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Un stupide pari

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MessageSujet: Un stupide pari Dim 27 Jan 2013 - 10:34

La Citadelle. Telle était la destination. La forteresse des fiers Frontaliers qui surveillaient la frontière avec les raïs.

C'était la première fois qu'Erys s'y rendait, et elle ne savait pas combien le plateau d'Astariul allait être éprouvant, surtout pour ceux qui escortaient la caravane : ils n'avaient quasiment pas fermé l'oeil de la traversée, surveillant chaque nuit si un brûleur ou, pire, une goûle ne s'aventurait pas trop près du convoi. Parce que, oui, il y avait bien des fous qui mettaient sur pieds une caravane jusqu'à la Citadelle - elle aussi avait besoin d'être de temps en temps ravitaillée en vivre - et il y avait des gens, plus fous encore, qui acceptaient de protéger ladite caravane. Dont Erys. Mais elle n'avait pas vraiment eu le choix, sa bourse étant désespérément vide depuis quelques temps et le voyage payé rubis sur ongle.

Donc, ils venaient de franchir, enfin, ce maudit plateau, qui leur avait fait perdre deux chariots et trois fois plus d'hommes malgré toutes les protections mises en place, et le chef caravanier avait fait cravacher les bêtes pour pouvoir être le plus loin possible de cet endroit maudit lorsque le jour tomberait.

Par chance, ils tombèrent sur une petite bourgade de quelques maisons, possédant une auberge, et qui ne survivait que grâce aux voyageurs qui passaient le plateau d'Astariul. En effet, la plupart des gens s'y arrêtaient, une fois le plateau passé, comme la Citadelle se trouvait encore à une demi-journée de l'agglomération. D'un avis unanime, il fut décidé de s'y arrêter et l'auberge se retrouva bondée en un clin d'oeil, lorsque tout le convoi investit les lieux, et les chambres. A tel point que les plus malchanceux furent contraints de payer pour pouvoir dormir dans l'écurie et le grenier à foin.

Cependant, avant d'aller se coucher, la plupart décidèrent de s'accorder une petite pause bien méritée après la rude traversée. Erys en faisait partie. Ayant dégoté une place à une table du fond, elle se retrouva à boire avec un Thül répondant au nom de Deag Jörgan, avec qui elle avait déjà brièvement parlé durant le trajet, et deux ou trois autres dont l'un, Néo Lyama, était chevalier. Il s'agissait d'un grand bougre tout en muscle qui devait faire une bonne tête en plus qu'elle et avec lequel Erys avait sympathisé au cours du trajet.

En premier lieu, dès que les bières furent arrivées, Erys voulut vérifier que la descente des Thüls étaient aussi bonne que ce qu'on prétendait. Aussi défia-t-elle son compagnon de voyage et se retrouva bien vite émechée alors que Deag semblait rester inébranlable.


- D'accord, ce coup-ci c'est toi qui gagne, bredouilla la jeune chevalier, mais j'te bats quand j'veux. Pas pa's que t'es une montagne d'muscle qu'c'est toi qu'gagnes ! On parie, hein, on parie ? On parie qu'j'te bats et si j'te bats, t'devras dire à la Citadelle que, ben, les Frontaliers sont meilleurs que les Thüls !
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MessageSujet: Re: Un stupide pari Lun 28 Jan 2013 - 18:28



I. Un stupide pari
| Erys & Deag & Néo |



Nous étions confortablement installés dans le fond de la seule auberge d'un minuscule village qui devait compter une centaine d'habitants, peut être un peu plus, vivant du commerce et du passage des voyageurs à la sortie des plateaux d'Astariul. Sur la table, les chopes de bière vides étaient bien plus nombreuses que nous et le serveur en ammena encore à la demande d'Erys, une jeune chevalier qui voulait tester la resistance à l'alcool de Deag Jörgan. La première était une jeune femme de vingt et un ans avec qui j'avais fait connaissance durant le voyage qui nous avaient menés jusque là, c'était une chevalier agréable, cherchant à apprendre de nouvelle choses dès qu'elle le pouvait, mais elle avait aussi un fort caractère. Elle m'avait d'abord surpris quand elle m'avait dit qu'elle était chevalier. En effet, quand on la voyait, on ne s'en doutait pas vraiment. Elle n'aimait pas monter à cheval et utiliser principalement l'arc en guise d'arme. Le second, Deag Jörgan, était une montagne de muscles. Il n'était pas beaucoup plus grand que moi, à peine une dizaine de centimètres, mais il était beaucoup plus impressionant, il devait faire au moins deux fois ma largeur. Je n'avais pas beaucoup parlé avec lui, mais il se révéla être un compagnon bavard et toujours prêt à rigoler.
Pendant que mes compagnons continuer d'absorber une bonne quantité de bière, je repensais à la facon d'on j'étais arriver ici, repoussant la chope que me proposer le serveur. Quatres suffisaient pour le moment.

J'avais pris la direction d'Al-Far après avoir accompagnée Ace D'Ométa dans son voyage vers le forêt d'Ombreuse. Al-Far était une ville de passage ou beaucoup de convoi se croisais et cela m'avait donc semblé logique d'y aller. Ma bourse s'était beaucoup allégée, Ace n'étant pas vraiment un employeur, il ne m'avait pas payer. Mais je le savais en me lancant dans cette aventure et je ne regrettais pas. Mais voilà, maintenant je devais refaire des économies pour vivre convenablement. Et je m'étais donc joins à cette caravane allant à la Citadelle des Frontaliers. Nous étions passer par les plateaus d'Astariul et le voyage n'avait pas été de tout repos. Il nous avait fallu repoussé plusieurs attaques et beaucoup d'hommes avaient perdu la vie. Le sommeil ne s'était pas beaucoup emparé de moi ces derniers temps et je fatiguais de plus en plus. Cette auberge inespérée était un lieu sur si on ne prenait pas en compte les ivrognes qui s'y trouvaient et le lit qui m'attendait dans une chambre à létage du dessus me fesait envie. Je m'appretais à me lever pour aller me coucher quand Erys prit la parole en finissant une énième chope de bière qui alla rejoindre les autres au milieu de la table.

D'accord, ce coup-ci c'est toi qui gagne,mais j'te bats quand j'veux. Pas pa's que t'es une montagne d'muscle qu'c'est toi qu'gagnes ! On parie, hein, on parie ? On parie qu'j'te bats et si j'te bats, t'devras dire à la Citadelle que, ben, les Frontaliers sont meilleurs que les Thüls !

Elle s'adressait à Deag et je la regardais, surpris. D'ou lui venait cette idée complètement folle ? Deag était un thül et nous étions tous conscient que son peuple n'étais pas du tout amis avec les hommes du nord. Erys voulait apparement vraiment se mesurer à cette montagne de muscle qui pourrait l'envoyer une dizaine de mètres plus loin d'une simple claque dans le dos ? Elle était soul, et ca ne l'aiderait surement pas à gagner cet affrontement. Mais en y reflechissant, ca pourrais être divertissant. Un sourire se dessina sur mes lèvres et ignorant mon état de fatigue je pris la parole.

Et bien voilà un pari amusant ! Je propose d'arbitrer. Et … Deag, que pari tu si tu gagnes ? Je peux t'aider à trouver ? Sans attendre sa réponse, je continuais. Je propose que si Deag gagne, ce sera toi Erys, qui devras annoncer à la Citadelle que les Thüls sont meilleurs que les Frontaliers. Qu'est ce que vous en dîtes ?





Dernière édition par Néo Lyama le Ven 5 Avr 2013 - 17:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un stupide pari Jeu 31 Jan 2013 - 20:05

Lorsque Deag s’était vu proposé de mener un convoi jusqu’à la Citadelle, il n’avait pas pût dire non. Non car cela faisait près de dix ans qu’il n’y avait plus mit les pieds. Tous les jeunes Thüls adoraient narguer les Frontaliers par leur simple présence sur leur terre, et pas un ou presque n’échappait à ce voyage qui tenait lieu de parcours initiatique.
Le trajet était risqué, le climat glacial, et les environs bondés de créatures dangereuses. Le Thül s’en souvenait parfaitement et ne fut donc pas étonné des pertes occasionnées par ce foutu pays de glace. Infatigable, le Thül menait sa troupe d’une main de fer. Quelques chevaliers étaient de la partie et même s’il préférait largement la compagnie des siens, il sentait que le courant passait bien. En plus il était rare de croiser des chevaliers femmes et cela l’amusa un moment.

Les choses avaient bien évolué en dix ans… Le Thül se tardait de connaître bon nombre des auberges du continent mais il dût convenir que celle-ci ne figurait pas sur sa liste. Il ne s’attendait à rien de moins dans ce secteur hostile qu’à une auberge douillette et chaleureuse. Et pourtant ! La troupe prit possession des lieux jusqu’aux écuries, préférant se joindre aux animaux plutôt que de passer encore une nuit au froid. Mais Deag n’était pas bien fatigué et, quand Erys lui proposa un concours de beuverie il n’en crût pas ses oreilles. Il éclata de rire et se livra volontiers à l’exercice, prêt à en découdre avec la curieuse archère/chevalier. On ne venait pas à bout d’un Thül avec de l’alcool, foi de Deag Jörgan !
Les choppes s’enchaînèrent et un petit groupe eut tôt fait de les encercler afin de commenter le concours, voir de l’arbitrer. La bière coula à flot et l’aubergiste réalisa le meilleur bénéfice de sa vie. Deag commençait à ressentir les effets de l’alcool, son esprit flottant dans une douce euphorie, sans pour autant bégayer ou perdre son équilibre. Il riait à gorge déployée et beuglait des « Encore ! » à peine une choppe vidée. Erys teint la cadence bien plus longtemps que prévu ce qui décupla son hilarité.

Finalement Erys dût bien admettre qu’elle avait perdu, complètement ivre qu’elle était alors que Deag était encore capable de toucher le bout de son nez les yeux fermés. Mais elle n’en avait pas fini…

- D'accord, ce coup-ci c'est toi qui gagne, bredouilla la jeune chevalier, mais j'te bats quand j'veux. Pas pa's que t'es une montagne d'muscle qu'c'est toi qu'gagnes ! On parie, hein, on parie ? On parie qu'j'te bats et si j'te bats, t'devras dire à la Citadelle que, ben, les Frontaliers sont meilleurs que les Thüls !

