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Filatures en forêt

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MessageSujet: Filatures en forêt Mer 21 Mai 2014 - 19:24

Filatures en forêt


Tel est surpris qui croyait surprendre!





J’avais dépassé le gros de la forêt depuis à peu près une demi-heure.  À ma droite se trouvaient encore des arbres, comme pour rappeler que je n’avais pas encore dépassé son territoire mais ils n’étaient ni aussi sombres ni aussi touffus que ceux que j’avais longés pendant toute la matinée.  J’avançais au pas, profitant des rayons du soleil qui me réchauffaient.  Ma cape (qui me servait aussi soit d’oreiller soit de couverture) était roulée en boule et attachée derrière ma selle, aujourd’hui je ne devrais pas me protéger contre le froid ou la pluie et ce n’était pas pour me déplaire.  Soudain, alors que je me disais que mon voyage était anormalement calme ces dernier jours (la dernière attaque de bandits remontait à il y a un peu plus d’une semaine), Velours renâcla et pointa ses oreilles vers un bosquet d’arbres un peu plus touffus que les autres.  Un mouvement des branches attira mon attention, il était trop brusque et trop localisé pour avoir été provoqué par la légère brise qui soufflait.

« Tiens, tiens, on dirait qu’on va rencontrer quelqu’un… »

murmurai-je à ma monture.  Je continuai à avancer sans rien changer à mon allure.  Une fois que je fus à une quinzaine de pas de l’endroit où j’avais aperçu le mouvement j’arrêtai ma jument, mis pied à terre et soulevai l’antérieur droit de Velours comme pour enlever un caillou coincé dans la fourchette, tournant le dos à la personne qui était plus que probablement embusquée.  Ce n’était pas de l’imprudence, mais une ruse vieille comme le monde (ou peut-être plus) pour l’inciter à sortir de sa cachette.  Comme prévu il ne résista pas longtemps et j’entendis vite les branches s’écarter pour laisser passer quelqu’un arrivant au pas de course.  Bientôt je l’entendis lever son bras qui tenait probablement une dague ou autre.  Me détendant comme un ressort je me relevai, saisis son bras au poignet et le fis basculer tête la première devant moi. Je lui arrachai ensuite la dague qui m’était destinée.  Il me regarda d’un air hébété, comme s’il ne comprenait pas ce qu’il s’était passé, cela me permit de détailler un peu ce bandit raté.

Il n’était pas très grand, probablement un peu plus petit que moi.  de nombreuses blessures/cicatrices couraient sur son visage et ses bras et ses vêtements en dissimulaient probablement de nombreuses autres.  Son nez avait apparemment dégusté aussi, il donnait l’impression d’avoir été cassé puis recollé n’importe comment plusieurs fois.  Ses yeux hagards avaient une teinte brun-vert et ses lèvres venaient apparemment de se refermer sur une blessure récente.  Une couche de crasse le recouvrait comme si jamais on ne lui avait appris à quoi servait de l’eau.  Quand à ses cheveux…un vrai désastre capillaire maronneâtre qui s’agitait en désordre autour de sa tête.  À mon avis sa dernière coupe datait vachement!  Tranchant avec son apparence générale, ses vêtements et ses bottes bien que poussiéreux semblaient relativement neufs et en bon état hormis le pan de tissus qui rapiéçait sa chemise à hauteur du coeur.  Quelque chose me disait que ses vêtements avaient appartenu auparavant à une victime récente.  Sa dague aussi jurait avec son aspect général: fine, élégante au pommeau d’or ciselé finement, c’était plus une parure qu’une arme.  je fis courir mon doigt sur la lame, elle était tout de même bien aiguisée.  Profitant de ce court instant où je ne le regardais pas directement le brigand voulut se remettre sur pied, c’était compter sans ma fidèle jument qui enfonça ses dents dans son épaule avec autant de force qu’un chevalier mord dans un bout de saucisson, arrachant un pan de sa chemise.  Encore un qui irait raconter que les Frontaliers dressaient leurs chevaux à l’attaque!  À condition évidemment que je le laisse partir…Une idée se forma dans ma tête, oui, je lui laisserais la vie sauve.  Ou du moins un sursis.  Jouant nonchalamment avec sa dague je pris la parole:

«  J’imagine que ceux qui vivent en coupant des gorges meurent la gorge tranchée?  Ca serait équitable en tout cas. »

Il déglutit péniblement, sembla vouloir dire quelque chose puis se ravisa.

