۞ FAUX FRERES

Karlson Hrejo Voïshinta
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Karlson Hrejo Voïshinta
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MessageSujet: ۞ FAUX FRERES۞ FAUX FRERES Empty05.09.12 13:28

    ۞ AU BORD DU GOUFFRE / FAUX FRERES ۞



Plic ploc... les gouttelettes de rouges glissaient sur le fil de sa lame et tombaient sur la pierre à intervalles réguliers, suivant le dénivelé du sol pour rejoindre une flaque plus large au centre de laquelle gisait le corps inerte d'un Marchombre. L'homme, âgé d'une cinquantaine d'années, était couché là, face contre terre, lardé de trois coups de poignard précis entre les côtes du côté gauche. Le poumon transpercé s'était empli de sang, noyant le Marchombre lentement, jusqu'à ce qu'il ne soit plus capable d'expirer autre chose qu'un flot rouge sombre qui ruisselait maintenant hors de ses lèvres entrouvertes, avec un débit de plus en plus faible. Karlson avait regardé l'homme s'éteindre, indifférent face à ses dernier instants. Sans un mot, il s'accroupit et toucha le dos qui se refroidissait. Il essuya la lame souillée de son poignard sur le manteau de voyage du Marchombre, avant de rengainer son arme, la glissant dans un fourreau dissimulé sous sa tunique, accroché à un harnais portant toute une série d'armes légères et facilement dissimulables.

Le Valinguite se passa une main sur la nuque et roula des épaules, frottant les semelles de ses bottes contre la pierre pour en essuyer le sang. La vue sur la région, depuis cette hauteur, était des plus intéressantes. Loin à l'horizon, il apercevait l'éclat diamantin de l'Arche, par-delà les collines qui ondoyaient jusqu'aux rives sablonneuses du Pollimage. Le fleuve serpentait au milieu de l'étendue verte des collines tel un serpent, issu en amont du vaste Lac Chen, se jetant en aval dans le Grand Océan du Sud. Gwendalavir était décidément un monde à part. Quand il aurait fini de travailler pour Viladra, une fois qu'il aurait accompli sa vengeance sur les Terres de l'Est et qu'il aurait formé un disciple pour lui succéder, comme il en avait fait la promesse à son maître Isyphyrus, il se voyait bien se retirer dans l'Empire pour une durée indéterminée, une retraite peut-être... L'idée le fit rire. Non, il n'y aurait pas de retraite pour celui qui avait dédié sa vie aux arts de la mort et offert son bras armé pour la servir. Il continuerait de verser le sang jusqu'à son dernier souffle, ou jusqu'à ce qu'un autre prenne sa vie.
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Ses yeux retombèrent sur le cadavre maintenant froid du Marchombre. Un rictus carnassier s'étira sur son visage blême. Ses yeux carminés rougeoyaient telles des braises. Il ne finirait pas ainsi. Ce ne serait pas le destin du meilleur assassin Hrejo de sa génération.

Le sang de sa victime déborda de la flaque et se mit à couler le long de la paroi de pierre des Dentelles Vives comme des traînées de larmes rouges. La plate-forme où se tenait le Valinguite était assez large, ce qui était rare en ces lieux escarpés. Le Marchombre, grimpeur hors pair, était ici dans son élément. Mais Karlson avait fini par le coincer sur la plate-forme et les rôles furent inversés. Sa cible ne pouvait plus profiter de son habileté pour se dissimuler dans des crevasses étroites ou s'isoler sur des parois lisses comme du verre. Il avait fait son travail. Son cimeterre étant trop long pour lui servir ici et face à un Marchombre de cette trempe, il avait frappé plusieurs fois l'homme à mains nues, dégainant finalement son poignard, dès qu'une ouverture s'était présentée dans sa garde. Lui tordant le poignet d'une rapide clef de bras, il avait découvert le flanc de son adversaire et, y plongeant sa lame par trois fois, rempli la mission assignée par Viladra.

La chef des Mercenaires ne lui avait donné que peu de précisions concernant cette mission. Elle lui avait révélé quelle était sa cible et où la trouver, puis il s'était mis en chasse sans perdre de temps. Plus vite il en aurait fini avec le vieux, plus vite il pourrait rentrer à la forteresse et ourdir son prochain meurtre, un meurtre qui ne manquerait pas de contrarier la belle et cruelle Viladra. Mais c'était bien là que résidait tout l'intérêt de ce geste fou. L'assassinat de Tryss lui permettrait d'évincer un potentiel danger et de gagner la crainte des autres habitants de la Forteresse des Mercenaires du Chaos, de quoi leur faire passer l'envie de le défier ou de le tuer pour quelques temps. Cependant, si la prétention et les parades du Mentaï semblaient indiquer qu'il serait plus facile à éliminer qu'une personne telle que Caym par exemple, il ne tenait pas à faire l'erreur de le sous-estimer. Si Viladra avait été jusqu'à l'inviter dans sa couche, cela signifiait qu'il devait regorger de talents, dont ceux d'être un tueur implacable, entre autres. Sa fierté était sa faiblesse. Son orgueil le perdrait. Il permettrait au Valinguite de préparer le piège qui se refermerait sur sa cible, ne lui laissant aucune chance de survivre à sa confrontation avec le Hrejo.

