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Descente dans les glaces [I : Départ et premières escales]

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Haïnouk__Membre
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MessageSujet: Re: Descente dans les glaces [I : Départ et premières escales] Lun 16 Juil 2012 - 20:11

Un courant d'air traversa ce qui était devenu le champ de bataille. Les arbres s'inclinèrent par la force du vent, seul mouvement dans l'immobilité qui s'était installée, dans l'inertie des cadavres raïs qui gisaient. Lavrenti avait le menton sur sa poitrine, la tête pendante; il frissonnait. Puis le vent se calma et les arbres retrouvèrent leur hauteur coutumière. Il releva aussi la tête. Sursauta au contact de la Faëlle, ne l'ayant pas entendu arriver. Puis il sourit à la chaleur du geste; humain, paisible. Ensemble ils réussirent à amener le Sculpteur de branche au campement où les rêveuses s'activaient déjà. La dénommée Roxane, dont Lavrenti n'avait eu jusqu'alors connaissance de son don, s'approcha de lui. Elle posa ses mains sur sa cuisse, et il regretta qu'elle doive se salir ainsi les mains de son sang. L'homme avait été guérit par un rêveur à une seule reprise, mais il ne l'avait pas vu déployer son art. Ainsi il s'appuya sur ses avants bras et observa attentivement la concentration de la rêveuse, la plaie qui se refermait, puis qui ne devenait plus qu'une mince cicatrice. Il était fasciné par ces capacités, cette façon de tromper la nature. Lavrenti tendit sa jambe, s'attendant malgré lui à retrouver la douleur d'avant. Ce ne fut pas le cas; il n'y eut qu'un picotement inconfortable mais endurable. Il soupira, soulagé, et reconnaissant à la rêveuse et à son art. L'homme ouvrit la bouche pour la remercier mais suspendit son geste en apercevant Roxane qui l'observait curieusement. Il s'apprêtait à lui demander ce qui la troublait lorsqu'elle le lui annonça :

-Ça fait quoi d'avoir une barbe ? Ça doit être vachement bizarre !

Lavrenti fut surpris un instant, puis éclata de rire alors qu'elle agrippait la chose qui était l’objet de la question. Il la laissa faire, comprenant parfaitement que l'inconnu pouvait pousser celui qui ne sait pas à une curiosité irrésistible. Comme si son geste la ramenait à elle même, la rêveuse baissa subitement les yeux, le teint rouge. Le Sculpteur de branche émergea de son rire dans lequel il commençait à s'étouffer, puis réfléchit à la question. Autour d'eux, ceux qui avaient été témoins de la scène s'en amusaient toujours. Il prit, à son tour, le menton de la rêveuse qu'il souleva et tapota du pouce. L'ex-Fils du Vent s'était habitué à sa barbe; cela faisait une décennie qu'il la portait nonchalamment. Ainsi lui répondit-il, avec un sourire en coin, par une question ;

-Et de ne pas en avoir une ? Tu n'as pas froid au menton ?

Un débat commença dans la troupe qui s'était rassemblée, sur l'origine de l'attaque et sur la marche à suivre. Lavrenti était d'accord sur le fait qu'il était anormal pour les Raïs d'être aussi organisé, et que, par conséquent, il y avait quelqu'un ou quelque chose qui avait obtenu leur soumission et qui les commandait. Mais de dire qu'ils avaient été suivis depuis le début, il ne le croyait pas. Certes, à présent ils seraient suivis, car si les Raïs étaient entrés aussi profondément dans le territoire Alavirien c'était qu'ils cherchaient à se l'approprier, et de voir ainsi une troupe se déplacer à leur guise, dans ce qu'ils considéraient comme leur territoire, allait les enrager. Les pousser à attaquer à nouveau. Et la troupe avait vaincu; les Raïs se sentaient probablement menacés par la troupe mais cela les encourageraient seulement à se débarrasser d’eux définitivement. À attaquer à nouveau.
Lavrenti doutait que cette personne contrôle tous les Raïs -cela prendrait un pouvoir terriblement puissant, semblable à celui que les Ts'liches avaient, pour être maître de Kur N'Raï et du royaume en entier. Peut-être avait-il seulement réussit à s'approprier quelques hordes. Rien n'était certain.


-Je pense que quelqu'un nous épie. Et ce quelqu'un nous suivra, tendra les pièges et les embuscades. Il faut se méfier et être encore plus prudent. Et si cette personne a les moyens de contrôler des Raïs, et des Raïs Archers, c'est qu'il est encore plus dangereux que ce que l'on peut penser. Je conseillerais de repartir tout de suite.

Il hocha la tête au conseil de Killian.

-Nous avons fait un sacré vacarme, et celui qui les commande, dit-il en pointant du menton les Raïs éparpillés, voudra savoir pourquoi.

Le Sculpteur de branche respira, calme; rien n'était certain sauf le fait qu'ils devaient quitter cet endroit. Puis il aperçu du coin de l'oeil Thowind qui, inconscient, avait été soigné mais qui gisait, immobile. Une pointe d'inquiétude se créa dans son esprit; ils devaient lever le camp; maintenant. Avant que leurs vies frôlent à nouveau la mort. Il fut bientôt évident pour tout le monde que c'était la première chose à faire, et personne n'avait vraiment envie de rester dans ce qui était devenu un cimetière portant l'odeur de sang de Raï. Ils commencèrent donc à se préparer à quitter le campement.
Lavrenti repéra sa trousse à outil, puis se hâta de retrouver ses précieuses lames parmi les corps. Ce ne fut pas trop long, car lors du combat l'homme ne s'était pas déplacé; il avait plutôt laissé les Raïs venir à lui. Ainsi ses outils se trouvaient à proximité. Quelques minutes passèrent et il les eut tous réunis dans ses pochettes. L’homme soupira, rassuré de ne pas les avoir perdu. Il revint rapidement vers ses compagnons qui rassemblaient eux aussi leurs effectifs en se préparant à partir. Iaknill le retrouva dans la mêlée et Lavrenti accrocha à sa selle ce qui lui appartenait et qui n'y était pas.
Le dessinateur n'étant toujours pas revenu à lui, on le souleva puis le plaça sur le chariot. Lavrenti maudissait le chariot qui allait les ralentir, mais savait bien qu'il était nécessaire pour ceux qui n'avaient pas de monture.
Il fut soudain pris de frissonnements, et eu une terrible envie de musique. D'échappatoire au monde, à la réalité. De laisser la place au rêve. Il pensa à sa harpe, mais y résista. S'il avait été seul, il aurait retrouvé la source et se serait mis à jouer -il trouvait toujours que la musique était extraordinaire lorsqu'il y avait un courant d'eau à proximité, que le son était plus pure, enforcit par les clapotement de l'eau-, se serait égaré dans son esprit. Dans sa folie. Il se parlait furieusement à lui-même alors qu'il enfourchait son cheval, les sourcils froncés et une lueur folle dans les yeux. Puis il observa les rochers, les racines des arbres qui traversaient le sol par moment puis qui y pénétraient à nouveau, la plaine qu'on entrevoyait parmi les arbres et les pierres. Lavrenti Esmerol se calma, sa folie reflua. Il cessa de fulminer. L'allégresse qui s'était installé grâce à Roxane, de façon naturelle malgré la violence qui avait occupé l'espace, s'était dissipée. L'homme était fasciné par l’innocence de la rêveuse, par son habileté à faire fleurir la joie de vivre, même si l'environnement tentait d’attester qu'elle n'avait pas sa place.
Ils allaient devoir descendre, car ils s’étaient placés en hauteur, et prendre un autre chemin. Plus au sud. Un détour. Si c'était cela qu'il fallait pour éviter d'être ainsi agressé par des Raïs imprévisibles qui jonglaient à présent l'arme et une intelligence acquise, peut-être était-ce la meilleure chose à faire. Lavrenti allait suggérer l'idée au groupe, mais après être sortit de la place. Il repéra le cheval de Thowind et le prit par la bride.
Puis tout le monde fut prêt et ils laissèrent derrière eux ce qui avait bien pu être leur fin à tous.
Le ciel était sombre, la nuit prenait son cours. Ils n'avaient toujours pas dormi.