«  Et en te tuant je rendrais probablement service aux voyageurs qui passeront par ici à l’avenir… »

La lame s’immobilisa entre mes mains, je plantai mes yeux dans les siens qui fuyaient mon regard.  Maintenant il me faudrait trouver une raison crédible pour le laisser partir.  Au fait, pourquoi me justifier?  Il serait surement trop content de partir sans demander son reste s’il tenait à la vie.  Aussi lui dis-je simplement:

«  Pars. »

Il me regarda un instant, glissa un regard vers sa dague que je n’avais aucune intention de lui rendre et fila sans demander son reste.  Bon débarras.  Je montai sur Velours et fis mine de m’éloigner.  Je comptais poursuivre mon chemin pendant dix bonnes minutes avant de faire demi-tour pour le filer.  ca lui laisserait de l’avance et l’illusion de la sécurité.  Après…je le suivrais jusqu’à sa bande et là pas de quartier.

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MessageSujet: Re: Filatures en forêt Mer 21 Mai 2014 - 21:38

    Le paysage qui défilait sous les sabots de l’étalon bai avait beau paraître toujours le même, son cavalier semblait savoir exactement où il se dirigeait. Un silence pesant régnait entre les branches, seulement troublé par de rares pépiements, comme si les oiseaux, tout comme les hommes, se tenaient en dehors de cette forêt et de ses légendes. Des légendes peu avenantes, il était vrai. Ombreuse avait la réputation d’abriter certains des plus gros prédateurs de Gwendalavir. Du brûleur au Mentaï.

    Mais si Edwin était en forêt, c’était pour juger par lui-même des inquiétantes rumeurs qui circulaient à Al-Far, où il s’était rendu pour s’entretenir avec Kuntil Cil’ Karn, le seigneur de cette cité. Depuis quelques semaines, le bruit courrait et enflait que les brigands qui multipliaient les raids dans la campagne environnante se terraient dans la forêt d’Ombreuse, là où personne n’oserait les chercher. C’était sans compter les rares Alavariens à ne pas se laisser impressionner par de vieilles légendes…

    Aussi progressait-il avec pour seule compagnie le puissant étalon bai que le seigneur d’Al-Far avait gracieusement mis à se disposition, sa propre monture étant toujours au Nord puisqu’il avait effectué le voyage à l’aide d’un dessinateur. Le seigneur n’avait pu se résoudre à envoyer des troupes dans la forêt, nombre de soldats ayant déjà été postés dans les villages attaqués et les villages proches pour en assurer la protection. Par ailleurs, peu d’entre eux auraient été désireux d’affronter leur plus grande peur, tout entière concentrée dans l’image d’Ombreuse : l’Inconnu.
    Mais les attaques se multipliaient, les incursions de bandits s’enfonçaient de plus en plus loin de la forêt, de plus en plus proches d’Al-Far, au fil des mois. Et puisque cela faisait des mois que le Frontalier n’avait pu profiter de quelques jours de chevauchée en solitaire…

    Un rayon de soleil parvint à percer le couvert des hautes cimes, dansa quelques instants sur la robe de l’étalon en y dessinant des sigles dorés, avant d’être avalé par la route qui s’égrenait lentement. Les sabots ne faisaient presqu’aucun bruit sur le tapis de mousse, ne trahissant que quelques craquements lorsqu’une brindille venait se porter en travers de leur chemin. Tout était calme, bien loin de l’imaginaire nourri de diverses frayeurs qui hantait la forêt. C’est pourquoi le Frontalier se tenait aux aguets, parfaitement concentré sur tout ce qui l’environnait. C’est pourquoi il ne se laissa pas surprendre par les quatre bandits qui déchirèrent les buissons dans ce qu’ils avaient pensé être la plus grande discrétion.

    L’étalon bai s’arrêta net, muscles tendus par la surprise. Son instinct de survie lui ordonnait de ruer et de galoper droit devant, pourtant le calme de son cavalier parvint à le faire tenir tranquille. Un unique ronflement s’échappa de ses naseaux veloutés tandis qu’il attendait un signe de ce dernier, les oreilles pivotant pour tenter de capter le moindre indice.

    - Halte-là ! Descends de cheval si tu ne veux pas qu’on te descende !

    Que de poésie, pensa Edwin. Regardant calmement l’interlocuteur qui se tenait devant lui, il ne dit mot.

    L’homme qui l’avait apostrophé s’apprêtait à hurler pour le menacer et l’amener à coopérer, pourtant son cri ne se hasarda pas à franchir la barrière de ses lèvres. Quelque chose l’incitait à ne pas persévérer dans cette idée. Etait-ce le calme de cet individu, la poignée polie par l’usage qui dépassait de son fourreau, l’éclat de ses yeux aussi tranchant qu’une lame ? Tout cela à la fois ? Il avait soudainement envie de faire machine arrière et de retourner se terrer dans le buisson épineux, certes peu confortable, qui lui avait servi d’abri quelques minutes plus tôt. Mais l’un de ses compères n’eut pas la présence d’esprit de l’imiter. Du coin de l’œil, Edwin vit un brigand à la barbe hirsute bondir sur lui, machette en avant. L’inconnu était désarmé et ne portait pas d’armure. Par-dessus tout, il se promenait seul comme si de rien n’était dans l’un des endroits les plus dangereux de l’Empire. C’était donc forcément un fou, et une cible facile.
    Alors pourquoi n’avait-il eu besoin que d’une seconde pour lui ôter la vie ?