Deag n’osait pas en croire ses oreilles. Venait-t-elle réellement de lui lancer ce défi ? Il en resta pantois une seconde, le temps pour que Néo, un chevalier installé près d’eux et dont il avait rapidement fait la connaissance pendant le voyage, rende l’enjeu encore plus intéressant :

-Et bien voilà un pari amusant ! Je propose d'arbitrer. Et … Deag, que pari tu si tu gagnes ? Je peux t'aider à trouver ? Je propose que si Deag gagne, ce sera toi Erys, qui devras annoncer à la Citadelle que les Thüls sont meilleurs que les Frontaliers. Qu'est ce que vous en dîtes ?

Les yeux du Thül étincelèrent, son esprit de compétition émoussé par les choppes. L’honneur des Thüls était en jeu ! Qu’on lui érige trois brindilles en guise de bûcher si lui, Deag Jörgan, ne parvenait pas à vaincre une jeune femme ! La récompense était bien trop alléchante pour qu’il la manque. Et tant pis si tout cela n’était qu’un pari stupide, pour l’heure il se faisait un devoir de relever le défi.

- D’accord ! , rugit-t-il en fracassant sa choppe au sol comme il était de coutume chez lui pour exprimer sa satisfaction et/ou sa détermination. Je n’aime pas taper les donzelles alors jouons-la à la première chute, et à mains nues. Le premier qui pose au moins deux genoux et une main à terre, ou qui finit sur le dos, perd !

Sur ces mots il se leva, bien stable sur ses jambes, et le petit groupe s’écarta sur son passage, laissant champ libre aux deux parieurs. Deag fit rouler ses muscles pour impressionner la galerie et se gagna quelques sifflements appréciateurs ou moqueurs. Erys n’avait pas l’air aussi à l’aise debout, ce qui le fit éclater de rire. Oui c’était déjà petit de se battre contre une femme. Et encore plus alors qu’elle était en état d’ébriété manifeste. Mais Deag était un Thüls, un peu bourré aussi, et blindé de testostérone boostant sa bourrinerie naturelle. Et puis pour quoi aurait-t-il passé s’il avait refusé ? Pour une mauviette ?? Ca jamais !
Erys réussie enfin à se mettre en posture de combat et Deag comprit que la partie était quasiment jouée d’avance. Il plaça sa main droit dans le dos, histoire de feindre un semblant d’égalité dans la lutte.

_________________

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MessageSujet: Re: Un stupide pari Sam 2 Fév 2013 - 10:31

Après avoir fait sa proposition, Erys vida la dernière chope qui se trouvait devant elle et la reposa violemment contre la table. Bon, ce n'était peut-être pas une si bonne idée de boire encore de la bière. Maintenant, elle avait envie de vomir...

Néo, qui venait de se lever dans l'intention manifeste de regagner sa chambre, se tourna vers eux avec un sourire aux lèvres.


- Et bien voilà un pari amusant ! Je propose d'arbitrer. Et … Deag, que pari tu si tu gagnes ? Je peux t'aider à trouver ? Je propose que si Deag gagne, ce sera toi Erys, qui devras annoncer à la Citadelle que les Thüls sont meilleurs que les Frontaliers. Qu'est ce que vous en dîtes ?

Faux frère ! voulut s'insurger Erys mais seul un rot lui échappa. Pourquoi était-il du côté du Thül, hein ? C'était un chavlier, merde ! Et les Chevaliers soutenaient les Chevaliers ! Point, c'est tout ! Pour la peine, il s'attira un regard noir de la jeune femme.

Deag, un énorme sourire collé au visage, fracassa sa bière au sol. L'aubergiste eut l'air catastrophé.


- D’accord ! Je n’aime pas taper les donzelles alors jouons-la à la première chute, et à mains nues. Le premier qui pose au moins deux genoux et une main à terre, ou qui finit sur le dos, perd !

Là dessus, le Thül se mit debout sans peine et le groupe qui s'était formé autour d'eux s'écarta largement.

- Tu - Tu sais c'qu'elle t'dis, la donzelle ? rétorqua Erys, un air menaçant sur le visage et la langue moins acérée que ce qu'elle aurait voulu.

Elle se leva à son tour et le sol se mit à tanguer sous ses pieds, l'obligeant à se tenir à la table pour rester debout. Quelques ricanements se firent entendre et Deag éclata carrément de rire avant de mettre une main dans son dos. Comment ça, il ne prétendait pas l'affronter avec deux mains ? C'était intolérable ! Pour la peine, elle allait lui mettre une raclée !

- On ne se bat pas dans mon auberge ! intervint l'aubergiste, un bonhomme maigre comme une trique qui ne répondait pas du tout aux idées que se faisaient Erys sur les tenanciers des tavernes. Si vous voulez vous tapper dessus, allez le faire mais dehors !

Erys, comme Deag, ronchonna contre les aubergistes tyranniques mais sortit sous le regard menaçant du tenancier. C'était qu'il n'avait pas l'air de plaisanter, le bougre ! Bon, elle aurait très bien pu lui en imposer, et Deag encore plus, mais elle tenait à sa nuit dans un lit pas trop infesté de puces ! Néo les suivit dehors, ainsi qu'une partie de leurs compagnons de caravane qui ne voulaient pas manquer le spectacle.

L'air frais fit du bien à la jeune femme qui était sortie en ne marchant plus du tout droit. Elle se tourna vers celui qu'elle avait défié :


- 'Tends-moi deux m'nutes, l'Thül, et t'débine pas ! lui lança-t-elle.

Puis, elle se dérigea vaille que vaille vers les écuries et plongea sa tête dans l'eau d'un abrevoir de pierre. Yarg, c'était froid ! Mais maintenant elle avait les idées plus claires. Elle tourna ensuite le coin de la bâtisse, se soustrayant aux regards, et alla se vider de son excédent de bière. Ce n'était pas très élégant mais c'était fou ce que ça faisait du bien ! Lorsqu'elle revint, elle marchait de nouveau plus au moins droit et afficha un sourire en venant se planter devant Deag qui remit une main dans son dos. Erys fit craquer ses doigts et s'étira brièvement.


- On commence quand tu veux Néo ! lança-t-elle au chevalier qui avait proposé d'arbitrer.

Il leur fit signe qu'ils pouvaient y aller et... Erys se prit la patée de sa vie.

Elle se défendit bien pourtant, surprenant même le Thül par son agilité de bourrée lorsqu'elle se faufila entre ses jambes pour lui écraser le creux du genoux des deux pieds. Surpris, Deag avait failli chuté et avait réussi à se rétablir in extremis sur un seul genou. Erys lui avait alors sauté sur le dos, tentant de l'immobiliser avec une clé de bras mais... BOUM ! il l'avait envoyée valser et elle s'était lamentablement écrasée par terre, se relevant d'un bond en jurant pire qu'un charretier mais ayant perdu comme la montagne de muscle avait spécifié que le premier sur le dos était éliminé.

C'était de la triche, il l'avait eue par surprise !
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MessageSujet: Re: Un stupide pari Mar 5 Fév 2013 - 23:37



II. Un stupide pari
| Erys & Deag & Ludwiga & Néo |



Mon enthousiasme par rapport à la proposition d'Erys me valut un regard noir de sa par. Aussi stupide soit elle, c'était son idée et elle apporterait un peu de mouvement a la soirée. Elle ouvrit la bouche pour m'adresser surement une remarque quand au fait que je sois du côté de Deag. Non, rectification, je n'étais pas du côté du thul, ni avec Erys. J'étais avec moi même et mon envie de m'amuser un peu. Le seul son qui sortit de sa bouche ouverte fut ... Un rot. Je haussais les sourcils, moqueur. Je voulus prendre la parole, mais Deag fut plus rapide que moi et repondit au pari de la chevalier avec enthousiasme.

D’accord ! Je n’aime pas taper les donzelles alors jouons-la à la première chute, et à mains nues. Le premier qui pose au moins deux genoux et une main à terre, ou qui finit sur le dos, perd !


Un sourire barra mon visage quand Deag se leva brusquement et fit rouler ses muscles noueux. Erys fit de même de facon moins ... impressionnante. Elle vacilla et je la retins en posant une main sur son épaule. Elle me jeta un regard meurtrier et bafouilla une menace a l'adresse du thul ce qui eu pour seul effet de le faire rire. 
Erys se mit finalement en position de combat en me repoussant mais le stupide aubergiste eu l'excellente idée d'intervenir et de réclamer à ce que nous sortions si une bagarre devait avoir lieu. Erys avait eu du mal à se mettre en position et maintenant il allait falloir qu'elle aille dehors ... Nous nous dirigeames donc a trois vers la sortie et la salle de l'auberge se vida a moitié. Le tenancier allait peut être regretter de nous avoir mis dehors finalement. Lorsque nous fûmes dehors, il fesait nuit et une légère pluie rendait le sol collant et boueux.

Erys ... slaloma jusqu'au ècuries et plongea sa tête dans un abreuvoir. J'éclatais de rire et m'adressais a Deag.

J'éspère que tu es sur de gagner ! Je n'aimerais pas être à ta place si ça n'arrive pas.


Erys releva la tête et disparut derrière l'auberge. J'entendais derrière moi les spectateurs qui commencaient à parier sur le gagnant du combat. 

Ne sois pas trop méchant, elle a du mal à juste se tenir debout ! Dis je au thul avec un clin d'oeil.


La chevalier arriva alors d'une démarche plus assurée et se planta devant Deag en fesant craquer ses articulations.

On commence quand tu veux Néo !
Allez y alors !


Erys se faufila entre les jambes de Deag en se baissant à peine et tenta de lui faire une clé de bras. Seulement voila ... Le guerrier fesait bien deux foix son poid et la repoussa comme ci elle n'avait rien peser et elle se retrouva un peu plus loin ... Sur le dos ! Elle se releva, apparement pas très contente d'avoir perdu.

Et bien ... Désolé Erys mais Deag sort vainqueur de ce combat !


Les clients qui étaient sortis de l'auberge pour assister à l'affrontement s'exclamèrent. Certains demandaient la somme qu'ils avaient parier tandis que d'autres leurs donnaient en grommelant. Ils n'étaient pas les seuls à avoir fait un stupide pari. Je gardais cette remarque pour moi, ne voulant pas m'attirer les foudres d'Erys. 
Nous laissames les clients passer avant de rentrer à notre tour dans l'auberge. La pluie commençait à se faire plus forte et pour ma part, je ne tenais pas à finir tremper.

