièce. Trop tard. Il s'était éclipsé et Misao entra en même temps. Elle le vit, plissa les yeux, lut les inscriptions…Oh non…

Il leva les mains et dit :


-Ce n'est pas moi. Le Mercenaire ! Il…il vient de s'en aller ! C'est lui ! Il nous manipule Misao ! La femme est sa complice ! C'est elle qui a plaqué sa bouche sur la mienne ! J'ai voulus me dégager ! Je t'assure ! Ne confonds pas le vrai du faux ! Ouvre les yeux ! C'est lui ! Il faut le trouver ! Je n'ai pas écrit ses phrases! Tu le sais non…je t'aime…

Le regard qu'elle lui lança était sans équivoque. Ne voulant pas la faire souffrir plus, il sortit en coup de vent. Il avait tenté de s'expliquer. A elle de faire la part des choses et de voir ce qui comptait le plus à ses yeux.

Il se remit sur un rocher, non loin de la maison. S'il revoyait le Mercenaire, il lui sauterait dessus. Mentaï ou pas. Bande ou pas. Viladra ou non. Il le tuerait. Il n'avait pas le droit de faire autant de mal à Misao !
Les Mercenaires présents sur la place le regardaient, un sourire aux lèvres. Ils avaient tous entendu la rumeur ou y avait participé, trop heureux de salir un peu plus l'apprenti de Viladra…
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Dim 29 Avr 2012 - 14:42


♥Kiss♥






Mais ils ne pouvaient pas me laisser tranquille ? Je voulais réfléchir ! Et pour ça il me fallait de la tranquillité. C’était trop demander deux minutes de solitude ? Pour eux ça semblait l’être. Je soupirai, tout ça était vraiment trop compliqué. La mercenaire qui s’appelait en fait Moon vint me rendre visite. Elle proposa de venir habitait ici si ça ne me dérangeait pas. Comme ça elle pourrait me protéger un minimum si un mercenaire décidait de me tuer.

« -Je pourrais aussi péter la gueule à Kem si il se pointe. ajouta-t-elle
-Ah ! Alors tu m’as convaincue. On va te faire une chambre ma poulette, ça me changera les idées. »

Bref, nous mîmes à retaper une nouvelle pièce. Finalement ça ne m’aida pas du tout je me mis à réfléchir encore plus. Il fallait que je fasse quelque chose, que je prenne une décision. Bon, déjà il fallait que j’aille parler à ce con de mercenaire. Et ensuite à Kem… Je le croyais, c’était évidant. Celui qui ne pouvait pas voir que c’était ce salaud de mercenaire qui avait été vraiment un idiot. Mais quand même… J’avais trop peur. Trop peur qu’il le fasse vraiment un jour et surtout peur qu’on lui fasse du mal. Quoi que même sans moi les mercenaires trouveraient bien un moyen de le blesser. Moon papotait de tout et de rien mais je ne l’écoutais pas vraiment. Elle finit par sortir pour demander au forgeron un lit et quelques autres meubles. Je restai seule. Je regardai les mots du mercenaire, quel idiot. Ce n’était vraiment pas le genre de Kem de faire ça… Je m’en voulais un peu de l’avoir renvoyer si durement quand il avait voulu s’expliquer. Il n’avait rien fait. Je l’aimais aussi mais c’était ces sokrels d’assassins qui habitaient ici, c’était beaucoup trop dangereux. Finalement, j’allais faire une petite sieste. Je n’avais presque pas dormit de la nuit et j’étais fatigué.

•••
« MISAO ! » rugirent les étoiles

Leurs voix étaient beaucoup plus forte ici, dans cette clairière. Je savais que je rêvais, c’était toujours comme ça quand c’était le cas. Le même endroit si calme, le même ciel dégagé…

« MISAO WINSTER ECOUTE NOUS ! » continuèrent les constellations

On aurait pu croire Dieu à leurs voix si autoritaires. En fait nous, malgré leur colère elles restaient douce et surtout même si elles parlaient toutes en même temps on entendait bien qu’il y avait différents timbres. D’ailleurs c’est seulement dans les rêves qu’elles parlaient comme bon leur semblait, toute en même temps sauf que ce n’était pas du tout les même mots.

«-Espèce de saumensch ! commença l’une
-On te croyait moins conne !
-Merci, ça fait plaisir. dis-je en haussant un sourcil
-Tu ne nous fais dons pas confiance.
-Ouais ! Question confiance c’est zéro ! Nada !
-Pff ! Avec tout ce qu’on a fait pour toi.
-Je vois pas où il a une question de confiance.
-Bordel de merde arschloch ! Réfléchis un peu !
-Tu es celle qu’on a choisis pour nous écouter tout le temps alors on te protège un minimum.
-Même beaucoup !
-Alors tu crois que si tu courrais un danger de mort avec Kem on te l’aurait pas dit ?
-Saumensh !
-Tu doutes de nous !
-Attendez ! Non ! Mais je n’avais pas pensé à ça ! Et puis y a pas que moi, il y a lui et mon oncle.
-T’inquiètes pas ! Fais nous confiance, va retrouver ton grand amuuur et nous on surveille tout ça. On va vous aider.
-Ok, alors il s’appelle l’autre con qui nous veut du mal.
-Pas tout de suite.
-Ouais t’as déjà un autre problème à régler.
-On se retrouve ce soir Misao !
-Hein ? Quel problème? »

[center]•••

Je me réveillai et trouvai Moon en train de me secouer comme un prunier.

« Tu devrais venir voir. » dit-elle

Voir quoi ? Je la suivis dehors et je vis un gros attroupement un peu plus loin. Je m’approchai et jouai des coudes pour pouvoir arriver jusque devant. Et là qu’est-ce que je trouvai ? Kem en train de se battre avec le mercenaire. Je soupirai puis je pris une grande inspiration.

« Oh ! Arrêtez ça ! On dirait des gamins ! » hurlai-je

Mais aucun des deux ne m’écouta bien entendu. Je réussi à me placer entre les deux, Kem se figea et l’autre me dit de dégager avant qu’il ne me tue.

« -Ferma ta gueule ! lui dis-je
-Va-t’en, je n’hésiterais pas. Ca sera ça qui lui fera le plus de mal à ton petit ami.
-Si tu avais voulu me tuer tu l’aurais déjà fait non ? Tu avais tellement de bonnes occasions ! Ah moins que tu n’es pas eu le courage de le faire.
-Tu es en train de me dire que j’ai peur.
-Peut être… »

Il plongea en avant, poignard pointé vers moi mais je fis un truc dont je ne me croyais plus capable. Je fis tout simplement le pont assez rapidement pour éviter la lame. Je me relevai et je sentis Kem me tirai en arrière. Je ne pensais pas qui j’y arriverais de nouveau, je faisais ça quand j’étais petite. Et plein d’autres trucs, j’étais vraiment très souple. Je pense que j’aurais pu devenir contorsionniste si je n’avais pas été rêveuse. J’avais donc sur le visage l’expression de quelqu’un de très fière d’elle.

« De toute façon je vous aie déjà assez fais souffrir. » dit-il avec d’une voix satisfaite

Alors je me retournai et j’embrassai Kem puis je jetai un regard triomphant au mercenaire.

« De un, je l’aime mon ptit Kemounet ! commençai-je, De Deux t’aurais dû attendre un peu avant de lancer la rumeur et de trois j’embrasserai d’importe qui juste pour te faire chier. »

Jamais vraiment le don d’énerver les gens on dirait. C’était pour ça que je mettais toujours dans la merde.













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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Dim 29 Avr 2012 - 15:25

Kem déambula partout, morose et énervé. Il cherchait cet homme et le trouverait. Pour le tuer. Pourquoi ne pouvait-il pas être une fois tranquille avec Misao ? Pourquoi personne n'acceptait leur amour ?
Il avait tenté de lui expliquer. C'était à elle de faire la part des choses. Mais vu son regard, ce n'était pas pour tout de suite.

Soupirant, il failli ne pas voir le Mercenaire qui se promenait en face de lui. Ils s'arrêtèrent, le regard hargneux. L'autre avait bien sur toujours son poignard et son éternel sourire aux lèvres…


-Alors ? Tu es seul, maintenant ? Ricana-t-il.

-Cela dépend de ce que tu entends par seul….

L'autre soupira.

-Tu aurais du te douter que, dans la Forteresse, avoir des maîtresses se saurait tôt ou tard…encore heureux que ce ne soit pas Viladra….

Kem fronça les sourcils. Encore heureux que son Maître ne soit pas sa maîtresse c'est sa ?! Kem ne répondit rien mais voulait lui sauter dessus.

-Ta petite Rêveuse ne vaut pas un clou…et ce fût presque trop simple de la faire rompre…

Sur ces mots, Kem ne se retint plus et lui sauta à la gorge. Ils roulèrent au sol en hurlant et se débattant. Attitude peu flatteuse, certes, mais le jeune homme avait envie de se défouler. Et l'autre avait un poignard alors que lui n'avait pas eu le temps de dégainer le sien. C'était un combat à mort… et l'attroupement joyeux qui se formait le prouvait.
Kem frappait, évitait les coups de couteau et continuait. Ils se remirent debout rapidement et Kem se baissa juste à temps pour éviter un coup qui l'aurait décapité de moitié. Dans le même mouvement, il crocheta la cheville du Mercenaire et le fît une nouvelle fois chuter. L'attroupement était dense. L'autre réussit même à l'emmener avec et ils se retrouvèrent à nouveau à terre.
Kem entendit vaguement quelqu'un hurler quelque chose, une voix féminine, mais n'y prit pas garde. Ce pouvait être n'importe quelle Mercenaire.
Mais lorsque Misao se mit entre eux, Kem s'immobilisa. Par contre, l'autre fulminait. Il menaça Misao qui ne se démonta pas.

Et Kem s'arrêta de respirer lorsqu'il plongea vers Misao, poignard tendu. Il n'arriverait pas à l'intercepter à temps…Mais la Rêveuse se baissa, enfin, fît une sorte de pont en arrière et le couteau passa loin de ses cheveux. Kem reprit sa respiration et la tira vivement en arrière.
Le Mercenaire pensait les avoir fait souffrir suffisamment, mais Kem voyait à son regard qu'il n'en resterait pas là.