    A la fois fascinés et horrifiés par la vitesse avec laquelle cet homme avait tué leur acolyte, les trois brigands se concertèrent du regard avant de fondre sur lui dans un même mouvement, dans un cri qu’ils voulaient puissant, mais qui sonnait étonnamment faux. Un homme ne pouvait pas l’emporter face à trois assaillants rompus aux techniques d’assaut rapide et efficace. Edwin incita son cheval à faire un écart d’une pression de mollet ; deux têtes tombèrent lorsque son sabre fendit l’air d’un mouvement emprunt de grâce avant de parer l’attaque du troisième assaillant. Profitant de la brèche qu’il avait ainsi ouverte dans sa garde, il ajusta un violent coup de talon dans le nez du brigand, le faisant basculer en arrière, le nez explosé. Son cheval n’eut qu’à faire un pas pour qu’il achève le pillard. Il ne prit pas la peine de descendre de cheval pour essuyer sa lame sur la tunique trouée de sa dernière victime. Le calme retomba parmi les troncs aussi vite qu’il avait été brisé.

    Edwin prit quelques secondes pour guetter tout autre bruit suspect, puis remit son cheval en avant d’une pression des mollets. Il chemina encore quelques minutes avant qu’un bruit n’attire son attention. Derrière lui. Il tira sur les rênes pour arrêter l’étalon bai tout en fermant les yeux pour tenter d’affiner son ouïe. Un léger craquement, presque inaudible, se faisait entendre de manière irrégulière. Sabots. Les brigands n’étaient pas assez imprudents pour avancer à cheval, ils préféraient se terrer dans leurs cachettes avant de sauter à la gorge des voyageurs. Il était donc fort à parier que le cavalier qui s’avançait était bien plus dangereux qu’eux. Ou la cavalière. Le sabre du Frontalier chanta en quittant son fourreau. Il amena son cheval à faire demi-tour sur les hanches et, une main sur les rênes, l’autre tenant fermement la poignée de son sabre, il attendit.


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MessageSujet: Re: Filatures en forêt Dim 25 Mai 2014 - 18:22

Filatures en forêt


Que de monde dans cette forêt déserte!




Après dix minutes de pas tranquille je fis donc faire volte-face à Velours et repartis au petit trot cette fois vers l’endroit où cette andouille avait voulu m’attaquer.  Le sabots de Velours se posaient régulièrement et presque sans bruit.  Une fois que je fus de retour à mon point de départ je m’enfonçai dans la forêt et les ombres m’engloutirent.  Un peu nerveuse au début, Velours se laissa peu à peu gagner par ma concentration pour repérer chaque indice d’un passage récent.  Ici une branchette cassée, là de l’herbe piétinée, à un autre endroit des buissons écartés…Il était clairement pressé de partir et n’avait pas pris beaucoup de précautions pour cacher sa route.  Tant mieux.  Rien de tel qu’une attention complète pour son environnement pour oublier d’avoir peur. Son ouïe et son odorat, bien plus fins que les miens, étaient aussi un atout.  Elle avait compris qui nous suivions et à intervalles réguliers elle humait l’air ou tournait ses oreilles mobiles vers chaque point de la forêt.  Après une vingtaine de minutes un premier obstacle se mit en travers de notre chemin, interrompant notre progression.  Un immense mur végétal de buissons touffus et épineux nous barrait le chemin.  Un léger écartement des branches à hauteur d’homme me permit de déduire que notre bandit était passé par là mais impossible de le suivre là-dedans à cheval.  Et hors de question de laisser Velours seule avec toutes les vilaines bébêtes qui rôdaient ici.  Restait la solution du contournement et je poussai un léger soupir en aiguillant Velours de manière à contourner ce sac de noeuds végétal.  Elle tourna la tête vers moi et me regarda d’un air de dire « Mais tu sais, c’est par là qu’il est passé. » et je secouai la tête en murmurant:

- Impossible de passer par là, c’est trop touffu.

