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Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym]

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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Mer 17 Aoû 2016 - 15:13


Un combat pour la liberté
Caym revint, une fois de plus.
Il alternait entre sa vie  l’extérieur et son travail avec la marchombre. Il allait la briser et il prenait son temps. Le mentaï apportait comme toujours à manger et comme ça son repas, attendant que la jeune femme lui dévoile quelques informations capitales. Mais il avait réalisé que sans coup de pouce elle ne parlait pas, ou ne racontait que des futilités.
Il lui demanda donc si un apprenti ou un amant attendaient son retour.
Cali finit son plat, attendant que la jeune femme réponde. Lorsqu’il fut satisfait de ce qu’elle lui racontait, il la nourrit. Elle avait toujours les yeux bandés. Il sourit et s’approcha d’elle. Le mercenaire posa le plat sur les genoux de la jeune femme, et commença à la nourrir, lentement. Il approchait la cuillère des lèvres toujours aussi sèches de la jeune femme et, l’enfonçant légèrement, elle ouvrit la bouche, pour se nourrir. Il répéta ainsi son geste, s’attardant parfois sur ses lèvres ou son menton, pour récupérer ce qui s’échappait de la cuillère. Son torse frôlait celui de la marchombre, sa main était posée sur les cuisses de celle-ci, et son visage était également très proche. Il savait qu’elle le sentait. Il était là. Juste à côté d’elle.

Il s’approcha donc, saisissant doucement ses lèvres de sa bouche, savourant le goût salé des lèvres de la jeune femme. Il aurait presque été capable de deviner au goût ce qu’elle était en train de manger. Puis, ce baiser-caresse finit, il approcha une nouvelle fois la cuillère de la bouche de la demoiselle, qui resta obstinément fermée, comme si elle s’attendait à un nouveau baiser surprise, ce qui amusa le mentaï. Il recommença donc, alternant entre baisers frais et cuillérées.
Lorsque le plat de sa prisonnière fut vide, il le posa sur le sol et approcha sa bouche de l’oreille de la demoiselle. Sa joue râpeuse effleurait la peau douce de la marchombre. Il chuchota, à son intention.

-Que dirais-tu de t’enfuir délicieuse demoiselle ? Je te libère et si tu réussis à fuir ou à me battre, tu seras libre. Imagine un vent frais et pur, caressant tes membres et s’engouffrant dans tes poumons…

Sa voix s’était faite caressante tandis que sa main parcourait le corps de sa prisonnière, s’attardant sur ses formes féminines.

-Mais si tu échoues, si tu t’écroules…


La voie de l’homme devint plus froide. Sa main remonta le long du corps tendu de Killian, s’attarda un instant sur sa gorge, caressa la jugulaire puis glissa à l’arrière de sa tête. Il saisit avec force ses cheveux, faisant basculer la tête de la jeune femme en arrière, la soumettant à lui. Il caressa de sa bouche la courbe de sa mâchoire, vint titiller le lobe d’oreille de la jeune femme puis son souffle caressa son oreille, apportant avec lui quelques mots emprunts de force.

-Tu deviendras ma propriété, à tout jamais.


Il la lâcha brutalement et défit rapidement les liens qui l’entravaient, lui laissant toute foi le bandeau sur les yeux. Il recula de quelques pas et l’observa avec attention. Serait-elle capable de se battre dignement ? À l’affût, il observait le corps frêle et diminué de celle qui deviendrait bientôt sienne. Il jubilait car l’issue du combat ne faisait aucun doute, il espérait simplement que l’espoir donnerait suffisamment de force à sa prisonnière pour qu’il puisse s’amuser  avant qu’il la brise définitivement.

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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Mer 17 Aoû 2016 - 17:02

Une rencontre dans la douleur et le sang
Caym & Killian


Le jeu des questions-réponses-repas recommença. Mais elle ne parlait guère, ou juste pour dire des futilités. Seulement elle avait faim, trop faim, et son cerveau commençait à dérailler. Alors elle finit par répondre par l’affirmative à la question de l’apprenti qui l’attendait. Oui, elle avait Luna… et non elle n’avait plus d’amant. Le silence l’entourait et elle s’impatientait. Elle avait répondu correctement à la question alors pourquoi ne lui donnait-il pas à manger ?!

Elle allait même le lui faire remarquer quand enfin il s’approcha et posa le plat sur ses genoux. Les arômes délicieux de nourriture lui montèrent aux narines et la firent saliver. Elle sentait le Mentaï proche d’elle à défaut de le voir. Il était trop proche d’ailleurs, mais elle ouvrit la bouche pour accueillir la cuillère pleine de soupe. Killian était crispée en sentant sa main sur sa cuisse et son torse frôler le sien, son souffle qui la caressait régulièrement…Il devait s’éloigner… ce qu’il ne fit pas, bien sur. Il se rapprocha encore, jusqu’à poser ses lèvres sur les siennes. Elle ne bougea pas, trop étonnée par ce geste et trop tendue. Il caressa ses lèvres d’un baiser étrange, mais qui lui rappela qu’elle était toujours en vie. C’était étrange comme sensation…

Il y mit fin et elle resta immobile, même quand il rapprocha la cuillère de ses lèvres. Elle ne voulait pas les ouvrir, de peur de laisser entrer le goût du Mentaï. Il l’embrassa encore. Encore. Et elle dut bien ouvrir la bouche pour terminer son repas. Car avant toute chose, elle voulait reprendre des forces. Cela lui permettrait de mieux réfléchir et donc mieux fuir.

Le bruit du plat posé sur le sol lui indiqua que c’était finit, et très vite la chaleur de Cali se fit encore plus proche, sa joue barbue venant frotter contre la sienne alors qu’il lui susurrait à l’oreille, d’une voix cajolante et douce :

-Que dirais-tu de t’enfuir délicieuse demoiselle ? Je te libère et si tu réussis à fuir ou à me battre, tu seras libre. Imagine un vent frais et pur, caressant tes membres et s’engouffrant dans tes poumons…

Son esprit imagina une prairie, une forêt, pleine d’odeurs, de vent, de fraîcheur… et ce sont les caresses du Mentaï sur son corps qui gâcha le tableau. Il la touchait… elle inspira profondément, résistant à l’envie de lui cracher dessus à l’aveuglette. Elle voulait fuir.

-Mais si tu échoues, si tu t’écroules…

Sa main devint plus dure sur elle, remontant sur sa gorge. Elle déglutit, imaginant qu’il lui trancherait la gorge d’un geste simple, comme elle-même l’avait déjà fait. Sa main se promena sur sa nuque, qu’il pourrait également briser d’un simple geste, avant de tirer ses cheveux pour basculer sa tête. Elle ne voyait toujours rien, mais cela ne comptait plus. Elle cherchait autant de force que possible pour réussir à le battre ou fuir.

-Tu deviendras ma propriété, à tout jamais.

Sa propriété ? Non. Surtout pas ! Il la lâcha et les liens se retirèrent subitement. Elle resta un instant immobile, bougeant les bras, faisant circuler le sang à nouveau dans ses membres. La meilleure chose à faire était de fuir. Elle savait qu’elle ne parviendrait pas à le battre.

Elle enleva le bandeau de ses yeux, et le jeta plus loin. Elle toisa le Mentaï tout en se levant, ignorant les plaintes de son corps meurtri par les privations, les coups et l’immobilité. D’un mouvement rapide, elle pivota, agrippa la chaise et la lui jeta à la figure. Ce n’était qu’une diversion. Pendant qu’il évitait le coup, elle en profita pour prendre la fuite, cherchant l’escalier. Elle y parvenait quand un barrage naquit devant elle.

-Vous avez dit que si je fuyais j’étais libre ! Lui cria-t-elle.

Elle redescendit la marche qu’elle avait grimpée, et se retrouva face au Mentaï qui avait reçut une petite coupure en parant la chaise. Donc elle devait le battre. Elle inspira, profondément. Elle se concentra, jusqu’à ce qu’il n’existe plus que lui et elle. Puis elle s’élança. Cette fois le combat était plus gracieux. Malgré ses douleurs, Killian était suffisamment motivée pour se jeter totalement dans l’affrontement. Elle effectuait toute sorte de bottes apprises au cours de ses longues années d’expérience, feintait et paraît, mais le Mentaï ne semblait jamais faiblir. Elle ne parvenait pas à le surprendre, comme s’il lisait dans ses pensées. Elle sentait son corps la lâcher lentement. Ses bras et jambes étaient lourds. Son souffle était irrégulier, par manque d’endurance. Sa force l’abandonnait. Elle grimaça et grinça des dents, puisant dans ses dernières ressources.