Haut dans le ciel clair et sans nuages, un aigle lança un cri avant de fondre sur sa proie. Ses ailes fermement repliées sur son corps, sa forme élancée devint floue tant elle était rapide. Un prédateur qui ne laissait pas l'ombre d'une chance à sa victime. Les yeux rouges du Valinguite tombèrent sur une silhouette qui approchait, à cheval, sur la route en contrebas. L'homme était grand, il pouvait le voir depuis son promontoire, même depuis cette hauteur. Il avait des cheveux plumes de corbeau et une arme pendait à sa selle. Quand celui-ci aperçut les longues traînées de sang sur les parois claires des Dentelles Vives, il leva la tête. Leurs yeux se croisèrent. Deux regards rouges comme le sang.

Cet échange projeta le Hrejo des années en arrière alors que, n'ayant pas encore été appelé par son maître Isyphyrus, il servait encore loyalement la puissante famille Voïshinta, dans les rues de la terrible et sanguinaire Valingaï. Karlson souffla entre ses dents. Les familles orientales étaient donc toujours aussi furieuses à son encontre, au point de lui envoyer un tueur jusqu'en Gwendalavir. Son seul crime n'avait pourtant été que d'assassiner le souverain de Kirvaï. Ainsi que tous ses successeurs potentiels, plongeant la ville dans une guerre civile entre les familles qui lorgnaient le trône et une secte de priants fous qui voulait mettre la main sur la cité pour en faire le noyau de propagation de leur religion. Ou peut-être était-ce pour le meurtre de KaterÃl, le seigneur de Valingaï. Absent lors de la destruction de sa cité, il avait laissé les rennes du pouvoir à son cousin Juhin GitÃl. Ce ne fut qu'au retour de cette mission que Karlson découvrit les ruines de la cité de son enfance. Ou autre chose peut-être ? Ironisa l'assassin.

Il passa une main dans ses cheveux noir jais et essuya les quelques gouttes de sang du Marchombre qui avaient atterri sur son visage du revers de sa manche. Qu'il vienne. Voilà bien longtemps que le Hrejo n'avait plus croisé le fer avec un assassin des Terres de l'Est et la perspective d'un combat sanglant pour lequel il devrait aller jusqu'à mettre sa vie en jeu l'excitait au plus haut point.
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MessageSujet: Re: ۞ FAUX FRERES۞ FAUX FRERES Empty06.09.12 15:25





.:I Lueurs sanglantes. I:.



"O Prince de l'exil, à qui l'on a fait du tort,
Et qui, vaincu, toujours te redresses plus fort,

O Satan, prends pitié de ma longue misère!

Toi qui sais tout, grand roi des choses souterraines,
Guérisseur familier des angoisses humaines,"


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Qu’est-ce que j’en avais à faire de cette mission, moi… Ils auraient pu envoyer quelqu’un d’autre, après tout ! Etait-il aussi fort qu’on le disait ? Au point de devoir m’envoyer moi, qui avais réussi les épreuves les plus difficiles de la famille avec facilité, dans une région aussi reculée ? J’aurais pris plaisir à visiter Gwendalavir, on y rencontrait de charmantes créatures et les bruleurs pouvaient peut-être même rivaliser avec les Khazargantes au niveau dégâts seulement… Alors que j’aurais préféré prendre mon temps, j’avais quelqu’un à trouver, à surveiller et à veiller à ce qu’il accomplisse bien sa punition. Karlson Voishinta avait été banni pour je ne sais quelle raison, et à dire vrai je m’en moquais totalement, et on m’avait donné le rôle de nounou pour que je le retrouve. Il en avait de la chance, c’était plutôt top de se faire exiler sur des terres inconnues, il avait du prendre son pied, le salaud… Tandis que moi ça faisait à peine quelques jours que je venais de débarquer sur les côtes et déjà de sales rumeurs à son sujet avaient circulé jusqu’à mes oreilles. Pour une personne normale, il aurait été quasiment impossible de reconnaître en ses bribes de paroles la personne de Karlson Voishinta, le Hrejo comme il se faisait appeler, mais pour un assassin de premier ordre qui possédait la particularité parfaite de dissimuler sa présence, c’était comme si on m’avait tout bonnement indiqué le chemin de sa présence…