Alors que les voyageurs commençaient à monter se coucher, Erys ruminait. Je me tournais vers elle. Après tout, elle était une membre de notre extraordinaire guilde. 

T'en fais pas ! Je te protègerais si les Frontaliers venaient à le prendre mal,lui dis je avec un clin d'oeil, ce qui seras sûrement le cas. Et je pense que Deag feras de même étant donné qu'il est surement d'accord avec ce que tu vas affirmer. Non ?

Mon dernier mot était adresser au thPul et j'attendis leurs reactions.










Dernière édition par Néo Lyama le Ven 5 Avr 2013 - 18:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un stupide pari Dim 10 Fév 2013 - 15:50

- On ne se bat pas dans mon auberge !

Ils furent expédier à l’extérieur, et Deag n’osa pas trop contrarier celui qui servait à manger et à boire. Il se contenta d’un « Bouuuuh ! » frustré qu’on reporte sa récréation, et sortit, suivit d’une partie des spectateurs échauffés par l’action.
Une fois à l’extérieur la morsure du froid n’eut qu’une emprise très limité sur le Thül dont la peau, déjà bien épaisse, était encore d’avantage immunisée par l’alcool circulant en dessous.
Il se frottait d’avance les mains lorsqu’Erys lança :

-'Tends-moi deux m'nutes, l'Thül, et t'débine pas !

Deag lui fit signe qu’il ne bougerait pas et s’esclaffa de concert avec Néo lorsqu’il la vit s’éloigner d’une démarche chaloupée.

- J'espère que tu es sur de gagner ! Je n'aimerais pas être à ta place si ça n'arrive pas.

Le Thül pouffa avec assurance.

- Un moustique que voilà ! Jamais un Thül ne recule une fois engagé, ja-mais ! Retiens- bien ça Chevalier. Foi de Thül, je n’en ferait qu’une bouchée !

- Ne sois pas trop méchant, elle a du mal à juste se tenir debout ! Dit-il au thül avec un clin d'œil.

Deag crut saisir un sous-entendu dans cette demande. Néo aurait-t-il des vues sur l’archère chevalier ? Un large sourire fendit son visage, illuminant son regard d’une lueur complice. Néo ne savait pas dans quoi il venait de s’engager…

- Rassure-toi, je ne suis pas du genre à abimer un morceau pareil hein ? Héhé..., fit-t-il en administrant un joyeux coup de coude au chevalier en guise de solidarité masculine.
Mais le Thül n’eut pas le temps de se perdre en de nouvelles conjectures, car déjà Erys revenait. La tête trempée mais l’œil moins vitreux. Technique radicale mais assez efficace relevant le niveau du combat.

- On commence quand tu veux Néo !

Dernier roulement de mécanique pour les spectateurs et Deag replaça une main dans son dos, attendant le signal de Néo.

- Allez y alors !

Deag fut surprit par la vivacité de la jeune femme qui faisait preuve d’une dextérité certaine malgré son taux d’alcoolémie. Il avait aussi oublié que se battre avec les plus petits faisait de ses jambes une cible de choix. Erys le cueillit derrière l’une d’elle, le déséquilibrant. Il chuta lourdement mais parvint à se rétablir in extremis en atterrissant sur un seul genou. Pas le temps de souffler que déjà elle lui sautait sur le dos. Hargneux ces petites créatures… Lorsqu’elle lui saisit le bras pour l’immobiliser et le faire basculer, Deag ne s’en formalisa pas. Il voulut se dégager, en récupérant tout simplement son bras et en se relevant. Mais il ne mesura pas sa force et ce simple mouvement envoya valser Erys qui s’écrasa au loin, sur le dos.
Lui-même surprit, il failli se répandre en excuses mais se retint pour faire bonne figure devant l’assemblée. Hors de question d’admettre que ce coup-ci était parfaitement involontaire ! Déjà que les Thüls passaient pour des brutes épaisses, s’il avouait s’en être débarrassé accidentellement s’en était fait du peu de gloire qu’il tirait de cet affrontement amical.
Le verdict de Néo tomba, au grand damne d’Erys qui n’avait pas l’air ravi.

- Et bien ... Désolé Erys mais Deag sort vainqueur de ce combat !

Deag leva ses énormes poings. Une slave d’applaudissement mêlée de huées répondit à l’annonce et une jolie somme d’argent passa de mains en mains ce soir-là. Il se promit d’aller réclamer son dût au preneur de paris plus tard. Le vainqueur devait sûrement avoir le droit à une part des gains, non ?
La pluie menaçant de les noyer, tous regagnèrent l’auberge, le trio de joyeux fous-furieux en queue de peloton. A l’intérieur, la majorité regagna sa chambre tandis qu’Erys, Néo et Deag s’attardait encore un peu. Néo rassura Erys, ce qui conforta Deag dans ses précédentes hypothèses.

- T'en fais pas ! Je te protègerais si les Frontaliers venaient à le prendre mal, dit-t-il avec un clin d'œil, ce qui sera sûrement le cas. Et je pense que Deag fera de même étant donné qu'il est surement d'accord avec ce que tu vas affirmer. Non ?

Deag approuva vivement du chef.

- Bien sûre ! Qu’un frontalier s’en prenne à toi alors que tu rétablies la vérité, et il lui en cuira !

Il n’aurait jamais affirmé une telle chose en sachant ce qui l’attendait à la Citadelle. Mais à l’heure actuelle il se sentait invincible ! Ne venait-t-il pas de remporter le pari ? Et bientôt Erys clamerait la supériorité des Thüls au nez et à la barbe des Frontaliers ! Ha ! Voilà un fait historique qui méritait de figurer dans l’Histoire de Gwendalavir et de faire entrer Deag dans les Légendes Thüls ! Il se voyait déjà raconter à ses petits-enfants comment il avait nargué ces prétentieux frontaliers sur leur propre terrain en remportant un pari extraordinaire (bien sûre il faudrait rendre le pari moins puéril et élever Erys au rang de féroce combattante afin de pimenter l’histoire)…
Oui, vraiment Deag venait de passer une belle soirée. Et la journée du lendemain s’annonçait plus belle encore.
Cette nuit-là Deagan dormit comme un bébé…

* * * * *

Au petit matin Deag délia sa panoplie de muscles en quelques étirements bienvenus. Une fois réveillée l’ensemble de sa grosse carcasse, il vida les lieux et rejoignit le convoi pour les quelques kilomètres restant avant d’arriver à destination.
A mesure que l’heure fatidique approchait, Deag adressait de plus en plus de regards appuyés et de sourires à Erys et Néo, savourant d’avance l’instant fatidique où le nom des Thül trouverait sa place au dessus de celui des Frontaliers.
Finalement le reste du trajet passa en un éclair. Pour Deag du moins qui chantait – d’une justesse contestable… à moins que ce ne soit fait exprès pour agacer les frontaliers du coin- un chant de victoire Thül.
Enfin ils arrivèrent au point de rendez-vous, la mission touchait à sa fin. Ils se trouvaient à l’entrée de la Citadelle, les portes leurs étaient ouvertes et donnaient sur une vaste cours déserte. Mais nuls doutes que le moindre murmure se propagerait à travers les murs et sonnerait aux oreilles des habitants. Deag démonta et fila à la rencontre d’Erys et Néo. Ca y était !
Il laissa Erys prendre son temps, se camper sur ses pieds, choisir l’emplacement exact… Le reste du convoi s’occupait de décharger et ne prêtait guère attention à leur manège, même s’ils faisaient froncer quelques sourcils inquiets chez les plus sages.
Enfin, Erys sembla prête à se lancer. Deag synchronisa sa respiration avec la sienne afin de gouter chacun de ses mots et de s’en imprégner jusqu’à la moelle. Il ne fut pas déçu.

- Moi, Erys Eiffel, de la Guilde des Chevaliers, combattantes des chemins de Gwendalavir, pourfendeuse de Ts'liche, terreurs des raïs, j'affirme et proclame que les Thüls sont les plus vaillants, les plus courageux de tout Gwendalavir et sont supérieurs aux Frontaliers !

Deag avait raison. L’acoustique était vraiment excellente ici ! L’écho doublait l’annonce et la portait jusqu’au cœur de la Citadelle, clameur altière et ardente perçant la grisaille et le froid. C’est du moins ainsi que Deag se la figura.
Puis elle apparut et il perdit de sa superbe. Sur son visage, son expression de profonde fierté se liquéfia au profit d’une inquiétante lividité, son sang quittant ses joues et ses membres supérieurs pour alimenter ses jambes. Reflexe biologique de survie prônant la fuite.
Pourtant il resta figé, consterné par sa propre stupidité. Comment n’avait-t-il pas penser à elle ?
Sa stupeur le plongea dans les méandres d’un douloureux flash back. Voilà pourquoi il n’y avait pas pensé. Parce que ce n’était pas beau à voir. Son cerveau et son orgueil avaient préféré éluder ce souvenir.

#FLASH BACK ON
Deag Jörgan a dix-neuf ans. Estimant qu’il est suffisamment brave et fort pour narguer les Frontaliers sur leur terrain par sa simple présence, il rejoint l’escorte d’un convoi qui fait halte à la Citadelle. Comme aujourd’hui. Il aide à décharger la marchandise lorsqu’il entend deux des voyageurs avec qui il a fait route vanter les exploits d’Edwin Til’Ilan et l’adresse des Frontaliers. Piqué au vif, il fait savoir aux deux pipelettes que les Thüls ne sont pas en reste et qu’il botterait aisément le popotin de n’importe lequel de ces frimeurs de frontaliers frigides.
Il commet alors sans le savoir la plus grosse erreur de sa vie. Car derrière lui se tient une jeune frontalière. Yeux verts froids, longue tresse blonde. Plutôt grande, même s’il la dépasse déjà d’une dizaine de centimètres…
- Qu’est-ce que tu viens de dire ?
Le ton est plus glaciale encore que son regard et la température chute de quelques degrés.
Deag n’a pas même le temps de répliquer…

FLASH BACK OFF#

Il refoule les détails. Mais il se souvient désormais qu’il a prit ce jour là la plus grande leçon d’humilité de sa vie. Il se rappel également qu’au retour il a dût briser quelques os et pas mal cogner pour gagner le silence des témoins…
Mais ça ne change rien au problème actuel. L’histoire se répète et il n’a aucune envie de la revivre.
Dans un élan désespéré il chope Néo et Erys chacun par le col et les hisse jusqu’à ce que leurs oreilles soient à la hauteur de sa bouche. Là il leur murmure dans un souffle d’agonie ses dernières recommandations :

- Fuyez, pauvres fous !