En vain. Le Mentaï prit le dessus et elle se retrouva, comme la première fois, en position fœtale au sol, meurtrie. Il lui avait redonné des coups dans les côtes et sur le visage. A nouveau elle avait la lèvre en sang. Non… non elle ne pouvait pas perdre…

Elle se força à se redresser, les membres flageolants. Elle devait avoir l’air minable. Misérable. Elle ne voulait pas être sa propriété mais… il semblerait qu’elle ne parvienne ni à le battre ni à le fuir…

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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Jeu 18 Aoû 2016 - 23:30


Un être brisé

La marchombre retira son bandeau. Il observa ses yeux noirs qui brillaient d’une lueur féroce. Une lueur qui tira un sourire à Caym. Elle allait se battre.
Le prenant par surprise, elle lui lança sa chaise au visage, d’un geste fluide. Le mentaï arrêta l’objet, se blessant superficiellement à la main. Pour le coup, il n’avait pas vu venir l’attaque… mais au lieu de profiter de l’effet de surprise, la marchombre avait fui.
C’était la mauvaise option. Caym avait rendu la pièce hermétique depuis bien longtemps, ils étaient enfermés tous deux ici, elle n’avait pas le temps de s’acharner contre le mur qui bloquait le haut de l’escalier. La demoiselle se retourna donc, furieuse. Lorsqu’elle ouvrit la bouche, ce fut un cri qui jaillit.

-Vous avez dit que si je fuyais j’étais libre !


Caym retint un petit éclat de rire. Il avait toujours dit que les marchombres étaient des rats, des lâches qui préféraient fuir leurs problèmes plutôt que les affronter, ce ‘n »tait qu’une preuve supplémentaire. Et cette tentative de fuite avait coûté cher à la marchombre.. Elle lui avait probablement coûté sa liberté.
La demoiselle s’avança d’un pas chaloupé vers le mentaï. Elle semblait avoir repris des forces, mais i ne doutait pas que c’était sa volonté qui lui donnait une telle allure. Comme quoi… avec un peu de motivation, elle faisait plus d’efforts.
La marchombre attaqua la première. Elle était vive. Ses gestes étaient fluides et précis, mais Caym avait une garde solide. Il arrivait à parer ses coups et à riposter. Tous ne portaient pas, la marchombre demeurait en mouvement constant, les envoleurs auraient peut-être même admiré son style. Mais Caym vivait le combat et la moindre pensée parasite risquait de lui coûter cher. Le combat était difficile, mais il avait le dessus, il sentait que son adversaire commençait à se fatiguer.
Il insista, forcit ses coups, accéléra ses attaques.

Le mercenaire souffla. Le combat était fini, la marcombre était roulée en boule à ses pieds. Il eut un sourire mauvais. Il ne lui laissa pas le temps de reprendre son souffle ni s’habituer à la douleur. Elle allait souffrir pour renaître.
Il la saisit brutalement et la redressa. Ses yeux étaient froids, tout comme ses mots.

-Tu viens de perdre ta liberté chérie… Dorénavant, tu m’appelleras maître Cali. Je serais celui qui hantera tes nuits et qui habitera tes jours. Tu n’es plus rien. Tu n’es qu’à moi, personne ne viendra jamais pour toi, personne ne voudra jamais de toi.

Ce disant, il dessina un poignard qui apparut dans sa main libre. Il maintenant toujours d’une main ferme la marchombre et de l’autre il enfonça la lame sous l’œil de la marchombre, tailladant la pommette, jusqu’à effleurer la pommette. Cela ne faisait pas si longtemps qu’il avait fait ça également. Il marquait ses propriétés, ceux qui avaient eu une deuxième chance et qui s’étaient vu épargnés par le Chaos. Ils étaient désormais des serviteurs du mal. Deux marchombres trahissant les leurs…  Caym n’avait jamais imaginé que cela pût être si facile de débaucher leurs ennemis.

Il garda ses yeux plongés dans ceux de la marchombre et laissa le poignard disparaître, il avait fait ce qu’il voulait, pour le moment. Il reviendrait plus tard.
Il lâcha sa victime, mais garda ses yeux plantés dans ceux de la jeune femme et effectua rapidement son pas sur le côté. Il ne voulait pas s’absenter longuement, il n’avait pas fini son travail. Il devait s’imposer à la marchombre, il devait continuer à la briser. Si le mental avait lâché, il savait que ce n’était pas fini. Pas encore.

Son pas sur le côté l’amena directement dans sa chambre et il prit une douche rapide de manière à faire disparaître les traces de lutte. Il hésita un instant puis alla voir ses employeurs afin de leur demander de lui laisser la journée libre. Il avait reçu un message de la part de ses parents et il s’inquiétait. Il aurait aimé passer la journée avec eux afin de s’assurer que tout allait bien pour eux. Les nobles semblèrent touchés par sa compassion et lui accordèrent la journée, mais il devrait rattraper son retard les jours suivants. Cali hocha la tête, il n’était pas d’humeur à jouer le Dessinateur poli, ce qui se jouait dans cette cave était bien trop important.

Il envoya un message à un de ses comparses mentaïs de manière à ce qu’il lui apporte le nécessaire de torture, car il allait en avoir besoin et il n’était pas assez en forme pour effectuer des pas sur le côté supplémentaires jusqu’à la forteresse du Chaos.
Lorsqu’il reçut les armes, il remercia son compagnon, échangèrent quelques informations et il effectua un nouveau pas sur le côté, cette fois-ci bien chargé.

Il ne laissa pas le temps à la marchombre de se reposer. Son arrivée la surprit, elle devait s’attendre à être tranquille toute la journée, mais il ne lui ferait pas ce plaisir. Il fit tinter ses instruments et installa de nouveau la jeune femme sur la chaise. Il l’attacha et se mit au travail. Il fit couler le sang, tout en prenant soin de ne pas cause de blessure irréversible, il allait encore avoir besoin d’elle plus tard. En attendant, il la faisait hurler. Si elle avait serré les dents, combattu les larmes, elle finit par lâcher prise et se laisser emporter par la douleur. Ses cris résonnèrent contre les parois de la pièce, faisant hérisser les poils du mercenaire. Il sourit et continua sa besogne jusqu’à ce qu’elle perde connaissance.
Lorsqu’elle s’évanouit, il saisit le paquet de sel et en appliqua sur toutes les blessures ouvertes qu’il trouvait. La demoiselle ne tarda pas à refaire surface. La douleur du sel sur le sang est fort différente des autres, mais non moins agréable. Il garda ses yeux froids plongés dans ceux de la marchombre. Tandis qu’ils se noyaient dans le désespoir, il reprit ses outils et ne les lâcha qu’une fois que sa prisonnière perdit connaissance.

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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Ven 19 Aoû 2016 - 11:30

Une rencontre dans la douleur et le sang
Caym & Killian


Elle n’eut pas le temps de se ressaisir. Cali la redressa d’un geste brusque sur ses pieds, et plongea son regard gris dans le sien. Il était froid, glacial. Tout comme ses mots :

-Tu viens de perdre ta liberté chérie… Dorénavant, tu m’appelleras maître Cali. Je serais celui qui hantera tes nuits et qui habitera tes jours. Tu n’es plus rien. Tu n’es qu’à moi, personne ne viendra jamais pour toi, personne ne voudra jamais de toi.

Killian déglutit. A quoi allait-il la réduire ? Comment pourrait-elle vivre ainsi ? Elle devait réfléchir posément, mais son corps était épuisé et elle venait de voir le poignard apparaître dans les mains du Mentaï. Qu’allait-il faire ?! Il approcha la pointe de son œil, et elle eut peur qu’il ne veuille le lui crever. Elle se tendit, prête à se débattre pour l’en empêcher. Mais sa poigne était forte sur elle et rapidement, il entailla sa peau au niveau de la pommette, sous l’œil. Elle sentit le sang chaud couler un peu sur sa joue, cela lui piquait, et quand il fut satisfait il fit disparaître l’arme.