[Un peu court, c'est aussi pour faire avancer les choses. ^^ Ce sera mon dernier poste avant que je revienne. On se voit en août, cher amis ! N'abîmez pas trop Lavrenti pendant mon absence ]
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Faël__Membre
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MessageSujet: Re: Descente dans les glaces [I : Départ et premières escales] Ven 20 Juil 2012 - 0:24

Süraby retournait vers Elundrïl. Le petit cheval, nullement perturbé par les évènements récents, paissait paisiblement, somnolant à moitié. La jeune femme leva les yeux au ciel :

- Bougerais tu seulement si la foudre éclatai au dessus de ta tête ?

Le poney s’ébroua et continua à brouter. La faëlle éclata d’un rire cristallin. Parfois elle aurait aimé faire preuve de la même indifférence. Le petit cheval se retrouva rapidement harnacher et elle remit ses affaires bien en place sur le dos de son ami avant d’y atterrir promptement. Elle s’avança vers le reste du convoi qui déjà se remettait en mouvement. Le blessé avait été chargé dans la charrette, il demeurait inconscient. Les yeux de la faëlle se posèrent brièvement sur le loup accompagnant Hash. Elle avait été une des rares, avec Ophys, a ne pas réagir aux retrouvailles trompeuses entre le canidé et la rêveuse. Il semblait veiller sur elle, et le lien tissé entre eux deux la fascinait. D’un commun accord il avait été décider de repartir sur le champs. Les lieux n’étaient plus surs, et ne l’avait probablement jamais été. Lavrenti les conduisait donc, choisissant de revenir quelque peu sur leurs pas pour repiquer à travers la plaine, empruntant des passages plus surs et en terrain connu.

Mais il devenait déraisonnable de continuer dans la nuit noire. La fatigue régnant sur la troupe et la présence d’une menace inquiétante les empêchait d’aller plus loin. Ils s’arrêtèrent à la lisière d’un bois, confondant le campement parmi les arbres et veillant à ne pas faire de feu. Süraby, fatiguée par cette après midi on ne peut plus forte en émotion, se contenta d’étaler son duvet prés de son poney et de s’y allonger à plat ventre. La dernière chose qu’el fit avant de s’endormir fut de jeter un coup d’œil vers le ciel. Pas d’étoile, la couche de nuage trop épaisse empêchait leurs lueurs d’apparaître. Elle ferma les yeux et, apaisée par la présence de son poney, sombra rapidement, à l’image du reste de la troupe.

Ce fut les discussions de ses compagnons de voyage qui la réveillèrent le lendemain. Elle était la dernière réveillée. Sans doute les séquelles de son séjour oisif à la citadelle. Se levant rapidement, elle roula son duvet et le rangea dans ses affaires, ne laissant rien traîner. Le soleil n’était pas levé depuis longtemps, à en croire les perles de rosée qui parsemait abondamment les pétales des fleurs et son cercle lumineux n’éclairant encore que partiellement la lisière. Se redressant, elle constata en souriant qu’elle n’était pas tout a fait la dernière : Elundrïl n’avait pas bouger. Etait-il le seul cheval capable de dormir totalement détendu, couché, en plaine inconnue, et d’où le danger pouvait poindre à tout moment ? La faëlle se rapprocha du cercle qu’avaient formé les convoyeurs et les salua, souriante comme à son habitude. Elle pris place prés de Roxane. Elle était heureuse de retrouver la rêveuse. Ses cheveux blonds avaient poussés depuis leur dernière rencontre, elle avait grandit mais au fond elle n’avait pas changer depuis leur rencontre. La mine endormie de la rêveuse s’éclaira lorsque la faëlle lui sourit. Se tournant vers ses compagnons de voyage, elle souleva la question du départ. Ils avaient tous l’air plutôt reposé et en forme, même si Thowind été encore pâle.

- En vu de l’attaque d’hier, il serait plus prudent de ne pas traîner, n’est ce pas ?

Un autre débat fut alors lancé. Lavrenti avait une idée précise du chemin à emprunter et répondait assurément aux questions. Süraby se tourna vers son exubérante voisine et lui lança, enjouée :

- Alors, quoi de neuf chez les rêveurs ? Les amis, le famille, et… les amours ?
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MessageSujet: Re: Descente dans les glaces [I : Départ et premières escales] Dim 22 Juil 2012 - 15:32

Lavrenti prit soudainement le menton de Roxane entre ses doigts. Qui se sentit virer au rouge. Mais un beau rouge hein…Bien tomate, si pas pivoine.
Son cœur accéléra tandis qu’elle crut qu’elle allait manquer d’air. Ses mains devinrent moites, et elle ne se sentit plus maître de ses gestes.
Ca y était.
Elle était tombée amoureuse.
Encore.

-Et de ne pas en avoir une ? Tu n'as pas froid au menton ?

Il avait arboré un demi-sourire, totalement irrésistible. Elle sentit son visage s’approcher de lui, ses lèvres se tendrent…
Il tourna le visage pour prendre par à la discussion qui avait débuter. Lèvres dans le vide, Roxy se remit à rougir.
Mais de honte, cette fois. Elle espérait au fond de son petit cœur que personne ne l’observait à l’instant…Sinon, elle aurait l’air de quoi ?
La jeune rêveuse se leva, bras sur la poitrine. Elle lui tourna le dos et alla soigner une autre personne qui avait besoin d’elle. Inutile de préciser qu’elle boudait.