J’avais accosté près d’un lac immense que l’on nommait le lac d’Otolep. Je ne m’en étais pas approché et pourtant j’avais eu comme l’impression que cette entité aqueuse éprouvait de la curiosité envers moi. Une incompréhension mutuelle, peut-être ? Si les éléments commençaient à avoir une conscience, ça devenait de plus en plus compliqué…
J’avais mis des jours à rallier les différentes villes, passant au sud d’une immense citadelle apparemment habitée par des épeistes de renom. Je n’étais pas du tout spécialisé dans le combat avec une lame longue, je les trouvais peu maniables et encombrantes… Non, je préférais l’affrontement avec mes deux épées courtes qui m’assuraient une liberté de mouvement optimale et des gestes imprévisibles et rapides. Les assassins doivent souvent s’encombrer de peu de choses et quand on devait se dissimuler dans la masse, planquer une hache de guerre sous sa cape était rarement aisé.
Quand j’eus croisé des voyageurs dans des villes différentes, j’appris l’existence de plusieurs guildes, certaines connues et redoutées, d’autres plus secrètes et appréciées. Les marchombres, par exemple, avaient éveillé mon attention car on racontait qu’ils prônaient la liberté tout en respectant pourtant un code précis. C’était plutôt étrange comme conception de la liberté… Les sculpteurs de branche, véritables artistes, avaient réussi à me rendre admiratifs devant leurs œuvres. Puis un autre nom avait retenu mon attention : les mercenaires du chaos. Invisibles et ancrés dans le mal, c’était, parait-il, des assassins de l’ombre qui vivaient sous une hiérarchie implacable.

De la vermine, certes ! Mais de la vermine dangereuse et sournoise ! M’avait sorti un commerçant. Ils sont retords et l’identité de l’homme placé à la tête de cette organisation n’a jamais été dévoilée… De la peste humaine.

De toute évidence, si le Hrejo était venu ici, il avait très certainement du se faire remarquer par les autorités ou bien par des groupuscules moins fréquentables. Comme je n’avais eu aucune nouvelle d’une quelconque arrestation, voire même exécution, le concernant, je m’étais donc tourné vers cette dernière piste et m’étais chargé de faire ma petite enquête sur ses différents mouvements.
Finalement, après avoir du m’arrêter à de nombreux endroits et m’être frayé un chemin parmi des imbéciles ne sachant pas se battre, j’avais fini par apprendre qu’un homme aux cheveux noirs et aux yeux carmins avait sévi à plusieurs endroits. Cette description qui m’était habituellement appropriée sonnait étrangement à mes oreilles mais je n’avais pu m’empêcher de sourire. Finalement, j’avais fini par le retrouver… Comment était-il ? Un adversaire de choix ? Je n’avais plus rencontré de véritables guerriers depuis quelques temps. Les terres de l’est, sans cesse en conflit, me privaient souvent de véritables divertissements. J’allais finir par rouiller et terminer ma vie dans une maison de joie entouré de catins gloussantes et trépidantes…

Vous vous dirigez vers les dentelles vives ?

Baissant mon regard, je tirai légèrement les rennes de mon étalon couleur de nuit et posai mes yeux sur la jeune femme rougissante qui me croisait en sens inverse. Rousse, de petite taille, elle avait plutôt l’air vive d’esprit mais son visage disgracieux m’ôta les diverses pensées qui auraient pu me traverser à ce moment là.
Me composant un sourire charmeur qui acheva de compléter son trouble, je me penchai en avant afin de me rapprocher d’elle.

Serait-ce de l’inquiétude que je ressens là, jolie demoiselle ? Répondis-je d’une voix douce.

« Ce rôle ne me sied décidemment pas du tout… »

Non… m-mais… C’est dangereux, là bas. Bafouilla-t-elle. On y trouve des goules et des tas d’autres choses, et puis les montagnes sont dangereuses…

Me redressant avec un air amusé, je ne pris pas la peine de répondre et talonnai ma monture qui se remis au pas d’un bon train. Du danger ? J’aimais ça…
J’atteignis bientôt le pied des falaises, me plongeant ainsi dans leur ombre fraiche. Descendant de mon cheval, je lui enlevai son harnachement que je dissimulai derrière un rocher. Marchant le long des parois suivis de ma monture, je finis par sentir un regard insistant et levai alors la tête.
L’éclat de ses yeux rouges ne trompait personne… J’étais là pour lui, et il le savait. Cet échange fugace, ardent, il me donnait envie de quitter mon amour de la quiétude pour bondir dans sa direction, arme au clair…
Nous détournant au même moment, nous savions tous les deux qu’il attendrait que j’arrive. Nous étions des assassins, notre sang brulant nous poussait à affronter nos semblables… C’était inexplicable, seuls nos ennemis pouvaient le comprendre.

