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Mise à l'épreuve [SOLO]

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Itinérant__Membre
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MessageSujet: Mise à l'épreuve [SOLO] Lun 11 Aoû 2014 - 18:51




Edwin l’avait mis à la porte. Une mise à l’épreuve. Kem marchait dans les plaines, projetant de rallier le Pollimage. De là, il verrait où aller. Tintiane n’était pas loin, et les Rêveurs étaient souvent source de changement et de remise en question. Mais cela lui faisait trop penser à Roxane et leur petite aventure, l’échec subit aussi. Non, il resterait aux abords du Pollimage. Il y avait une forêt là-bas. La nature était le meilleur moyen pour lui de changer.

Soupirant, il se motiva. Il reviendrait, il pourrait revoir Laylan. Il se montrerait à la hauteur. Mais cela lui semblait si abstrait, si difficile et étrange ! Qu’attendait Edwin de lui ? Quels changements devaient s’opérer en lui pour satisfaire aux attentes ? Et comment le sentirait-il, qu’il avait changé ?

Tant de questions auxquelles il ne pouvait répondre pour l’heure. Kem marcha ainsi toute la journée, mangeant en route. La Citadelle était au loin, et devant s’étendait les premiers arbres qui annonçaient la forêt. Il trouverait donc la forêt avant le Pollimage. S’y dirigeant, il y parvint alors que le soleil se couchait, et chercha un endroit pour dormir.

Le feu brûlait et Kem dégustait le fruit de sa chasse : un lapin. Il chassait de sa tête ses appréhensions, préférant se concentrer sur son avenir.

Les jours suivants, il marcha en forêt, jusqu’à se rapprocher du Pollimage. S’approchant, il observa les flots brillants, un petit sourire étirant ses lèvres. L’eau ne se souciait pas  de ce qui l’entourait, du passé, présent ou futur. Elle coulait, du haut vers le bas, sans s’occuper des obstacles. Elle les contournait, les surmontaient, mais les passaient toujours.
Accroupi, Kem pensait à cela, fronçant les sourcils. Il devait arrêter de rester coincé quand un obstacle ou une épreuve le ralentissait. Au contraire, il devait avancer coûte que coûte, telle l’eau dans son nid ! Oui ! La première étape du changement était d’enfin se débarrasser de son passé, de se purifier de sa vie de chaos et de sang. Fermant les yeux, il se laissa envelopper par le bruit de l’eau et sa nouvelle résolution.

Maintenant, avancer, trouver un joli coin pour « méditer ». Il le trouva peu après midi, sous un saule pleureur. Ces arbres l’avaient toujours fasciné, et là, il ferma les yeux pour tenter de mettre de côté tout ce qu’il n’allait pas depuis un certain temps dans sa vie.
C’était difficile ! Tout le hantait ! Rageur, il rouvrit les yeux et lança une pierre devant lui, l’observant chuter dans l’herbe. Quel nul, comment pourrait-il changer, tout seul !?

Se relevant, il continua à marcher. A errer dans tout Gwendalavir, il trouverait bien comment faire.

Jour après jour, il marchait, suivait le fleuve, descendant jusqu’au lac Chen. Là, épuisé, Kem se dit qu’il pouvait faire une halte de quelques jours. Et il n’était pas le seul. Un peu plus loin se trouvait une carriole, et toute une famille trempait les pieds dans l’eau fraîche du lac. Il sourit un peu devant leur air détendu.

-Bonjour !

Kem baissa la tête pour voir une petite fille qui se tenait devant lui.

-Bonjour.

-Tu fais quoi ?

-Je voyage petite.

-Mélina ! Viens là !

La mère s’approcha et souleva sa fille. Kem se sentit gêné.

-Désolé… je n’ai rien fait.

-Il peut manger avec nous ? Il est gentil le monsieur !

-Elle est très vive… je suis navrée pour le dérangement.

-Oh mais elle ne m’a pas dérangé, j’ai fait une longue route et je pensais me reposer ici. C’est un joli lac.