La demoiselle avait si mauvais caractère qu’elle refusa d’ouvrir la bouche pour parler à quiconque. Ah ! Les bougres ! Ils étaient tous dans son camp…Ils avaient fait exprès d’entamer le débat pour l’empêcher de l’embrasser.
A la fin, elle était tellement en colère qu’elle ne dit à personne qu’elle n’avait aucune envie de bouger ses fesses d’ici. Elle était bien, elle !
En plus, les ennemis se douteraient qu’ils bougeraient, et s’apprêtaient peut-être à les devancer et faire une embuscade. Justement, autant rester ici ou faire demi-tour. Ils prendraient un autre chemin, voilà tout…

Puis une flamme nouvelle traversa son regard, tandis qu’elle se pliait aux ordres : remonter dans un des chariots et reprendre la route.
Roxane allait leur obéir. Ils prendraient les décisions. Mais elle décida de crever de trouille. Une trouille terrible, qui l’obligera à se confier à quelqu’un.
Et à se blottir contre ce quelqu’un. Vous comprenez, une peur pareille, ça ne pardonne pas…

Satisfaite d’elle, elle se remit à chantonner en veillant sur chacune des personnes qui formaient son petit groupe.
Tout le monde avait été soigné…Enfin, excepté Thowind qui était beaucoup trop affaibli. Une fièvre commençait même à poindre chez lui mais l’autre rêveuse, Hash, était à son chevet. Celle-ci d’ailleurs était assise près d’un loup.
Lorsqu’il avait apparu, Roxane avait failli hurler de peur-elle venait d’y penser…Ca aurait une autre occasion de se réfugier dans les bras de Lavrenti !- mais l’autre rêveuse leur avait juré que c’était un ami.
N’empêche…Avoir un loup comme ami…Il fallait le faire.

Ils finirent par installer un campement. Ils étaient tous tellement fatigués qu’ils ne prirent même pas la peine de préparer un lit convenable, se jetant tous presque au sol. Ils n’avaient même pas envie de manger, c’est pour dire.
La rêveuse chercha alors Lavrenti du regard. Il était installé près du feu et s’apprêtait à dormir. Sautant sur l’occasion, elle se précipita près de lui et lui confia doucement :

-Oh…Excuse-moi mais…tu dormais pas encore donc…J’ai pas de couverture. Les autres dorment et et j’ai pas envie de les réveiller. Ca te dit de partager la tienne ?

Ses yeux brillèrent, remplis d’espoir, et ce fut à ce moment là que Killian lui tapota l’épaule, couverture en main. Apparemment, elle en avait deux et cela ne lui dérangeait absolument pas de la lui prêter.
Merci, Killian. Tu viens de faire foirer son plan de drague !
Roxane la remercia entre les dents et se roula en boule dans ses draps. Elle venait une nouvelle fois de se ridiculiser.
Lavrenti ne voudrait jamais d’elle maintenant !

*******************************

Le lendemain matin, ce fut la rêveuse qui se leva en première. Elle commença donc à préparer le petit déjeuner, tout en chantonnant doucement.
Elle réveilla ainsi d’autres personnes de son groupe et les discussions débutèrent. Ainsi, elle put apprendre les fonctions de chacun et ne put que constater qu’il y avait une énorme diversité entre chaque groupe.

Elle était en train de grignoter un morceau de fruit-décidément, les discussions sur le chemin à prendre ou ce qu’il fallait faire ne l’intéressait pas-lorsque Süraby se tourna vers elle. Coinçant ledit fruit entre ses dents, elle lui sourit de sorte que l’on croit que le morceau était ses dents.
Partant seule dans un fou-rire, elle réussit néanmoins à saisir le sens des propos de son amie :

-Alors, quoi de neuf chez les rêveurs ? Les amis, le famille, et… les amours ?

Roxane se sentit rougir. Etait-ce…une question piège ? Où était la caméra cachée ? La demoiselle se mit à regarder autour d’elle, observant les personnes autour d’elle attentivement. Ils ne semblaient pas les écouter, toujours pris dans un interminable débat.
Elle lui répondit alors doucement, rassurée :

-Les amis bah je vous retrouve toi et Killian donc…Je ne peux rien demander de mieux. Et puis, je pense que je vais m’en faire de nouveau ici…Ils ont l’air tous super. La famille ? Je n’ai toujours pas de nouvelles de mes parents.

C’était vrai. Elle n’était toujours pas passée chez son ancien ‘chez-elle’ pour voir comment ils allaient. Elle avait la désagréable impression qu’elle ne serait pas la bienvenue.
Alors à chaque fois, elle retardait l’événement. Sachant qu’elle aurait pu dès le départ leur envoyer des lettres…Mais il était trop tard et elle pensait au fond d’elle qu’ils ne répondraient pas.

-Chez les rêveurs bah…Je vois qu’ils acceptent enfin de voir des femmes dans leur troupe. Hash est la deuxième rêveuse que je rencontre. C’est vraiment un avancement.

Roxane se tut. Il était temps pour elle…D’affronter la dernière question. Guettant à nouveau les oreilles indiscrètes, elle se rapprocha de Süraby jusqu’à pouvoir la frôler et se mit à murmurer très bas… :

-Lavrenti me fait craquer…

…Même si ce n’était un secret pour personne. Mais la pauvre petite était per-su-a-dée d’être la plus discrète qui soit.

-Et toi, Süsü ? La famille, les amis, les embrouilles ??? Les amours ? Les Faëls ? Ta vie, quoi ?

Elle écouta attentivement la réponse. Comme elle était contente de la retrouver ! Elle le lui confia et elles finirent dans les bras l’une de l’autre, pleurant presque de joie. Et Roxane ne put s’empêcher de s’imaginer que ce soit Lavrenti à la place de Süraby. Elle la serra d’avantage et finit par l’embrasser.
Alors que tout le monde les regardait, amusés de leur retrouvaille.
Roxane venait de gaffer entièrement. Non seulement ils se feraient tous des idées, mais en plus Süraby aurait peur d’elle.
A vie.
Enfin, il y avait de quoi.

La rêveuse se dégagea brusquement de la demi-faëlle. Qui la regardait étrangement. Comme tout le monde, en fait.
Elle avala bruyamment sa salive et articula, rouge pivoine :

-Je…Heu…Ce n’était pas ce que je voulais faire…J’ai imaginé que c’était…La…

Roxane se tut soudain. MEDAY, MEDAY !!! Elle avait failli livrer son secret ! Un mot, viiite !
Un mot qui commence par ‘La’. Ou un nom tout sauf Lavrenti. Surtout pas un prénom de fille, en tous cas. Sinon, ils pourraient vraiment penser qu’elle changeait de bord.
Elle trouva alors une idée et se mit à hurler, pour être sûre que tout le monde entende :

-L’amour de ma vie ! Le prochain ! Celui que j’aurais ! Je…Oh, excuse-moi Süraby.

La demoiselle se tourna vers les charrettes et sauta dans l’une deux, baissant la tête. Combien de gaffes allait-elle encore faire ?
Maugréant sur elle-même, Roxane attendit patiemment que la route reprenne. Elle n’avait aucune envie de parler à quelqu’un, de peur de lâcher une autre connerie.
Elle ne voulait pas se ridiculiser une nouvelle fois devant les beaux yeux et la belle barbichette de son amour !