Commençant mon ascension, je pris le temps de m’échauffer les muscles en douceur, dépassant les obstacles lorsque les chemins naturels ne me le permettaient plus. Enfin, une plate forme naturelle de belle taille se dessina et je vis sa silhouette postée de l’autre côté. Me juchant par-dessus le dernier rocher, je me laissai souplement tomber au sol et me redressai alors, m’étirant nonchalamment avant d’avancer de quelques pas. Il était légèrement plus âgé que moi, peut-être quatre ou cinq ans de plus. Quand nous nous étions vaguement aperçus, cette différence avait été plus flagrante puisque j’étais plus jeune, maintenant elle était quasi-invisible. A partir d’un certain point, le contraste se fait au niveau des capacités et non des années…
Levant une main, j’esquissai un salut affable, cet air ennuyé toujours présent sur mon visage. Ce n’était pas très pratique pour se faire des relations, mais les assassins œuvrent toujours seuls…

Enfin je vois à quoi ressemble le fameux Hrejo. Lâchais-je, tranquillement. Tu m’excuseras de ne pas faire une courbette devant toi… Mais je devais juste vérifier que tu étais bien là où tu devais l’être. Et je vois que tu t’amuses bien, d’ailleurs…

Mon regard se posa brièvement sur le cadavre de l’homme qui nous séparait, baignant dans son sang. Qui était-il ? Pourquoi l’avait-il tué ? Pour son plaisir ou pour celui d’un autre ? Je n’en savais rien mais en tout cas, il était sans doute plus heureux que je ne l’étais à être ici…
On ne m’avait pas chargé de le tuer tant qu’il accomplissait sa sanction. De toute évidence, il était bien à Gwendalavir, mais je n’allais pas non plus partir sans une petite compensation.

… Tu t’amuses apparemment si bien que j’en serai presque jaloux. Les vieux ne m’en voudront pas s’ils n’apprennent pas ce qu’il se passe ici…

Et tranquillement je posai une main sur la garde d’une de mes épées, toujours aussi décontracté bien que la température semblait avoir chuté de quelques degrés. A moins que ça soit mon imagination ? J’avais hâte de voir de quel bois était fait ce fameux assassin de la famille Voishinta… Arash’in, Voishinta, ces grands noms redoutés dans l’est, ici ils n’avaient plus aucune signification. Karlson Hrejo et Samael Marada, voilà tout ce que nous représentions… Car nous sommes maitres de nous-mêmes avant tout.



Karlson Hrejo Voïshinta
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MessageSujet: Re: ۞ FAUX FRERES۞ FAUX FRERES Empty12.09.12 14:50


L'autre Valinguite leva la tête vers Karlson. Ce dernier lut dans son regard toute sa morgue et son envie de le rejoindre sur la falaise. Comme si ses mains se réjouissaient déjà de se presser sur sa gorge pour l'étouffer. A moins que ça ne soit lui. Ses lèvres se retroussèrent en une courbe hargneuse et déjà vaniteuse alors que l'assassin, au pied de la falaise, descendait de sa monture et commençait son ascension. Il observa ses mouvements, souples, sa silhouette, puissante mais légère, la forme de ses armes qu'il distinguait à travers ses vêtements, … Même si sa conscience l'avait prévenu que des espions pourraient être envoyés à ses trousses, le Hrejo avait longtemps douté de ce sentiment, mais, finalement, son instinct semblait bel et bien avoir eu raison de sa perplexité. L'homme qui s'élevait sur les Dentelles Vives, s'avançant à sa rencontre, était un assassin. Des années auparavant, il avait connu celui qui n'était alors qu'un adolescent, un héritier des Arash'in, une famille rivale des Voïshinta. Cet épisode de son existence lui paraissait si distant à présent qu'il aurait pu le croire issu d'une autre vie. C'était avant que son maître Isyphyrus l'appelle à lui, alors qu'il servait encore avec complaisance sa famille. Effectivement, leur rencontre avait eu lieu dans une autre vie. Le jeune Arash'in n'était alors qu'un enfant, tout juste capable de se défendre face aux assauts violents de celui qui était aujourd'hui un banni.

Le jeune homme se hissa sur la plate-forme, s'étira longuement avant de lui adresser un salut de pure formalité. Il avait sur le visage le même air rébarbatif et arrogant qu'un Arash'in qu'il avait affronté et décapité quelques années auparavant. Espérons que tu ne connaisses pas une si médiocre fin, gâcher ce potentiel serait dommage, mais je me ferai un plaisir de trancher très lentement ta gorge pour goûter à ton sang.