Elle répondit en soufflant légèrement et se remit en marche.  C’est à ce moment que j’entendis les cris.  Les cris ou plutôt un cri unique jaillissant de plusieurs poitrines.  Deux?  Trois?  Quatre?  Je n’arrivais pas à donner un nombre exact.  C’était un cri d’attaque, de bandit, alors pourquoi avais-je l’impression qu’en toile de fond c’était surtout un cri de peur?  Le cri se tut aussi brusquement et rapidement qu’il avait déchiré le voile de silence qui pesait sur la forêt et le calme revint.  Le coeur battant je fis signe à Velours d’avancer.  Quelque chose de dangereux se trouvait par là et « là » était pile sur notre chemin.  Bientôt j’arrivai là où ceux qui avaient crié se trouvaient.  Raides morts.  Ce n’était pas beau à voir, deux d’entre eux avaient perdu la tête (littéralement et définitivement) et les deux autres avaient une blessure mortelle à la poitrine (et y avaient succombé).  Une chose attira mon attention: c’était un travail propre malgré sa violence et surtout j’avais à l’ouïe eu l’occasion de juger de sa rapidité.  Je croyais reconnaitre à son tranchant l’oeuvre d’un sabre Frontalier mais n’osais pas me prononcer, préférant la méfiance.  Il y avait quelqu’un d’extrêmement dangereux, efficace et silencieux dans ces bois.

Après quelques minutes de progression durant lesquelles je redoublai de vigilance et surtout de silence je quittai une partie un peu plus touffue de la forêt.  Là je ne vis pas tout de suite le mur végétal que je longeais depuis tout à l’heure s’arrêter progressivement, ce que je vis en premier c’était Lui.  Cuir, sabre: Frontalier.  Yeux acier, aura de guerrier: Til’Illan.  Il ne me fallut qu’un moment pour le reconnaitre.  Je ne l’avais pas vu souvent car il était plus souvent parti qu’à la Citadelle mais il y a des personnes qui font forte impression et Edwin Til’Illan était de ceux là.  Je ne cherchai même pas à masquer la surprise qui traversa mes yeux.  J’avais quitté la Citadelle il y a quelques mois et depuis je n’avais plus croisé de Frontaliers ou presque, et il fallait que ce soit en pleine forêt Ombreuse, à l’autre bout de l’empire que je tombe sur l’un d’eux, et parmi tous les Frontaliers que comptait Gwendalavir il fallait que je tombe sur lui!  Je ne me plaignais pas, il était probablement le meilleur guerrier que Gwendalavir ait jamais compté et si l’idée saugrenue de massacrer à moi toute seule une bande de brigands m’avait effleuré l’esprit, j’avais tout de même plus de chances d’y arriver si je n’étais pas seule n’empêche que là pour le coup sa présence était surprenante et son attitude générale ben…  Velours souffla bruyamment, je la connaissais assez pour savoir qu’elle n’avait qu’une envie et c’était de se carapater dans la direction opposée au sabre qui se trouvait là où il était le plus dangereux: dans la main de son propriétaire.  Elle ne fit toutefois pas mine de partir, habituée à attendre mon signal.  

Je ne portai pas la main à mon sabre, pourquoi l’aurais-je fait?  À la place je lançai un salut frontalier et remarquai qu’il était un peu moins assuré que je ne l’aurais souhaité, et zut!  En même temps c’était un peu de la faute d’Edwin, parce que comme il était là il était limite effrayant.  Bon, ok, carrément effrayant!  Toutefois c’était un Frontalier et moi aussi et j’avais la conscience tranquille donc je sentis la tension due à la surprise disparaitre peu à peu de mes membres.  D’une caresse je rassurai Velours qui se détendit aussi.  Un peu.  J’hésitais à rompre même par un chuchotement le silence quasiment absolu de la forêt.  D’une part pour éviter d’attirer l’attention d’éventuels bandits (le mien étant probablement dans le coin à condition que je ne me sois pas plantée) et d’autre part parce que la forêt toute entière semblait m’intimer de ne pas émettre le moindre bruit.  Je glissai néanmoins un regard interrogateur au maitre d’armes, ainsi il déciderait lui-même si le silence pouvait être rompu.

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MessageSujet: Re: Filatures en forêt Mar 27 Mai 2014 - 20:49

    Le Frontalier n’eut pas à attendre longtemps : la tête d’un cheval apparut discrètement au détour du semblant de sentier qu’il venait d’emprunter, puis la silhouette de sa cavalière, une Frontalière, se dessina une seconde plus tard. Les épaules du maître d’armes se détendirent imperceptiblement lorsque la jeune femme tendit la main pour le saluer. Sur une légère sollicitation de son cavalier, l’étalon bai franchit la distance qui les séparait tandis qu’Edwin rengainait son sabre d’un mouvement fluide. Il appliqua sa paume contre celle de sa sœur d’armes dans un mélange de force et de douceur et murmura « Honneur et courage. » de façon à ne trahir ni le calme plat qui régnait sur la forêt, ni leur présence.