La mère sourit et s’éloigna avec sa fille qui lui fit un signe de la main. Kem le lui rendit, et se trouva un petit coin pour s’installer. La famille riait entre eux. Il y avait la petite fille, et un garçon un peu plus âgé qui s’amusait avec son père. Ils étaient heureux. Mangeant tranquillement, Kem se débarbouilla au lac, et continua de réfléchir. Il fallait qu’il prenne la vie comme elle venait, qu’il surmonte les obstacles et qu’il ne reste plus coincé dans le passé.
C’était facile à dire oui, mais à faire…

La nuit était tombée depuis longtemps, et la famille dormait paisiblement, Kem somnolant à peine, taraudé par tout ça. C’est donc lui qui entendit le premier les bruits de pas. Se redressant en agrippant la dague d’Edwin par automatisme, il vit des silhouettes se rapprocher de la famille. Des brigands ? Ou pire, des Mercenaires ?

Ils étaient discrets, mais pas suffisamment. L’un d’eux se pencha au-dessus de la mère endormie. Kem se releva d’un coup et se précipita sur lui, entourant son cou et l’entraînant plus loin. Cela déclencha le vacarme et le combat, en plus de réveiller toute la famille. Pleurs et cris environnèrent le lac, le père prenant son arme pendant que la mère allait s’abriter avec les enfants. Kem poignarda l’homme qu’il tenait, avant de se ruer sur le suivant, laissant le dernier au père de famille.

Ce fut rapide, mais ils détalèrent, Kem se retenant de le tuer, contre toute attente.

-Merci jeune homme… sans vous… sans vous je perdais ceux qui comptent le plus à mes yeux.

-De rien monsieur, je n’ai fait que mon devoir.

-Restez un peu avec nous je vous prie.

Kem se sentait fier d’avoir aidé la famille et la mère comme les enfants vinrent l’enlacer pour le remercier. Ils plièrent bagages et partirent au milieu de la nuit, laissant derrière eux une tombe fraîche pour le bandit que Kem avait tué. Cela aussi était peu habituel pour Kem.

Ils continuèrent à marcher ensemble des jours et des jours. Cela faisait bientôt un mois qu’il était partit de la Citadelle pour sa mise à l’épreuve, et Kem apprenait la simplicité avec cette famille qui l’avait presque adopté. Il avait l’impression de retrouver ses parents. Jamais il n’avait été aussi enjoué depuis des lustres ! Ils gagnèrent bientôt l’Arche, et le jeune homme se perdit dans sa contemplation.

-Tu vois Kem, quand tu regardes ce chef-d’œuvre, tu te demandes ce que toi, petit mortel, tu es à côté. Tu n’es qu’une fourmi pour l’Arche. Un insecte !

Kem acquiesça, comprenant. Depuis son départ, il avait apprit. Il avait appris à avancer malgré les obstacles, à ne plus rester dans le passé et là, il apprenait l’humilité, la modestie. Il était fier, et se sentait léger. Il espérait que ce soit ce qu’Edwin attendait.

-Nous allons sur Al’Jeit. Tu viens avec nous ?

-Hum… désolé… je ne compte pas me rendre en ville durant mon périple.

-C’est dommage. On te donnera un peu de viande. En tout cas, tu es un jeune homme bon et courageux. Nous avons été ravi de te rencontrer.

-Moi de même. J’ai énormément apprit avec vous.

Ils se quittèrent le lendemain au carrefour.

Kem décida de remonter en passant par les Plateaux. La route était rude et longue, mais il tenait, vivant de sa chasse, se lavant dans les cours d’eau qu’il rencontrait.

Un mois et demi était passé et Kem se rapprochait du fleuve Gour tranquillement. Il voyageait seul et fut abordé par deux Mercenaires qui le reconnurent.

-Tiens, Kem ! Cela faisait longtemps ! Où étais-tu passé ?

-Je suis partit c’est tout.

-Partit ?

-Oui. Loin de vous tous.

-Tu sais que la seule façon de quitter les Mercenaires est la mort hein ? Si non, on va rectifier le tir. Qui prendrait un Mercenaire dans ses rangs ? Tu vivras seul, en Mercenaire et encore !