Il la lâcha, recula, et toujours en la regardant, s’envola. Seule, elle leva une main pour toucher et essuyer la plaie. Sous ses doigts, l’ombre d’un trait horizontal se dessinait. Il l’avait marquée… elle avait trahit… fermant les yeux, Killian tenta de se remettre, de canaliser quelques forces. Allait-elle rester à jamais dans cette cave, à dépérir ? Qu’allait-il faire d’elle ? Elle avait peur et n’en était pas honteuse.

Elle marcha un peu dans la pièce. Selon elle, il ne reviendrait pas avant un long moment. Elle toucha le mur, lisse, sans aspérité. Il en était de même au niveau de l’escalier. Elle ne pouvait rien faire. Dépitée, elle retourna vers la chaise, éclairée par la seule source de lumière. Elle était sale, et aurait bien voulut se laver, malgré sa situation catastrophique. Elle s’assit un peu, étirant ses membres, puis se releva et effectua de la gestuelle Marchombre. Mais cela n’avait plus le même effet. Au fond d’elle, elle se demandait si elle était encore une Marchombre. Elle se sentait souillée.

Cette constatation acheva de l’ébranler et c’est ce moment que choisit Cali pour réapparaître. Elle tressaillit et sursauta. Elle ne s’y était pas attendue et quand elle vit les objets qu’il ramenait, elle sentit son cœur accélérer. Il allait la torturer. Cette pensée eut juste le temps de se former qu’il la prenait et la rattachait, assise sur la chaise. Elle réunit le peu de forces qu’il lui restait et se barricada derrière.

Il débuta, l’entaillant, la frappant, la brûlant. Il y allait crescendo, et elle serrait les doigts dans ses chaînes à s’en faire mal. Elle crispait les mâchoires à se les briser. Elle retenait les larmes qui envahissaient ses yeux, ravalait les hurlements qui naissaient au fond de sa gorge. Mais cela n’en finissait pas. Il continuait de la zébrer et faire mal. Ses vêtements étaient déchirés de partout, son cœur pulsait, et bientôt elle lâcha prise. Elle hurla, pleura, se débattit. Il poursuivit sans se préoccuper de ses suppliques. Ses cris se répercutaient sur les murs de la cave, seuls témoins de ce qui se passait, témoins silencieux que rien ne ferait parler. Son corps ne supportait plus ce qu’il endurait, et finit par s’arrêter. Elle s’évanouit, et avec le voile qui tomba sur ses yeux, la douleur s’évapora.

Pour mieux réapparaître. Elle se réveilla en sursaut quand il parsema ses plaies de sel, ce qui la fit gémir et crier de plus belle. Killian tremblait, le visage mouillé de larmes et du sang de son entaille, et très vite le noir l’absorba à nouveau.

Quand elle se réveilla, elle était seule. Bougeant un peu, la douleur se rappela à elle et la fit crier. C’est la qu’elle remarqua que son lien était lâche. D’un geste fluide elle parvint à le défaire. Se levant, son corps meurtri hurla. Il y avait du sang séché sur ses doigts, par terre, sur la chaise… elle n’était plus rien. Jamais elle n’avait atteint le fond à ce point.

Elle avisa un bol d’eau et se jeta presque dessus, buvant une grande gorgée avant de se contrôler et laisser les trois quarts. Elle ne savait pas combien de temps elle serait seule. Valait mieux économiser, même si se laver un peu avec la tentait. Relevant les manches de son haut et de son bas, elle contempla l’affreux spectacle. Elle était ouverte un peu partout, et il y avait des brûlures aussi qui devenaient des cloques. Elle allait avoir de belles cicatrices…

Essuyant son visage, Killian s’assit dos au mur malgré les douleurs. Seule, à la merci d’un Mentaï qui en avait fait sa propriété. Qu’elle vie pourrie. Effleurant la ligne gravée sur sa peau, elle pleura. Jamais plus elle serait libre…

Le temps s’écoula lentement. Killian restait au mur, alternant entre réveil et sommeil, reprenant un peu de forces. Ses plaies cicatrisaient seules, malgré le sang séché qui restait. Elle crevait de faim, avait envie de se laver même si cela signifierait avoir mal partout, et elle avait soif mais se retenait pour économiser.

Elle avait peur qu’il la laisse mourir là, seule comme une chienne, mais en même temps, elle craignait son retour, car ça signifiait tortures et même plus. Il pouvait faire ce qu’il voulait, il savait qu’il avait la main mise sur elle. Sa vie était devenue un enfer…

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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Ven 19 Aoû 2016 - 23:32


Renaissance
Caym resta sous l’eau chaude, immobile. Ça faisait plusieurs minutes qu’il y était et il se sentait toujours souillé. Souillé du sang de la marchombre. Ses cris résonnaient encore à ses oreilles, il avait dans la bouche le goût de la douleur de la jeune femme. Il était partagé entre dégoûts de lui-même de s’être abaissé à des actes aussi barbares, et une plénitude enivrante.
Jamais il n’avait pris plaisir à tuer. Torturer l’amusait, mais il n’avait jamais ressenti ce qu’il ressentait en cet instant, la puissance de briser quelqu’un. Il devait avouer qu’il avait fait les choses bien, qu’il avait pris son temps. Il songea à Viladra, aurait-elle été fière ? Il n’en savait rien, mais il savait qu’elle aurait éclaté de rire puis elle aurait passé la nuit au lit, avec un inconnu, pour évacuer son surplus d’énergie. Elle l’aurait probablement tué après leurs ébats, car torturer quelqu’un en lui laissant la vie sauve à la fin est particulièrement frustrant.
Le jeune homme songea à cette femme qui lui manquait. Plus que son corps et le goût de ses lèvres, c’était son esprit vif et cruel, c’était ses plans diaboliques et mortels, sentir le danger à ses côtés et savoir qu’il faisait les choses correctement.
Il était seul.
Enfin, pas tout à fait. Il avait gagné une marchombre.
Le mentaï ricana et mit fin à sa douche brûlante et s’habilla en vitesse, il avait du travail à rattraper et un compte-rendu à faire à ses hommes. La nuit passa rapidement, tout comme le jour suivant. Il se concentrait au mieux au travail, sachant pertinemment que ses prochaines absences seraient plus longues. Maintenant qu’il avait détruit la marchombre, il allait la reconstruire à sa manière.

Le jeune homme partit à la nuit tombée et galopa jusqu’au repère. Il attacha son cheval dans un coin des ruines et prépara une bassine remplie d’eau pour que la jeune femme puisse se baigner, ainsi qu’un assortiment de plantes afin de soigner certaines de ses blessures. Il y avait également des bandages propres, une tunique et une couverture.
Les ruines étaient celles d’un moulin qui ne servait plus. Un ruisseau passait par là, détourné du Pollimage. Il n’y avait personne dans les environs, les bourgs étaient assez éloignés, ce qui convenait parfaitement à Caym. Ce dernier se dirigea vers l’escalier dissimulé sous les débris d’une toiture et descendit les marches. Il se retrouva devant le mur qu’il avait en partie dessiné. Il posa sa main sur le mur et ferma les yeux. Il n’aimait pas les pas sur le côté, mais Dessiner lui procurait un réel plaisir. Il se faufila dans les spires et visualisa le mur, ses aspérités, ses failles. Se concentrant, il s’infiltra à l’intérieur des failles, comme l’eau qui sculpte la roche le Dessinateur agrandissait les fissures. D’abord, puis lentement, et finalement le mur explosa. Se reconnectant avec la réalité le mentaï pénétra dans la pièce close.

Il grimaça en voyant le corps meurtri de la jeune femme mais ne dit mot. Elle faisait peine à voir, bien que ça n’émeuve pas le mercenaire. Il s’approcha d’elle et la prit dans ses bras. Il la porta jusqu’à l’extérieur où se trouvait la bassine, qui était positionnée près du ruisseau, mais encerclée par quelques pierres, comme pour lui accorder un peu d’intimité.