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MessageSujet: Re: Descente dans les glaces [I : Départ et premières escales] Dim 29 Juil 2012 - 22:38

Quand on fut prêt, notre groupe se mit en route. Mais pendant que tous rangeait les affaires, je me dirigeais avers Hérebus, suivis de mon loup.

-Bon, pendant que tu n'étais pas là, je me suis fais un nouvel amis et j'aimerai que vous faisiez connaissance.

Le léger hennissement de mon cheval me coupa. Dans un sourire, j'intimai à Lobo de ne pas bouger alors que je m’avançai vers ma monture. Après l'avoir doucement caressé, je lui murmurai des paroles à l'oreille, lui expliquant tout. Je sais on pourrait me prendre pour une folle, mais je pense que tous animal peut nous comprendre. Et même si ce n'est pas le cas, le faite de leurs parler les rassurent surement. Mon loup choisit de s'approcher, et Hérebus piaffa et ronfla. J'immobilisai mes gestes, attendant la suite. Et du faite que je ne voyais pas ce qu'ils faisaient, cette attente me stressa assez. Mais ma respiration reprit quand j'entendis Lobo s'eloigner après avoir produit une sorte d’éternuement. C'était bon. Le sourire aux lèvres je préparai mon cheval et cela fais je montai dessus et le laissa me guider jusqu'aux autres.

Pendant le voyage, je trouvais, avec un peu de difficulté, Lavrenti. Je devais lui demander pour l'attaque. Car cela m’intriguais beaucoup.Quand Hérebus eut calé son pas sur celui du cheval de l'homme, je lui demanda. En faisant l'effort de tourner la tête vers lui. J'avais remarqué que certaines personnes prenaient mal le faite que je les regarde pas quand je leurs parlaient. Mais d'un côté, en quoi cela m’avançait?

-J'aimerai savoir, qu'à tu fais pendant l'attaque? Tu sais avec l'arbre. Car il m'a semblait plus "humain". Et... Que s'est-il passé là où on a campé?

Oui, cet endroit m'a laissé un mauvais souvenir. Et j’espérai que Lavrenti était au courant.
On s'arrêta de nouveau. Mais tous étaient fatigué donc on ne mit pas longtemps à se mettre au lit. Quand à moi, j'étais heureuse de retrouver la présence chaude de mon compagnon. Mais je ne m'endormis pas longtemps... Alors que je dormais dans un sommeil sans rêves, un bruit discret attira mon attention. Des bruits de pas. Cela aurait pu ne pas attirer mon attention, mais c'était le genre de marche qu'utilisait quelqu'un qui e voulait pas se faire repérer. Et ouvrir les yeux n'allait pas m'aider, mais ce maudit réflexe me fit défaut.

-Celle-ci est réveiller! On se dépêche.

Les pas se rapprochèrent et avant que j'ai pu faire quoi que se soit, on me plaqua un chiffon imprégné d'une odeur forte sur le visage et je replongea dans l’inconscience.
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MessageSujet: Re: Descente dans les glaces [I : Départ et premières escales] Dim 19 Aoû 2012 - 11:59

Haut sur Flamerole, Ophys regardait quelques uns de ses camarades charger Thowind sur le chariot. Ce dernier était encore inerte, arpentant les méandres de son inconscience. Ophys respira difficilement et détourna son regard droit devant elle pour éviter de croiser les regards de ses camarades. Cela ne faisait qu'une journée qu'ils s'étaient mis en route et déjà, leur vie avait été mise en jeu. Ils avaient frôlé la mort, et Thowind, couché dans le chariot aux côtés de Hash, avait failli sombré si ils n'avaient pas réagis si rapidement. Une vraie chance qu'il soit en vie. Elle espérait qu'il l'avait bien comprit et que dans son sommeil, ces mots résonnaient encore dans sa tête. Mais elle lui souhaitait surtout un repos infini.

La troupe se mit en route en silence, suivant Lavrenti qui les menait en terrain plus sûr. Bien qu'Ophys ne soit pas dotée d'un très bon sens de l'orientation, elle comprit que leur guide tirait leur trajet vers le sud. Ils avançaient encore lorsque la nuit posa son voile noir sur les plaines nordiques. Le froid se fit mordant et Ophys redouta quelque peu de voyager de nuit. Mais voir Lavrenti au devant de l'expédition était rassurant, comme cela l'avait été quelques heures plus tôt. Personne se résignait à parler, elle-même n'en avait aucune envie. Elle gardait sur son visage cette expression grave et sans échappatoires qui peignait son visage après ce qu'elle appelait une tuerie. Car il n'y avait pas d'autres mots pour désigner le sanglant combat qui avait eu lieu plus tôt. Elle sentait encore sur son visage le sang séché de ses victimes et celui de Thowind, qui s'était répandu sur son épaule lorsqu'elle l'avait porté jusqu'aux rêveuses. L'odeur était encore poisseuse et lui montait au nez, lui donnant cette habituelle nausée guerrière. La nuit s'était entièrement installée et Ophys rabattit sa capuche de cuir doublé sur la tête pour se protéger du froid. Loin de son idée de vouloir se couper ses autres, au contraire, elle jetait des coups d'oeil vers ses compagnons plus régulièrement, les yeux brillants. Elle voulait juste garder ses oreilles au chaud pour éviter qu'elles ne tombent.

Ils marchèrent ainsi une petite heure jusqu'à ce que Lavrenti décide d'arrêter le convoi. Tout ce fit dans un silence total, les sacs de couchages s'étalèrent sur le sol sans bruit, tous près des uns des autres pour conserver la chaleur. Avec l'aide de quelques uns de ses compagnons, elle déchargea Thowind du chariot et entreprit de retirer son armure. La lui laisser était une occasion de le retrouver au petit matin le corps gelé par la froideur du métal. Une fois qu'il fut débarrassé de sa masse de ferraille, il fut enfoui sous une certaine couche de couverture et les autres purent enfin se coucher. Ophys entendit quelques voix, mais n'en comprit que quelques brides. Décidément, Roxane était très entreprenante avec Lavrenti. La légionnaire s'endormit le sourire aux lèvres, le visage souillé par les traces de sang non effacées et le corps abrité par son épaisse couverture. Le bruit des voix s'estompa, laissant enfin place au silence du Nord. Le vent glacé s'engouffrait entre les arbres, on pouvait entendre les habitants des bois s'éveiller dans la nuit froide. Dans son sommeil, Ophys savait qu'ils n'avaient pas encore atteint le grand Nord. Car dans cette région, le froid était tel qu'il avait étouffé chaque être vivant, le silence était irrémédiable. Alors qu'ici, l'orée de ce bois grouillait de vie.