Enfin je vois à quoi ressemble le fameux Hrejo. Tu m'excuseras de ne pas faire une courbette devant toi. Mais je devais juste vérifier que tu étais bien là où tu devais l'être. Et je vois que tu t'amuses bien, d'ailleurs... Tu t'amuses apparemment si bien que j'en serais presque jaloux. Les vieux ne m'en voudront pas s'ils n'apprennent pas ce qu'il se passe ici...
۞ FAUX FRERES 120702103732130492

Le Valinguite, immobile, au point qu'il semblait même ne pas respirer, sentit s'éveiller en lui son instinct de tueur. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus ressentit ce frisson si particulier, celui qui amenait chaque fibre de son corps de glace à désirer le combat et à appeler le sang. Mais que c'était agaçant... Il avait au moins espéré que celui qu'on enverrait à ses trousses fut, comme lui, un assassin Hrejo, formé par un maître pour lequel il avait sacrifié sa famille, un tueur solitaire, un artiste de la mort comme lui. Au lieu de ça, il faisait face à un coupe-gorges d'Arash'in, un tueur avec un haut potentiel, mais qui n'était qu'un chien à la botte des anciennes familles orientales. Il n'y avait pas là matière à tant se réjouir. Malgré tout, il restait l'espoir que son rival d'autrefois ait évolué différemment de ses confrères. Dans cette différence significative résidait certainement ce qui avait attisé son instinct de mort.

Pourquoi donc ces vieux – qui seront bien assez tôt des cadavres – ont-ils décidé de t'envoyer, toi ? Sont-ils donc devenus séniles au point de croire que je courberais l'échine face à un adversaire de ton gabarit ?

La voix du Valinguite sonnait étrangement, dans le décor dangereux et imposant des Dentelles Vives. Elle était suave et assurée, avec une pointe de moquerie acide. Tout dans l'attitude du Hrejo clamait sa supériorité sur l'homme qui lui faisait face. L'éternelle rivalité entre les différentes guildes d'assassins du continent de l'Est. Mais celle-ci avait du mal à passer les frontières. Ici, deux tueurs se faisaient face et le passé ne comptait plus. Cependant, Karlson refusait de bouder son plaisir et écraser un membre de la famille Arash'in serait une véritable jouissance.

Je suis Karlson Voïshinta, l'unique disciple formé par Isyphyrus, et c'est la mort elle-même qui m'a mise au monde. Me défieras-tu malgré tout, ou seras-tu un brave garçon et retourneras-tu sagement auprès de ton ignoble lignage lécher les pieds de ton père ?

Les yeux rouges du Hrejo s'illuminèrent d'un feu sauvage et carnivore. Son adversaire ne voyait peut-être en lui qu'une bête, que le membre d'un guilde trop ancienne qui n'avait plus sa place dans ce monde, mais si tel était le cas, il se fourvoyait largement. Ses doigts pâles se déplièrent et se tendirent vers la garde de son cimeterre pendu à sa hanche. Sa main se referma sur la poignée de son arme qui quitta son fourreau avec un chuintement métallique long dont le son se répercuta sur les falaises, renvoyant un écho qui se propageait comme un chant. Sa lame était une promesse de mort, lente et douloureuse, auquel l'assassin qui lui faisait face ne pourrait échapper. Il voulait s'amuser ? Qu'il en soit ainsi. Qu'il profite de ce duel, qu'il y prenne du plaisir comme jamais, car il allait s'amuser pour la dernière fois. Karlson escomptait bien renvoyer aux vieux la tête de Samael Marada comme réponse à leur message.

Cher Samael, moi qui escomptait que tu te libérerais de ta famille pour t'élever à un rang supérieur... Notre première rencontre m'avait laissé un goût amer, et je crains que ce ne soit également le cas de cette seconde et dernière entrevue. Adieu.

Karlson libéra sa lame de son fourreau et se prépara à l'attaque.
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MessageSujet: Re: ۞ FAUX FRERES۞ FAUX FRERES Empty27.09.12 18:21





.:I Divergences. I:.



"Lesbos, où les baisers sont comme les cascades
Qui se jettent sans peur dans les gouffres sans fonds,
Et courent, sanglotant et gloussant par saccades,
Orageux et secrets, fourmillants et profonds
Lesbos, où les baisers sont comme les cascades !"