Le mentaï déposa Killian par terre et lui ôta le peu de vêtements qu’il lui restait. Et la fit s’asseoir dans la bassine. L’eau était froide, tout comme l’air. La nuit venait de tomber, elle était belle et étoilée bien que quelques nuages dissimulent les principales constellations. Le mercenaire entreprit de laver doucement la jeune femme, car elle n’en était probablement pas capable seule. Ses mains se firent douces et caressantes, en prenant garde de ne pas appuyer sur les blessures. Lorsqu’il remarqua ses lèvres légèrement bleuies, il la sortit de l’eau.
Un vent chaud fit frissonner l’air autour de la marchombre, tandis que le mentaï caressait les spires. Il maitrisait son pouvoir avec talent, et la marchombre fut rapidement seiche. Il la fit asseoir sur la couverture qu’il avait étendue sur le sol, de la terre d’où jaillissaient par endroits des touffes d’herbes, et commença à appliquer sur les blessures de la jeune femme les décoctions qu’il avait préparées. Son premier maître avait su lui apprendre les rudiments, les plantes pour guérir les blessures, aider à la cicatrisation, soigner les brûlures…
Les yeux du mercenaire n’étaient pas froids comme ils l’avaient été plus tôt. Il observait la marchombre comme il aurait observé un oiseau tombé du nid ou comme un apprenti qui viendrait de perdre un combat. Un mélange de pitié, de compassion et de force. Il soigna avec soin le visage de la marchombre, il était évident qu’elle garderait des marques à vie, comme la cicatrice sur la pommette. Il sentit qu'il était temps de renouer le dialogue.

-Raconte-moi. Tes souffrances, tes rancunes envers ta vie passée, tes regrets. Livre-toi, complètement.


Ses yeux quittèrent ceux de la marchombre pour se concentrer sur ses lèvres où il appliquait une décoction, puis il s’attaqua aux blessures sur le reste du corps de la marchombre, nettoyant les plaies puis les bandant.
Il en aurait pour plus d’une heure, les blessures étaient multiples et méritaient d’être traitées avec soin sous peine de s’infecter. Lorsqu’il aurait fini, il la nourrirait. Il avait apporté de quoi dîner dans les sacoches de son cheval, mais il désirait avant tout que la marchombre se mette à nue.


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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Sam 20 Aoû 2016 - 10:15

Une rencontre dans la douleur et le sang
Caym & Killian


Le temps était long. Killian ne savait pas combien de jours s’écoulaient. Elle pensait être là depuis une bonne semaine, et au moins un jour depuis les tortures. Le silence la pesait, le noir l’oppressait. Elle était en train de devenir claustrophobe.

Ne pouvant rien faire d’autre, elle tournait en rond dans la pièce, plus pour laisser son corps en mouvement qu’autre chose. Chaque mouvement lui soutirait un cri ou une grimace. Il n’avait épargné aucun endroit. Ses bras, ses jambes, son visage, son dos et son ventre. Finalement, elle avait bu pratiquement toute l’eau, et avec le reste elle s’était épongé le visage, comme pour se rafraîchir l’esprit. La ligne sur sa pommette deviendrait une belle cicatrice. La marque de sa trahison.

Parfois les larmes coulaient, mais elle les ravalait bien vite. C’était de sa faute, elle n’avait pas su se battre dignement. Les Marchombres auraient honte d’elle… Déboussolée, endolorie et seule, Killian s’asseyait contre le mur, ou se couchait contre, essayant de récupérer.

Elle était ainsi couchée quand le mur explosa près des escaliers. Elle sursauta et se redressa, grimaçante. On l’avait trouvée ? On venait la libérer ? L’espoir jaillit du fin fond de son âme, pour aussitôt mourir. C’était le Mentaï qui arrivait.

Son cœur pulsa à nouveau, imaginant qu’il allait poursuivre les tortures. Elle ne se sentait pas prête à endurer des douleurs supplémentaires. Alors quand il se baissa pour la soulever et la porter, elle en fut plus qu’étonnée, tendue entre ses bras. Il monta les escaliers, et la déposa dehors, à terre. Le vent sur elle, les derniers rayons du soleil couchant sur sa peau… les bruits de la nature… elle s’en gorgeait, tremblante. Ce n’est que là qu’elle remarqua que Cali l’avait mise à nue. Non ! Il allait voir les cicatrices, et son corps et… elle voulait récupérer le bracelet de Nathan dans ses vêtements ! Mais elle n’eut le temps de rien faire. Il la souleva à nouveau et la mit dans une bassine d’eau froide qui réveilla les douleurs. Mais ce que ça faisait du bien !

Killian réagissait à peine, profitant de l’extérieur et de l’eau sur elle. Qu’importe si l’homme la voyait nue ou la touchait, car il la lavait délicatement. Son corps n’était qu’une ruine. Comme le moulin qui les entouraient. Il était doux sur elle, et n’appuyait pas sur les plaies. Il la lava comme on lave un animal blessé et méfiant. Elle resta docile. Le froid l’envahissait de plus en plus et elle grelottait, mais ne disait toujours rien. Cali la sortit lui-même de l’eau, et la garda contre lui. Une douce chaleur l’environna, l’engloba, la réchauffa. C’était délicieux.

Sèche, elle fut posée sur une couverture moelleuse posée à même le sol. Le Mentaï s’agenouilla devant elle et débuta les soins. Il soignait pour mieux recommencer ? Killian n’en avait aucune idée et n’avait pas la force de résister. Elle aurait pu tenter de fuir, de courir et siffler pour que Taï’Dashar, qu’importe où il est, vienne pour la sauver. Seulement elle savait qu’elle ne ferait pas trois pas avant que Cali la ramène ici. Autant profiter des soins. Quand il s’occupa de son visage, elle croisa son regard. Il n’était plus froid mais compatissant. Il éprouvait de la pitié pour la chose qu’il avait devant lui et qui s’était prétendue Marchombre. Il avait raison, elle était misérable. Son cœur se serra encore et elle fut soulagée quand il baissa les yeux pour s’occuper de ses lèvres.

-Raconte-moi. Tes souffrances, tes rancunes envers ta vie passée, tes regrets. Livre-toi, complètement.

Se livrer… ? Sa vie passée… une vie qu’elle ne retrouverait plus. Elle réfléchissait tandis qu’il la soignait, doux et appliqué, bandant les plaies qui le nécessitait. Puis elle se lança, sachant bien qu’elle n’avait plus rien à perdre et qu’il allait insister jusqu’à ce qu’elle parle, d’une voix éraillée au début :

-Je viens d’Al-Chen. J’ai quitté les miens jeune, et je me suis rendue à la Citadelle pour devenir Frontalière. J’ai réussit, et j’étais douée. J’y ai fait la rencontre d’un jeune homme, Natael. On s’est… aimé. Jusqu’à ce qu’une bataille face aux Raïs ne nous sépare. Les Mercenaires avaient rajouté leur grain de sel, et Natael s’est fait tuer. Cela m’a fait réfléchir et m’a ouvert les yeux. Je n’étais pas faite pour cette vie rangée ou le combat était quotidien. Je n’avais rien contre le fait de me battre mais pas ainsi. Je suis partie. J’ai erré, jusqu’à rencontrer une femme qui me pris sous son aile. Je suis devenue apprentie Marchombre, pendant trois ans. J’ai arpenté la Voie comme un poisson dans l’eau. J’ai découvert un monde bien plus proche de mes convictions. J’étais libre.

Elle se coupa un instant, grimaçante car il soignait une brûlure particulièrement douloureuse.

-J’ai voyagé à travers tout Gwendalavir, accomplit des missions par-ci par-là… j’étais bien. Un jour je suis arrivée dans un village en fête. J’y ai croisé une de mes amies et ensemble nous avons passée une agréable soirée. J’ai ensuite passé la nuit avec un beau jeune homme, Ethan. Et le lendemain, les Mercenaires attaquaient et brûlaient le village. J’ai eu le temps de fuir mais l’auberge s’est effondrée sur Ethan. J’ai pu l’enterrer, pour le peu qui restait. J’ai eu… beaucoup de mal… c’était le deuxième homme qu’on m’enlevait et… je me posais des questions… auxquelles je n’avais aucune réponse. Le mois suivant mon amie et moi avons aidé à rebâtir les maisons. C’est elle qui m’a annoncé que j’étais enceinte. C’était le choc mais… c’était aussi une nouvelle vie, comme un cadeau face aux morts endurées. Je suis partie, et j’ai retrouvé mon amie sept mois plus tard, pour qu’elle m’aide à mettre au monde mon enfant.