Ophys se réveilla peu avant Süraby, mis à part la faëlle, tout le monde était réveillé, assis en cercle pour ce qui devait être un salut général. Encore couchée sous ses couvertures bien chaudes, la légionnaire pris le temps de réanimer chacun des muscles de son corps engourdi. Une fois que chaque partie de son corps fut apte à lui répondre, elle s'étira gracieusement et entreprit, encore endormie, de s'extirper de son sac de couchage. Elle avait passé une très mauvaise nuit, comme chaque première fois qu'elle dormait en voyage. La première nuit était difficile, le froid lui avait longtemps taquiné les orteils, des bruits sourds avait transformé ses rêves en cauchemars. Mais elle savait que la nuit prochaine, tous ses inconvénients deviendraient ses meilleurs amis. Ce fut les hurlements de Roxane qui finirent de réveiller Ophys, la faisant se redresser brusquement.

_ L'amour de ma vie ! Le prochain ! Celui que j'aurais ! Je...oh excuse-moi Süraby.

La légionnaire jeta un coup d'oeil vers le cercle que venait de quitter précipitamment Roxane. Il y eut un mouvement doux. Un silence complet après un long rire. Ophys finit de ranger ses affaires posément, alla en ranger une partie sur le chariot et une partie dans ses sacoches de rangement accrochées à sa selle. Néanmoins, elle ne trouva pas son sac, qu'elle avait rangé auprès de ses couvertures, qui contenait ses affaires personnelles, mais aussi des petites armes de valeurs. Le sac avait totalement disparu, avait quitté son emplacement initial dans la nuit. La légionnaire secoua la tête, prenant ça comme un mauvais départ matinal. Une fois bien réveillée, elle était certaine de le retrouver comme par magie, alors qu'il était sous ses yeux depuis le début. Ce fut lorsqu'elle voulu rejoindre les autres qu'elle aperçu le sac de couchage vide.

_Hash ?

Ophys s'approcha sans réfléchir de l'amas de couvertures. Elle s'accroupit, toucha du bout des doigts l'intérieur du sac de couchage. Il était froid, comme si personne ne l'avait réchauffé de son corps durant la nuit. La légionnaire se redressa brusquement, gagna en de grandes foulées le cercle des compagnons encore ensommeillés. Son regard bleu observa chaque visage, recherchant celui posé de la Rêveuse. Il n'y était pas. Son coeur se mit à battre dans sa poitrine, un mélange de peur et de colère s'insinua dans le corps de la jeune légionnaire. Son visage restait impassible, seules ses mains et ses yeux frémissaient de désinvolture. Même sa voix se fit froide et cinglante.

_Vous n'avez pas vu Hash ? Elle n'est pas avec vous, ses couvertures sont vides depuis des heures et vous n'avez rien remarqué ! Inconscients ! Ses paroles finirent dans un cri, ses yeux étaient foudroyant.

Elle entendait déjà une possible réponse : « Elle est sûrement partie se promener avec son loup. » Mais Ophys ne voulu pas l'entendre et se détourna, s'éloignant d'un pas précipité. Elle entendait derrière elle ses camarades s'agiter. La jeune femme s'arrêta devant le sac de couchage ouvert de Hash et observa. Son loup n'était pas là, mais les empreintes, elles, étaient bien présentes. Elle s'accroupit, effleura les marques au sol. Plusieurs traces de pas étaient figées sur le sol, le martèlement des pieds des ravisseurs ayant écrasé le givre de l'herbe. Au moins deux personnes étaient passées par là, sûrement des hommes vu les enfoncements des pas. Ophys se leva et commença à s'éloigner du camp. Où pouvait bien être ce loup ? Ou il était partit dans la forêt dans la nuit avant l'enlèvement, soit il avait été touché par les agresseurs avant qu'ils ne s'en prennent à Hash. Sinon, l'animal aurait donné l'alerte. Elle le retrouva derrière le chariot, avachi sur le sol, une longue estafilade de sang barrant son épaule. Il avait été sûrement assommé par un coup en pleine nuque. Le loup respirait posément et Ophys se saisit de ses pattes pour pouvoir le dégager du chariot. Après, tout s'accéléra. Elle ne voulait pas que les ravisseurs prennent plus de terrain qu'ils n'en avaient déjà pris.

_Roxane ! Viens soigner le loup, je l'emmène. Je vais chercher Hash.

Elle n'entendit même pas les protestations qui fusèrent dans son dos. Elle se contenta de remercier Roxane qui passait près d'elle et se dirigea vers Flamerole qui l'attendait un peu plus loin. Elle le sella rapidement, aussi rapidement que sa volonté le pouvait. Elle ajusta les plaques de vagélite de son armure, lança un sac rempli d'un peu de vivres sur son dos. Les ravisseurs étaient à pied, comme pouvaient le témoigner les empreintes. Non. Les ravisseurs n'étaient pas à pied, ils avaient seulement laissés leurs chevaux un peu plus loin. Ophys leva la tête et regarda ses compagnons. Ils se proposaient de partir aussi, dans la précipitation et peut-être aussi, la frustration de n'avoir rien vu. Elle n'accepta que la proposition de Thowind, pour des raisons pratiques.

_On va partir tout de suite, on aura plus de chance de les rattraper, peut-être ils rattraperons-nous d'ici deux jours. Ils ne sont pas plus de quatre et on laissé une tranchée sur leur passage. Il suffira de reprendre leurs traces. Elle se tourna vers Lavrenti, lui sourit gentiment, elle ne voulait pas paraître abrupte, la violence en elle venait de se calmer. Ils sont partis vers le sud, en pleine forêt. Je te propose de se retrouver à Alyshall, tu dois bien connaître non ? C'est un village qui se trouve à une vingtaine de kilomètres plein ouest des rives gauche du Pollimage et à une centaine de kilomètres au sud d'Al-Poll. Si vous arrivez avant nous, dites que vous connaissez Ophys Ellüdryl, j'ai vécue là-bas et vous serez bien accueillis.

Elle sourit encore un peu, pour les rassurer, même si elle savait que dans ce genre d'expédition, ils n'en avaient strictement pas besoin. Ophys regarda du coin de l'oeil Thowind préparer son cheval, le dessinateur allait beaucoup mieux physiquement. Il semblait avoir bien repris ses forces durant la nuit, et c'était très bon signe. Il prit sa monture par la bride et se rapprocha d'elle, pour se mettre à ses côtés.

_Thowind m'accompagnera, il est le seul à pouvoir faire le pas sur le côté. De plus, Hash possède un Chuchoteur, si elle venait à s'en servir, nous pourrons certainement communiquer et faire plus de liaisons entre nos deux groupes. Oh, et dîtes moi ce qui vous a été dérobé. Ils nous ont aussi volé des affaires. Autant profiter de l'occasion.