Et Misao se retourna et l'embrassa passionnément. Kem en profita, oubliant tous les Mercenaires attroupés.

Ensuite elle s'exclama :


-De un, je l’aime mon ptit Kemounet ! De Deux t’aurais dû attendre un peu avant de lancer la rumeur et de trois j’embrasserai d’importe qui juste pour te faire chier.

Kem ne comprit pas la dernière phrase mais tant pis. Et puis, le surnom…en public…bref…
L'autre ragea et s'en alla. Aussitôt, l'attroupement se délita et chacun retourna à son occupation première. Tous sauf la Mercenaire qui lui avait parlé, deux jours auparavant. Kem apprit qu'elle se prénommait Moon et qu'elle comptait habiter avec la Rêveuse. Bon, d'accord si elle le souhaitait…

Prenant la main de Misao dans la sienne, comme si c'était la première fois, il retourna dans la petite maison, content qu'elle ait ouvert les yeux à temps. Qu'aurait-il fait sinon ? L'après-midi passa rapidement. Kem ne sortit pas de la maison et aida Moon à meubler sa chambre. Heureusement, elle n'était pas trop près de la leur…ils n'auraient pas à s'inquiéter d'être entendus…

Puis, le soir venant, ils mangèrent tranquillement, Moon félicitant Misao pour son repas. C'était une Mercenaire étrange. Sympathique et agréable mais dure comme de l'acier. Et Kem était content de voir que tous les Mercenaires n'étaient pas des êtres sans foi ni humanité aucune.
D'ailleurs Moon se coucha bien tôt, disant que le lendemain elle partait en mission quelques jours. Les deux amoureux restèrent seuls un moment puis allèrent également se coucher.

Allongé sur le lit, torse nu, Kem jouait avec les cheveux de Misao d'une main et de l'autre parcourait son corps, de sa poitrine il descendait sur le bas du ventre, puis les cuisses. Inlassablement. Elle, elle se collait à lui en l'embrassant et en souriant. Et il ne l'empêcha pas de faire tout ce qu'elle voulait de lui…

Il ne rêva de rien, cette nuit-là. Il sentait le corps de Misao contre le sien, chaud et doux, sentait sa respiration sur lui. Sûr qu'il n'y avait plus de danger pour un temps, il laissa son corps prendre le repos tant attendu, après deux nuits blanches d'affilée, et n'entendit donc pas les hommes entrer dans la maison sans bruit…

Le lendemain, le chant d'un oiseau dans un arbre tira Kem de son sommeil. Un…oiseau ? Dans la Forteresse ? Impossible, il devait rêver. Il entrouvrit les yeux et vit un arbre. Oui, il rêvait. Il referma et rouvrit. L'arbre était toujours là. Alors il ouvrit complètement et se remit en position dorsale, admirant les faîtes des arbres, leurs branches, leurs feuilles. Que faisait-il en forêt ? Il s'assit, se détacha de Misao qui dormait et se leva, torse nu. Il avança prudemment, jusqu'à ce que sa main, tendue devant lui, heurte un bouclier invisible. Et là, son cœur accéléra. Un piège. Les Mentaïs. Le Mercenaire. Ou étaient-ils ? Il regarda autour de lui pour se repérer. La Forteresse n'était pas visible. Enfin, le cratère ou elle était. Donc ils étaient enfouis au cœur de la forêt. La forêt peuplée d'être monstrueux selon les légendes…

Il retourna vers Misao et la secoua.


-Misao ! Vite ! Debout !

Elle émergea lentement elle était prête à l'engueuler lorsqu'il la fît taire en plaquant sa main sur sa bouche. Il avait entendu des bruits de pas. Elle se releva, comprenant. Ils furent encerclés par des Mercenaires, hommes et femmes. Kem ne les compta pas. Ils étaient trop. Heureusement, son poignard était là. Pourquoi ne l'avaient-ils pas désarmé ? Il se cramponna au manche de son arme, sachant pertinemment qu'il n'avait aucune chance d'en ressortir vivant. En plus, il y avait des Mentaïs.

Le Mercenaire au grand sourire s'avança…
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Lun 30 Avr 2012 - 19:39


Dan







Je soupirai. Bon, j’avais de nouveau rêvé des étoiles et elles m’avaient prévenu mais bon… Quand même, c’était trop tôt pour moi, ils n’auraient pas pu attendre jusqu’à dix heures au moins ? Elles avaient pu entendre la réunion du groupe de mercenaire et je savais à peu près tout ce qu’ils voulaient faire et l’ensemble de leur tactique. Je levai les yeux au ciel en voyant l’éternel sourire du mercenaire, il devenait vraiment lourd ! Et puis j’étais un peu désorienter, dans mes rêves avec les étoiles le temps était vraiment bizarre, des fois j’avais l’impression de ne passer que cinq minutes avec elles et des fois c’était des heures. Et tout ça pour la même durer dans la réalité. Et surtout il faisait toujours nuit là-bas. Cette nuit le temps s’écoulait beaucoup plus lentement qu’ici.
En tout cas maintenant le jeu allait devenir beaucoup plus dangereux. Donc plus de pitié ! Bon ok, pour moi ça voulait dire que j’allais mettre à profit ma très grande souplesse pour pouvoir esquiver les coups. Il fallait dire que je m’étais un minimum entraîné, Sacha qui lui était non-violent avait tenu à ce que sache au moins faire ça. Mais bien sûr je resterais une non-violente peu importe ce qui arrivera pendant cette journée où le chef de la bande allait nous mettre à l’épreuve Kem et moi.

« Bon, les tourtereaux, on vous a concocté un ptit programme pour qu’on s’amuse tous ensemble. Vous allez voir c’est très drôle. On va commencer par quelques épreuves, j’espère que ça vous va. » dit le mercenaire

Son nom, il m’avait bien fait marrer en fait. Il s’appelait Barnabé, normale qu’il ne veuille pas qu’on le connaisse. Je lui offris mon sourire le plus angélique alors qu’on obliger Kem à s’éloigner. La première épreuve était pour moi toute seule. Et mon adversaire était…

« -Je te présente Dan, qui est… Hum…. On va dire ton cousin parce que votre arbre généalogique est trop compliqué et long. Ton but, resté en vie le plus longtemps possible alors qu’il t’attaquera. expliqua Barnabé
-Et quand se finira l’épreuve ? demandai-je alors que je le savais très bien
-Quand tu seras morte. dit mon cousin avec un sourire aussi angélique que le mien
-Sauf si tu trouves l’unique ouverture dans la barrière et que tu arrives à sortir. ajouta son chef
-Youpi ! Je vais pas forcément crever. »

Dan entra dans la zone de « combat ». Lui aussi avait des cheveux roux et avait une allure tout à fait sympathique. Très grand, contrairement à moi, il ne semblait pas du tout musclé et il avait un sourire très franc. Comment aurait-on pu deviner qu’il était en fait un mercenaire ? En étant un Winster, dans la famille on était les champions pour jouer la comédie et on savait se démasquer entre nous.

« -Dan, je pensais que tu étais là pour me sauver. Dans la famille on devrait se soutenir les uns les autres non ? dis-je
-Je n’ai aucun respect pour la branche des rêveurs minables de notre famille. fit-il tout sourire-Mais regarde où j’en suis, je suis avec les mercenaires maintenant.
-Oui et tu vas encore jouer les lèches bottes auprès de ce pauvre Kem pour qu’il te protège. Si ça se trouve tu ne l’aimes même pas et tu fais tout ça juste pour être en sécurité. C’est courant chez nous et même de ta part ça ne m’étonnerait pas.
-C’est sûr, je suis véritablement en sécurité. Il n’y a qu’à regarder ma situation présente…
-Hum… Au fait je sais pas exactement qui tu es par rapport à moi.
-Tu dois être le petit-fils de la cousine du cousin de mon grand-père maternel, non ?
-Comment elle s’appelle ma grand-mère donc ?
-Violette, non ?
-Ah non ! Ça c’est celle de ma salope de cousine ! Elle a failli me tuer.
-Ah bon ?
-Ouais.
-Pff ! Elle doit vraiment être…
-Oh ! Vous voulez une petite tasse de thé peut être ? demanda Barnabé en m’interrompant
-Oui, merci. répondit Dan en même temps que moi
-Bon, vous allez bouger vos culs illico sinon je vais vraiment m’énerver. On n’a pas que ça à faire.-Il faut pas nous brusquer.-Parfaitement, pour une fois elle a raison la rêveuse.
-Pour une fois ? Mais j’ai toujours raison ! »

Sur ces paroles Dan dédaigna son poignard. Ah ! La famille n’était vraiment d’aucune aide. Nous étions tous les deux aussi souriant que si nous étions en train de fêter de belle retrouvaille chaleureuse. Il plongea vers moi et je n’eus qu’à effacer les épaules pour l’éviter. J’étais beaucoup agile et rapide que ce qu’on pouvait croire. Il arriva de nouveau vers moi. Cette fois je me précipitai vers lui puis je me jetai à terre. L’herbe était humide et glissante j’arrivai à dépasser la barrière sans avoir besoin de me lever. Voilà, la première épreuve était assez facile. Presque trop. Enfin quand on savait où était la sortie comme moi.

« Joli, cousine ! Ça sera peut être beaucoup plus amusant que ce que j’avais prévue. » dit Dan qui semblait aux anges

Il voulait sans doute parler de la traque. Oui parce qu’ils étaient censé nous laisser là Kem et moi puis partir à notre recherche. Bref, nous traquer comme des animaux. Super, non ? Mais avant il avait aussi prévue une épreuve pour Kem. S’il m’avait laissé parler au lieu de me faire taire en me réveillant j’aurais pu l’aider ! Dan s’approcha de moi et nous mîmes à discuter tranquillement alors qu’on emmener Kem dans la zone de combat. Je me tue, j’étais inquiète. Ca aller être difficile et ne savait pas où se trouvait la sortie. Putain d’étoiles ! Il faudrait bien qu’elles se décident à lui parler un jour quand même. Le prévenir comme elles le faisaient avec moi, ça serait beaucoup plus pratique. Mais non, mesdames ne souhaitent pas aider mon petit-ami à rester en vie. Des fois j’avais envie de les engueuler mais si je commençai elles me coupaient et me traitaient de saumensch ingrate. En attendant Dan parlait toujours comme si de rien n’était.