Elle était totalement plongée dans ses souvenirs, ne se préoccupant plus de ce que Cali lui faisait, où il la touchait, rien.

-Quand je suis revenue, un spectacle de dressage de chevaux était là. Et le dresseur… ça a été le coup de foudre. Le vrai cette fois. Je sentais que c’était lui. Pourtant j’avais peur, je me méfiais, car la vie m’ôtais chaque homme que j’aimais. Mais cette fois, rien. Il m’a offert un toit, à moi et mon enfant. Il a accepté de jouer au père. Il était merveilleux. C’est lui qui a tenu mon fils en premier. Lui qui a pleuré en le voyant dans ses bras. J’étais comblée, heureuse. Kerïm acceptait de me laisser vagabonder de temps en temps, mais pas plus de deux jours. Je ne pouvais pas me séparer de mon petit Nathan, nommé ainsi en mémoire à Natael et Ethan. C’est lors d’un de ces vagabondages que j’ai croisé une Mentaï. Le genre cruel et froid qui vous donne envie de l’étriper. Elle était accompagnée d’un homme… bizarre. On s’est battues. Et avec le recul, je me demande si elle n’était pas une ancienne Marchombre. Parce que les griffes qu’elle a fait jaillir pour me transpercer la poitrine ne pouvaient pas être des Dessins. C’était une Greffe Marchombre.

Elle parlait un peu de trop, mais qu’importe. Sa main s’était portée sur la vilaine cicatrice qui ornait son buste, souvenir de cette rencontre.

-Elle est repartie en me laissant agoniser dans les feuilles mortes. J’ai réussit à envoyer ma monture qui est allée chercher Kerïm. Il est venu, m’a ramenée, et mon amie m’a sauvée. Je suis passée à un cheveu de la mort mais elle m’a ramenée. J’ai passé un mois dans le coma suite à ça. A mon réveil, j’ai rattrapé le temps perdu et j’ai profité. J’avais tout ce dont j’avais voulut, une famille, une maison… nous étions si heureux avec Kerïm… mais un soir on s’est disputé. Il n’avait pas surveillé Nathan alors que je m’étais absentée. Il est parti. Il nous a quittés. Le lendemain je quittais la maison, qui n’était pas la mienne. J’ai parcourut les routes avec Nathan, lui faisant découvrir le monde. Et comme si ça ne suffisait pas, il est tombé malade. J’ai rejoins en vitesse une Confrérie de Rêveurs, mais ils m’ont annoncé que… qu’il n’y avait rien à faire à part être avec lui jusqu’au bout.

Killian déglutit, les larmes aux yeux, et se tortilla malgré le Mentaï pour récupérer ses vêtements en lambeaux et sortir le bracelet de son fils. La nuit les entouraient, mais elle se fichait bien de la fraîcheur nocturne ; elle était à l’air libre.

-Je l’ai accompagné, je l’ai tenu dans mes bras. Quand il est partit, je l’ai serré, et je suis allé l’enterrer sous un saule, là où le soleil l’inonderait constamment. Seule, triste et détruite je suis repartie… j’ai erré, ne sachant pas si ma vie valait le coup d’être encore vécue. J’ai été demandée pour aller sur Al-Poll avec Edwin Til’Illan. J’y suis allée. Les Mercenaires nous attendaient dans les galeries. J’ai été enterrée vivante pendant deux jours. Je suis sortie grâce à une sphère graphe, et je me suis remise de mes plaies. Depuis j’ai continué ma vie, j’ai prit une élève sous mon aile… j’ai essayé de me reconstruire. Et ensuite vous êtes arrivé.

Elle soupira, la gorge sèche. Elle jouait avec le bracelet entre ses doigts, l’observant. Elle savait que rien n’émouvrait le Mentaï. Au contraire, il devait être heureux que la plupart de ses malheurs soient dus aux Mercenaires. Mais elle s’était livrée. Elle n’avait juste pas dit qu’elle était membre du Conseil Marchombre.

-Voilà, vous avez votre histoire.

Souffla-t-elle pour finir. Elle vit qu’il avait soigné toutes ses plaies. Elle était toujours nue, et prit la tunique qu’il lui tendait pour l’enfiler et se couvrir un minimum. Ses sous-vêtements n’étaient plus utilisables… Son ventre grogna violemment. Cela faisait deux jours qu’elle n’avait plus rien avalé.

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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Sam 20 Aoû 2016 - 16:54


Une confession
La marchombre se mit à parler, se permettant de brèves pauses, pour se souvenir ou serrer les dents à cause de la douleur. Caym la laisser vider son sac, enregistrant tout ce qu’elle lui racontait. Ainsi elle avait été mère… C’était surprenant. Tout comme ses amours qui avaient la fâcheuse tendance à mourir.
Il venait de terminer de la soigner, lorsqu’elle se tut. Il sut qu’elle avait dit la vérité et qu’elle s’était livrée entièrement, même si certaines zones d’ombres demeuraient. Les marchombres l’avaient-ils aidée à se relever ? Elle parlait d’une mission avec Edwin Til’Illan en personne… Qui était-elle vraiment ? Une marchombre influente, Caym ne voyait que ça. Il songea à une membre du conseil, mais avec toutes ses souffrances, en aurait-elle été capable ?
Peu importe, il avait eu ses réponses, il était temps qu’ils mangent.

L’homme se plaça devant lamarchombre et posa ses mains de chaque côté de son visage avant de plonger son regard dans celui, légèrement lointain de la jeune femme. Il ne parla pas, par peur de briser ce moment, il voulait lui montrer qu’il respectait ce qu’elle lui avait livré et qu’il était digne de tous ses secrets. Il se contenta de la regarder puis baisa son front.
Il la lâcha ensuite et partit en direction du dîner. Il revint quelques instants plus tard, avec du pain, de la viande froide ainsi que des crudités. Le mentaï s’installa sur la couverture et partagea équitablement la nourriture. Il commença ensuite son dîner, en réfléchissant à la suite des évènements. Il allait former cette jeune femme, lui apprendre à devenir une puissante mercenaire, mais il ne savait pas encore quelle serait sa mission. Peut-être valait-il mieux qu’elle reste auprès des marchombres. Il aurait ainsi un homme au sein de leur organisation, ce qui lui procurerait un immense pouvoir. Mais cela signifiait également qu’il devrait faire totalement basculer la demoiselle du côté du Chaos, et s’assurer de sa loyauté.

Une fois le repas fini, le mentaï observa un instant les étoiles, laissant encore un peu de temps à la demoiselle pour se remettre de ses émotions, et s’habituer à sa présence. Il n’était pas envahissant ni bavard, il était juste là. Pas grossier ni violent, c’était un être humain comme il y en avait beaucoup. Il devait la conquérir.
Il se leva et tendit sa main à la jeune femme.
Il ne parla pas. Le silence était son allié, il était encore trop tôt pour le briser. Positionnant l’ancienne marchombre debout, Caym lui releva le menton, de manière à ce qu’elle regarde loin devant elle. Il rectifia sa position de manière à ce qu’elle se tienne droite. Puis, il se glissa dans son dos, et , lentement se colla à elle, laissa ses bras couler le long de ceux de la jeune femme. Lorsque ses mains atteignirent celles de Killian, il les saisit doucement et les ouvrit. Il les massa délicatement, puis commença une série de gestes fluides. Il tendit le bras de la demoiselle, inspirant et expirant lentement à son oreille. Il savait qu’elle connaissait cette gestuelle, et il savait qu’elle était puissante. Même les mercenaires du Chaos effectuaient des exercices de relaxation. Cependant, ils étaient légèrement différents, c’est pourquoi il guida tout du long son apprentie, s’assurant qu’elle suivait son rythme. Qu’elle inspirait calmement et se laissait guider.
Lorsqu’il nota qu’elle n’était plus aussi tendue, et que les mouvements lui venaient naturellement, il se détacha d’elle, la laissant expérimenter seule.
Il recula et l’observa. Elle était souple et possédait une certaine grâce, et ce malgré ses récentes blessures. Le mentaï plongea dans les spires et contacta deux de ses hommes afin de leur annoncer l’évolution de son plan. Il resterait avec Killian, pendant une semaine au minimum, afin de s’assurer de sa loyauté, il était encore trop tôt pour la laisser seule.
Lorsqu’il reprit contact avec la réalité, Killian semblait avoir fini ses étirements. Il lui fit signe d’approcher.