Il les relâche mais il est déjà trop tard et il le sait.
Elle est là.
Ludwiga Hasagan.

* Nooooooooooooooooooooooooooooooooooon !!!*

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MessageSujet: Re: Un stupide pari Lun 11 Fév 2013 - 16:29

Hé toi, le gros machin ! On s'est pas déjà vus quelque part ?


Ludwiga était dans l'écurie quand l'incident arriva. Naturellement, par incident, elle n'entendait pas "évènement" ou "défi", mais plutôt "incident de la nature". Loin d'elle l'idée de blâmer dame nature et ses bienfaits, mais, tout de même, le jour où elle avait créé les Thüls, dame nature avait du se lever du pied gauche, ou se cogner fermement le front contre la tête du lit. D'ailleurs, ça lui rappelait l'histoire du dessinateur tombé dans un fleuve de bouse.

Il était une fois trois grands dessinateurs ! Un soir de beuverie, alors qu'ils traversent un pont en chantant, Merwyn apparaît d'un pas sur le côté et leur dit qu'il suffit de sauter dans le fleuve en prononçant un voeu pour que ce voeu ce réalise. Quelle chance ! Le premier n'attend pas et effectue un plongeon en criant distinctement "de l'or !". Et paf ! Il plonge dans de l'or ! Le deuxième s'élance à sa suite, se met en boule pour faire une bombe et crie "des diamants !". Et paf ! Il tombe dans un fleuve de diamants ! Le troisième, après avoir vu ses deux amis plonger tour à tour dans de l'or et des pierres précieuses, se dit qu'il doit faire encore mieux. Alors il réfléchit et court vers le fleuve. Encore trois enjambées, deux, une... il se prend les pieds dans un pavé et pousse un juron. "Merde !" Et il tombe dans de la merde... fin de l'histoire.

Voilà ce qu'étaient les Thüls aux yeux de Ludwiga, des erreurs ! Bref, elle était donc dans l'écurie en train de panser son grand étalon gris, Criminel, quand un garçonnet entra en trombe dans l'écurie en disant qu'il avait vu un Thül. Mais enfin, quelle drôle d'idée ! N'empêche, la rumeur était lancée et, tout comme ses confrères, Ludwiga quitta sa tâche et se dirigea vers la cour principale où était apparu un trio atypique de voyageurs. Il faisait beau ce jour là, la Frontalière était de bonne humeur, puis la gamine au milieu du trio, celle qui portait une armure trop grande pour elle et qui faisait un mètre vingt les bras levés, ouvrit la bouche pour parler et, franchement, des fois, les gens devraient apprendre qu'il est plus avisé de se taire plutôt que dire des âneries ! Donc, elle a dit ça:

Moi, Erys Eiffel, de la Guilde des Chevaliers, combattantes des chemins de Gwendalavir, pourfendeuse de Ts'liche, terreurs des raïs, j'affirme et proclame que les Thüls sont les plus vaillants, les plus courageux de tout Gwendalavir et sont supérieurs aux Frontaliers !

Silence religieux. Silence de mort. Les paroles font lentement leur chemin jusqu'au cerveau des Frontaliers qui, dix secondes plutôt, étaient encore en mode "sabre", à discuter Raïs, Ts'liches, tigres, sabre, cheval, goule, sabre, ... Certains froncent les sourcils, d'autres se frottent la barbe, l'air sceptique. Comme Ludwiga n'était pas certaine d'avoir bien entendu, elle tapota l'épaule de Vranck, un homme d'une quarantaine d'année au visage fort rouge.

Qu'est-ce qu'il a dit le mioche en armure ?
Il a dit que les Thüls étaient plus forts que les Frontaliers !
Mais... plus forts en quoi ?
Eh... je sais pas, il l'a pas précisé...

Ludwiga était perplexe. Certes, les Frontaliers n'étaient pas réputés pour être les meilleurs au lancer de tronc ou au concours de la tenue vestimentaire la plus moche (d'ailleurs, cet hiver, l'amure de cuir faisait encore fureur !). Toutefois... la gamine ne parlait tout de même pas de... de... des meilleurs combattants ? Le sang de la jeune femme ne fit qu'un tour. Eh bien ça alors !

Hé, Vranck, je crois qu'elle veut dire les plus forts, les plus forts quoi !

A côté de Ludwiga, son amie Heddi fut piquée au vif.

Non ! Truc de ouf ! Il sont vraiment chelou ces trois là ! Allez, on les fout dehors, qu'ils se fassent manger par les tigres !

L'information se propagea comme une traînée de poudre, à croire que tous les Frontaliers étaient psychiquement connectés, à moins que ça soit leur sabre qui agisse comme une antenne parabolique. Face à eux, les trois voyageurs n'avaient pas l'air très à l'aise et semblaient sur le point de filer à l'anglaise. D'ailleurs... un de ces visages lui semblait familiers. Le Thül, elle était presque certaine de l'avoir rencontré quelque part. Si seulement elle pouvait se souvenir où et comment...

Hé toi, le gros machin ! On s'est pas déjà vus quelque part ? Attends ! Pars pas ! Si je te mettais quelque baignes dans la figure je pourrais m'en souvenir !
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MessageSujet: Re: Un stupide pari Dim 17 Fév 2013 - 17:55

Erys était un peu perdue. Non, pas perdue - elle n'était jamais perdue voyons ! - mais disons qu'elle avait quelques soucis de compréhension pour le moment.

Jusque là, tout c'était déroulé comme cela aurait du : la caravane avait tranquillement poursuivi son chemin pour arriver à la Citadelle le lendemain, laissant tout le temps à Erys de ruminer sa connerie. Elle et sa grande gueule !

Ensuite, alors que la caravane commençait à peine à se décharger, le grand Thül était venu lui rappeler qu'elle avait une promesse à remplir. Dans la foulée, Néo - ce traitre ! Ce chevalier indigne qui avait préféré soutenir un Thül à elle, sa soeur d'arme ! - les accompagna. Etrangement, il avait passé toute la fin du voyage à lui parler alors qu'elle ne lui répondait quasiment que par monosyllabes, encore en rogne contre lui et surtout de plus en plus stressée.

Erys était donc allée se camper dans la grand cour des Frontaliers, cour qui avait l'air d'avoir un très bon écho d'ailleurs (gloups), et avait essayé de perdre un maximum de temps, la boule au ventre et le coeur essayant de se creuser un passage au travers de sa cage thoracique, avant de lancer sa petite annonce. Une belle petite annonce bien pompeuse pour se donner du courage :


- Moi, Erys Eiffel, de la Guilde des Chevaliers, combattantes des chemins de Gwendalavir, pourfendeuse de Ts'liche, terreurs des raïs, j'affirme et proclame que les Thüls sont les plus vaillants, les plus courageux de tout Gwendalavir et sont supérieurs aux Frontaliers !

Quelques frontaliers les avaient dévisagés, l'air perplexe avant que toute l'implication de ses paroles ne leur parviennent. Puis, une frontalière était sortie de l'écurie. Et là, tout avait dérapé.

Deag, ce grand Deag bien costaud, bien solide et résistant, oui, ce thül là auprès duquel Erys était retournée vite fait pour ne pas prendre un sabre "perdu" par un frontalier au travers de la gorge, avait changé radicalement d'attitude. Il les avait attrapés, Néo et elle, et hissé à hauteur de son épaule :


- Fuyez, pauvres fous ! leur avait-il dit, l'air presque... apeuré.

Et rien ne s'arrangea lorsque la jeune femme lança au Thül :


- Hé toi, le gros machin ! On s'est pas déjà vus quelque part ? Attends ! Pars pas ! Si je te mettais quelque baignes dans la figure je pourrais m'en souvenir !

Normalement, Deag aurait du répliquer au quart de tour et foncer sur la guerrière pour la démolir mais il resta comme tétaniser. Et du coup, Erys ne comprenait plus rien hormis une chose : Deag pouvait ne pas être un si bon bouclier que ça, finalement.

La jeune chevalier jeta alors un regard dubitatif à son frère d'arme, qui était loin d'avoir la même carrure que leur compère. Il faisait quoi... Une tête en plus qu'elle, pauvre femme ? Mais, atout non négligeable, il avait une armure. Et de meilleure qualité que la sienne, selon toute vraisemblance.


- Deag, tu connais cette frontalière ? [i]lui demanda Erys même si elle n'avait aucun doute sur la réponse.

D'ailleurs, ladite frontalière s'avança vers eux à grandes enjambées et Erys s'écarta prudemment de sa trajectoire, restant pas trop loin de Néo, on ne sait jamais. Mais bien sûr, jamais elle n'avouerait à qui que ce soit qu'elle voulait s'en servir comme bouclier. JA-MAIS. Bien trop fière pour ça.

Comme elle ne dirait jamais à personne qu'elle avait envisagé la possibilité d'un retrait stratégique... Non. Après tout, elle était une Chevalier. Elle resterait et se battrait vaillamment sans se cacher, même face à des frontaliers enragés... N'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Un stupide pari Mar 19 Fév 2013 - 19:15



III. Un stupide pari
| Erys & Deag & Ludwiga & Néo |




La fin du voyage se passa sans incident, mais Erys semblait de plus en plus stressé au fur et à mesure que nous approchions de la Citadelle. J'essayais de parler avec elle, mais elle ne me répondait que par monosyllabe. Je savais pourquoi. Elle était véxée que j'ai soutenu Deäg pour le pari. Je continuais de discuter, bien que cela ressemble plus à un monologue qu'à un dialogue, elle finirait bien par me pardonner. Je discutais aussi avec Deäg qui semblait très heureux de ce qui allait se passer. Après tout, ce n'est pas tous les jours que quelqu'un clame dans la Citadelle que les thüls sont supérieurs aux Frontaliers. Frontaliers qui n'allaient surement pas bien réagir. Ils étaient connu pour vraiment bien manier le sabre et pour leurs férocité ainsi que leurs susceptibilité. Nous étions dans de beaux draps !

Nous venions d'arriver et tandis que les marchands déchargeaient les marchandises, Deäg vint nous rejoindre et nous guida dans une grande cour entourait de hauts murs de pierres. Je ne pus qu'admirer les lieux et l'architecture de la Citadelle. Il faisait beau et le soleil se reflétait sur les vitres, donnant un aspect magique. Moins magique, cependant quand mon regard tomba sur les Frontaliers qui se trouvait là. Certain discutaient et d'autres s'entraîner. Leurs silhouettes étaient floues tellement ils se mouvaient rapidement et ils étaient impossible de suivre leurs lames du regard. Je jetais un regard à Erys et la vit prendre une profonde inspiration et prendre la parole.