« Tais-toi maintenant ! Ça va commencer ! » dis-je

Et là il fit un truc qui me surprit. Il me prit dans ses bras et me tapota la tête.

« Oh ta peur ! T’inquiètes dont pas, s’il crève c’est moi qui te protègerai. » me dit-il avec un air désolé

Alors je vais me répéter mais bon : Putain d’étoiles ! Putain de famille ! Putain de mercenaires et putain de MONDE ! Mais je t'aime Kem!
















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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Lun 30 Avr 2012 - 21:59

-Bon, les tourtereaux, on vous a concocté un ptit programme pour qu’on s’amuse tous ensemble. Vous allez voir c’est très drôle. On va commencer par quelques épreuves, j’espère que ça vous va.

Des épreuves ? Kem ne comprenait pas. Et, le pire, c'est que Misao ne semblait pas du tout inquiète, comme si elle connaissait la suite. Et, réfléchissant, il comprit. Les étoiles. A tous les coups. Elles avaient prévenu Misao.
Ce qui rassura Kem. Elle ne mourrait pas.
Il ne voulait pas la lâcher. Rester près d'elle.
Mais les Mercenaires décidèrent autrement. Ils le forcèrent à s'éloigner, l'écartant bien et se mettant devant lui, pour être sûr qu'il ne tenterait pas d'aider la Rêveuse, dans la pire des situations.


Le Mercenaire au sourire, présenta un garçon à Misao. Un certain Dan. Un cousin. Elle lui avait dit que certains membres de sa famille étaient Mercenaires.
Et l'on ne pouvait pas se tromper. Il avait les mêmes cheveux flamboyants et le même sourire légèrement arrogant que Misao arborait lorsqu'elle cherchait à énerver les gens.


Le but était clair. C'était un combat à mort, à moins qu'elle ne trouve la sortie, dissimulée dans la barrière crée par l'un des Mentaïs.

Kem sourit lorsqu'ils commencèrent à discuter de la famille. Dans toutes les situations, Misao restait naturelle !

Mais la joute verbale fût de courte durée et les choses sérieuses commencèrent. Kem serrait les poings, inquiet. Misao était non-violente ! Alors que son…cousin…avait un poignard ! Mais il lui faisait confiance. Elle y arriverait. Elle avait les étoiles !
Et, en effet, elle évita les coups, effaçant le buste, faisant des acrobaties inouïes, et, finalement, glissa derrière Dan pour se retrouver en-dehors de la barrière.

Dan applaudit en souriant et s'exclama :


-Joli, cousine ! Ça sera peut être beaucoup plus amusant que ce que j’avais prévue.

Kem sourit à l'adresse de Misao. Elle était incroyable et avait plus d'un tour dans son sac…
Mais il recouvra son sérieux lorsqu'un Mercenaire l'emmena à son tour dans la zone. Il avait retenu l'emplacement de la sortie pour Misao, mais ce doutait qu'ils l'avaient changé de position.

Le Mercenaire de lui présenta son adversaire, un maigrichon pâlot. Façade trompeuse, Kem en aurait mis sa main au feu.


-A ton tour de trouver la sortie, mon cher amoureux…

Kem ne répondit rien, oublia tout ce qui l'entourait et se concentra. Il analysait l'environnement, cherchant un indice quelconque. Lui, n'avait pas les étoiles pour l'aider. Il devait tâter le terrain. L'autre dégaina son épée. Tiens, il n'avait pas le droit à affronter un poignard ? Ben non. Kem, quant à lui, serra le manche de son couteau. Heureusement, il avait quelque chose pour se défendre, au cas où il ne trouverait pas l'issue assez rapidement. Lorsque le silence total s'abattit, Kem était prêt. Prêt à défendre sa peau et à trouver cette fichue sortie !

D'un mouvement fluide, l'autre se mit en mouvement. Si vite que Kem eut du mal à éviter le premier coup qui passa à un cheveu de son flanc. Il avait juste eu la présence d'esprit de se pousser de côté. Se tournant dans le même mouvement, main tendue, il se prépara à frapper son adversaire. Son but ? L'assommer pour ensuite chercher la sortie. Il n'y avait que sa à faire.
Sauf que l'autre avait anticipé. Il s'était préparé et l'épée mordit la chaire de Kem avant qu'il ait pu enlever son bras complètement. Le sang coula immédiatement. N'était-il pas capable de rester sain plus de deux semaines ?!
Mais heureusement qu'il avait retiré son bras tendu en voyant l'épée approcher. Sinon, il n'aurait plus de main. La plaie était néanmoins assez profonde et douloureuse. Changeant l'arme de main, encore un talent qu'il devait à Viladra, d'être ambidextre, il se re-concentra. La sortie devait être par là, bon sang !

Il vit le Mercenaire sourire joyeusement. Il s'attendait sans doute à ce que Kem meurt rapidement. Il se trompait. Il n'avait pas vaincu un feu intérieur pour mourir en forêt ainsi !

Son adversaire restait aussi silencieux que possible. Il marcha nonchalamment vers Kem, bras croisés, épée coincée entre eux. Kem se mit en garde. Il préparait un mauvais coup. Et il devait anticiper. Ce qu'il réussit à faire, étonnamment. Il vit les jambes de l'autre se tendre et fléchir imperceptiblement. Il allait sauter.

Alors, au moment ou les pieds quittaient le sol, Kem plongeait. Il fît une roulade sous le Mercenaire qui ne comprit pas et se releva. Et là, il la vit. La sortie. Elle se fondait dans le décor, mais les gouttelettes d'eau que Kem avait fait voler s'étaient éparpillées sur les bords du bouclier, dessinant la sortie.

Souriant, il courut jusqu'à elle et glissa en-dessous, faisant rager son ennemi.
Il se releva, encore un peu essoufflé. Aussitôt, des Mercenaires l'agrippèrent, pour qu'il ne bouge plus. Le dénommé Dan avait fait pareil avec Misao. Qui ne parvint pas à le soigner. "Tant pis, Misao, laisse le sang couler. Ce n'est pas grave", pensa-t-il en la regardant.

Le chef s'avança à nouveau.


-Quel beau spectacle ! Mais maintenant cela va être bien plus amusant…

Il claqua des doigts. Des Mercenaires approchèrent et nouèrent un bandeau sur les yeux de Kem. Il ne voyait plus rien. Obscurité totale. Ils avaient sans doute fait la même chose pour la Rêveuse.
Faisant appel à ses autres sens, il entendit les consignes :


-Nous allons vous emmener dans des endroits différents, chacun. A vous de retrouver cet endroit le plus vite possible. Mais attention, nous ne serons pas loin…et la forêt est dangereuse. Combien de temps allez-vous survivre ?

Le rire qui suivit était glacial. Une traque ? Dans la forêt ? Et, en plus, ils étaient séparés ? Kem soupira et sentit l'air se déplacer. Ils changeaient de place.

Atterrissant sur le sol, on lui ôta son bandeau et il se retrouva seul. Observant les alentours, il vit qu'il était au cœur de la forêt. Elle était sombre et menaçante. L'endroit à rejoindre devait être loin. Très loin. Kem savait que cet endroit était près d'un arbre à deux troncs. Mais c'était tout. Comment se repérer ?

En plus, la journée n'était qu'à moitié entamée. Il ne pouvait pas essayer de ce guider avec les étoiles. L'étoile du berger indiquant le nord. Il commença à marcher, couteau en main, inquiet. Inquiet pour Misao. Ou était-elle ? Y arriverait-elle ? Oui, sans doute avec l'aide des étoiles. Son bras l'élançait, aussi s'arrêta-t-il. Il arracha une partie de son pantalon et la noua fortement sur la plaie, grimaçant. Arrêter le sang. Assis là, il se permit cinq minutes de pause pour réfléchir. Regagner l'endroit des premières épreuves oui. Vite dit.

Il avait toujours su se repérer, à Al'Far. Parce qu'il connaissait la ville par cœur. Mais la forêt…c'était autre chose. Il n'y avait pas de sentier. Il regarda le sol. Peut-être verrait-il des traces. Il y avait forcément des animaux. Et les animaux devaient boire. Donc, s'il trouvait des traces, il trouverait de l'eau. Combien de temps durerait la traque ?
Quelques jours…
Et les Mercenaires s'amuseraient à l'attaquer par tous les moyens, les Mentaïs usant de leurs dons, les autres réveillant des créatures sauvages. Comme il espérait que Misao s'en sorte !

Se relevant, il se remit à marcher, sur ses gardes. Tout pouvait arriver. Mais rien. La journée passa tranquillement. Il réussit à cueillir des baies qu'il savait être comestible, qu'il fourra dans sa poche pour le soir. Il trouva même un petit ruisseau à l'eau claire. Il but une longue gorgée pour tenir le plus longtemps possible.

A chaque instant il pensait à Misao. Peut-être était-ce un leurre. Peut-être l'avait-il envoyé là alors qu'ils faisaient du mal à la Rêveuse…
Dans ce cas, il préférait encore la savoir perdue en forêt. Elle était débrouillarde et avait les étoiles. Elle s'en sortirait. Avant lui.
Une question qui le frappa, alors qu'il cherchait un abri pour la nuit. Les Mercenaires n'avaient pas précisé ce qui arriverait à celui ou celle qui arriverait en dernier.
Kem eut peur. Et décida de prendre tout son temps. Pour que Misao y parvienne d'abord.

Avisant un gros arbre, il grimpa souplement, se lovant sur une gigantesque branche, alors que le soleil se couchait.
Il mangea ses baies tranquillement, réfléchissant. Les étoiles apparurent et il trouva celle du berger. Devant lui. Depuis des heures, il marchait dans la mauvaise direction !
Se maudissant, il s'immobilisa en entendant les hurlements des loups. Il était en sécurité, en haut de l'arbre.

Il ferma les yeux, tentant d'oublier les cris des animaux, de calmer son inquiétude pour Misao et de se reposer.