Ophys parlait comme si il était évident qu'ils allaient revenir tous les trois, Hash, Thowind et elle-même. Mais cela n'était même pas sûr. Roxane était revenu depuis peu et Ophys chargea le loup encore inconscient sur le cheval de Hash. Après réflexion, elle avait décidé de prendre sa monture, même si elle était plus encombrante pour le voyage. La légionnaire ne prit même pas le temps de mettre l'étrier pour monter à cheval, comme il l'enseignait si bien à la Légion. Son bond fit léger et elle assis dans sa selle comme un nuage. Flamerole hennit doucement avec allégresse, il était toujours content de partir. Thowind suivit le mouvement et ils firent leurs adieux, avant de se mettre en route, droit vers la forêt glacée.
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MessageSujet: Re: Descente dans les glaces [I : Départ et premières escales] Lun 20 Aoû 2012 - 0:23

Lavrenti Esmerol les dirigeait plus au sud, car les Raïs s’étaient infiltrés dans le territoire Alavirien, les mettant en danger s’ils longeaient de trop près la chaîne du Poll. Le Sculpteur de branches se disait que cette infiltration devait être rapportée immédiatement à la capitale ; combien d’autres hordes pourraient traverser les frontières sans que personne ne s’en aperçoive ? Si le petit groupe de voyageurs n’avait pas été là, jusqu’où se seraient-ils rendus ? Auraient-ils massacrés les villages solitaires du nord ? Les monstres cochons avaient été depuis des lustres un danger pour Gwendalavir. Jusqu’à l’attaque de la nuit passée, Lavrenti avait cru que ce danger n’était devenu qu’une aiguille dans le pied du pays ; embêtante mais pas totalement dangereuse. À mesure qu’il y réfléchissait, une certitude se formait en lui ; quelqu’un qui était plus intelligent avait pris contrôle de cette aiguille, quelqu’un qui savait l’appliquer à des endroits plus stratégiques.
La nuque, les yeux, les artères principales.
Lavrenti était inquiet pour le pays. Toute sa vie, il s’était distancé de l’ « amour du pays », soit, de quelque forme de nationalisme. Il trouvait cela dangereux de vénérer sa nation, car cela pouvait facilement se transformer en sentiment de supériorité envers les nations étrangères. Il était solitaire, mais connecté à l’humanité entière. Il se rendait compte à présent, cependant, qu’en s’inscrivant à cette expédition il s’était affiché comme représentant de Gwendalavir, comme soldat. Lavrenti n’avait pas en tête l’idée de défendre son pays et sa gloire, comme sont souvent les intentions des soldats. Que faisait-il donc là, mettant sa vie en danger au profit d’autres ? Il s’était inscrit parce qu’il avait la connaissance du terrain, parce qu’il aimait la route, parce qu’il ne craignait pas de mourir. Était-ce là tout ce qui l’avait poussé ? N’y avait-il pas aussi un désir de protéger l’humanité –il incluait en ce terme Faëls et Petits– du « mal » ? Lavrenti était inquiet pour le pays et cela lui faisait peur ; il avait l’impression qu’une responsabilité pesait sur ses épaules. L’idée d’être dans la position du soldat le tracassait, de même que son ambition ridicule d’éloigner le mal de l’humain.
Une des rêveuses, celle qui était aveugle, s’avança à cheval à la hauteur de Lavrenti. Il repoussa ses pensées et écouta sa question.


-J'aimerai savoir, qu'à tu fais pendant l'attaque? Tu sais avec l'arbre. Car il m'a semblait plus "humain". Et... Que s'est-il passé là où on a campé?

-Eh bien, commença-t-il, les Raïs qui nous ont attaqués étaient beaucoup trop nombreux pour nous tous, malgré les talents de Süraby, Thowind, Killian et Ophys. Je suis Sculpteur de branches, tu vois, ce qui veut dire que je peux infiltrer ma volonté chez les arbres ; je peux les modeler autant physiquement que… psychologiquement, même si ce terme ne s’applique pas très bien à la flore. Ce qui importe c’est que je peux créer des émotions, susciter des questions, des confusions ou bien du calme et de la sérénité chez les gens qui passent à une certaine distance d’un arbre ou d’une plante que j’ai sculpté. Alors pour vous protéger, j’ai imposé un sentiment de danger que tous Raï qui s’approcherait de l’arbre où vous étiez, allait immédiatement ressentir.

Expliquer un art, que ce soit l’art du Dessin, des Navigateurs ou Sculpteurs de branches était complexe, surtout si l’autre personne ne le partageait pas. Mais Lavrenti sentait la perspicacité de l’aveugle, elle possédait une sorte de clairvoyance ; son esprit semblait comprendre et accepter beaucoup plus de concepts qu’une personne normale. De plus, elle était Rêveuse, elle comprenait l’idée d’un don étranger, de sensations et d’images, qui pouvait difficilement être décrit en mots. Il ajouta à mi-voix, plus pour s’expliquer à lui-même que pour elle ;

-Parce que seul devant des Raïs, même armé du sabre d’Hander Til’Illan, je n’aurais rien pu faire pour vous.

La troupe se retrouva dans une vallée, pas très profonde, d’herbe recouverte de rochers qui étaient répartis à divers endroits. Ils zigzaguèrent entre les rochers à mesure qu’en haut d’eux les flancs des collines se rapprochaient l’une de l’autre, et leurs summums, du ciel. Malgré la noirceur, Lavrenti repéra la petite route qui menait permettait d’atteindre le sommet de la colline de gauche. Elle était vieille et camouflée dans la nature, trop peu de gens l’avait empruntée pour qu’elle soit définie. Cela plaisait au Sculpteur ; ça rendait leur trajectoire plus difficile à suivre. Ils l’empruntèrent donc, faisant bien attention au chariot qui, un peu plus large, aurait menacé de basculer vers la vallée. Les rochers qui avaient semblé massifs devinèrent graduellement plus petits. Le chemin se poursuivait vers le sommet mais, au lieu de l’atteindre, Lavrenti opta pour un petit sentier en hauteur qui menait à un plateau, assez grand pour accueillir la troupe pour la nuit. Ils étaient donc au trois quart de la colline, question hauteur, à l’abri aussi bien de devant que de derrière. Le guide espérait que, cette fois, ce fut réellement suffisant. Il soupira, exténué. Le campement se fit en quelques minutes ; on rassembla du bois et, Thowind n’étant pas revenu à lui pour dessiner une flamme, ils se résolurent à l’allumer manuellement.