    Il ne prit pas la peine de se présenter, peut-être se trompait-il, mais il avait l’impression que la surprise qui s’était peinte sur le visage de la cavalière n’était pas uniquement due à l’apparition d’un Frontalier sur son chemin. Par ailleurs, elle semblait attendre qu’il prenne la parole.

    Il détailla rapidement la jeune femme : de longs cheveux bruns rassemblés en une queue de cheval, des yeux bruns en amandes braqués sur lui, un visage plutôt fin. Il ne parvenait pas à mettre un nom sur la personne qui se trouvait devant lui.

    - Je te prie de bien vouloir excuser ma courte mémoire, mais pourrais-tu me rappeler ton nom, Frontalière ?

    Sa voix n’était qu’un souffle au milieu du léger courant d’air qui filtrait entre les troncs. Bien que concentré sur la réponse de son interlocutrice, Edwin continuait de guetter le moindre bruit, le moindre froissement.

    Iléa Sil’ Mayan. Ce nom ne lui disait rien. Il n’avait même pas souvenir de l’avoir croisée à la Citadelle. Cela devait sûrement aller de paire avec le fait qu’il ne la trouve qu’au beau milieu d’un des endroits les plus hostiles du continent. D’un léger mouvement sur les rênes, il rappela à l’ordre sa monture qui importunait celle de la Frontalière. Probablement une jument, au vu des pitreries du bai. Quelque peu vexé d’avoir été interrompu, celui-ci se contenta de mâcher son mors dans un continuel cliquetis métallique, ce qui eut pour effet d’exaspérer son cavalier, désireux de se faire le plus discret possible. Edwin n’en démontra toutefois rien et posa de nouveau ses yeux clairs dans le regard de la jeune femme, avant de demander, d’une voix toujours expressément basse :

    - Et sans vouloir être indiscret, que me vaut l’honneur de te croiser dans l’un des endroits les plus isolés de Gwendalavir, Iléa ?

    L’ombre d’un sourire étira les lèvres du maître d’armes. Il était parfaitement conscient que rien n’empêcherait un Frontalier de se rendre où il le souhaitait, et beaucoup d’entre eux mettaient un point d’honneur à affronter de plein gré les endroits les plus dangereux de l’Empire.

    - Car bien que je ne doute pas de tes qualités guerrières, ce que j’ai pu entendre et voir de ce lieu, en particulier ces derniers temps, ne m’annonce rien qui vaille.

    L’image des bandits lui revint à l’esprit. Ceux-ci avaient été trop stupides pour constituer une réelle menace. Mais qui savait ce qui pouvait se cacher plus profondément dans les bois ? Quels bandits seraient assez fous pour s’approcher des prédateurs qu’abritait Ombreuse ? Ils en étaient encore aux abords de la forêt, mais Edwin était persuadé que les brigands qui harcelaient les villages de la région se terraient parmi la mousse sous le couvert de ces hautes cimes. Il cherchait juste à en découvrir plus pour pouvoir faire un rapport au seigneur d’Al-Far, afin que ce dernier puisse envoyer ses troupes purger une bonne fois pour toutes les bois de ce fléau. Une ombre planait toutefois quant à la possibilité d’une telle expédition : les hommes rechignaient à s’aventurer dans la forêt dont la réputation s’était forgée autour des dangers qu’elle renfermait. Il chassa cette pensée de son esprit ; de toute façon, cela ne le concernerait plus. Il ne pouvait se permettre de passer trop de temps dans la région avec le travail qui l’attendait à la Citadelle.

    Il tenta de voir à travers l’épaisseur des feuillages quel moment de la journée se profilait. Il avait déjà pris plus de deux jours pour parvenir à la lisière des arbres, malgré la puissance et l’endurance du cheval qu’on lui avait confié. Il n’allait pas pouvoir s’éterniser ici. Du moins, c’était ce qu’il pensait avant qu’Iléa ne lui révèle la raison de sa présence en ce lieu…

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MessageSujet: Re: Filatures en forêt Ven 4 Juil 2014 - 16:03

Spoiler:
 