Le lendemain serait dur…
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Mar 1 Mai 2012 - 15:16



♠Le petit chaperon rouge partit apporter quelques gâteaux à mamie Kem mais en chemin elle rencontre Dan le loup♠






Pour moi cette épreuve était presque aussi facile que l’autre. Enfin c’est ce que je pensais… Je savais exactement où j’étais et le chemin que je devais prendre pour retrouver Kem et l’endroit du rendez-vous avec le groupe de mercenaire. Les étoiles avaient tout planifié et m’avaient dit où se trouver les pièges. Je voulais déjà aller voir mon petit ami alors je fis un détour et j’évitais les Mentaïs qui étaient censés m’attaquer. Rien ne plus facile.
J’arrivai donc à l’endroit où on avait laissé Kem mais bien sûr il n’y était plus. Alors je partis dans la direction de l’endroit où avait eu lieu les épreuves espérant le rattraper. Mais quand la nuit tomba les étoiles m’apprirent qu’il était partit dans le sens inverse. Je me laissai tomber par terre, à bout de force. J’avais mal au pied et en plus je n’avais pas de chaussure et j’étais en chemise de nuit. Je me relevai, me disant qu’il ne valait mieux pas m’endormir comme ça, vu toutes les bestioles qui devaient traînées dans le coin. Je partis donc de nouveau à la recherche de Kem. Moi aussi je me demandai ce qu’il adviendrait de celui qui arriverait en dernier. Je marchai vite, ici je n’étais pas rassurer. D’habitude même en pleine nuit je n’avais pas peur de ce qui pouvait surgir. Et pourtant, je voyageais beaucoup… Mais avec toutes les rumeurs que j’avais entendu à propos de cet endroit comment ne pas être effrayer ? Surtout que maintenant je n’avais pas mon violon pour rompre ce silence pesant. Enfin… Ce n’était pas si silencieux, j’entendais très bien tous les sons que produisaient les animaux. Je voulais retrouver Kem, avec lui je serais beaucoup plus en sécurité. Ses bras autour de moi me rassuraient tellement…
Finalement j’étais presque arrivé. Je m’étais mise à courir plusieurs fois, en entendant des bruits plus que suspects. Tout à coup je vis deux hommes surgir de l’ombre. Des mercenaires. Une nouvelle fois je pris mes jambes à mon coup et démarrais au quart de tour. Mais dans un endroit pareil, j’étais ralenti, les branches s’accrochaient à mes pieds et l’herbe glissait. Il fallait absolument que j’arrive à atteindre l’arbre où Kem dormait avant qu’ils ne m’attrapent. Mais ils devaient être des Mentaïs car une racine apparut devant moi et je n’eus pas le temps de l’éviter. Je plongeai tête la première vers le sol et j’eu le réflexe de faire roulade pour de pas me retrouver avec un mieux un nez en sang. Par contre il y eut un léger décalage par rapport au cri. J’en poussais un seulement après avoir fini mon acrobatie. Pas logique du tout. Mais au moins peut être que Kem m’avait entendu…

« Ton cousin ! » hurlèrent les étoiles

Dans la réalité même en criant comme elles venaient de le faire je n’entendais qu’un doux murmure. Alors j’appelai Dan de toutes mes forces. Les deux autres mercenaires m’attrapèrent avec des sourires sadiques peints sur leurs visages.

« -Dis donc cousine, ce n’est pas parce qu’on est de la même famille que je deviens le preux chevalier qui vient de sauver chaque fois que tu as un problème ! En plus la place est déjà prise par Kem que je sache. dit le rouquin en apparaissant sur une branche au-dessus de moi
-Tu pourrais faire le remplaçant, non ?dis-je en débattant
-Oh ! Non, trop difficile ! T’as l’air d’être une championne pour te foutre dans la merde.
-C’est le cas ! Aide-moi s’il te plaît.
-Ok, ok ! Bon les mecs allaient dire au grand chef où elle se trouve, je la surveille. »

Les deux mercenaires partirent en ronchonnant alors que Dan sautait de son perchoir. Il arborait un petit sourire sarcastique et arrogant. Ça ne me disait rien qui vaille mais je le lui rendis quand même.

« -Qu’est-ce que tu fais là ? Le lieu de rendez-vous est à l’opposé chère cousine.
-Ah bon ? Je me serais trompée ? dis-je
-Quoi ? Les étoiles ne t’ont pas aidé en te guidant ? Mais elles ne servent à rien ! »

La panique s’empara de moi mais je ne laissais rien paraître. Il était au courant pour les étoiles ? Ou alors disait-il ça juste pour rire ? Je choisis de faire celle qui ne comprenait pas.

« Il sait… » chuchotèrent les constellations

Dan de son côté me regarder avec un sourire amusé. Ma famille me faisait vraiment flippée parfois…

« -Ne fais pas l’idiote, je suis au courant pour ton petit pouvoir. Il est très intéressant d’ailleurs !
-Comment ?
-Eh bien en apprenant tout ce que tu savais sur le Mentaï qui voulait vous tuer Kem et toi je me suis dit que c’était bizarre puisque c’était la première fois que tu le voyais et qu’il n’était pas du genre à te raconter toute sa vie comme ça. Alors je suis allé voir ton oncle, un des hommes qui le surveille fait partit de la bande, c’est pratique. Il va bien je te rassure et je lui promis que ça ne changerait pas si il me donnait une explication.
-Bon et après ? Tu ne l’as quand même pas raconté à Viladra !
-Non ! Je me suis dit que puisque qu’on était de la même famille j’avais sûrement ce don moi aussi.
-Ah non, ça n’a aucun rapport avec les liens du sang !
-Pourtant ton tonton chéri m’a dit que ta mère l’avait aussi.
-Mais lui ne l’a pas, ni mon grand-père.
-Alors quoi ? Ça vient d’où ?
-C’est les étoiles qui choisissent en fonction de ce qu’on a dans la tête. Toi, il n’y a aucune chance pour qu’elles te parlent ! »

Les constellations approuvèrent puis se mirent à raconter une histoire sur un vilain petit canard. Mais Dan, lui n’avait pas l’air d’accord. Il menaça de faire revenir tous les mercenaires pour qu’ils s’occupent de moi si je n’arrivais pas à convaincre les étoiles de lui parler. Je criais pour essayer de réveiller Kem. Il n’était pas loin ! Il pouvait m’entendre. Il DEVAIT !
Si quelqu’un comme Dan arrivait à entendre ce que savent les étoiles ça risquerait de devenir très dangereux. Il ne fallait en aucun cas qu’il écoute les histoires. Dans celle-ci il y avait plein de choses qu’il valait mieux que personne ne sache et lui c’était la dernière personne à qui on devait les confier. Je savais que même si j’essayais de fuir il arriverait à me rattraper. Bref, autant en pas bouger et attendre une bonne occasion pour filer. J’avais l’impression d’être le petit chaperon rouge face au grand méchant loup dans ce conte que m’avaient raconté mes amies célestes.














[Edit: Désolé, je me suis trompée de compte...]
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Mar 1 Mai 2012 - 17:05

Kem ne dormit pas complètement. Les hurlements des bêtes sauvages le maintenaient éveillés et, comme un pressentiment, il savait qu'il devait rester conscient.
Il réfléchissait. Il s'était trompé de route. Déjà, il lui faudrait toute la matinée pour revenir sur ses pas. Ensuite l'après-midi…il ne savait pas. Les Mercenaires lui tendraient surement des pièges en tout genre.

La nuit s'écoula donc lentement, le dos meurtri par la branche. Mais au moins il était à peu près en sécurité.
Les cris ne cessaient pas. Les loups, les oiseaux, et d'autres créatures qu'il n'identifia pas.

Quoique…il se redressa en sursaut. Le cri qu'il avait entendu n'était pas de source animale. Il resta immobile, guettant d'autres bruits, quelque chose qui aurait pu l'aider, mais rien. Il avait peur que ce soit les Mercenaires.

Misao devait sans doute être prêt du lieu de rendez-vous, avec l'aide des étoiles. Si elle ne le cherchait pas. Ce qu'elle ne devait pas faire ! Elle devait rejoindre le lieu et ne pas se préoccuper de lui ! S'il lui arrivait quelque chose, il s'en voudrait à jamais…


Il se recoucha, voulant prendre encore quelques heures de repos, lorsqu'il entendit des bruits de pas. Il se pencha pour voir et aperçut deux Mercenaires. Ils râlaient.

-Pfff…il aurait pu nous laisser s'amuser avec elle quand même…

Le second lui donna une tape sur la tête et répliqua :

-La famille, mon cher, c'est sacré. Il préfère s'en charger lui-même. Maintenant dépêche-toi avant qu'elle ne lui file entre les mains.

Kem attendit qu'ils disparaissent pour se redresser à nouveau. La famille. Dan ? Misao ? Ils étaient ensemble ? Et apparemment pas loin.

Il bougea, mais réveilla la douleur. Il avait oublié son bras. Il regarda à la lumière lunaire le bandage de fortune et le vit tâché de sang. Il le défit donc rapidement. La plaie était réellement moche. Grimaçant, il déchira la deuxième jambe de son pantalon pour refaire un bandage. Et il eut une idée. Si les Mercenaires le cherchaient lui aussi, il allait les tromper. Descendant de l'arbre le plus silencieusement possible, avec son bras qui le faisait souffrir et le couteau dans la main, il s'éloigna et attacha le bandage rouge à un buisson. Ils croiraient qu'il était passé par là et se tromperaient de chemin.

C'est là qu'il l'entendit. Le cri. Un cri de femme. Misao !
Son sang ne fît qu'un tour. Il se précipita en direction du bruit. Comme il l'avait imaginé, ils n'étaient pas loin. Postés près d'un arbre.
Il se cacha derrière un buisson. Comment intervenir alors que Dan se tenait si près de Misao ? Il ne pouvait pas lancer le couteau sans risquer de la blesser. Et s'il sortait à découvert, Dan pouvait la prendre en bouclier humain. Il analysait la situation, et voyait que la Rêveuse faisait de même. Pourquoi les étoiles ne l'aidaient-elles pas ? Son seul avantage dans cette histoire !


Il pestait intérieurement de son inactivité, lorsqu'une brindille cassa derrière lui. Il se retourna lentement, terrifié. Et ce retrouva devant…

Un dragon.

Un immense dragon.

Un dessin, certes, mais dragon quand même.
Destiné à l'éloigner de Misao. Sans doute. Les Mentaïs ne souhaitaient donc pas qu'ils se retrouvent.


Il se leva lentement sous les yeux jaunes de la bête. Qui leva son immense patte. Il se rebaissa juste à temps. La patte cingla l'air.
Se relevant, sautant de côté, il observa le lieu ou Misao se trouvait. Dan c'était relevé et l'agrippait au bras pour l'emmener ailleurs.