-Je ne peux rien changer au passé, je ne promets pas l’absence de douleur et de mort, mais je te promets ma protection. Je peux t’apprendre à te relever et à te battre pour tes convictions.


Il saisit délicatement la jeune femme par la nuque et l’embrassa tendrement. Il reprit, d’une voix aussi légère que le murmure du vent.

-Je peux t’apprendre à ne plus avoir peur. À te dresser fièrement, et à être celle que tu désires être.


Il plongea ses yeux qui semblaient réfléchir le ciel étoilé dans ceux sombres de la jeune femme.

- La liberté n’existe que dans le dépassement des limites et des règles, le Chaos te propose une famille qui ne t’abandonnera jamais.

Lui laissant du temps pour digérer tout ça, le mentaï lui dit qu’il était temps de se reposer, ils auraient une journée chargée le lendemain. Ce faisant il s’allongea sur la couverture et occupa la moitié de l’espace, laissant l’autre partie à Killian.



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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Sam 20 Aoû 2016 - 19:02

Une rencontre dans la douleur et le sang
Caym & Killian


Le silence les entoura un moment après la fin de son histoire. Killian était encore plongée dans le passé, revivant en accéléré toute sa vie. Elle s’attendait à des railleries ou des sarcasmes de la part du Mentaï, mais rien ne vint. Au contraire, il se mit devant elle, posant ses mains sur ses joues. Elle remit les pieds dans le temps présent et plongea dans le gris de ses yeux, juste avant qu’il vienne baiser son front.

Il s’en alla alors chercher le repas, et Killian se sentait perplexe. Baissant les yeux vers le bracelet de Nathan, elle déglutit, et le rangea dans la poche de sa nouvelle tunique. Elle l’aurait volontiers porté mais il était trop petit pour ses poignets comme pour ses chevilles. Cali disposa la nourriture à part égales, et elle ne se fit pas prier pour manger, toujours dans le silence. Ce n’était pas un silence lourd ou pesant, au contraire… c’était le genre de silence qui signifiait tout. Elle savourait son repas, savourait son environnement, son corps à présent soigné se remettait déjà un peu de ses blessures, tout aurait pu être parfait, si ce n’avait été de sa situation envers le Mentaï. Qu’allait-il faire d’elle ? Il avait des projets, sinon il ne l’aurait pas soignée.

Elle sentait sa présence à ses côtés, mais elle n’avait plus autant peur. C’était étrange et impossible à expliquer. Il était son ennemi, mais sa présence ne la gênait plus. Quand il se leva et lui tendit la main, elle la saisit, se remettant sur ses pieds. Ses jambes flageolèrent un instant avant de la soutenir, et elle allait briser le silence quand il lui redressa le menton, la remit droite, et se coula dans son dos. Le paysage s’étendait loin devant elle, et elle tressaillit quand les bras de Cali se glissèrent le long des siens, jusqu’à mêler leurs doigts. Le souffle court, enveloppée par la chaleur de l’homme, elle le laissa masser ses mains avant de lui faire effectuer des gestes qu’elle connaissait. Son souffle contre son oreille l’apaisa et elle se calqua sur sa respiration, inspirant et expirant longuement. Elle ferma les yeux, s’environna de sa gestuelle, prit le rythme, et se lança. Ce n’était pas exactement la même chose que chez les Marchombres mais ça y ressemblait. Et cette gestuelle l’aida à se détendre. C’était étrange.

Killian sentit à peine Cali se détacher, absorbée par ses mouvements. Elle retrouvait la grâce d’antan, son corps avait chassé les douleurs qu’il ressentait encore, et se laissait envahir par la plénitude de la gestuelle. Elle termina lentement, et le Mentaï lui fit signe de venir.

-Je ne peux rien changer au passé, je ne promets pas l’absence de douleur et de mort, mais je te promets ma protection. Je peux t’apprendre à te relever et à te battre pour tes convictions.

Elle plissa les yeux à ses paroles, voulant réagir, mais il l’agrippa à la nuque et l’embrassa. Cette fois, elle n’était plus tendue, au contraire, elle lui rendit son baiser. Ce qu’elle ressentait était étrange et anormal. Cet homme était son ennemi, mais en ce moment il semblait être une lumière dans sa nuit, une main qui la guidait, et même une réponse à ses questions. Il semblait être celui qui l’aiderait à franchir les obstacles et à renaître. Il était là.

-Je peux t’apprendre à ne plus avoir peur. À te dresser fièrement, et à être celle que tu désires être.

Sa voix, aussi douce que le vent, s’engouffra en elle. Qui voulait-elle être ? Et de quoi avait-elle peur pour qu’il veuille l’éliminer de son corps ? Il semblait si sur, si confiant… c’était troublant.

- La liberté n’existe que dans le dépassement des limites et des règles, le Chaos te propose une famille qui ne t’abandonnera jamais.

Pour le coup, elle déglutit. Il lui faisait miroiter de devenir une Mercenaire du Chaos. De basculer de l’autre côté. De rejoindre ceux qu’elle avait toujours combattus. Sa vie lui avait-elle imposé toutes ses souffrances pour la mener vers ce carrefour capital ? Avait-elle touché le fond assez profondément pour trahir les siens et aller du côté du Chaos ?

Pendant qu’elle réfléchissait, l’homme s’était étendu sur la couverture, lui laissant de la place. Elle l’observa et fronça les sourcils. Il la bouleversait. Il la faisait douter. Une partie d’elle voulait lui prendre la main et le laisser la guider et la protéger. Malgré ses talents au combat, elle avait besoin de protection. Mais de l’autre… il était en train de l’éloigner des siens. Si elle basculait, jamais elle ne pourrait retourner vers ceux qu’elle connaissait. Ils verraient qu’elle mentait. Ils seraient obligés de la tuer. Le dilemme faisait rage en elle et un rayon de lune éclaira à ce moment une lame qui dépassait de la ceinture de Cali. Elle se coucha, échafaudant son plan.

Sans faire de geste brusque, elle se cala au rythme de la nature, comme les Marchombres le lui avaient apprit. Sa main saisit le manche du poignard, et elle le tira à elle, sans toucher l’homme et sans faire de bruit. Elle devait le tuer. Si elle le tuait, ses doutes s’estomperaient.

Vivement, elle se mit à califourchon sur lui et posa la lame sur sa gorge. Sur le coup, il se réveilla en sursaut et elle fut satisfaite de l’avoir surprit.

-Je suis une Marchombre… jamais je n’épouserais le Chaos. Votre « famille » s’entretue pour le pouvoir. Moi je suis libre. Et vous, vous allez mourir. Vous allez payer ce que vous m’avez fait.

Elle serra le manche, la main tremblante. Aller… elle devait lui trancher la gorge avant qu’il ne Dessine et se venge. Qui sait ce qu’il lui ferait si elle ratait son coup. Elle appuya la lame, faisant couler une goutte de sang. Le cœur fou, Killian rassembla son courage et sa force. Elle devait le faire.


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Dernière édition par Killian Delkaïron le Lun 22 Aoû 2016 - 13:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Dim 21 Aoû 2016 - 14:08


Pour sa vie...
Caym était allongé lorsqu’il sentit la présence de la marchombre à ses côtés. Il était dans les spires et dessinait une barrière. C’était un dessin qu’il affectait particulièrement, surtout lorsqu’il devait dormir avec une personne en qui il n’avait nulle confiance. Sauf que la barrière ne se trouvait pas autour de lui, mais autour d’eux. Assez large, pour permettre à la jeune femme de s’éloigner de quelques pas, mais pas de s’échapper. Car voir la demoiselle s’enfuir sur son cheval était ce qui pouvait lui arriver de pire, alors il était prévoyant.
Bien entendu, de ce fait il devenait une cible facile, mais ça lui permettrait de tester la marchombre. Si elle n’agissait pas, c’est qu’elle tentait de l’amadouer et n’était pas sincère. Caym se doutait de la force qui guidait cette femme, qui lui permettait de continuer à avancer, elle ne se laisserait pas vaincre aussi facilement, c’était un travail de longue haleine.
Ce que le mercenaire espérait c’était qu’elle lui laisserait le temps d’agir avant de le tuer. Dans le pire des cas, sa lame était bien aiguisée et il la mort viendrait rapidement. Et il avait avertir ses hommes de son plan, s’il ne donnait pas de nouvelles le lendemain, ils sauraient.
C’est donc en songeant aux éventuels derniers mots que lui laisserait dire la marchombre que Cali glissa doucement vers le sommeil.