Moi, Erys Eiffel, de la Guilde des Chevaliers, combattantes des chemins de Gwendalavir, pourfendeuse de Ts'liche, terreurs des raïs, j'affirme et proclame que les Thüls sont les plus vaillants, les plus courageux de tout Gwendalavir et sont supérieurs aux Frontaliers !

Je regardais Erys, il fallait qu'elle nous fasse tout un discours héroïque ! Elle ne pouvait pas se contenter du strict minimum ? Il y eu un silence pesant dans la cour durant lequel les Frontaliers semblèrent assimiler l'information. Puis ils se mirent à chuchoter entre eux et pour ne rien arranger, les paroles d'Erys s'étaient repercuté en un écho … peu discret. Merci Deäg d'avoir choisis cet endroit, vraiment ! Et merci Erys de nous avoir sortie une réplique digne d'un héros. Je regardais Deäg qui adressait des sourires aux frontaliers quand soudain, son visage se figea et ses yeux perdirent de leurs éclats. Je me tournais vers le poin qu'il fixait et aperçu une frontalière qui devait avoir une trentaine d'années, peut-être un peu moins. Assez grande et musclée, elle arborait une mine sévère et n'avait pas l'air très contente. Ses longs cheveux blonds étaient retenus en une longue tresse blonde qui pendait dans son dos en compagnie … D'un sabre. Je sentis soudain que l'on me soulevait légèrement du sol et je me retrouvais nez à nez avec Deäg. Chose anormal puisqu'il était plus grand que moi à la base. Je tournais légèrement la tête et vit Erys qui avait pris au moins trente centimètres.

Fuyez, pauvres fous !

Là, il y avait vraiment un problème. Deäg ? Qui conseillait de fuir ? Son regard était toujours fixait sur la Frontalière et il paraissait inquiet. Elle devait vraiment être redoutable …

Pour ça, il faudrait que tu nous reposes Deäg … Tu m'étrangles là …

Il nous reposa sur le sol et je repris ma respiration en réajustant ma chemise. La femme s'était approchée et elle s'adressa à Deäg.

Hé toi, le gros machin ! On s'est pas déjà vus quelque part ? Attends ! Pars pas ! Si je te mettais quelque baignes dans la figure je pourrais m'en souvenir !

Je comprenais mieux. Ils s'étaient déjà rencontrés tous les deux et apparement, leur rencontre ne s'était pas très bien passé pour Deäg. Comme pour confirmer mes hypothèses, notre ami thül ne bougea pas, restant figé à regarder avec apprehension celle qui avait l'air d'être son pire cauchemar.

Deag, tu connais cette frontalière ?

La réponse paraissait évidente, non ? La frontalière s'avança vers nous et Erys se rapprocha de moi. Aurait-elle … Peur ? Je souris intérieurement à cette pensée. Oui, interieurement car la situation était critique. Très critique. Je me tournais vers la guerrière et pris la parole.

Croyez moi, cela aurait été un plaisir de participer à une bonne bagarre mais si on essayait de régler cette histoire de façon … Civiliser ?






Dernière édition par Néo Lyama le Ven 5 Avr 2013 - 18:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un stupide pari Ven 8 Mar 2013 - 14:08

Hé toi, le gros machin ! On s'est pas déjà vus quelque part ?

Si son état le lui avait permis, Deag se serait offusqué qu’elle ait oublié leur première rencontre. D’un autre côté cela lui permettrait peut-être de s’en sortir…

- Attends ! Pars pas ! Si je te mettais quelque baignes dans la figure je pourrais m'en souvenir !

… et bien non. Apparemment la mémoire des frontaliers répondait à un mode de fonctionnement particulier qu’il était sûr de ne pas apprécier. Tétanisé, ses jambes ne répondaient plus et il se demanda si c’était aussi le cas pour Néo et Erys qui n’avaient pas l’air de vouloir déguerpir.

-Deag, tu connais cette frontalière ?

Il ignora la question, craignant que sa réponse ne ravive les souvenirs de Ludwiga. Il observa une attitude très sage chez Erys qui se rapprochait subtilement de Néo dans un mouvement prudent proche de la glissade témoignant d’un bel instinct de survie. Mais pas assez au goût de Deag qui avait déjà tâté des recettes frontalières et ne savait que trop bien ce qu’il risquait : sa peau, son honneur, ses tresses, son popotin… Une pensée lui vint soudain : et si Ludwiga ne se rappelait pas de lui non pas parce qu’il avait pris un paquet de centimètres en hauteur et en largeur, mais parce qu’elle cognait régulièrement du Thül ? Tous les Thüls se seraient bien gardés de s’avouer humilier par une frontalière – comme lui-même à l’époque- et personne n’en saurait rien… La blonde était peut-être une pourfendeuse de Thül ! Une bien sombre perspective qui injecta un peu d’adrénaline dans son corps. Suffisamment pour retrouver l’usage de ses jambes.
De son côté Néo tentait de désamorcer la situation :

- Croyez moi, cela aurait été un plaisir de participer à une bonne bagarre mais si on essayait de régler cette histoire de façon … Civilisée ?

Et comment ? En parlementant avec une pourfendeuse d’honnêtes Thüls ? En ployant le genou, en implorant clémence et pardon ? En… reportant toute la faute sur Erys ? Après tout c’était elle qui avait crié la supériorité des Thüls… Deag était à côté, certes, mais qui pourrait lui en vouloir d’avoir assister malencontreusement à la déferlante d’opinion très personnelle d’Erys ? Un avis non imputable à lui, Deag Jörgan, l’innocence incarnée qui n’avait d’autre tort que de s’être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment !
Alors que cette solution se frayait un chemin de plus en plus spacieux dans son esprit, une petite voix lui rappela ses torts dans l’histoire et le conjura de renoncer à cette vilénie. Ce qu’il fit une seconde avant que n’apparaissent d’autres frontaliers.
Visiblement en colère.
Et voilà ! Ils auraient dû courir dès le départ ! La proposition d’arrangement civilisée fut sévèrement compromise dès l’instant où un jeune frontalier posa successivement les yeux sur le Thül et la main sur son sabre. Le groupe se rapprochait dangereusement. Le Thül crut entendre une lame quitter son fourreau. Probablement Erys. Elle avait sans doute sentit venir le vinaigre…

Deag s’éclaircit la gorge et ouvrit la bouche pour prononcer un mot…
Mot qui n’eut pas le temps de franchir ses lèvres que déjà une flèche fusait, tranchant une mèche de cheveux. Ce fut le signal de départ du chaos. Il le savait ! Il le savait bien qu’il risquait ses tresses ! Il avisa l’archer responsable au milieu du petit groupe et prit une grande inspiration. Cet attentat capillaire ne resterait pas impuni !

- GRRRAAAAAAAAAAAAAAAA !

A son cri répondit ceux des frontaliers qui passèrent à l’attaque. Le déchaînement de violence fut à la mesure de l’affront : Deag se saisit du banc de pierre près de lui et l’envoya se fracasser sur les frontaliers. Les plus prestes esquivèrent le projectile d’une pirouette, mais trois autres devaient se réveiller avec une commotion et de nombreuses contusions. Ludwiga passa aussitôt à l’attaque, interceptée par Néo tandis qu’Erys surprenait un frontalier. Pendant une folle seconde Deag crut qu’ils prendraient l’avantage.
Puis Néo mordit la poussière et il vit Erys courir pour échapper aux frontaliers qui la poursuivaient. Le Thül se retrouva face à Ludwiga, l’incarnation de ses pires cauchemars. Devant son expression carnassière il n’eut d’autre choix que de dégainer son épée. La lame chuinta longuement en quittant son dos, trahissant une taille démesurée. Et une sacrée pétoche. Mais Deag était bien décidé à vendre chèrement sa peau ! Deag s’élança…

- AAAARGH !

Ludwiga s’élanc…
*Prraouch*
… se ramassa au sol. Néo ? Deag n’eut toutefois pas le loisir de freiner sa course, emporté par élan, et se retrouva nez à nez (ou plutôt nez à vide pour lui et nez à torse pour l’autre) avec un frontalier qu’il percuta de plein fouet. Le petit homme fut projeté à quelques mètres tandis que Deag en perdait l’équilibre, bousculant au passage un autre combattant qui esquiva ainsi la lame d’Erys. Celle-ci manqua de se ficher dans le Thül qui retint de justesse un cri trop aigu pour être crédible et rentra son ventre. Il sentit le vent de l’arme frôlant son abdomen et fixa Erys avec des yeux ronds. Complètement perdu il souleva soudain son énorme épée et fit mine de l’abattre sur la chevalière, interceptant en réalité le sabre d’un frontalier venant de derrière. Le combat reprit, dans une assourdissante cacophonie d’acier, de corps et de pierre. Deag voyait des pieds, des mains, des lames, parfois des visages –jamais longtemps-, et lui-même s’effondra en trébuchant sur un corps inconscient, déclenchant un petit tremblement de terre. Ils devaient se replier. Fuir et vite ! Où était donc passé Ludwiga ? Elle était la seule qu’il devait à tout prix éviter. Et il ne la voyait pas. Il se releva lourdement tout en la cherchant des yeux ainsi que ses compagnons d’infortune…

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MessageSujet: Re: Un stupide pari Mar 12 Mar 2013 - 21:58

Qu'on leur coupe la tête !


Jusqu'à un certain moment, les trois Alaviriens semblèrent hésiter. Oui, ils semblèrent sur le point de faire demi-tour, jusqu'à ce qu'un Frontalier trop impatient finisse par lâcher une flèche qui fusa droit vers le Thül. Elle passa à quelques millimètres de son visage en sifflant, et Ludwiga vit voler une tresse solitaire. La flèche avait amputé le guerrier d'une partie de son patrimoine capillaire. La jeune femme grimaça en imaginant quelle douleur insurmontable avait dû frapper le Thül. Pendant un instant, elle compatit. Pendant un instant seulement. Incapable de laisser ce crime impunis, le Thül s'époumona à un tel point qu'elle crut qu'il allait se rompre les cordes vocales, et se lança sur les Frontaliers avec son compagnon. Le cri des Frontaliers fit écho au leur, ils dégainèrent leurs lames dans un ensemble parfait.