Il hurla un "NON !!!" Sonore, pour que Misao sache qu'il était là. Qu'il aurait aimé l'aider. Mais le dragon lui barra la route, se mettant entre elle et lui. Alors il n'eut pas d'autre choix que de courir pour éviter les griffes et les flammes.


Il courut à perdre haleine, sautant au-dessus des racines, se baissant pour éviter les branches, dérapant sur l'herbe glissante. Et il était torse nu. Encore.

Il se dissimula sous un buisson pour observer le dragon et reprendre son souffle. Misao était trop loin maintenant. Flute ! Il rageait intérieurement. Il aurait du lui sauter dessus, la prendre dans ses bras et fuir avec elle. A présent, elle était avec Dan et tout pouvait lui arriver. Il se maudissait !

Le dragon était immobile, quelques mètres devant lui. Et, d'un coup, il se volatilisa et il entendit une voix :

-Il est loin. C'est bon. Il faut veiller à ce qu'ils ne se retrouvent pas.

Personne ne répondit. Kem attendit un peu avant de sortir. Il ne savait plus du tout ou il était, ni ou était le point de rendez-vous !
Il leva les yeux au ciel et chercha l'étoile du berger. Devant lui. Il s'était à nouveau éloigné et enfoncé dans la forêt.


Il se remit en marche, suivant l'étoile. Il n'avait plus envie de se reposer. Non. Il voulait tuer ce stupide Mercenaire, retrouver Misao et vivre enfin un peu en paix !

La nuit défila, laissant peu à peu place au soleil. Kem trouva le ruisseau à nouveau et but une longue gorgée. Par contre il n'avait plus rien pour manger. Tant pis. Il continua dans la même direction lorsqu'un nouveau bruit se fît entendre. Il ne bougea plus et observa les environs. Et, comme par magie, le Mercenaire maigrichon apparut devant lui, deux épées en main cette fois. Il ricanait et, lorsqu'il parla, sa voix était aigüe.

-Je n'ai pas eu le temps de terminer mon travail, hier…

Kem sourit férocement. Son bras l'élançait toujours et il avait peur que cela se soit infecté. Tenant son couteau fermement, il se dit que cette fois il n'y avait pas trop de choix à sa portée. Le tuer, ou fuir et être pourchassé pendant des heures sans relâche.
Kem se décida donc à le tuer. Cela fera un traqueur en moins.
Le combat débuta comme la veille. Mêlant souplesse et agilité, Kem ne se laissa plus avoir. Un bras estropié suffisait amplement. Mais un couteau face à deux épées…


Il sauta pour éviter un coup et tendit le pied. Il atteignit sa cible au menton.
Il bascula en arrière, entraînant Kem, qui se réceptionna tant bien que mal. Et mal lui en prit…en voulant se réceptionner sur son bras, celui-ci émit un craquement des plus sinistres…

Hurlant de douleur, il ne se laissa pas abattre et tua le Mercenaire à terre avant que celui-ci ne comprenne.
Puis il observa son bras. Il pendait mollement. Un os cassé…magnifique…
Il prit l'épée du maigrichon et la mit à sa ceinture, et prit l'autre dans sa main valide après avoir trouvé un crouton de pain sur le cadavre qu'il mangea avidement.


Prenant le haut du Mercenaire, il l'enfila. Un peu serré, mais il ferait l'affaire. Puis il arracha un bout de cape pour s'en faire une écharpe pour son bras. Cela faisait un peu moins mal.
Enfin il se releva. Il espérait que Misao n'ait rien. Qu'ils ne lui fassent rien. Et qu'elle ne s'inquiétait pas trop pour lui. Il s'en sortirait, comme toujours. Même avec un bras en moins.

Le soleil était proche de son zénith lorsqu'il fît une nouvelle pause. Il ne savait plus du tout ou il était. Il était perdu. Foutu Mercenaire !


Il réfléchissait aussi aux pièges qui pouvaient être tendus. Des dessins, des animaux, des hommes…mais quoi d'autre ?

En plus il ne pouvait plus grimper dans un arbre pour dormir…il se remit en route, tous les sens aux aguets. Il ne pensait pas retrouver Misao, puisque les autres feraient tout pour les séparer à nouveau. Et il ne voulait pas la mettre encore plus en danger.

Il priait pour elle. De toutes ses forces…
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Mer 2 Mai 2012 - 18:14



Ferme, les yeux. Tu es dans un rêve. Compte jusqu’à trois et saute !







Vous attendez un train, un train qui doit vous conduire au loin. Vous savez où vous esperez qu'il vous coindura mais rien ne vous le garantit. Et vous vous en moquez parce que vous serez ensemble.
Inception

***



Je me tournai vers Dan, je le voyais ce dragon, avec ses grands yeux jaunes. Je lui criai d’arrêter, même si je savais que ce n’était pas lui puisqu’il n’était pas un Mentaï. Je savais qu’il poursuivait Kem. J’avais reconnu sa voix … Dire qu’il était si près et que je n’avais même pas pu le voir. C’est trop bête, c’est trop triste… Et l’autre con qui sourit, avec l’air satisfait de ceux qui se surestime tout le temps et pour un rien. Putain, ce que j’aimerai lever la main pour te frapper, mais je ne le ferais pas bien sûr. Je suis non-violente et je ne vais pas changer pour lui. Il n’en vaut pas la peine… Je me contente donc ne serrer les points et essayai de contenir ma peur et ma colère. Mais ce fut plus fort que moi, je me mis à courir. Je voulais le rattraper pour au moins le voir. Juste une seconde ! C’est trop demandé de pouvoir voir mon petit-ami encore une seconde ? Pas possible, hein… Dan me rattrape sans problème. Pourtant je ne me décourage pas. Je suis encore en vie, alors que je suis retenue prisonnière dans la forteresse des mercenaires et que je n’arrête pas de les défier. Ça paraît improbable, impossible ! Et bien passons à l’impossible maintenant, en essayant d’échapper à mon cousin. Je n’arrive pas à le croire. A croire qu’un membre de ma famille puisse être aussi monstrueux. Malgré tout ce que m’ont raconté les étoiles, ça en devient presque terrifiant.
Il m’attrape par le poignet, le monstre qui me sert de cousin et m’entraîne à sa suite, m’obligeant à le suivre. Je n’ai pas réussi à faire l’impossible, quel dommage, j’y tenais tellement. Pourquoi vous ne lui parlez pas ? J’ai envie de demander ça aux étoiles. Mais je connais très bien la réponse. On peut parler avec elles mais des fois elles ne veulent pas que qu’on les entende. Le truc c’est que certaines personnes, comme moi, pouvons les écouter quand nous le voulons, sans leur accord à partir du moment où elles nous ont parlé une fois. A priori pour Kem, ça dépend de leur volonté à elles. Ça change avec chaque personne. Tout ça est tellement compliqué… Et ça le devient encore plus quand on sait qu’elles ne peuvent pas savoir comment ça marche avant d’avoir essayé une fois. Alors, comme Dan est moi sommes de la même famille il est possible qu’il puisse les entendre sans qu’elles soient d’accord. Et si c’était le cas alors elles devraient se taire à jamais pour ne pas nous mettre nous, pauvres petits en danger à cause de ce qu’elles savent.
Je me débattais, lui s’en fichait. Pourquoi devait-il faire partit de ma famille ? Pourquoi ? Et plus on avançait plus j’avais l’impression que le monde autour de nous devenait silencieux. Comme si sa présence faisait taire les animaux. Non, tout n’était pas silencieux, j’entendais maintenant des gémissements. Je déglutis. J’avais déjà entendus ça ! Je me libérai de la poigne de Dan et me mis à courir en direction du bruit. Ce n’était pas possible ! Non, je ne voulais pas que ça arrive. J’arrivai dans une clairière et là je le vis. Les larmes se mirent à couler de mon visage alors qu’un premier hurlement s’échappait de sa bouche. Il déchira ce silence si pesant.

Kem.
Couvert de sang…
De son sang !

Il n’était pas mort, la preuve, il criait de nouveau. Cela me rassura mais me fit souffrir aussi. J’avais envie de hurler moi aussi. Pourquoi faisaient-ils ça tous ces mercenaires ? Pourquoi le torturait-il ? Pourquoi pas moi ? Je mis ma main sur ma bouche, horrifié. Il fallait que je me calme.
Doucement Misao… Respire. Maintenant agis !
J’essayai de dérouler un rêve mais bien sûr je n’y arrivai pas. Les Mentaïs m’en empêchaient et je n’arrivai même pas à comprendre comment ils faisaient. J’essayai de forcer le passage mais je n’y arrivai pas, le rêve n’était pas comme le dessin. Ça ne servait pas à attaquer mais à réparer les dégâts que cela causer.

« Misao, si tu obliges les étoiles à me parler j’arrête de le torture. » me souffla Dan

Crois-tu vraiment que ce soit si facile ? Que ça marche comme ça ? Qu’on puisse forcer les étoiles à faire quelque chose ? Tu es bien con si tu crois ça possible ! Elles sont un mystère. On en doit pas jouer avec quelque chose qu’on ne comprend pas…

« Comme si je pouvais y arriver… » soufflai-je sans pouvoir détacher mon regard du corps de Kem

Il me dévisagea, pensait-il que les Winster étaient des êtres surhumains ? Pensait-il être au-dessus de tout juste à cause de ton nom ? Juste parce que nous descendions d’une grande famille de truands et de monstres ? Il en avait l’air tellement fier de celle-ci ! Moi au contraire je trouvai ça pathétique. De quoi pouvait-on être fier ? De salauds qui faisaient souffrir le monde ? Je ne crois pas …

« Bon, raconte-moi quelque chose sur lui. Dis-moi ce qu’il a vécu. » me chuchota-t-il à l’oreille

Je le regardai, fixant mon regard mauve sur son visage si sympathique. Arrêtes de sourire ! Putain ! Arrêtes, je t’en supplie ! Je finis par mettre mes mains sur mes oreilles, je n’en pouvais plus. Je voulais que tout ça s’arrête. Que tout s’efface, que je me réveille que je découvre que ce n’était qu’un cauchemar.