Le mentaï sursauta en sentant le froid de l’acier mordre sa chair. Il n’était pas encore mort, ce qui le rassurait. La marchombre était assise à califourchon, mais ce n’était pas une scène sexuelle, malheureusement, mais plutôt une scène d’adieu. Killian semblait déterminé à le tuer. Mais elle ne l’avait pas encore fait, ce qui fit plaisir au mercenaire.
Elle luttait encore. Elle ne savait pas ce qu’elle désirait véritablement, mais son instinct lui criait de tuer.

-Tu crois ça ?


En parlant, il avait senti la lame érafler sa gorge, le coupant superficiellement. Il saisit la main de la jeune femme sans force, mais éloigna très légèrement la lame de son cou. Il ne voulait pas qu’elle pense qu’il tentait de se débarrasser d’elle, ou de contre-attaquer. Il voulait juste lui parler, profiter de ce moment de vulnérabilité qu’elle offrait.

-Tu ignores tout de la mort, quelle leçon penses-tu me faire ? Les marchombres tuent plus facilement que les enfants du Chaos, ils ignorent la valeur de la vie alors ils l’ôtent sans aucun remord et se justifient au nom de la liberté.

Il se tut, ses yeux étaient fichés dans ceux de la meurtrière, il avait l’impression d’y lire comme dans un livre. Il continua.

-Mais tu es libre. Tant que tu vis, tu es libre. Tu ignores le sens des mots que tu utilises, tu ne ressens pas leur profondeur. Tu veux me tuer, mais fais donc. Tu crois vraiment que le Chaos est l’ennemi ? Mais le Chaos est partout, il est en chacun d’entre nous. Mais finis ton geste, si le cœur t’en dit.

Il relâcha légèrement la main de la jeune femme, il avait pratiquement fini son monologue.

-Tu es libre de tuer, mais fais-moi le plaisir de savourer cet instant, de profiter de l’adrénaline qui coulera dans tes veines après m’avoir tranché la gorge. Le mercenaire ricana. Tu t’imagines qu’il n’y a que des psychopathes chez les mercenaires, n’est-ce pas ? Tu penses sérieusement que les marchombres sont au-dessus de ça ? Qu’ils sont différents…

Le jeune homme ricana de nouveau.

-Tue-moi. Montre à toi-même que tu en es capable. Que tu ne recules devant rien pour assouvir ta vengeance, car c’est la seule chose qui te motive. Tue-moi. Il y a bien longtemps que j’ai fait la paix avec la mort, je ne la crains pas ni ne la fuis.

Les yeux du mercenaire étaient remplis d’une étonnante puissance, ils dégageaient une aura éblouissante, de celle qui vient du cœur.

- Tue-moi.

Il n’avait pas peur de mourir, et surtout il savait qu’il ne mourrait pas. C’était étrange, cette certitude qu’il avait, mais il avait bien fait son travail et, si la main de la demoiselle ne tremblait pas, il savait qu’il avait déclenché un ouragan en son for intérieur. Elle luttait pour ne pas couler, mais Caym ne lui épargnerait rien. Il la mettait face au mur, il lui ouvrait les yeux avec force, l’entraînant dans son sillage.


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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Dim 21 Aoû 2016 - 15:00

Une rencontre dans la douleur et le sang
Caym & Killian


Cali parla. Elle en fut étonnée, car ce n’était pas ce qu’elle avait attendu ; non, elle s’était dit qu’il dessinerait et la battrait à nouveau, qu’il se vengerait de cette pitoyable tentative, mais non. Il saisit sa main et éloigna la lame de sa peau, de quelques millimètres, pour pouvoir continuer à parler.

-Tu ignores tout de la mort, quelle leçon penses-tu me faire ? Les marchombres tuent plus facilement que les enfants du Chaos, ils ignorent la valeur de la vie alors ils l’ôtent sans aucun remord et se justifient au nom de la liberté.

Hein ? Non ! Les Marchombres ne tuent pas plus facilement ! Ils ne tuent que lorsque c’est nécessaire, pour se défendre ou défendre des innocents, ou quand il s’agit de Mercenaires ! Elle n’avait jamais aimé tuer mais elle l’avait fait. Killian observait le Mentaï, serrant le poignard dans son poing. Il tentait de la faire douter. C’était réussit.

-Mais tu es libre. Tant que tu vis, tu es libre. Tu ignores le sens des mots que tu utilises, tu ne ressens pas leur profondeur. Tu veux me tuer, mais fais donc. Tu crois vraiment que le Chaos est l’ennemi ? Mais le Chaos est partout, il est en chacun d’entre nous. Mais finis ton geste, si le cœur t’en dit.

En chacun de nous… ces mots résonnèrent en elle. Il n’y avait ni tout blanc ni tout noir. Chacun avait une part d’obscurité en soi. Killian le savait, mais on pouvait choisir quelle part on faisait sortir. Les Mercenaires se laissaient consumer par leur noirceur, et les Marchombres par la lumière. C’était comme ça que ça devait se passer. Comme ça qu’on lui avait toujours fait voir les choses. Son cœur pulsait comme un damné, son cerveau tourbillonnait à la recherche d’une réponse, en vain.

-Tue-moi. Montre à toi-même que tu en es capable. Que tu ne recules devant rien pour assouvir ta vengeance, car c’est la seule chose qui te motive. Tue-moi. Il y a bien longtemps que j’ai fait la paix avec la mort, je ne la crains pas ni ne la fuis.

La vengeance… venger quoi ? Son corps meurtri et blessé ? La mort de Natael, Ethan, Kerïm et Nathan ? Cela ne les ferait pas revenir et… Cali n’était pas responsable. Ce n’était pas ça qui la motivait… mais alors quoi ? Killian sentit les larmes envahir ses yeux et elle les ferma fermement pour les ravaler. Quand elle les rouvrit, elle vit que le Mentaï n’avait pas peur. Son regard irradiait de puissance et d’assurance. Elle devait le tuer, pas pour se venger, mais pour se libérer de son emprise. Pour pouvoir retourner chez les siens et se couler de nouveau dans la Voie.

Il répéta qu’elle devait le tuer, puis le silence reprit ses droits. Elle, elle gardait la lame contre son cou, nettement moins fort qu’avant. Les Marchombres ne tuaient pas pour le plaisir… contrairement aux Mercenaires. Sa main trembla, son cœur frappa encore plus contre sa poitrine.

Finalement elle se redressa, toujours assise sur ses jambes. De loin on aurait pu croire à un couple en plein ébat alors qu’il n’en était rien. Pourtant elle le sentait, entre ses jambes. Le poignard en main, Killian ferma les yeux pour y voir clair, essayer de comprendre, en vain. Les pensées s’emmêlaient, et aucune ne parvenait à prendre forme. Elle n’était plus sure de rien.

-Arrêtez… souffla-t-elle On… on ne tue pas comme ça… on n’aime pas ça … contrairement à vous…

Elle se sentait fragilisée, faible et savait qu’il avait atteint son but. Une larme roula sur sa joue. Il avait surement gagné.


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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Mar 23 Aoû 2016 - 15:24


Sous le ciel étoilé

L’instinct de Caym Cali n’avait pas failli, il était toujours vivant, à son soulagement.
Les mots du mercenaire touchèrent leur cible. Il vit clairement ses paroles se ficher dans le cœur de la jeune femme, son visage trahissant la moindre de ses émotions. Elle se redressa, les yeux troublés, balbutiant avec peine.

-Arrêtez… On… on ne tue pas comme ça… on n’aime pas ça … contrairement à vous…


Il avait gagné la manche. Il sentait la pression des jambes de Killian autour de lui, mais elle faiblissait. Il n’avait plus l’impression qu’elle le serrait pour le dominer, mais uniquement pour rester droite. Ne pas s’écrouler.