Ils furent tous autour du feu, déjà endormis ou en train de s’endormir. Lavrenti détachait un sac de la selle d’Iaknill, le désignant comme son oreiller pour la nuit. Il s’apprêtait à aller se reposer lorsqu’il se rendit compte qu’ils n’avaient pas parlé de tours de garde. Cela en valait-il la peine ? La réponse qui lui venait était oui, définitivement. Si on les attaquait au milieu de la nuit, Lavrenti se disait qu’ils seraient trop fatigués pour pouvoir répondre à une deuxième attaque. Il était mieux d’avoir une garde pour qu’ils puissent gagner quelques minutes en cas d’attaque. Si on attaquait la troupe, c’était cette dernière qui aurait l’avantage du terrain cependant, car un seul chemin menait au plateau, à moins que les Raïs se décident à escalader la colline escarpée, mais ces monstres cochons n’avaient aucun talent pour l’escalade ; ils seraient forcés de passer par où la troupe était passée.
Tout de même, cela ne semblait pas suffisant. Lavrenti n’aimait pas risquer inutilement un danger. Il regarda ses compagnons, exténués, et se rendait bien compte qu’ils avaient tous besoin de repos. Devraient-ils oublier les tours de garde pour cette nuit ?
Le Sculpteur de branche se remémora sa conversation avec Hash. Il réfléchit un moment et décida de refaire le coup qu’il avait fait lors de l’attaque précédente. Il examina le terrain et repéra un tas de petites plantes coriaces à gauche, et à droite, du côté du chemin, un arbre qui s’extirpait du flanc de la colline et qui avait grandit en diagonale, tiré au sol par la gravité. Lavrenti s’en approcha, plus sourit en reconnaissant le type d’arbre. Ce qui distinguait cette espèce des autres, c’étaient ses surprenantes racines. Elles poussaient dans toutes sortes de climat et atteignaient des longueurs inouïes. De plus, se dit l’homme, par de tels terrains arides, certaines des racines de cet arbre-ci devaient être le double de leur longueur normale, afin d’accéder aux nutriments nécessaires.
Lavrenti se mit donc à sculpter, et il ressentit qu’il avait deviné juste ; les racines s’étendaient à des mètres et couvraient tout le campement. Il refit exactement le même coup, dirigeant les émotions de terrible danger uniquement envers les Raïs, imposant le sort à toutes les racines. Cela donnerait quelques minutes d’avance à la troupe, si une horde attaquait. Le Sculpteur n’était pas dupe, son art avait marché la dernière fois car uniquement quelques Raïs avaient réussis à échapper à Thowind, Ophys, Süraby et Killian. Et ils étaient souvent arrivés seul face à l’arbre. Face à l’oppressant instinct de ficher le camp devant le danger. Mais s’ils attaquaient ici, ils seraient une horde entière devant ce sentiment, et leur nombre, le courage de la masse, leur permettrait de surmonter le sort. L’arbre allait les retenir quelques instants, pendant lesquels la troupe pourrait commencer à escalader le flanc pour atteindre le sommet de la colline.
Les scénarios que l’ex-Fils du Vent se présentait à lui-même commençaient à l’inquiéter sérieusement. Il retrouva le campement, s’assit, et respira calmement, tentant de se rassurer. Chassant toute pensée négative de son esprit, Lavrenti s’allongea. Il commençait à s’endormir, lorsque Roxane s’approcha de lui.


-Oh…Excuse-moi mais…tu dormais pas encore donc…J’ai pas de couverture. Les autres dorment et et j’ai pas envie de les réveiller. Ca te dit de partager la tienne ?

Lavrenti avait vingt-six ans. La rêveuse qui, dépourvue de couverture, lui demandait de partager la sienne n’était à ses yeux qu’une enfant. Une jeune femme tout juste sortie de l’adolescence qu’il aimait bien et qui le surprenait. Aussi bien s’apprêtait-il, avec bienveillance et sincère candeur, à accepter sa demande. La Marchombre intervint avant qu’il ne le pu et il se retourna, posa sa tête sur son sac et s’endormit sur le champ.

Le lendemain, il se réveilla non pas par une attaque, par le froid ou quelconque autre phénomène désagréable, mais de façon naturelle. L’homme était reposé ; complètement, même si la nuit avait été courte. Quelqu’un avait nourrit le feu qui réchauffait l’espace, le flanc de la colline repoussant la chaleur vers eux. Voyant que personne ne semblait prêt à partir, quoique ce fut peut-être la meilleure idée, Lavrenti reposa sa tête sur son sac et apprécia encore quelques minutes de repos, observant la colline d’en face. Il entendait certains qui discutaient, et entendit même la voix de Thowind qui s’était réveillé d’un long repos. Le Sculpteur fut soulagé, car il commençait à craindre que le dessinateur ne soit tombé dans l’inconscience indéfiniment. La voix de Roxane s’élevait au dessus des autres et Lavrenti l’entendit parler des Rêveurs et du nombre, restreint, de femmes qui occupaient leurs rangs. C’était une des choses qui avait le plus surpris le jeune homme qu’il était, après qu’il eut quitté les Fils du Vent. Lavrenti avait grandit au sein d’une communauté qui tenait pour les femmes une haute estime, un profond respect. L’idée que les femmes soient vues comme inférieures aux hommes lui était complètement absurde. Dans les pays de l’Est et de l’Ouest, il avait remarqué ce trait dans les sociétés.
En regardant les femmes qui l’entouraient, Lavrenti avait la preuve que ce n’était pas le cas. Une Marchombre entièrement maitre de son corps et de son esprit, ne dépendant d’aucun homme, deux Rêveuses qui avaient déjà fait leur preuves, qui avaient intégré une guilde masculine, –dont une était aveugle et cela ne l’avait pourtant pas arrêtée ! – une historiographe qui était renommée à travers l’empire pour ses talents, une Faëlle et fantastique et terrifiante archère, une légionnaire infaillible qui se battait mieux que bien des hommes. Elles étaient toutes indépendantes, extrêmement douées. Personne, se trouvant dans la position de Lavrenti, faisant face à autant de personnalités surprenantes, n’aurait pu dire avec sérieux que les femmes étaient inférieures aux hommes !
L’homme riait intérieurement de cette pensée ridicule qu’avaient les gens. Ce faisant, Le « Lavrenti me fait craquer ! » de Roxane ne fut pas entendu par le Sculpteur qui, soudainement éblouit par les membres de sa troupe, s’était perdu dans leur contemplation.

Il eut le temps, cependant, d’apercevoir Roxane qui embrassait Süraby, puis qui se dégagea soudainement de cette dernière.

-L’amour de ma vie ! Le prochain ! Celui que j’aurais ! Je…Oh, excuse-moi Süraby.

Lavrenti éclata de rire, ne comprenant en rien ce qu’il venait de se produire. Il entreprit de manger son petit déjeuner avec les autres et il mangea avidement, car leur dernier repas était loin. Soudainement, un cri de la légionnaire mit fin à l’allégresse qui s’était installé.

-Vous n'avez pas vu Hash ? Elle n'est pas avec vous, ses couvertures sont vides depuis des heures et vous n'avez rien remarqué ! Inconscients !

Lavrenti se leva promptement, regarda autour de lui. Hash n’était pas parmi eux, en effet. Il jura et se dirigea vers Ophys qui avait déjà trouvé un indice. Le loup, en sang, derrière le chariot. Comment cela avait-il pu se produire ? Leur fatigue n’était en rien une excuse à ce qu’il venait de se produire. On avait enlevé la rêveuse. La légionnaire réagit logiquement, ne laissant ses émotions entraver les décisions à prendre. Tout le monde fut rapidement alerte et inquiet, surpris par l’incident qui était passé inaperçu. La légionnaire se tourna vers Lavrenti et lui parla rapidement. Après qu’elle eut finit, il hocha la tête. Il avait traversé deux ou trois fois la ville dont elle parlait, et savait comment s’y rendre. Il voulut lui dire que ce n’était pas des Raïs mais bien des hommes qui avaient fait le coup, car les monstres cochons n’auraient pas pu s’approcher du campement à cause de l’arbre, mais Lavrenti aperçu les traces de pas au sol et se rendit compte qu’Ophys avait déjà analysé la situation et fait ses conclusions.