A sa grande surprise, le Thül ne saisit pas sa hache, mais s'empara d'un banc public ! Un joli banc public offert par la famille Til'Illan oµ des centaines de fesses se reposaient depuis des années ! Le monument s'envola pour atterrir dans la masse des combattants. Diantre ! Par les puces du Dragon ! Seule la mort pourrait laver cet affront !

YAAAAAAAH !

Ludwiga s'élança, la lame au clair, les yeux lançant des éclairs, prête à faire la guerre (et des rimes aussi). Par les coliques de la dame ! Qui étais ce petit morpion qui lui barrait la route ?! Poussant un cri barbare, Ludwiga virevolta et para le coup d'épée qui lui était destiné. En voyant qu'elle ne lui prêtait que peu d'attention, le chevalier redoubla d'efforts. Mais la pointe de son épée chatouillait à peine la Frontalière ! Elle para du fort de la lame, esquiva une botte audacieuse, puis faucha le jeune homme au niveau des jambes. Le chevalier tomba sur le pavé. Une fois débarrassée de ce moucheron, Ludwiga bondit vers le Thül... sa proie. Elle allait lui casser les deux bras, les deux jambes, le nez et quelques côtes. Ensuite, elle l'enverrait dans une jolie geôle avec vue sur la falaise. Une geôle froide, glacée, insupportable pour son cuir de Thül ! Ses tresses ne lui tiendraient pas très chaud là-bas, bwahahahhaa ! Aaaah !

Alors qu'elle était en plein élan, une main baladeuse l'attrapa à la cheville. Oh non... sa botte ripa sur le sol et elle vit les pavés de la place se rapprocher à toute allure. Elle s'étala de tout son long au milieu de la bataille. Quelle honte ! Vite, elle devait se relever, que personne ne la voie dans cette posture ridicule. Elle s'ébroua pour faire lâcher prise au chevalier et se mit d'un bond sur ses pieds. Le Thül ! Le Thül... Où était passé le Thül ?! Elle voyait sa compagne, la petite chevalière toute menue qui brandissait un cure-dent dont les Frontaliers qui l'entouraient se moquaient allègrement. Elle se battait vaillamment la petite. Pour un Frontalier de cinq ans ! Bwahahahaa ! Allez, fini de tergiverser, le sang et la bataille l'attendait. Elle fonça sur la petite femme chevalier, évita un coup de cure-dent et lui asséna un puissant coup de pied dans la cage thoracique qui la fit reculer de un pas... deux... trois.... plouf ! Elle fut fauchée au niveau des jambes par un élément du décor et tomba fesses les premières dans l'abreuvoir des chevaux. De l'art ! C'était du grand art !

Ludwiga, les poings sur les hanches, la tête renversée en arrière, éclata d'un rire machiavélique à en faire pâlir de jalousie Eléa Ril'Morienval en personne. Personne ne résistait à la fureur de la grande et invincible Ludwiga Hasagan !

Amenez-vous ! Bande de nullards !

Elle brandit son sabre et se lança après la tête de Thül qui venait d'apparaître au milieu de la mêlée. Elle fendit la foule en jouant des épaules et se fraya un chemin jusqu'à son ennemi héréditaire qui ferraillait déjà avec un autre Frontalier. Ludwiga prit la place de son confrère et décocha au Thül un sourire carnassier.

Salut mon gros ! Tu veux danser ?

Le Thül, dont le nom ne lui revenait toujours pas, ne semblait pas à son aise. Cela conforta Ludwiga dans sa position de dominante. Ludwiga dominait toujours ! Et elle menait la danse aussi. Les combattants commencèrent à ferrailler avec acharnement.
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MessageSujet: Re: Un stupide pari Dim 17 Mar 2013 - 11:16

Dès qu'elle vit le regard moqueur de Néo -oui, il était moqueur ! - Erys se stoppa. Elle n'était même pas en train de le prendre pour bouclier, d'abord. Elle n'en avait pas besoin, et certainement pas d'un aussi gringalet que lui, d'abord.

- Croyez moi, cela aurait été un plaisir de participer à une bonne bagarre mais si on essayait de régler cette histoire de façon … Civilisée ?

Pour un peu Erys aurait embrassé le chevalier. Quelle bonne idée ! Non pas qu’elle se refusait à une bonne bagarre ! Loin de là, elle aurait dit oui sans hésiter à n’importe quelle bagarre. Et re-oui pour une bagarre contre les Frontaliers… Mais dans un match amical. Et là, ils avaient plus l’air d’humeur massacrante (au sens littéral du terme) qu’amical. Bon, note à elle-même : la prochaine fois qu’elle clamait la supériorité de quelqu’un, qu’elle le fasse de manière sobre. Sauf pour les Chevaliers. Eux étaient vraiment les meilleurs. La preuve ? Elle en faisait partie.

Malgré ses espoirs, la jeune femme tira discrètement son épée du fourreau – on était jamais trop prudent – mais ce ne fut peut-être pas une si bonne chose puisque dans les secondes qui suivirent, une flèche siffla et amputa Deag d’une tresse. Erys se figea. Au cours du voyage, elle n’avait pu que constater que le grand Thül tenait à sa masse capillaire comme à la prunelle de ses yeux. Le massacre était donc inévitable…

- GRRRAAAAAAAAAAAAAAAA !

[i]Voilà, qu’est-ce qu’elle disait ? Le Thül avait poussé un cri de guerre assourdissant, mais beaucoup moins que celui des Frontaliers présents qui lui répondirent de la même manière. Erys grimaça. Elle aurait aimé gardé ses tympans encore un peu, merci bien !

Le géant s’élança à l’encontre des Frontaliers, qui firent de même. La Chevalier échangea un regard avec Néo puis courut à la mêlée. Il ne serait pas dit qu’elle était restée derrière ! Erys voulut se diriger vers la Frontalière qui faisait peur à Deag mais Néo fut plus rapide. En compensation, elle se rua sur les autres.

Les premiers Frontaliers qui se présentèrent devant elle furent deux jeunes qui ne devaient pas avoir plus de dix-huit ans. Et qui, en plus, se payèrent le loisir de se moquer de son épée :


- BWAHAHA ! C’est quoi ça, un cure-dent ? Tu comptes vraiment te battre avec ça ?!

Il était vrai que son épée ne payait pas de mine face aux sabres massifs des Frontaliers mais elle ne les autorisait pas à se moquer de l’arme que son maitre lui avait remise ! Avec un grondement, elle se jeta sur celui qui venait de parler sans prévenir. Celui-ci, surpris, n’eut pas le temps de réagir que, déjà, il était désarmé et assommé. Et d’un !

Le second, prévenu, attaqua le premier et Erys dut bientôt faire attention à ne pas se faire dépasser à sa plus grande frustration : un môme lui tentait tête ! Pire, il prenait peu à peu l’avantage ! Et pour ne rien améliorer, d’autres Frontaliers vinrent bientôt former un cercle autour d’eux en échangeant des commentaires et sans faire mine de se battre.

Cela renforça la colère d’Erys qui parvint à repousser son adversaire. Juste à ce moment-là, comme pour gâcher son plaisir, la Frontalière qui voulait mettre des beigne à Deag surgit comme de nulle part et évita avec une facilité insultante le coup que lui destinait Erys avant de lui envoyer son pied en pleine poitrine.

La jeune femme recula d’un pas, deux… (Elle ne se vautrerait pas, elle ne se vautrerait pas ! Hors de question !) Trois… Et ses jambes cognèrent quelque chose derrière elle. Elle perdit l’équilibre et *PLOUF* se vautra dans l’abreuvoir. Les Frontaliers qui avaient assisté à la scène se plièrent en deux de rire. Par le string en dentelle du Maitre de la Citadelle, ils n’étaient pas censés être un peuple austère ?! Qu’ils arrêtent de s’écrouler de rire !


- Amenez-vous ! Bande de nullards !

OK. Cette fois elle allait se les faire – se LA faire – pour de bon. Erys sauta hors de son abreuvoir, prête à en découdre, mais la Frontalière était déjà partie se frotter au Thül. Tch, mauviette ! En compensation, elle se tourna vers le Frontalier le plus proche, l’air menaçante. Mais il dut lui trouver plus un air de chaton à moitié noyé que de féroce guerrière car il se fendit la poire de plus belle. Il allait le regretter ! Erys se lança vers lui et… Se stoppa net en s'apercevant qu'ils avaient tous arrêtez de se battre et étaient silencieux, le regard rivé vers le porche.

Sur celui-ci se tenait l'air consterné le responsable de la caravane que ses camarades et elle avaient escortée jusqu'ici. Et à côté de lui... Le regard d'Erys balaya la cours. Oh ça, c'était mauvais. Arrêt de la bataille + air respectueux des Frontaliers = Gros ennuis = Maitre de la Citadelle. Nooon.... ... Si ?


- Mais qu'est-ce qui se passe ici ?

Erys avait l'impression d'avoir le cerveau éteint. Il fallait qu'elle trouve quelque chose de censé à dire. Et vite.

- Bonjour, euh... On faisait un petit échauffement entre amis ?

Le chef de la caravane eut l'air de vouloir se taper la tête contre le mur. Quoi ? Elle était si désespérante que ça ?
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MessageSujet: Re: Un stupide pari Jeu 4 Avr 2013 - 23:48



IV. Un stupide pari
| Erys & Deag & Ludwiga & Néo |



Les Frontaliers semblèrent se moquer éperdument de ma proposition et la frontalière blonde ne réagit pas. Si on ajoutait l'attitude menaçante des guerriers plus leurs mains sur la poignée de leurs sabres … on obtenait un résultat assez inquiétant. J'étais déjà venu à la Citadelle et bien que ce lieu soit parfois un peu ennuyant, il était assez agréable. Mais en ce moment même, je devais avouer que si je m'étais trouver à des kilomètres d'ici, je serais vraiment content. Erys et Deag semblait hésiter. Fuir ? Ne pas fuir ? Non, enfaîte personne n’hésitez, c'était juste qu'aucun de nous trois ne voulait être le premier à se mettre à courir. Résultat ? Personne ne bougeait. Comme-ci il n'y en avait pas assez, un nouveau groupe de frontalier arriva, souhaitant apparemment assister ou même participer à l'affrontement qui n'allait pas tarder si nous restions planter là comme trois idiots.