« C’est un rêve Misao ! Une illusion crée par les Mentaïs ! »me dirent les étoiles

Oui, mais même, cette vision était trop horrible.

«Que contient ce rêve Dan ? Est-ce que tout cela en est un ? Suis-je vraiment dans la foret ? » demandai-je

Mon cousin grogna. Je savais. Et oui, je sais ! C’est la différence entre toi et moi, toi tu seras toujours ce qui n’a pas d’importance mais moi, mes amis m’ont appris juste ce qui l’était le plus…
Le paysage se brouille puis redevint net. Mais la scène a changé. C’est comme dans les histoires ! On saute un morceau mais ce qu’on voit maintenant nous en dit bien assez pour qu’on comprenne ce qu’on a raté. Et qu’on soit content de l’avoir raté… Je fais un un pas en avant. Je m’approche du bout de la falaise. Je sais ce que je vais voir en bas mais je ne veux pas le croire. Alors contre ma volonté je regarde vers le sol, plusieurs mètres plus bas. Là, je vois le corps démembré de Kem. Je me retiens de ne pas vomir et essaie de détourner le regard. Mais des fois on ne peut pas. C’est beaucoup plus fort que nous, c’est comme un amant, on ne peut pas s’empêcher de regarder. Le problème c’est que ça n’arrive qu’avec les choses horribles. Comme si malgré nous notre esprit était masochiste, qu’il voulait se faire traumatiser.
Ce n’est qu’un rêve. Ce n’est qu’un rêve.

« Misao, je te jure que si tu dis ce que je veux savoir j’arrête tout ça. » me dit Dan en venant se placer près de moi

Je regarde le vide, je me demande si en sautant je mourrai. Non. La réponse des étoiles est claire. Et elle est logique. Lorsqu’on tombe dans un rêve, on se réveil et dans une illusion c’est la même chose. Mais j’ai peur. J’ai peur de me tromper, de mourir.

•••
Je regarde le tas de paille en dessous.

« Va s’y Misao, tu ne crains rien. » me crie Sacha d’en bas

Du haut de mes dix ans, je doute. Je me dis que peut être je me ferais mal en sautant de se muret. Tas de paille ou non.

« -J’ai trop peur !
-Oh ! Mais regarde je suis toujours en vie !
-Je ne suis pas toi !
-Ok, ferme les yeux. Imagine que tu es dans un rêve, là il ne peut rien t’arriver. Compte jusqu’à trois et va s’y ! »

•••
Je respire un grand coup.

« Je ne dirais rien. Ce ne sert à rien de me faire subir tout ça. Parce que je sais que quand je vais me réveiller, que je sois dans la forêt ou non je pourrai revoir Kem en vie. » dis-je

Les étoiles m’avaient promis que nous ne mourions pas. Enfin pas promis mais si elles m’avaient encouragé à croire Kem ce n’est pas pour que je crève tout de suite après.

« Ferme, les yeux. Tu es dans un rêve. Compte jusqu’à trois et saute ! » murmurai-je

Je fis un pas en avant et je me sentis tomber. Dan n’a pas le temps de me rattraper. Eh oui ! Si le temps doit manquer pour Kem et moi alors pourquoi échapperais-tu à la règle ? J’attendis quelques secondes avant d’ouvrir les yeux. L’illusion n’était plus là. Mais qu’est-ce que j’aimerai me rendormir !













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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Mer 2 Mai 2012 - 19:31

Kem marchait encore, mais bien plus lentement. Ses forces l'avaient légèrement quitté. Il fallait qu'il prenne au moins quelques heures de sommeil. Sinon, il n'arriverait pas à surmonter le prochain piège des Mercenaires.
Il se trouva une petite caverne, sombre et froide. Il se coucha contre la pierre. Le haut du maigrichon ne lui servait absolument à rien. Et son bras le lançait horriblement. Il ne le sentait presque plus d'ailleurs.
Soupirant, il ferma les yeux, toujours inquiet.

Pour se réveiller quelques heures plus tard, par un drôle de bruit. Un bruit de crépitement. Un bruit familier et pourtant…Il se releva lentement, aux aguets. Sortant de la caverne, couteau en main, il observa les alentours.

Et là, il la vit. Et hurla. Son cœur accéléra. Ses jambes tremblèrent lorsqu'il courut la rejoindre. Il tomba à genoux, devant elle.
Elle avait les yeux fermés. Et respirait à peine. Misao…
Sa peau était striée de plaques rouges. Il fronça les sourcils. Les souvenirs affluèrent. La douleur qu'il avait ressentie. La brûlure dans tout son corps. Elle…elle subissait la même chose…sous ses yeux. Il tourna la tête partout, pour voir s'il trouvait le Mentaï. Il était sûr que c'était un dessin. Une illusion. Il ne voulait pas croire que c'était la réalité.
Il ne voulait pas la voir mourir sous ses yeux impuissants. Il sentit les larmes arriver mais les retint. Il ne ferait pas plaisir à ce foutu Mercenaire !
Misao, d'un coup, se redressa en hurlant. Kem sauta en arrière, se réceptionnant sur les fesses.
Elle se souleva de terre, ses pieds pendant dans le vide. Et elle ouvrit les yeux. Non. Des orbites. Il n'y avait rien sous les paupières. Et, soudain, des flammes s'élevèrent de ses yeux, sortant des orbites, mangeant le visage, la chaire…

Il hurlait et tremblait. C'était horrible !!! Et il cherchait à se convaincre. Non…ce n'était pas réel…une illusion. Un dessin. Comme le dragon. Rien d'autre. Mais, lorsqu'elle s'effondra, carbonisée de moitié et que ses lèvres s'entrouvrirent pour laisser échapper son nom, faible et sans vie, il frappa le sol du poing, ne pouvant retenir ses larmes plus longtemps.
Elle venait de brûler devant lui. Il se redressa lorsqu'il en fût capable, essuya ses yeux de sa main valide et regarda les alentours. Non. Illusion. Rien d'autre.

Et, sans prévenir, il se retrouva à nouveau au sol, couché sur le dos. Il ne comprit pas. Se remettant en position assise, il serra le manche de son couteau. Il remarqua que la Rêveuse n'était plus là. Il n'y avait plus de signes de son corps brûlé. Donc c'était bel et bien faux.
Certitude qui se désintégra à nouveau lorsque le corps apparut, tranché en plusieurs parties, se promenant autour de lui. Des mains avides de son sang s'approchèrent, des bouches ouvertes sur des dents pointues tentèrent de se refermer sur lui, des jambes grimpaient partout…
Il reculait le plus vite possible, jusqu'à ce que son dos heurte le tronc d'un arbre. Les parties du corps de la Rêveuse l'entourait toujours.

Son cœur était en miette. Son esprit était chauffé à blanc. Ses muscles se liquéfiaient. Il n'était plus rien sans elle. Il ferma les yeux, et compta jusqu'à trois. C'était faux. Elle était toujours en vie, quelque part en forêt, avec Dan. Il le fallait.
Il les rouvrit. Le corps avait disparu une nouvelle fois. Se relevant à l'aide du tronc, il se rendit compte qu'il tremblait de tous ses membres. C'était encore pire qu'avec Finrod !

Il se remit en marche, tentant de suivre l'étoile du berger. Mais les arbres prenaient des allures terrifiantes. Leurs troncs prenaient le visage de Misao, de Finrod, du vieux…dans des attitudes hideuses. Lorsqu'il levait la tête pour vérifier sa direction, les étoiles lui envoyaient des images de Misao, plantant un poignard dans sa poitrine.
Chaque branche tentait de le gifler, chaque racine voulait le faire chuter. Et les cris redoublaient. Les cris de souffrance de Misao…

Il ne pouvait plus supporter tout cela. Il ne pouvait plus ! Tombant à genoux après des heures de course effrénée, il hurla. Il ne supportait pas de la voir souffrir ! Rêve ou pas ! Réalité ou illusion !

Puis, tout redevint silencieux. D'un coup. La nuit s'achevait et les premières lueurs de l'aube pointaient. Il releva la tête, abasourdi par le poids du silence qui s'était abattu subitement.
Il vit deux silhouettes se détacher et venir vers lui. Elles l'agrippèrent aux bras, lui arrachant un cri de douleur involontaire lorsqu'elles empoignèrent celui qui était cassé, malgré l'écharpe.


-OOhh… tu as bobo ? T'en fais pas va, c'est bientôt fini !

Kem regarda. Deux Mercenaires. Ils le désarmèrent, jetèrent l'arme et le second déclara :

-On a enfin un gagnant. Reste plus qu'à attendre le chef et la fille …avec son cousin ….

Kem fronça les sourcils et regarda les lieux. Il y avait une couverture au sol, froissée. Et, plus loin, un arbre à deux troncs…Il était arrivé au lieu de rendez-vous !
Mais en premier. Qu'allaient-ils faire à Misao ? Les images étaient brûlantes sur sa rétine. Son corps, calciné. Son visage, livide, voulant le tuer. Ses mains, voulant l'étriper. Les flammes, la dévorant. Le tout sur des cris déchirants.
Les Mercenaires le traînèrent de force et attendirent en silence.


Quelques minutes passèrent puis les buissons laissèrent passer le chef au grand sourire, suivit d'une dizaine d'hommes et de femmes. Dont tous les Mentaïs, assurément. Et, derrière, venait Dan, tenant Misao par le bras.
Elle n'avait pas l'air d'être blessée. Du moins, physiquement. Ce qui soulagea Kem. Mais, en croisant son regard, il y vit une peur mal dissimulée. Elle aussi avait été forcée de voir des choses atroces.
Elle le regarda longuement, l'analysant de la tête aux pieds et fût désolée lorsqu'elle vit son bras. Désolée de ne pas pouvoir le soigner…


Il lui sourit faiblement. Il avait connu pire. Il ne fallait pas qu'elle s'inquiète. Il espérait que Dan la mette à ses côtés, qu'il puisse s'enivrer de son odeur, s'assurer qu'elle n'avait rien et surtout, pour la protéger. Il était prêt à mourir pour elle. Même si elle serait anéantie, il le ferait. Lui n'avait rien qui le rattachait à cette terre sauf elle. Elle était tout pour lui.
Mais elle avait Sacha, le vieux, son oncle…elle comptait pour bien plus de personnes. Alors que lui…

Le chef s'avança, souriant comme d'habitude et déclara :


-Nous avons un gagnant ! Il était temps mon cher Kem, tu commençais à me lasser. Trois jours ennuyeux à mourir…Tu ne pensais tout de même pas qu'elle arriverait ici la première ???