-Je préfère être seul qu’avec vous.

Kem voyait leur débilité. Ils étaient prêts à tuer juste comme ça, prêts à se battre pour des broutilles. Pour leur plaisir personnel. Kem fut dégoûté de ce qu’il avait été. Lâchant son sac, il dégaina lentement sa dague, étant donné que le combat était inévitable à présent.

-Oh, le bébé veut se défendre !

Kem ne parla plus, et les laissa venir à lui. Le combat fut difficile mais le jeune homme mit à profit les nouvelles aptitudes apprises au sein des Frontaliers. Il tua le premier Mercenaire au bout de cinq minutes d’affrontement acharné, laissant l’autre abasourdi.

-Vermine !

Il se rua sur Kem qui l’évita souplement avant de lui donner un coup dans le dos, le faisant avancer et chuter par manque d’équilibre. S’approchant, Kem lui prit les cheveux et lui renversa la tête pour le voir.

-Je suis libre de faire ce que je veux. Je ne suis plus un Mercenaire. Je crois même que je ne l’ai jamais été.

Et d’un coup sec, il lui trancha la gorge. Ceci fait, il nettoya sa lame, prit la nourriture et l’argent des Mercenaires ainsi qu’une autre arme, et s’en alla, sac sur l’épaule. Il venait de tuer ceux qui, il fût un temps, étaient ses frères d’armes. Mais Kem n’était plus comme eux. Il était devenu plus humble. Moins impulsif au combat. Il ne se battait plus que lorsque c’était nécessaire, pour se défendre ou défendre des innocents.

Il avait apprit cela en un mois et demi sur les routes. Il remontait toujours, trouvant le Gour et le traversant. La Citadelle n’était plus très loin. Mais cela suffisait-il pour Edwin ? Ou devrait-il repartir à nouveau ? Kem voulait aider les Frontaliers à maintenir l’ordre dans l’Empire, à repousser les Raïs. Il voulait se dire que grâce à lui, des familles comme celle qu’il avait accompagnée jusqu’à l’Arche étaient heureuses et en paix.

Oui, il avait changé. Il était devenu meilleur. Même si Edwin seul pouvait le juger, Kem le sentait ainsi. Il ne ressentait plus autant de colère en lui après avoir vu le monde sous un œil nouveau. C’était comme si en pratiquement deux mois, il avait fait la paix avec lui même. Le forcer à partir, à être seul, à apprendre seul, cela avait été la meilleure chose qu’on lui est fait faire. Maintenant il allait pouvoir rendre ses défunts parents fiers de lui.

Il resta près d’une semaine en forêt, à profiter de la nature et de la simplicité de la vie avant de reprendre la route de la Citadelle. S’il avait juste, deux mois et quelques s’étaient écoulés. Peu, mais suffisants pour apprendre, en tout cas pour lui. Il avait rencontré cette charmante famille, ses anciens frères d’armes qui avaient signé de leur sang sa rupture d’avec les Mercenaires, il avait aidé des animaux blessés, ou des personnes bloquées à cause d’une roue entravée.

La Citadelle ne fut visible qu’après encore un mois et demi de marche. Trois mois et demi d’absence donc. Arrivé devant les grandes portes, Kem se sentit petit, et nerveux. Il allait devoir faire face à Edwin. Peut-être que ce dernier avait espéré ne plus revoir Kem. Mais si tel était le cas, qu’il le dise, et le jeune homme lui rendrait sa dague avant de s’en aller.

Un Frontalier le fit entrer, et Kem demanda à voir Edwin. Un des hommes le guida à travers la Citadelle, et le laissa dans un couloir pendant que ce dernier allait demander au Seigneur s’il avait le temps pour Kem.

En tout cas, Kem se sentait nerveux mais en même temps assuré. Il avait changé et ça se voyait. Il avait le droit de séjourner entre les murs de la Citadelle. Il allait tout faire pour être à la hauteur, il s’entraînerait deux fois plus que les autres, ferait les corvées comme avant, logerait dans sa cellule ! Il se montrerait digne d’Edwin. Son mentor.


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