Le sifflement d'une flèche se fit alors entendre dans le silence pesant qui régnait sur la cour. La cible n'était autre que Deag, qui s'apprêtait sûrement à prendre la parole à la vue de sa bouche ouverte. Mais quand une tresse du Thül voltigea, ce n'est pas une phrase, ni même un mot qui sortit de la bouche de Deag, mais un hurlement.

GRRRAAAAAAAAAAAAAAAA !

A ce cri digne des plus puissantes cordes vocales existantes, répondit celui des Frontaliers qui, dans un parfait ensemble dégainèrent leurs sabres. D'un point de vue extérieur, la scène devait être assez comique, mais du mien … Pas vraiment. Deag fit alors la chose la plus improbable qu'il puisse arriver dans un combat. Il se saisit d'un banc de pierre et l'envoya sur les Frontaliers. Étrange, mais efficaces puisque les pierres assommèrent plus d'un guerrier. Le projectile les assomma, certes, mais cela eut aussi le don d’énerver ceux qui était encore debout. En particulier la guerrière blonde que Deag semblait redouter.

YAAAAAAAH !

J'eus l'excellente idée de ne pas réfléchir avant d'agir. Je savais parfaitement que les Frontaliers étaient de redoutables guerriers, en particulier cette femme qui semblait très bien entraînée, mais je sortis mon sabre de son fourreau et m'élançais vers elle tandis que Deag et Erys faisaient de même vers les autres Frontaliers.

J'arrivais face à elle et engageais le combat, mais la Frontalière semblait prêter plus d'attention aux combat qui fessait rage autour de nous qu'à ma lame, parant mes coups avec une facilité déconcertante. Vexé, je redoublais d'effort, mais la Frontalière arrivait toujours à esquiver ma lame, mêlant souplesse, force, rapidité et précision, elle était une guerrière redoutable. Elle semblait même s'ennuyer face à mes attaques. Après qu'elle en est parée un nouvelle, je tentais le tout pour le tout en voulant la toucher, mais elle évita une fois de plus mon sabre et sa jambe droite me fauche au niveau de l'arrière des genoux. Je m'imaginais la scène au ralenti. Son pied fouettant l'air, une mine désespérée se dessinant sur mon visage, le sol disparaître sous mes pieds. Nooooon …. Et si. Je mordis la poussière et tombais violemment sur le dos. Si je n'étais pas un peu sonné et que Erys n'avait pas d'autres problèmes à régler, je l'aurais étriper. Je n'avais rien demandé, moi ! Bon d'accord, j'avais participé, mais bon. Erys avait voulu tester la résistance à l'alcool d'un Thül, chose assez stupide, Erys avait perdu le combat et Erys, ENCORE, avait crier haut et fort une réplique héroïque ayant pour but de provoquer les frontaliers.

Je revins rapidement à la réalité quand la Frontalière prit son élan en direction de Deag. Je tendis le bras et attrapais sa cheville. Je la vis mordre la poussière et un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres. Œil pour œil, dent pour dent ! Je me relevais et l'intervention de deux jeunes Frontaliers m'empêcha de savourer ma revanche. Ils devaient tout juste avoir une vingtaine d'années, une tenue sombre et un sabre dans leurs main droite. Un des deux attaqua pendant que l'autre se reculait, prêt à se venger si je gagnais, ou à rigoler si je perdais. Décidé à ce que cela n'arrive pas, je me concentrais, ignorant les remarques des guerriers rassemblés autour de nous. Quand leurs tour viendra, ils le regretteront. Mon adversaire finit par être assommer à la suite d'un de mes coups de poings dans la tempe et à sa violents chute sur les pavés. Son fidèle compagnon se jeta sur moi et nous roulâmes sur le sol, dur il faut le dire. Je reçus des coups, mais lui aussi aura sûrement quelques bleus. Je le repoussais et me relevais rapidement, autant éviter de rester par terre et d'avoir l'air ridicule. Je remarquais alors Erys, dans une situation assez comique, je pouvais le dire. Dans … l'abreuvoir. Ce qui semblait bien faire rire les Frontaliers qui se trouvaient autour. Un coup dans les côtes de la part de mon adversaire me rappela sa présence et je ne pus assister à la suite de la scène, mais Erys semblait assez énervée. J'évitais un coup de pied destiné à me faire tomber, une fois, mais pas deux non mais oh, et le Frontalier cracha du sang quand le pommeau de mon arme vint violemment percuter son menton dans un craquement écœurant. Il recula de quelques mètres, vérifiant qu'il avait toujours toutes ses dents. Un sourire se dessina sur mon visage et je m'adressais aux quelques frontaliers qui se trouvaient autour.

Alors ??? Qui est le prochain …

Je baissais la voie quand je me rendis compte du grand silence anormal qui s'était installée. Les frontaliers étaient tous tournés dans la même direction. Le porche. Lentement, je me tournais dans cette direction. Merci ! Cher frontaliers d'avoir régit de cette manière à la provocation de notre amie ici présente ! Merci vraiment ! Je tiens aussi à remercier notre cher Thül d'avoir gagné ce combat derrière l'auberge ! Grâce à vous, nous sommes dans le pétrin ! Et moi ? Je vais tout de même pas me remercier d'avoir proposer qu'Erys doive annoncer que les Thüls étaient supérieurs aux frontaliers si elle perdait le combat. Si ? Dans ce cas, merci moi. Mais la seule est unique responsable de cette histoire, c'était la bière. Grâce à cette boisson dont il ne fallait pas abuser, au risque de vous mettre dans ce genre de situation, nous nous retrouvions dans la cour de la Citadelle, avec des Frontaliers enragés eeeeeeeet …. Le clou du spectacle, la pire chose qu'il pouvait arriver … Le maître de la Citadelle ! Nous faisions autant de bruit que ça ? Peut-être que le banc que Deag avait utilisé comme projectile était sacré ?

Mais qu'est-ce qui se passe ici ?

Euh … demandez aux autres, je suis pour le moment hors service, d'accord ? Ce devait aussi être le cas d'Erys, sauf que cette dernière, contrairement à moi, prit la parole.

Bonjour, euh … On faisait un petit échauffement entre amis ?

Mon dieu Erys … peut-être peux-tu trouver quelque chose ne serait-ce qu'un touuuut petit peu plus convaincant ? Je la rejoignais et remarquais au passage Deag et la jeune femme blonde qui avait stoppés leur combat et la frontalière n'avait apparemment qu'une envie. Le reprendre. Si j'étais Deag, je me ferais du souci, vraiment. Aux côtés du maître des lieux, le chef de la caravane. Peut-être serait-il plus à même de nous écouter que les frontaliers ?

Euh … Oui. Un échauffement, comme vous pouvez le voir. Il y a une infirmerie ici ? Parce que beaucoup de frontalier sont assommés …

Le regard noir du maître de la caravane voulait tout dire. Tais-toi, ou je t'étripe. N'ayant pas encore toucher ma paye, je choisis de ne pas parler, lançant un regard un Deag. Peut-être qu'avec sa délicatesse légendaire, il nous sortirait de ce pétrin ? Arrête de rêver, Néo ...





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MessageSujet: Re: Un stupide pari Mar 30 Avr 2013 - 12:08

Le Thül n'eut pas à trouver la Frontalière, elle s'en chargea. Prit par surprise, son beau courage fondit lorsqu'il entendit :

Salut mon gros ! Tu veux danser ?

Il fit volte face pour affronter le regard de Ludwiga qui criait sa supériorité. Sans l'admettre, Deag ne pouvait pas le nier... Il refusa néanmoins de se laisser abattre, prêt cette fois à récupérer un peu de l'égo qu'il avait perdu des années auparavant en lutant avec honneur.

Deag ne raconterait jamais la véritable version de cet épisode de sa vie dans ses mémoires. Mais un jour il confessera avoir réellement craint pour sa vie, s'imaginant jouer le dernier combat de son existence.
Et il y avait de quoi compisser ses chausses (il s'en abstint cependant) lorsque la Frontalière passa à l'attaque. Si "danser" était un terme approprier pour qualifier la grâce de sa mortelle chorégraphie, l'art de ferrailler de Deag en revanche n'avait d'artistique que le nom. Plus bourrin que gracieux, plus actif que réfléchi, on dénota quand même un semblant de subtilité dans certaines de ses bottes quand il réalisa que toute Légende (avortée pour sa part) se devait de périr avec un minimum d'esthétique.

Les combattants s'acharnèrent et Deag perdit une lanière de cuir alors qu'il sectionnait un cheveux de Ludwiga en dédommagement du précédent acte de vandalisme capillaire envers sa large personne. Il visait plus qu'un cheveux en fait mais la frontalière bougeait trop rapidement pour qu'il s'empare d'un plus gros trophée... Ils enchainèrent quelques parades ripostes, Deag tâchant de survivre le plus longtemps possible, mais ils n'eut plus d'occasion d'enrichir son scalp blond car le combat prit une tournure pour le moins inattendue.
Les Frontaliers se murèrent dans un silence religieux et il vit Ludwiga passer de "Sus au lard Thül !" à une forme de vénération.
Quelque chose s'apparentant à une forme d'intelligence interdit au Thül d'en profiter. Il baissa plutôt sa lame et se tourna pour suivre le regard de son adversaire.

Il n'eut aucun mal à reconnaître le maître de la caravane et se sentit déjà honteux. Mais ce n'est que lorsqu'il identifia l'homme à ses côtés qu'il réalisa dans quel bourbier ils s'étaient fourrés.

Le Seigneur de la Citadelle.

Deag en resta baba, soudain aussi muet que les frontaliers, et sembla se ratatiner sur place prenant presque taille humaine. C'est Erys qui la première puisa suffisamment de courage (ou de folie) pour parler :

- Bonjour, euh... On faisait un petit échauffement entre amis ?

Deag approuva vivement du chef pour confirmer les dires d'Erys. Oh tiens mais qu'est-ce qui venait de tomber par terre ? Encore un bout de son égo, de son honneur, de sa virilité... Décidément la Citadelle ne le laissait jamais repartir entier. Néo poursuivit et le Thül espéra un instant qu'à eux deux les chevaliers déloqueraient la situation.