Kem le regard, sans comprendre. Voulait-il dire que, depuis le début, ils avaient tout fait pour que ce soit lui qui arrive en premier ? Dans quel but ?

-Mais maintenant, nous allons voir à quel point vous vous aimez.

Il ricana et fît un signe de tête aux Mentaïs. Ils s'avancèrent et se concentrèrent. Aussitôt apparut une longue table devant eux. Une table avec quatre chaînes, pour les chevilles et les poignets. A côté apparurent des armes, et autres objets de tortures horribles.
Et Kem eut peur de comprendre.


-Combien de temps te faudra-t-il pour te tuer en voyant ta copine souffrir hein ? Combien de temps mettras-tu à mettre fin à tes jours pour que l'on arrête de la torturer ?

Kem le regarda, paniqué.
Il se redressa, se dégageant de l'emprise des deux autres.


-Non. Vous ne lui ferez rien.

L'autre parut surpris.

-Et pourquoi donc ?

-Parce que je vais vous tuer.

Le Mercenaire rit. Kem n'en pouvait plus. Il voulait le tuer. Mais il n'avait plus d'arme.

-Avec un bras en moins ? Tu n'es même plus capable de tuer une mouche.

Kem grogna. Serra son poing valide. L'autre bras pendait misérablement le long de son corps. Il ne regarda pas Misao. Il ne voulait pas la voir souffrir. Plus jamais.

Aussi rapide qu'il pouvait, il agrippa le chef au cou et serra, de plus en plus, sous les regards des autres qui ne réagirent pas tout de suite.


Kem voulait en finir. Pas de torture. Ni pour Misao, ni pour lui. Pour personne. Il serrait le cou de l'autre, voyait ses yeux se révulser, lorsqu'un bras le tira en arrière et le jeta au sol. C'était un énorme Mercenaire. Il plaqua son pied sur sa poitrine pour qu'il ne se relève plus. Le chef apparut au-dessus de lui, hargneux, la main se frottant le cou. Au moins, Kem lui avait fait mal.

-Finalement, je crois que je vais changer les rôles. C'est toi que je vais torturer. La Rêveuse ne nous à posé aucun problème. Et elle tiendra peut-être plus longtemps. Tu n'es qu'une fillette !

Kem écarquilla les yeux. Misao ne devait pas voir sa. Elle ne devait pas. Le mastodonte qui lui servait de presse-poitrine le releva durement et l'entraîna jusqu'à la table. En chemin, ils passèrent devant Misao qui était horrifiée.

Il lui dit :


-Ne fais rien. Ne fais pas de bêtise. Ferme les yeux. Je vais m'en sortir. S'il te plaît…

Elle le regarda, les yeux déjà emperlés de larmes. Il ne voulait pas qu'elle se tue. Il ne le supporterait pas.

Le mastodonte l'allongea sur la table et attacha chevilles et poignets aux chaînes. Le bras cassé lui fît encore plus mal maintenant qu'il était tiré derrière sa tête. Il ferma les yeux et se concentra pour oublier cette douleur. Parce qu'elle était ridicule face à ce qui allait suivre. Il le savait.


-Bien bien…Dan, veille à ce qu'elle ne perde pas une miette du spectacle.

Kem tourna la tête pour voir le cousin de Misao la tenir par les épaules, la calant de sorte qu'elle ne puisse pas détourner le regard.

-Si vous voulez bien démarrer en douceur, messieurs les Mentaïs… susurra le chef.

Kem ne vit plus rien d'un coup. Ses pieds commencèrent à être engourdis, et la sensation remonta le long de ses jambes. Le froid s'insinua ensuite, piquant, mordant. Et, traçant des sillons de sang, une lame invisible passa par le même chemin, tailladant la chaire.

La douleur était supportable et Kem ne broncha pas. Mais il fût néanmoins soulagé lorsque cela se dissipa. Le froid et les déchirures s'étaient stoppés au niveau de son torse.


-Maintenant, je vais m'amuser.

Kem recouvra la vue subitement et vit le chef agripper un long fouet. Qui ferait dix fois plus mal en claquant sur les gelures et coupures.

Le premier coup l'obligea à fermer les yeux. Le second à serrer le poing. Le troisième fît couler une larme.
Et ainsi de suite.

Il ne voulait pas que Misao fasse une bêtise. Il ne voulait pas qu'elle pleure. Il ne voulait pas qu'elle voie sa…
Il retenait les cris et les gémissements. Il serrait les dents. Le fouet n'arrêta pas. Mordit sa chaire partout.

Combien de temps tiendrait-il ? Et, surtout, combien de temps Misao tiendrait-elle ?
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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Jeu 3 Mai 2012 - 20:46



○Black Misao, ça fait mal○






Combien de temps je tiendrai ? Je dirais cinq minutes maximum, sûrement moins. Chaque personne avait une limite, ces cons de mercenaires venaient de la franchir et je ne savais pas de quoi j’étais capable moi-même.
Les idées qui traversaient mon esprit étaient bizarrement très claires mais quand le premier coup de fouet retentit elles s’embrouillèrent. Comment osaient-ils ? Ils allaient le regretter ! Mes yeux s’assombrirent derrière la barrière de larmes qui les brouillaient. Celles-ci coulaient à flots… Comment pouvais-je être aussi impuissante ? Comment pouvais-je restais là sans rien faire ? Même si c’était dangereux, je devais tout tenter. Etais-je si craintive ? J’obéissais à mon petit ami alors que je ne l’avais jamais fait avec personne au paravent. Et le pire c’est que c’était dans la pire des situations… Toutes les autres personnes suivaient les ordres elles et quand elles estimaient qu’elles ne devaient pas les suivre elles ne le faisaient pas. Mais moi c’était tout le contraire ! Pourquoi ? Pourquoi je devais être aussi conne et craintive ? Putain, je veux une réponse ! N’importe laquelle ! Même une qui ne tient pas debout. Pourquoi le devrait-elle d’ailleurs ? Mais j’en veux une, juste une. Ça aussi c’est trop demander ? Je dois la trouver moi-même c’est ça ? Bien sûr, c’est à moi de me bouger le cul…
Alors je vais le bouger ! Je fonçai sur l’obstacle qui m’empêcher de dérouler mes rêves tête baissée et le démolit d’un coup. Effet de surprise sûrement… Mais je ne m’attardai pas sur cette petite victoire, moi je visais plus haut. Je voulais gagner la guerre ! Je me mis à rêver tout de suite et je vis du coin de l’œil Kem guérir. Je m’accordai tout de même un petit sourire satisfait.

« -Chef, elle a brisé la barrière ! » cria un Mentaï

Et oui mec, tu viens de te faire battre par une petite rêveuse. Ça, ça doit foutre un grand coup à ton morale, non ?

« -Eh bien arrêter la ! » répondit Barnabé comme si c’était une évidence

Revoit ton évidence, il n’arrive pas à m’empêcher de rêve ton toutou magique. Et oui, c’est l’innovation ! Les rêveuses envoient les Mentaïs au tapis. Dan, m’attrapa par les cheveux, voulant me faire tomber au sol. Eh chéri ! On fait ça pour relever les gens d’habitude ! Et tu crois vraiment que c’est en tirant sur ma magnifique chevelure que tu vas m’arrêter. Ça aussi c’est à revoir… Désolé si ça ne te va pas.
Je réussis à échapper à son emprise alors que Monsieur le grand chef venait vers moi dans l’intention de me fouetter. Et puis quoi encore ? Dans tes rêves mon chou ! Je fis un bond sur le côté, piquai un sprint vers la table de torture où se trouvait Kem et attrapait un couteau. Ouah ! C’est coupant ça ! Je n’ai pas intérêt à me blesser moi-même par mégarde ! Ma main tremblait à cause de la colère et de l’excitation !

« Lâche ça Misao, tu vas te couper. Et puis on sait tous les deux que tu ne t’en serviras pas. » dit Dan avec un ton ironique

Un long sourire des plus sadiques étira mes lèvres. Bien sûr que si je pourrais m’en servir, j’étais prête à tout pour libérer mon petit ami.

« Tu dis un truc dans le genre à Nyuwa quand elle a dit qu’elle allait se suicider. Maintenant tu pleures sa mort tous les soirs, tout seul dans ton lit. » murmurai-je

Il m’entendit. J’avais l’impression de voir mes paroles résonnaient dans sa tête, y tournaient en boucle. Ça fait mal ça aussi hein ? Il blêmit, mon sourire s’élargit. Je devais avoir l’air d’une vraie tueuse avec mon regard meurtrier et truc sadique collait à mes lèvres. Oui, je devais faire peur et j’étais fière de mon petit effet.

« Elle te l’a dit pourtant. Dan, je vais me suicider puisque tu m’as trahie ! Elle était comme moi Nyuwa, elle ne voulait être comme notre famille. Elle voulait être différente, plus forte en se détachant des autres par ses choix. Tu disais la comprendre mais en fin de compte c’était faux, tu lui trahie ! Tu as brisé sa confiance, tu l’as abandonné ! Tu étais la seule personne qui comptait vraiment pour elle, vous étiez jumeaux par le physique et par l’esprit. Mais tu lui as fait si mal ! Alors elle a décidé de te punir ! De te faire endurer ce que tu lui avais infligé. Alors elle s’est suicidée pour que toi aussi tu te sentes abandonné. C’était toi le coupable dans l’histoire ! Pas tes parents ! Pourtant c’est eux que tu as tués en leur faisant porter le chapeau. »

Je voyais mes mots se plantaient dans son esprit comme un poignard dans son esprit. Les larmes se mettaient à couler sur son visage.

«- Je vais te dire un truc mon cher cousin… repris-je
-Tais-toi !
-Quand les mercenaires sont venus te chercher ils t’ont dit que tu étais fort pour ce que tu avais fait, c’ est-à-dire assassiné tes parents mais en fait moi tout ce que je vois là c’est…
-TA GUEULE !
-C’est de la pure lâcheté pour ne pas à avoir enduré l’idée que tout cela était à cause de toi.»