۞ FAUX FRERES 157131AlvaroGarayfull1025851Copie

Karlson Hrejo Voishinta… Nous n’avions jamais parlé bien que nos deux grandes familles aient été plusieurs fois en lien. Je l’avais imaginé froid, cynique, du genre à ne pas savoir tenir une conversation civilisée et il fallait dire que je n’avais pas tort…
Il commença rapidement à me répondre, de mots plein de morgues et peut-être même de rancœur. Pourquoi fallait-il toujours que les assassins de l’est soient aussi impolis ? Les trois quarts étaient devenus des psychopathes et les autres passaient leur temps à ricaner bêtement en comptant le nombre de personnes qu’ils avaient tuées dans le mois. Karlson était de quelle catégorie ? Honnêtement je m’en fichais comme de mon premier couteau mais si je devais choisir, je le mettrai dans les deux en même temps. On avait entendu beaucoup de choses à son sujet à Gwendalavir, et si certaines ne m’avaient pas étonné, comme son gout pour le meurtre ou d’autres sujets aussi délicats, j’avais été en revanche extrêmement intéressé par une dernière information arrachée à une faëlle.
Quand il lâcha d’un ton méprisant le fait que ça soit moi que les anciens avaient désigné comme baby-sitter, je me contentai d’hausser les épaules, indifférents. D’un autre côté, j’avais surpassé tous les Ashar’in ainsi que les Agerz’am et parmi les Voishinta, maintenant qu’il les avait quitté, il n’y avait pas là non plus beaucoup d’adversaires intéressants… Alors sans me vanter, si j’étais l’une des rares personnes à pouvoir me charger du cas de ce traitre, ce n’était quand même pas ma faute.

« Il fait un temps magnifique… » Pensais-je en sentant un vent frais se glisser dans mes cheveux.

Je l’entendis à nouveau s’exprimer sur la mort. Un enfant de la mort ? Laissez-moi rire… Déjà qu’on m’avait affublé du surnom d’assassin de l’ombre, si mes concurrents se mettaient eux aussi à avoir des patronymes aussi pompeux, nous allions finir par perdre toute notre crédibilité, mais que voulez-vous, la vie est ainsi. Nous sommes des figures emblématiques du crime alors nous avions aussi les désagréments qui se rattachaient à ce petit prestige morbide.
Il s’adressa une dernière fois à moi, dégainant son cimeterre juste après. A l’entendre, on avait l’impression que je faisais face à mon ainé, mais était-il réellement plus âgé que moi ? Peut-être un an ou deux. L’âge de l’un de mes frères, en somme, même si ce dernier ne l’égalait pas. Oui, même moi j’avouais que ce Hrejo et moi avions quelques similitudes physiques qui en devenaient presque exaspérantes. Je n’avais jamais su d’où venait la couleur de mes yeux, unique dans ma famille, et pourtant lui aussi avec cette lueur rougeâtre au fond de son regard.
Poussant un soupir, je sortis lentement ma première lame, laissant l’autre dans son fourreau.

T’es quand même gonflé, répliquais-je, affable. Les vieux, comme tu dis, me payent suffisamment pour que contrairement à toi je ne vive pas aux crochets de ces… mercenaires du chaos, si je me rappelle bien. Tu parles de me libérer de ma famille ? Ça me fait doucement rire… Karlson Voishinta, celui qui s’est enchainé auprès d’un maitre, intégrer une guilde de meurtriers ? A moins que je ne t’eus trop estimé, je doute fort que ça fasse parti de tes habitudes de bête sauvage indépendante… Je me demande bien quelle est la personne qui t’a passé la muselière…

Comme il ne répondit pas, un fin sourire étira mon visage. Oui, j’avais sans doute visé juste ou bien non, je n’en savais rien. C’était tout de même amusant, je pouvais sentir sa haine d’ici et pourtant, je ne parvenais pas à le détester. Hoo je vous vois venir, n’imaginez pas je ne sais quelle scène idiote dans votre petite tête, je n’ai jamais dit non plus que j’étais tombé sous son charme car après tout, je suis tout de même un homme attiré par les femmes ; mais il fallait avouer que s’il ne m’était pas indifférent, je me fichais absolument de savoir qu’il veuille me tuer ou non. Ce que je cherchais, c’était l’excitation du combat, la folle envie de vérifier s’il était oui ou non un véritable assassin digne de ce nom…

Tu dis avoir été engendré par la mort, moi ce fut par la vie, celle de ma mère. Je vis en volant celle des autres alors que tu sembles survivre en apportant la mort. C’est un contraste amusant, en attendant, je suis plus libre que tu ne le seras jamais. Je peux m’envoler sans que l’on m’en empêche alors que toi… Qui est donc cette ombre qui semble te maintenant en cage ?

Et sur un accord commun, nous prîmes appui sur la terre ferme et bondirent l’un vers l’autre, aussi vif que le vent, dans un silence parfait. Lorsque nos lames se croisèrent, nos yeux brillaient d’un éclat sanglant tandis qu’un sourire carnassier étirait nos visages effilés. Des étincelles illuminaient nos regards à chaque entrechoc, se croisant et se décroisant sans fin, effleurant nos peaux sans les atteindre tandis que nous nous tenions au bord de la volonté sans l’utiliser, comme si nous devinions à l’avance que nous nous repousserions mutuellement.