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Citation citation citation





- Je te prie de bien vouloir excuser ma courte mémoire, mais pourrais-tu me rappeler ton nom, Frontalière ?
Ca ne m'étonnait pas qu'il ne connaisse pas mon nom.  En fait c'était plutôt le contraire qui m'aurait étonné: ma famille n'était pas spécialement proche des Til'Illan ni spécialement connue au sein de la Citadelle et qui plus est je l'avais quittée depuis un moment et avant c'était Edwin qui était occupé à faire le tour du monde avec Ewilan, Ellana et les autres.  Je répondis, en chuchotant moi aussi:
- Iléa Sil'Mayan
Entre-temps sa monture, loin d'être aussi patiente que Velours apparemment avait commencé à l'embêter et il dût la rappeler à l'ordre.  Un étalon probablement.  En d'autres circonstances ma jument aurait fait le clown avec lui et serait entrée dans son jeu, mais elle m'accompagnait partout depuis trop longtemps et elle savait que quand on était en chasse il fallait rester silencieuse.  D'ailleurs un ami m'avait déjà taquinée à ce sujet.  "C'est cheval de Marchombre que tu as là!"  Je m'étais contentée de sourire, nul doute que pour un Marchombre Velours faisait autant de bruit qu'un troupeau de Khargazantes en train de charger, mais la bonne nouvelle du jour était que celui que je poursuivais n'était pas un Marchombre (nooon, sans blague?)
- Et sans vouloir être indiscret, que me vaut l’honneur de te croiser dans l’un des endroits les plus isolés de Gwendalavir, Iléa ?  Car bien que je ne doute pas de tes qualités guerrières, ce que j’ai pu entendre et voir de ce lieu, en particulier ces derniers temps, ne m’annonce rien qui vaille.
J'ignorais s'il parlait des prédateurs en tous genres ou des bandits.  Je ne pus retenir un sourire en songeant à cette seconde éventualité.  Les bandits étaient justement la raison de ma présence ici.  Enfin...les bandits...un en particulier surtout!  Et maintenant que ce mur végétal avait pris fin, retrouver sa trace ne devrait pas être trop dur si on cumulait son manque de discrétion (et donc la piste qu'il laissait derrière lui) et l'ouïe et l'odorat de Velours ainsi que son habitude à suivre une piste (par moment elle me faisait furieusement penser à un chien de chasse).  Mais je doutais que ce soit le genre de brigands dont le maitre d'armes voulait parler.
- Je poursuis un bandit qui a essayé de m'attaquer, j'ai bon espoir qu'il me mène à sa bande.
J'achevai ma phrase en pensée: et à condition qu'ils ne soient pas trop nombreux, Ombreuse comptera une bande de brigands en moins ce soir.  S'ils étaient vraiment trop en surnombre je devrais me résoudre à quitter l'endroit en le notant simplement dans ma tête pour aller chercher des renforts et revenir plus tard, mais ça serait extrêmement frustrant.  Et bien que l'endroit ne soit pas spécialement approprié pour commencer à papoter, j'étais curieuse de savoir ce que lui venait chercher à Ombreuse.
- Sans vouloir être indiscrète, qu'est-ce qui vous amène ici?



HRP:
 
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MessageSujet: Re: Filatures en forêt Dim 6 Juil 2014 - 10:40

HRP:
 

    - Je poursuis un bandit qui a essayé de m'attaquer, j'ai bon espoir qu'il me mène à sa bande.

    Le Frontalier resta silencieux tandis qu’il réfléchissait. Ils étaient donc dans la forêt pour des raisons similaires. Mais que comptait-elle faire lorsque le bandit parviendrait à sa bande, se contenter de l’emplacement et faire remonter l’information, ou les éradiquer ? Edwin espérait que la Frontalière ne comptait pas s’en prendre seule à une bande aussi organisée que celles des Blancs, qui plus était sans connaître leur nombre, mais il doutait fortement de cet espoir. Par ailleurs, les nouvelles d’Al-Vor laissaient supposer que ceux qui se terraient au sein d’Ombreuse étaient nombreux. Trop nombreux. Mais là encore, le doutait s’insinuait : les rumeurs n’étaient-elles pas gonflées par la peur ou par le danger associé à Ombreuse ?

    La voix volontairement étouffée de la jeune femme le sortit de sa réflexion.

    - Sans vouloir être indiscrète, qu'est-ce qui vous amène ici?

    Un léger sourire se dessina sur la bouche du maître d’armes devant la reprise de la formule qu’il avait employée une minute auparavant.

    - Il semblerait que nous ayons eu la même idée.

    Mais se rappelant qu’elle suivait la trace d’un bandit en particulier, il ajouta :

    - Du moins, en partie, puisque j’ignore la suite de ton plan. Le seigneur d’Al-Vor doit faire face à des incursions répétées de bandits dans les villages proches. Il semblerait qu’une véritable bande organisée de Blancs se terre dans la forêt. Les soldats sont trop occupés à protéger les villages proches, ils ne peuvent partir en mission de reconnaissance. Ils ne seront mobilisés que lorsqu’ils seront certains de l’endroit où frapper. J’ai déjà croisé une poignée de ces scélérats, mais aucun n’a semblé vouloir m’ouvrir le chemin jusqu’aux autres.