Euh … Oui. Un échauffement, comme vous pouvez le voir. Il y a une infirmerie ici ? Parce que beaucoup de frontalier sont assommés …

Est-ce qu'attirer l'attention sur les blessés était une bonne idée ? Même Deag n'en aurait pas juré et à en croire l'expression du maître de la caravane ce n'était effectivement pas le cas. Pourtant si le caravanier les foudroyait du regard, c'était le silence du Seigneur de la Citadelle qui terrifiait Deag. Les mots étaient superflus, son regard de glace mordait plus sûrement qu'une lame et l'aura émanant de son charisme suffisait à tous les écraser. Difficile de ne pas admirer l'autorité naturel de cet homme, tout frontalier soit-t-il.
Les réprimandes ne venant pas, pas plus que les réclamations de duels, Deag crut comprendre que le frontalier suprême leur laissait encore une porte de sortie. Peut-être dans sa grande sagesse prenait-t-il leurs comportements pour ce qu'ils étaient : des enfantillages ?
Peut-importe, Deag élargit la brèche offerte par ses camarades et fit une chose qu'il n'aurait jamais crut possible...

Lentement, trèèès lentement, avec une délicatesse insoupçonnée et insoupçonnable, il toucha l'épaule de Ludwiga, main à plat dans une parodie de "tapotement amical" et pondit le plus gros bobard de sa presque écourtée existence :

- Absolument ! Un échauffements en souvenir de... du bon vieux temps ou nous combattîmes ensemble le Chaos !

Craignant quand même que Ludwiga perde patience entre son précédent effleurement et son discours, il s'éloigna discrètement d'elle et reprit d'une voix enflammée, galvanisé par la pétoche :

- Ce combat mémorable dont nous ravîmes la victoire au prix de nos anciennes querelles, unissant par le chant guerrier de nos lames nos âmes dans un même destin !

Tout en parlant il passa à côté d'Erys et lui glissa un regard équivoque signifiant clairement "sauve qui peut", puis fit de même en coulant vers Néo, prétextant une envolée lyrique pour se déplacer.

- Nos amis Chevaliers brûlaient de connaître les détails et c'est pourquoi nous nous sommes lancés dans cette très amicale (il jeta un œil aux frontaliers assommés sous le banc qui commençaient à s'éveiller) ... et peut-être un peu trop "passionnée" reconstitution...

Le caravanier le toisa avec des yeux ronds et articula sans un son : "Vous êtes virés...".
Des grognements s'élevèrent de sous le banc et Deag croisa le regard du Seigneur de la Citadelle. Ce dernier dût avoir pitié du piteux état de décomposition dans lequel s'enfonçait le Thül car Deag jura avoir lu dans ses yeux : "courez".
Ordre muet auquel il se fit un devoir d'obéir prestement. Tentant d'insuffler un semblant de naturel à sa fuite, il fit mine de dire au revoir à ses "camarades frontaliers" puis, n'y tenant plus, détalla comme un damné.

Les chevaliers sur ses talons, ils décampèrent de concert, ne s'arrêtant que bien plus tard lorsque leurs poumons menacèrent d'imploser. Deag profita de cette pause pour clarifier la situation entre deux halètements :

- Ça... n'est évidemment... erff... jamais pffff arrivé !

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MessageSujet: Re: Un stupide pari Lun 10 Juin 2013 - 0:56

Hein ? Quoi ? Où ? Comment ?


Ludwiga était dubitative. Très dubitative. D'abord, il y avait ces clowns, sortis de nulle part, racontant n'importe quoi à qui voulait l'entendre, puis provoquant une bagarre de tous les diables dans la cour principale de la Citadelle. Ca faisait un sacré foutoir. Des chevaliers, des Frontaliers, un gros machin avec des cheveux pas possibles qu'elle avait du mal à replacer, des coups et des bancs publics qui volaient par-ci par-là et puis ça, la honte. Le Seigneur de la Citadelle qui se pointe au milieu de la bagarre. Les bagarres étaient courantes à la Citadelle, quotidiennes, des entraînements en somme. Mais une bagarre de ce genre, ça n'arrivait pas tous les jours, non non. Les Frontaliers étaient des gens disciplinés, et s'ils avaient la lame facile, ils vivaient selon un code de conduite très strict. Enfin, un code... disons que c'était plutôt une ligne, un horizon, une petite voix qui faisait en sorte qu'ils ne dépassaient pas les bornes, en temps normal. Et quand ils dépassaient les bornes, les Frontaliers, fidèles à eux-mêmes, le faisaient tout en finesse. Que dis-je, dans les règles de l'art de la bagarre le plus strict et le plus épuré. En bref, ils évitaient de repeindre la Citadelle en rouge. Le rouge, d'ailleurs, serait du plus mauvais effet avec le vert prononcé des forêts environnantes et le blanc de la neige sur les sommets enneigés de la chaîne du Poll.

Là. Là. Eh bien... la situation était difficile à expliquer. L'apparition du chef de la Citadelle avait calmé les foules, et les Frontaliers, s'ils gardaient leur lame à la main, ne faisaient pas mine de vouloir s'en prendre au trio d'humbles trouillards qui avaient semé la zizanie dans leur nid. Ludwiga avait croisé les bras sur sa poitrine et attendu une réaction. Elle accrocherait bien la tête du chevalier au mur de sa cuisine, juste pour l'été, la fille, elle la laissait à d'autres. Quant au Thül, avec une tête pareille, on pourrait balayer les écuries ! Ahem... A quoi pensait-elle ? C'était au Seigneur de la Citadelle de trancher... Le temps commençait à paraître long - c'est à dire que dix minutes étaient passées sans que quiconque fasse mine d'assassiner qui que ce soit - quand les trois clowns se mirent à parler d'entraînement. Entraînement ? Entraînement ? Ils les prenaient pour des cruches ou quoi ? Hein ? Hein ? Ah oui, je me souviens... c'est ça un entraînement. Oh pourquoi pas ! Allons donc ! Un entraînement ! Comme c'est amusant !

Alors qu'il se lançait dans un discours aussi ridicule que pompeux, le grand type avec le palmier sur la tête lui tapota l'épaule... Diantre ! Un frisson glacé parcourut l'échine de la Frontalière ! Son sang ne fit qu'un tour ! Elle vit rouge ! Bleu ! Vert ! Non ! Enfin bref. Ses mains furent agitées d'un tremblement inexplicable et inexpliqué. Un tic nerveux contracta son visage. Sa tresse blonde se dressa sur sa tête (peut-être pas à ce point).

Je vais le tuer. Je vais le tuer. Je vais le tuer. Le couper en morceaux. Morceaux. Tous petits morceaux. Petits petits morceaux. Pitis pitis pitis morceaux.

Ludwiga referma la main sur son sabre et, l'air hagard, comme possédé par un esprit vil et belliqueux qui n'était pas du tout le sien, se tourna vers le trio infernal qui... Hé ! Hééééééééééé ! Où est-ce qu'ils couraient comme ça ?! OOooooh ! Si jamais elle remettait la main dessus... Grouah !

HRP: sorry, c'est court, je n'avais plus grand chose à raconter avec Ludwi !
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MessageSujet: Re: Un stupide pari Ven 14 Juin 2013 - 10:03

- Euh … Oui. Un échauffement, comme vous pouvez le voir. Il y a une infirmerie ici ? Parce que beaucoup de frontalier sont assommés …

Erys remercia intérieurement Néo. Avec un peu de chance, à eux tous, ils arriveraient à un prétexte plus ou moins plausible. Quoi que, vu le regard du caravanier, ça n'est pas être possible. Pourtant, Deag essaya quand même, allant jusqu'à tapoter l'épaule de son adversaire qui ne semblait avoir qu'une envie : l'étriper.

- Absolument ! Un échauffements en souvenir de... du bon vieux temps ou nous combattîmes ensemble le Chaos ! Ce combat mémorable dont nous ravîmes la victoire au prix de nos anciennes querelles, unissant par le chant guerrier de nos lames nos âmes dans un même destin !

Il lui jeta un regard qui lui disait clairement de fuir. Elle recula lentement vers la sortie, mais continua de regarder le maitre de la caravane du coin de l'oeil. Elle n'avait pas encore été payée !

- Nos amis Chevaliers brûlaient de connaître les détails et c'est pourquoi nous nous sommes lancés dans cette très amicale ... et peut-être un peu trop "passionnée" reconstitution...

... Et visiblement elle ne le serait pas puisqu'elle put lire très clairement sur ses lèvres un "vous êtes virés" assez... furieux.
Les frontaliers anciennement assommés commençaient à se manifester en grognant même si - elle aurait pu le jurer - l'un d'eux ronflait, le taille toujours écrasée sous le banc lancé par Deag. Le Thül, d'ailleurs, leur lança un dernier regard avant de prendre la fuite. Sans demander son reste, Erys s'élança à sa suite, talonnée de près par Néo. Elle crut entendre des protestations de la part des Frontaliers encore debout mais personne ne fit mine de les arrêter, pour l'instant. Elle supposait que voir détaler comme des lapins deux chevaliers et un thül, ça devait être drôle... En tout cas, sa fierté ne s'en remettrait pas avant un bout de temps !
 Lorsqu'ils s'arrêtèrent, les poumons en feu, la Citadelle avait disparue depuis bien longtemps. La jeune femme se plia en deux, les mains sur les cuisses, pour essayer de reprendre son souffle.

- Ça... n'est évidemment... erff... jamais pffff arrivé !
Erys acquiesça vigoureusement.
- Jamais ! .. Pas de stupide pari... et pas de frontaliers !
Lorsqu'ils eurent tous les trois récupéré leur souffle et promis de ne plus dire un mot de cette malheureuse histoire, ils se redressèrent et regardèrent autour d'eux. Très vite, ils se rendirent compte qu'ils étaient proche du maudit village où tout avait commencé. Ils avaient du pulvériser un record de vitesse pour arriver là aussi vite.
Escortée des deux hommes, ils s'y rendirent et chacun s'acheta des vivres (pas question de rester dans les parages, aussi proches des frontaliers !) en maudissant ce foutu caravanier qui ne les avait même pas payé. Une fois qu'ils eurent tous ce qu'il leur fallait, ils se rejoignirent à la sortie du village et marchèrent encore un peu ensemble avant de décider de se séparer :
- Souvenez-vous, pas un mot ! ... Et, la prochaine fois, je t'écraserai Deag ! dit-elle comme au-revoir, un grand sourire aux lèvres.
Il lui sembla que Néo levait les yeux au ciel, mais il n'avait rien à dire celui-là : c'était sa faute si c'était arrivé, elle n'en démordrait pas ! Puis, elle s'avança le bagage sur l'épaule, et fit un dernier signe à ses compagnons d'infortune avant de prendre la route.

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