Pour la première fois depuis bien longtemps je sentis ce frémissement d’excitation et d’incertitude car je savais que dans ce combat, je n’aurai pas toutes les chances de mon côté. Etait-il plus fort que moi ? Prendrai-je le dessus ou bien allions nous continuer dans un affrontement d’usure jusqu’à ce que nos corps endoloris s’abattent sur le sol en offrande à notre terre ? Excellente question… je ne m’étais pas autant amusé depuis mon dernière affrontement contre mon père il y avait des années de cela. Dommage qu’il soit monté au ciel sans avoir laissé son talent à mes frères et sœur… Ils avaient beau être doués, il leur manquait ce petit plus qui aurait fait d’eux de véritables assassins de génie. Mais peut-être que je me montrais là prétentieux, ce n’était pas impossible…

« Le temps est vraiment splendide, aujourd’hui… »

Sautant en arrière pour esquiver le corps du marchombre, je mis ainsi une nouvelle distance qui nous força à ralentir, nous toisant l’un l’autre tandis que nos poitrines se soulevaient avec force tandis que nous reprenions notre souffle. Une légère estafilade zébrait mon bras gauche, trop habitué à manier une arme lui aussi. Utiliser qu’une seule épée était inhabituelle pour moi, mais pour cette fois-là j’avais envie de ressentir les sensations au maximum.
Une question me taraudait cependant, si jamais mes déductions s’avéraient exactes et qu’il avait réellement mis ses capacités au service de cette guilde à la réputation si morbide en ce lieu, était-ce par intérêt ou par obligatoire ? J’étais quelqu’un d’assez simple il fallait dire, je n’ai aucune honte à me l’avouer… Et c’est ce détachement, cette nonchalance qui avait fait quelqu’un de moi un homme libre sans attache ni prises de tête. On m’en avait fait, des propositions alléchantes comme rejoindre certains ordres plus puissants que les grandes familles d’assassins de l’est… Mais comme j’y avais accordé peu d’intérêt, je ne m’étais jamais engagé et ce, malgré les menaces. Quels avaient donc été les arguments pour réussir à convaincre un insoumis tel que lui ? Etait-il toujours libre ? Moi et ma curiosité, on était d’accord sur une chose : on aimerait bien avoir la réponse.

« Quelle tristesse de se faire enchainer… »

A nouveau je le sentis plus que je ne le vis se jeter sur moi et mon bras se lever de lui-même pour contrer son attaque, tirant une grimace sous la puissance du coup. Glissant le long de sa lame, je pivotai et assenai un coup de talon dans son plexus. Son bras bloquant mon coup, il recula suffisamment pour que je me remette en garde et je secouai légèrement la tête d’un air désabusé. Toute bonne chose avait une fin, je m’amusais encore mais au bout d’un moment, n’allais-je pas me lasser ? Peut-être bien que j’allais être tué avant de m’ennuyer et si l’idée ne me plaisait guère, c’était une mort tout à fait plaisante…

Plus coriace que les autres membres de ta famille, on dirait.

Ce n’était pas un compliment, je n’étais pas du genre à complimenter, mais une simple constatation. Et puis… Je voulais connaître sa réaction lorsque l’on faisait allusion aux membres partageant le même sang que lui. Etait-il indifférent à sa famille comme je l’étais ou leur vouait-il une haine sans limite ? Il avait des raisons d’agir ainsi, les assassins ont rarement le sentiment de l’amour…




Karlson Hrejo Voïshinta
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Karlson Hrejo Voïshinta
Masculin Âge : 27
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Mon personnage
Sexe et âge: Homme, la trentaine
Aptitudes: Tueur à gages / Volonté implacable / Tu ne peux pas m'échapper
MessageSujet: Re: ۞ FAUX FRERES۞ FAUX FRERES Empty15.10.12 17:05


Tu dis avoir été engendré par la mort, moi ce fut par la vie, celle de ma mère. Je vis en volant celle des autres alors que tu sembles survivre en apportant la mort. C’est un contraste amusant, en attendant, je suis plus libre que tu ne le seras jamais. Je peux m’envoler sans que l’on m’en empêche alors que toi… Qui est donc cette ombre qui semble te maintenant en cage ?

Sans plus attendre, les deux assassins s'étaient jetés à corps perdu dans la bataille. Leurs lames entrèrent en contact et un ballet de métal et d'étincelles ne tarda pas à se former autour de leur silhouettes rendues floues par la vivacité de leurs mouvements. Un sourire s'étira sur le visage de Samael alors qu'il commençait à appréhender l'envergure de son adversaire. Karslon lui reconnaissait un certain talent, mais il lui en faudrait plus pour vaincre le Hrejo, beaucoup plus. Le Valinguite continua à pousser et à faire reculer son opposant, jusqu'à ce que celui-ci soit forcé de rompre le combat pour éviter le corps refroidissant du Marchombre. Le combat fut rompu pour une poignée de secondes. En face de lui, la poitrine de Samael se soulevait avec force, tandis que sa propre respiration s’apaisait déjà. Sa tunique, sur son bras gauche, avait été déchirée de tout son long par un coup de cimeterre de Karlson. Déjà du sang perlait sur sa peau et coulait jusqu'à ses doigts. Le Valinguite dut réprimer un rire. Allez, dégaine ta deuxième lame ou je te coupe le bras.