    Il avait appuyé cette dernière phrase d’un haussement d’épaules nonchalant. A vrai dire, il ne leur avait pas laissé le temps d’envisager la fuite. Mais plus ils parlaient, plus le moins que rien que poursuivait Iléa s’éloignait. S’il était apeuré, il serait cependant aisé de retrouver sa trace. Trace qui pourrait lui permettre de découvrir ce qu’il cherchait.

    - Si tu n’y vois pas d’inconvénient, j’aimerais t’accompagner. Ta proie me semble être un bon fil à suivre pour obtenir les informations que je recherche…



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MessageSujet: Re: Filatures en forêt Dim 20 Juil 2014 - 22:33

Après de nombreux tests j'ai l'impression que c'est vraiment cette partie du forum qui est réfractaire aux images et à la musique.  Peut-être que c'est une histoire d'autorisation que les admins n'ont pas donnée?  J'ai testé avec le code de mon rp avec Neleam (qui fonctionne parfaitement) et ici les images refusent aussi de s’afficher (j’ai vérifié en me déconnectant).  Du coup pour le moment je garde le code tel quel, en espérant qu’il arrête de faire n’importe quoi.

Filatures en forêt


En chasse!





- Il semblerait que nous ayons eu la même idée.

Forcément j’aurais dû m’en douter: il était peu probable qu’il se soit enfoncé dans Ombreuse pour aller cueillir des champignons ou chasser le Siffleur (et en fait je n’étais même pas sûre que les Siffleurs soient assez fous pour se balader dans cette forêt.)

- Du moins, en partie, puisque j’ignore la suite de ton plan. Le seigneur d’Al-Vor doit faire face à des incursions répétées de bandits dans les villages proches. Il semblerait qu’une véritable bande organisée de Blancs se terre dans la forêt. Les soldats sont trop occupés à protéger les villages proches, ils ne peuvent partir en mission de reconnaissance. Ils ne seront mobilisés que lorsqu’ils seront certains de l’endroit où frapper. J’ai déjà croisé une poignée de ces scélérats, mais aucun n’a semblé vouloir m’ouvrir le chemin jusqu’aux autres.

En entendant le mot « plan » je me rappelai ce qui, justement, me faisait défaut (comme toujours): un plan.  J’avais une piste, un objectif et une vague idée de ce que je pourrais faire une fois cet objectif atteint mais appeler cela « plan » était légèrement au dessus de la réalité.  Je fus un peu surprise en entendant les mots « bande organisée de Blancs ».  Bien sûr je n’avais jamais vraiment été en contact avec eux (on envoyait plutôt des Frontaliers plus expérimentés et accessoirement c’était encore l’époque ou je passais mes journées à repousser des Raïs), mais je les imaginais quand même différents de ce bandit miteux qui m’avait attaqué.  Et puis les Blancs n’étaient-ils pas liés aux Mercenaires du Chaos?  Ne s’étaient-ils pas plus ou moins évaporés comme par magie après que ceux-ci aient été vaincus?  Un léger frisson parcourut rapidement ma colonne vertébrale en imaginant le retour des Mercenaires, ce n’était pas une perspective réjouissante.  Cependant il ne servait à rien d’imaginer le pire tout de suite: après tout rien ne prouvait qu’il s’agissait réellement de Blancs.  En entendant la dernière phrase du maître d’armes je ne pus m’empêcher de sourire.  S’il s’agissait de ceux que j’avais dépassé pas étonnant qu’ils n’aient montré aucun chemin, c’était légèrement indépendant de leur volonté.

- Si tu n’y vois pas d’inconvénient, j’aimerais t’accompagner. Ta proie me semble être un bon fil à suivre pour obtenir les informations que je recherche…

J’avais une envie folle de lui servir une réponse ironique dans le genre « Oh non, zut, j’avais tellement envie d’aller m’attaquer à eux toute seule! » et ça me permit de constater que ma surprise était passée et que mon penchant habituel pour l’humour était de retour.  Je m’abstins cependant, il y avait certaines personnes avec et certaines circonstances dans lesquelles je pouvais me permettre ce genre de répartie mais pas maintenant, ni ici, ni avec lui.  Je me contentai donc d’acquiescer et de rompre une dernière fois (pour le moment) le silence ambiant en murmurant:

- J’ai dû quitter sa trace quand il est passé dans ce mur végétal.  Avec le peu de précautions qu’il prend et le flair de Velours il sera facile de la retrouver.

Disant cela je fis avancer Velours d’une imperceptible pression du mollet.  Je la guidai vers le barrage de buissons qui se terminait mais elle semblait déjà avoir compris ce que j’attendais d’elle et je voyais ses oreilles se tourner dans toutes les direction tandis que ses naseaux se dilataient.  « Un vrai chien de chasse » pensai-je.  Bien vite des branches brisées et de l’herbe écrasée apparurent, nous avions retrouvé sa piste.