Thowind et elle partirent rapidement, en emportant le cheval de Hash et le loup que Roxane avait guérit. Lavrenti fronça les sourcils, inquiet et abasourdi par cet événement inattendu. Alors que le dessinateur et la légionnaire partaient en file indienne, il demeura là, à côté du chariot, le sang du loup à ses pieds, les regardant disparaître. Ils partaient à deux pour retrouver des hommes dangereux dont ils ne savaient rien. Et Thowind était blessé. Le Sculpteur tenta de rester positif. Un mot le ramena à lui ; Alyshall. Ils y seraient dans quatre jours, peut-être plus, peut-être moins. Thowind et Ophys les auraient-ils rejoints ? Et Hash serait-elle avec eux ?

Il vérifia ses possessions ; on lui avait volé son petit poignard, c’est tout. Lavrenti avait dormit avec son poignard, et il ne possédait rien d’autre qui aurait pu intéresser des voleurs. D’ailleurs, ces voleurs devaient être habiles avec les chevaux, pour savoir les maîtriser pendant qu’ils les fouillaient. Et ils étaient rusés aussi ; ils avaient attendus qu’ils soient endormis avant d’agir. Lavrenti sentait que ceux qui avaient enlevés Hash étaient plus dangereux encore que les Raïs.
D’ailleurs, les voleurs et les Raïs étaient-ils de mèche ?
Et pourquoi enlever Hash ?
Toutes les questions ne faisaient qu’approfondir son inquiétude. Aussi bien dit-il la seule chose qui lui paraissait logique :

-En route.
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MessageSujet: Re: Descente dans les glaces [I : Départ et premières escales] Lun 20 Aoû 2012 - 19:55

[c'est pas super et je savais pas comment faire continuer..]

Ils reprirent leur route, chacun scrutant l'horizon de tous côtés. Thowind ne s'était pas réveillé, et Killian espérait qu'il ne soit pas le premier à ne plus revenir de cette aventure. Elle était de côté, sur Taï'Dashar, écoutant le vent, laissant son nez lui apporter les informations que ses autres sens ne captaient pas. Lavrenti avait pris le groupe en charge et les guidaient d'une main assurée sur les sentiers et autres chemins plus sûrs pour la troupe.

Mais ils étaient tous épuisés par l'attaque. Alors dès que le guide leur confirma que le terrain était à peu près sûr, tous descendirent de selle, jetèrent des sacs au sol et s'y engouffrèrent l'un après l'autre, s'endormant aussitôt.

Killian posa ses affaires près de son cheval, et, alors qu'elle allait elle aussi se coucher, elle vit Roxane quémander une place à Lavrenti. Souriante, ne se doutant absolument pas que c'était fait exprès, Killian agrippa la seconde couverture qu'elle avait, une de rechange, et la tendit à Roxane qui la prit, rougissante, la remerciant faiblement.


Sans comprendre les conséquences de son geste, Killian retourna se coucher, prête à s'endormir, mais toujours à l'affût du moindre danger. Mais rien ne les perturba durant leur sommeil. Enfin…son nez l'informa de quelque chose oui, mais Killian se dit que c'était un membre de l'expédition…

Alors, au petit matin, elle se réveilla en pleine forme, malgré le froid de la nuit. La blessure de son dos était un souvenir, Roxane avait fait du merveilleux travail, et apparemment, l'attaque n'avait pas eu de conséquences sur sa grossesse.


Les autres membres du groupe se levaient aussi et, dans le brouillard du sommeil, Killian ne comprit pas vraiment pourquoi Roxane se mettait à embrasser Süraby la demi-faëlle. Killian sourit donc lorsque le rouge s'empara des joues de la Rêveuse, se rendant compte de ce qu'elle venait de faire, se rattrapant de justesse. Se levant, rangeant ses affaires, alors que tout le monde riait encore, Killian sentit l'odeur de panique avant de voir Ophys se ruer sur eux en hurlant presque :

-Vous n'avez pas vu Hash ? Elle n'est pas avec vous, ses couvertures sont vides depuis des heures et vous n'avez rien remarqué ! Inconscients !

Les rires se coupèrent net et la nervosité reprit ses droits sur le Camp. Killian regarda comme les autres partout et constata de ses propres yeux la disparition de la jeune aveugle. Alors…son nez…la nuit…il avait voulu lui dire qu'il y avait des intrus…et elle n'avait pas pris garde à ses alertes….

Elle se sentit coupable mais ne laissa rien paraître et chercha le loup d'Hash comme tout le monde. Loup que l'on retrouva derrière le chariot, en sang, mais en vie. En experte, Roxane le soigna, et Ophys le déposa sur le cheval de sa maîtresse, grimpant elle-même sur le sien, Thowind également. Il s'était réveillé et semblait en bien meilleure forme qu'avant. La Légionnaire donna ses instructions, déclarant qu'ils allaient récupérer la Rêveuse et qu'eux devaient, pendant ce temps, rallier un village ou elle était connue. Heureusement, Lavrenti le connaissait également, sinon Killian se serait perdue.

Ecoutant le conseil d'Ophys après leur départ, elle fouilla ses affaires. Il lui manquait son argent. C'était tout. Elle l'annonça aux autres et se remit en selle, suivant l'ordre de Lavrenti. Pour défendre l'expédition, il ne restait plus qu'elle et Süraby. A elles deux elles devaient défendre Roxane, Lavrenti et l'historiographe (j'espère que j'oublie personne…). Mais elles y arriveraient. Parce que, kidnapper l'un des leurs sous leur nez était impardonnable. Surtout pour Killian qui aurait mieux fait d'écouter sa greffe plutôt que son corps.

Ils continuèrent, en silence, suivant leur guide, aidant le chariot à passer là ou c'était étroit. Chacun réfléchissait dans son coin, écoutant le monde qui les entourait. Pourquoi Hash ? Elle était Rêveuse et aveugle. Que pouvait-elle leur apporter ? Thowind, elle aurait compris, il était à la tête de l'expédition. Lavrenti aussi, il était leur guide et sans lui ils seraient perdus en pleine cambrousse. Mais Hash ?
Ou bien était-ce juste au hasard ? C'était des hommes qui l'avaient enlevée, les traces trouvées le confirmaient. Etait-ce ceux qui dirigeaient les Raïs ? Elle ne comprenait pas et plus elle réfléchissait moins elle s'en sortait.

Elle espérait que Thowind et Ophys reviennent avec la Rêveuse…en vie.
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MessageSujet: Re: Descente dans les glaces [I : Départ et premières escales] Ven 2 Aoû 2013 - 14:24

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Descente dans les glaces [I : Départ et premières escales]

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