Il s’approcha et me gifla. Qu’est-ce que je pouvais m’en foutre ! Je me foutais de tout en fait à part de Kem. Je trouvais que Nyuwa était allée un peu loin en se tuant…

« -Pourquoi tu fais ça, hein ? Pourquoi ? hurla-t-il
-Tu es sûr que tu n’as pas une petite idée ? Je ne sais pas moi… Peut-être le fait que tu es en train de torturer une des personnes qui m’est le plus cher idiot !
-Ce n’est pas une raison…
-Bien sûr que si ! Je fais comme Nyuwa, je te rends la pareille. Tu me fais du mal à moi et à ce que j’aime alors je te fais du mal. Ma technique est juste beaucoup plus subtile. Mais je peux aussi arrêter. »

Il savait ce qu’il devait faire mais il n’avait pas l’air prêt à le faire. Et moi, je me rendais compte que jamais je n’aurais pu me servir de ce couteau mais je ne laissai rien paraître. Les autres étaient abasourdis, je les fusillais du regard. Le premier qui bouge, je lui fais la même chose compris ! Ils cherchaient comment je pouvais savoir tout ça et se demandaient si je connaissais aussi des choses sur eux. Mais mon regard suffisait à les dissuader de faire un geste. C’est fou comme ils peuvent devenir obéissants !
J’ouvris la bouche pour me remettre à parler mais Dan me tendit la clé des chaînes alors qu’il pleurait toujours. Il ne voulait pas souffrir encore plus. J’eu de la peine pour lui et je m’en voulus. J’étais peut être allé trop loin… Je m’approchai de Kem et me mit à ouvrir les chaînes. Puis je me penchai pour l’embrasser.

« Finalement c’est toi que je vais torturer… Et je vais m’arranger pour que tu ne puisses plus jamais prononcer un mot. » dit une voix

Barnabé bien entendu ! Qui d’autre ? Je sentis une lame se posait sur ma nuque… J’aurais dû mieux surveiller mes arrières…













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MessageSujet: Re: De retour...[pv Misao, Viladra] Jeu 3 Mai 2012 - 21:38

Le fouet battait toujours l'air. Et Kem retenait ses gémissements. Pour ne pas leur faire plaisir et pour ne pas faire souffrir Misao. Surtout pour elle en fait.

Le chef continuait, son sourire sadique peint sur le visage, en masque de cire éternel. Le bras cassé lui faisait de plus en plus mal aussi…

Il tentait de regarder Misao, de voir ce qu'elle faisait, mais n'y parvenait pas. A cause du Mercenaire qui lui bouchait la vue, mais aussi à cause des rares larmes qui perlaient sur ses cils.

Mais, d'un coup, son bras retrouva sa solidité. Le fouet claquait, mais il ne sentait plus rien. Il ne sentait plus les gelures. Redressant légèrement la tête, il vit ses plaies se fermer. Misao ! Et, comme un écho, un Mentaï hurla :


-Chef, elle a brisé la barrière !

Le chef s'arrêta deux secondes pour répondre :

-Eh bien arrêter la !

Kem garda la tête dressée. Il ne voulait pas manquer ce qui allait suivre. Il vit dans le regard de la Rêveuse une détermination, une fureur telle qu'il fût lui-même légèrement effrayé. Mais ravi du retournement de situation. Il vit Dan vouloir la stopper, il la vit se dégager et courir, il vit le chef lever le fouet dans sa direction…
Kem se tortilla, dans l'espoir vain de se libérer. Si seulement il réussissait à passer les poignets à travers les chaînes ! Mais cela les lui briseraient et ne seraient plus très utiles…
Aussi se résigna-t-il à regarder et prier.

Misao, d'une souplesse inégalable, bondit de côté, évitant la lanière qui cingla le vide. Elle courut jusqu'à lui et agrippa un couteau qui traînait sur la table. Kem la regarda. Elle était non-violente. Elle ne pourrait pas se servir du couteau. En plus elle risquait de se blesser elle-même…Ce que Dan fît remarquer à toute l'assemblée, qui restait coite.
Misao murmura, mais d'un murmure perceptible par tous :


-Tu dis un truc dans le genre à Nyuwa quand elle a dit qu’elle allait se suicider. Maintenant tu pleures sa mort tous les soirs, tout seul dans ton lit.

Kem fût sous le choc. Il vit la figure de Dan se décomposer. Passer de la rage à la frustration, en passant par la tristesse…Misao était dans son domaine, les mots, les phrases…En fait, en la voyant ainsi, Kem compris que, pour elle, les mots étaient une arme tout autant qu'un bouclier. Et elle passait de l'un à l'autre en un éclair.

-Elle te l’a dit pourtant. Dan, je vais me suicider puisque tu m’as trahie ! Elle était comme moi Nyuwa, elle ne voulait être comme notre famille. Elle voulait être différente, plus forte en se détachant des autres par ses choix. Tu disais la comprendre mais en fin de compte c’était faux, tu lui trahie ! Tu as brisé sa confiance, tu l’as abandonné ! Tu étais la seule personne qui comptait vraiment pour elle, vous étiez jumeaux par le physique et par l’esprit. Mais tu lui as fait si mal ! Alors elle a décidé de te punir ! De te faire endurer ce que tu lui avais infligé. Alors elle s’est suicidée pour que toi aussi tu te sentes abandonné. C’était toi le coupable dans l’histoire ! Pas tes parents ! Pourtant c’est eux que tu as tués en leur faisant porter le chapeau.

Elle crachait chaque mot avec une hargne sans pareille. Et chaque mot s'était fiché dans la tête de son cousin. Qui s'approcha et la gifla. Kem se contorsionna de rage. Comment osait-il ?! Apparemment il ne comprenait pas pourquoi elle disait tout cela. Et lorsqu'elle répondit que c'était parce qu'il torturait la personne la plus cher à ses yeux, Kem se prit à sourire. Il était touché…

Il regarda Misao, ses mains tremblantes sur le couteau, sur les Mercenaires alignés derrière, stupéfaits par son audace et enfin Dan. Il était en proie à une lutte intérieure.
Et, finalement, il tendit les clés des chaînes à Misao qui s'empressa de le délivrer avant de l'embrasser tendrement. Kem, heureux d'être libre, profita, oubliant la prudence…


- Finalement c’est toi que je vais torturer… Et je vais m’arranger pour que tu ne puisses plus jamais prononcer un mot.

Misao fût tirée en arrière. Le chef Mercenaire avait posé son couteau sur sa gorge, prêt à la trancher. Kem se redressa en sursaut. Misao tremblait toujours.

-Mettez-vous en position. Cette fois en les achève tous les deux !

Les Mercenaires entourèrent Kem. Dan était de côté, pleurant et misérable. Kem avisa les armes posées à côté de lui, évalua la distance, les risques…

S'il lançait rapidement, il pouvait achever quatre Mercenaires avec les couteaux. Mais cela laisserait le temps au chef d'égorger la Rêveuse.

Il se leva lentement et s'approcha du chef, un sourire en coin. A lui de montrer de quoi il était capable.


-N'approche pas ou je l'égorge comme un Raïs puant !

Kem n'écouta pas. Le couteau tremblait sur la gorge de Misao. Le chef ne voulait donc pas s'en servir. Les autres resserrèrent le cercle, armes au poing.
Kem fixa l'autre de ses yeux vairons. Lui fît baisser le regard.


-Tu as peur de mes yeux, Mercenaire de pacotille. Tu as peur de ses phrases. De leur danger. Tu n'es rien.

A lui de montrer à Misao qu'il savait ce battre autrement qu'avec des armes. Il vit le poing se serrer sur le manche du couteau.

Kem s'approcha encore de lui. Ils étaient face à face, Misao entre eux. Kem ne la voyait pas. Sinon il lui sauterait dessus et perdrait sa concentration. Les autres les encerclaient de plus en plus. D'un mouvement rapide, Kem agrippa le poignet du Mercenaire et ordonna à Misao :


-Baisse-toi et éloigne-toi !

Elle le fît après un sursaut, laissant Kem affronter le chef. Enfin…

Celui-ci repoussait le bras de Kem de plus en plus. La lame approchait du cou du jeune homme.


-Je vais te trancher la gorge pendant que mes hommes abuseront de ta pouffiasse ! Et je vais me faire un malin plaisir de ramener ta tête à Viladra !

Kem ne répondit rien mais décupla ses forces.

La lame s'éloigna à nouveau. Malheureusement, ses pieds glissaient sur le sol humide…
Il espérait que Dan défende Misao. Qu'il tente de lui montrer qu'il faisait partie de sa famille. Qu'il essaye de se racheter une conscience…

D'un coup, il glissa et tomba à plat ventre. Se redressant vivement, il eut juste le temps de faire une pirouette pour éviter le couteau. Il se releva, courut à la table, prit deux longs sabres et se tourna vers son ennemi. Les autres n'osaient même plus réagir, alors que les Mentaïs auraient pu le tuer avec des dessins. Peut-être voulaient-ils voir comment leur chef se battait …

Kem courut vers lui, feinta une attaque en hauteur pour attaquer réellement le bas. La lame trancha la cuisse profondément.
L'autre hurla, mais déjà Kem enchaînait. Avec deux lames, il avait l'impression de danser pour de vrai. Il virevoltait, porté par la force de l'amour, par la peur qu'il avait ressenti, par les visions qu'ils avaient projeté…

L'autre se défendait comme il pouvait, tentait de parer, mais avec son petit couteau, c'était peine perdue. Surtout face à Kem.
Celui-ci réussit, au bout de cinq minutes, à lui enfoncer sa lame dans la poitrine. Avant que l'autre ne meure, il se pencha et lui dit :


-Mes yeux t'accompagneront jusqu'aux tréfonds de l'enfer…

Ricanant, Kem dégagea sa lame et se retourna. Tous les Mercenaires étaient en garde.
L'un d'eux s'exclama :


-Il l'a tué !

Un autre ajouta :

-Et maintenant ?

-On va continuer à s'amuser ?

Ils rirent et se rapprochèrent.
Kem ne pourrait jamais tous les affronter. Et il ne voyait plus Misao.


Celle-ci apparut, avec Dan. Ils se mirent à ses côtés. Et Dan prit leur défense.

-Laissez-les tranquilles maintenant. Ils ont assez souffert.

Kem était abasourdi. Mais les autres n'avaient pas l'air d'être du même avis…
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