Toujours en silence nous emboitâmes le pas au fugitif.  Après un moment je pus remarquer qu’il ralentissait sa course et prenait plus de précautions.  L’herbe foulée était moins écrasée et nous rencontrions moins de branches brisées.  Soit il avait considéré que le danger était écarté et qu’il ne devait plus courir, soit il s’était rappelé qu’une planque c’est secret et qu’il ne fallait pas laisser de traces qui y menaient (soit les deux).  Mais malgré ses précautions il était toujours possible de le suivre et franchement je n’aurais pour rien au monde aimé être à sa place quand 1. il verrait deux Frontaliers lui tomber dessus 2. les autres de sa bande remarqueraient qu’il venait d’amener ces mêmes Frontaliers à leur cachette.  Bon, forcément dans un premier temps il ne se rendrait compte de rien (j’étais assez inconsciente mais pas assez pour me précipiter la tête la première sans d’abord voir où je tombais).

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MessageSujet: Re: Filatures en forêt Sam 9 Aoû 2014 - 19:03

    - J’ai dû quitter sa trace quand il est passé dans ce mur végétal. Avec le peu de précautions qu’il prend et le flair de Velours il sera facile de la retrouver.

    Laissant le maître d’armes quelque peu perplexe à l’évocation du flair de sa jument, le Frontalière le précéda pour se remettre en route. Les pensées de l’étalon bai rejoignirent celles de son cavalier lorsqu’il se mit aussi au pas sans attendre le signal de départ.

    Le silence reprit sa place parmi les troncs, n’étant perturbé que par le craquement de quelques brindilles sous les sabots des montures. Edwin se laissait guider, ne pouvant étudier les traces sur la piste puisqu’elles étaient immédiatement effacées par le pas de Velours au fur et à mesure de leur avancée. Il se contentait donc de prêter attention aux bruits environnants, prêt à parer une éventuelle attaque tandis qu’Iléa était pleinement concentrée sur leur filature. La traque ne faisait que commencer.
    Quelque part dans Ombreuse, une proie tremblait.

    *


    Cela faisait maintenant un moment que les deux cavaliers avaient ralenti le pas. Les traces étaient de plus en plus légères. Dans la fuite, la peur avait laissé place à la prudence. Pourtant, Iléa ne semblait pas hésiter. Elle s’arrêtait parfois pour observer des détails, mais paraissait avant tout s’en remettre à sa monture. Sacrée monture, d’ailleurs. Une jument à l’instinct de chien de chasse. Les chevaux le surprendraient toujours.

    Soudainement, Velours se figea, les oreilles pointées en avant, l’encolure dressée. L’étalon d’Edwin s’arrêta brusquement pour ne pas percuter la jument, les sens en alerte également. Les montures avaient entendu un bruit qui échappait à l’oreille humaine. D’un accord tacite, les deux cavaliers mirent pied à terre pour rester discrets. Lentement, presque avec douceur, l’acier quitta son fourreau dans le dos du Frontalier. Un mélange de tension et de d’adrénaline courait dans ses veines, bien qu’il parût parfaitement calme. L’instinct du chasseur.

    Ils quittèrent le sentier pour se glisser entre les troncs, dans un silence des plus complets. Le maître d’armes se concentrait pour que sa démarche ne laisse filtrer aucun bruit. Malgré l’irrégularité du sol en dehors du chemin et la couche végétale qui le revêtait, avec son lot de feuilles glissantes et de brindilles sèches, aucun son ne trahirait sa présence. Leurs pas étaient ralentis par les précautions qu’ils prenaient, mais la présence qui avait alerté les chevaux ne tarda pas à se faire entendre. Se croyant en sécurité, ou ne pouvant tout simplement plus se retenir, le bandit s’était maintenant arrêté pour soulager sa vessie. Les épaules du Frontalier se relâchèrent et il baissa sa garde, affligé. Il recula sans bruit sous le couvert d’un tronc plus épais, invitant du regard son alliée à l’imiter pour pouvoir lui parler.

    - A ce rythme, la nuit sera tombée avant qu’il ne nous ait menés à son clan, soupira-t-il. Mais l’arrêter maintenant, c’est risquer de ne pas les trouver tous.

    Il marque une courte pause, le temps de vérifier que l’homme n’avait pas bougé, avant de se tourner de nouveau vers la Frontalière pour lui demander à voix basse :

    - Comment veux-tu la jouer ?

    La surprise qui apparut fugacement sur le visage d’Iléa le poussa à ajouter dans un demi-sourire :

    - Ton bandit, ta décision.

    Il tourna de nouveau la tête pour voir que le malfrat se rhabillait, avant de reporter son attention sur la réponse d’Iléa. Quelle qu’elle soit, sa décision devenait urgente, l’homme était sur le point de se remettre en route.


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