A trois mètres de lui, Samael l'observait en silence, l'expression indéchiffrable. Il se demandait certainement à qui Karlson avait bien pu vendre sa lame. Il avouait lui-même que la chose était étonnante pour un assassin tel que lui, mais, après tout, s'il devait passer les prochaines années en Gwendalavir, autant que ces années soient confortables et prolifiques en meurtres. Il ne voyait pas l'utilité de se mettre Viladra à dos et, depuis qu'il avait accompli quelques missions pour la belles et imprévisible chef des Mercenaires du Chaos, celle-ci avait largement relâché les rênes pour lui permettre de se mouvoir à sa guise en Gwendalavir, tant que ses voyages étaient productifs. Et les résultats l'étaient.
۞ FAUX FRERES 120702103732130492

En attendant, il était bien aise d'avoir croisé la route de celui que ses pairs orientaux avaient envoyé à sa poursuite. Viladra serait ravie d'apprendre qu'un autre Valinguite sévissait en Gwendalavir. La tête de Samael sur un plateau d'argent ne déteindrait pas parmi ses trophées. Une fois qu'elle aurait pris connaissance de la valeur du cadeau, peut-être exprimerait-elle concrètement sa reconnaissance. Karlson était certain que Viladra regorgeait autant de sadisme que de surprises.

C'est avec cette image à l'esprit que le Hrejo reprit le combat. Le petit avait eu bien assez de temps pour reprendre son souffle. L'attaque fut rapide et puissante, et le bras que leva Samel pour contrer mon attaque ne l'arrêta qu'en partie. Il bougea et asséna à Karlson un coup de talon au plexus, que celui-ci dévia et encaissa sans difficulté.

Plus coriace que les autres membres de ta famille, on dirait...

Tu n'as pas idée... pensa le Valinguite en repassant à l'attaque. La longueur de sa lame n'était un avantage ici, sur la plate-forme, alors que les deux assassins combattaient dans un mouchoir de poche, mais il était assez maître en escrime pour manier sa lame avec assez de dextérité pour ne pas être ralenti dans ses mouvements par le paysage acéré des Dentelles Vives. Il pivota du buste pour éviter une attaque qui visait sa carotide et, avant que le bras porteur de l'épée ne s'écarte trop, il leva la jambe et porta un atémi du pied précisément dans l'articulation du coude. L'os émit un doux craquement et l'épée qu'il tenait dans sa main vola dans les airs, loin de la paroi, finissant sa course plusieurs dizaines de mètres plus bas. Karlson n'était pas indulgents avec ses cadets. La moindre erreur se payait cher quand on défiait le disciple d'Isyphyrus.

Il était, et de loin, le plus redoutable des membres de sa famille – si le mot famille avait eu un sens à ses yeux. Il avait depuis longtemps renié son nom. Son maître avait tranché tout lien avec ceux qui portaient le même sang dans leurs veines. Un disciple Hrejo abandonnait tout à son maître, jusqu'à son humanité. Ni l'homme qui lui faisait face aujourd'hui, ni Viladra, ni même ceux qu'il nommait autrefois famille n'étaient à même de comprendre ce qu'il était devenu. L'assassin n'était pas humain, et loin s'en fallait.


D'un mouvement fluide, il se porta en avant, droit vers Samael qui avait lâché sa première épée, et passa à l'attaque. Son adversaire tenta d'éviter l'attaque, leva un bras pour se protéger, mais le Hrejo fut plus rapide. Il faucha le pied de l'assassin qui fut déséquilibré et, d'un revers de la main, lui asséna un coup qui le fit basculer de la plate-forme rocheuse. Il n'avait pas fermé le poing, mais giflé le jeune homme qui avait fait un vol plané jusqu'à une plate-forme en contre-bas. Il s'était réceptionné souplement, avant de lever la tête vers Karlson, armé d'un regard noir et assassin. Un regard rouge. Parfait reflet des prunelles sanglantes du Valinguite.

Karlson se posta sur le bord du promontoire. De sa position, il dominait celui qui avait été envoyé pour le surveiller et qui ne semblait pas ravi de s'être vu administrer un soufflet comme on punit un enfant. Avec un sourire féroce, Karlson saisit son cimeterre dont la lame incrustée de runes reflétait la lueur rouge du sang du Marchombre qui avait lui aussi fait les frais de son insolence.

Amuse-moi encore, petit assassin.

Et il se laissa tomber sur sa victime comme la mort venue du ciel.


Edit Lulu: RP abandonné par Samael Marada.
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