-Pour ta gouverne, je n’éprouve absolument rien à tuer. Je n’y prends aucun plaisir et je n’ôte la vie que lorsque aucune alternative ne se présente à moi.

Le mentaï saisit délicatement l’arme des mains de Killian, elle avait fini avec. Il ouvrit presque tendrement les doigts crispés de l’ancienne marchombre afin de récupérer son arme, qu'il lança quelques mètres plus loin. Lorsque ce fut fait, il hésita à préciser que le fait qu’elle soit toujours en vie prouvait bien que les mercenaires ne tuaient pas aussi bêtement que ce qu’elle semblait croire. Mais devant l’évidence de la chose, il préféra se taire.
Caym resta quelques secondes, immobile. Il hésitait sur la tournure des choses. Il pouvait faire ce qu’il désirait, elle ne lui résisterait pas. Se libérant de son emprise d’un coup de rein, il la fit basculer et la saisit avec force. Sa bouche rencontra de nouveau celle de la marchombre. Ce fut un baiser brutal, presque animal. Ses mains la caressaient, lui tirant quelques gémissements, puis il s’éloigna d’elle. Il pourrait l’avoir s’il le désirait, mais il n’en avait pas envie, c’était trop.. facile. De plus, émotionnellement elle s’attacherait à lui, ça risquerait d’être source de trop d’ennuis. Il avait la ferme intention de faire d’elle son amante, mais elle était sentimentale et il y avait fort à parier que tout homme la rencontrant en cet instant serait sa prochaine raison de vivre.
Les yeux du mercenaire étaient de nouveau durs. Ils brillaient d’une lueur malicieuse qui en avait inquiété plus d’un.

-Puisque tu ne sembles pas avoir sommeil, il est temps de débuter ton apprentissage.

Cali se leva souplement puis hissa la demoiselle sur ses pieds. Il ramassa la dague qu'il avait négligemment jeté par terre et la glissa à sa ceinture, puis il désigna les ruines.

-Notre terrain de jeu. Essaye de me toucher.


Avant qu’elle n’ait pu esquisser le moindre geste, le mentaî s’était éloigné d’elle et s’était hissé sur un muret démoli. Il s’élança donc sur le tas de ruine, qui offrait des appuis peu stables, à différentes hauteurs, irréguliers.. C’était parfait. Il pourrait observer l’agilité de la marchombre. Bien qu’elle ait suit d’importantes blessures, elle devrait rapidement réussir à se mouvoir sur ces débris qui atteignaient par endroit des hauteurs vertigineuses. Éclairés par la seule lueur de la lune, l’exercice n’était que plus complexe et les chutes une promesse. Même le mercenaire éprouvait parfois quelques difficultés, mais la concentration demandée pour cette épreuve lui permettait de se vider l’esprit. Du coin de l’œil il observait la progression de la marchombre, se demandant quand serait-elle prête à jouer son rôle.


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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Mar 23 Aoû 2016 - 16:39

Une rencontre dans la douleur et le sang
Caym & Killian


Killian se sentait glisser dans un gouffre. Elle ne parvenait pas à fixer ses pensées, à en trouver un sens ou même une cohérence. Elle ne savait plus qui elle était ni pour quelle cause elle se battait.

-Pour ta gouverne, je n’éprouve absolument rien à tuer. Je n’y prends aucun plaisir et je n’ôte la vie que lorsque aucune alternative ne se présente à moi.

La voix du Mentaï la ramena sur terre, lui rappelant sa présence. Il pouvait dire ce qu’il voulait… mais elle disait pareil. Elle aussi affirmait qu’elle ne tuait que lorsqu’il n’y avait plus d’autre choix. Alors, étaient-ils si différents, elle et lui ? Hormis l’étiquette de la guilde à laquelle ils appartenaient chacun ? C’était… déroutant et ne l’aidait pas.

Elle sentit à peine les doigts chauds et fermes de Cali lui desserrer les doigts pour lui enlever la dague de la main et la jeter un peu plus loin. Il avait gagné, elle ne l’avait pas tué. D’un coup, il la fit basculer sur la couverture, prenant le dessus. Sa bouche rencontre la sienne, dans un baiser brutal et sauvage, qui la fit frissonner. Elle tenta bien de le lui rendre mais il était trop vif, aussi se laissa-t-elle faire. Les mains fermes de Cali la caressaient, et elle gémissait, mais si c’était parce qu’il touchait une blessure ou parce qu’elle aimait ça, elle n’aurait su le dire… ou aurait eu honte de se l’avouer.
Et aussi vite qu’il avait commencé il arrêta. Le souffle court, elle le regarda, sa silhouette se détachant dans le clair de lune. Elle déglutit, se mordant la lèvre.

-Puisque tu ne sembles pas avoir sommeil, il est temps de débuter ton apprentissage.

Hum si elle avait sommeil. Mais en quoi avait-elle besoin d’un apprentissage ? Elle ne comprenait pas. Il se leva et la redressa sur ses pieds, rangeant son arme dans sa ceinture avant de désigner les ruines et de lui dire qu’il s’agissait de leur terrain de jeu. Euh ok. Il annonça qu’elle devait le toucher, et avant qu’elle puisse parler ou bouger, il avait courut et sauté sur un mur à moitié démolit. S’il voulait jouer, pourquoi pas. Killian s’élança derrière lui, son corps rouillé et endolori la suppliant de se stopper. Elle l’ignora, et sauta agilement à sa suite, retrouvant ses vieux réflexes. Comme quoi, malgré les privations ou les blessures, un corps n’oubliait pas ce qu’on lui avait apprit.

Les ruines étaient dangereuses. Les murs à moitié effondrés laissaient des prises faciles mais traîtresses. Plus d’une fois l’une d’elle s’effrita sous les doigts ou les pieds de la Marchombre, manquant l’entraîner dans le vide. Elle ne se rattrapait que grâce à d’infimes réflexes. La nuit ne lui facilitait pas la tâche mais elle aimait ça. Ses sens prenaient le pas sur sa vue, et elle sentait plus qu’elle ne voyait le Mentaï se déplacer. Elle sentait les courants d’air qu’il créait à chaque virage qu’il prenait, et entendait les cailloux rouler sous ses pieds.

Il continuait de grimper, toujours plus haut. Elle savait que si elle tombait, elle risquait de se rompre le cou et de mourir. Mais lui aussi courait ce risque. Essoufflée, Killian se força à continuer, sans prendre de pause. Elle sentit qu’il allait vers l’un des murs parmi les plus élevés qui restaient. Elle prit le chemin inverse, pour l’attraper à revers. Elle se plaqua contre le mur, et se fondit dans la nuit pour le surprendre. Concentrée, elle écoutait, sentait grâce à sa Greffe. Rien. Où était-il passé ?

Les pas réapparurent. Derrière ! Elle se tourna et vit Cali dans l'ombre. D'où était-il venu ?! Elle ne se laissa pas avoir par sa surprise et se rapprocha pour le toucher. Il esquiva, bien entendu, et elle poursuivit. Le mur à leur droite leur cachait la lumière de la lune, et elle devait presque deviner où il se trouvait. Mais elle y arriverait. Elle avait toujours réussit les exercices.

Concentrée, elle ne comprit que trop tard que le sol sous ses pieds s'effritait. Elle voulut bouger mais ça ne fit qu'empirer les choses et elle sentit son corps se faire happer par le vide, ses mains tentant de se rattraper au bord, en vain. Elle allait tomber.

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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Jeu 25 Aoû 2016 - 19:58


Le sauveur
Courant, Caym s’élançait dans les airs. Cet exercice demandait légèreté, rapidité et surtout stabilité. Il fallait faire attention à où l’on posait les pieds. Jetant un coup d’œil à la marchombre, il réalisa qu’elle ne le suivait plus. Intrigué, il tourna les talons et revint sur ses pas. Il ne l’avait pas entendue tomber, donc elle devait… il la vit soudain. Elle s’était dissimulée derrière un bloc massif afin de le toucher par surprise. Arrivant dans son dos, il déstabilisa ce plan, mais n’esquiva que de justesse l’attaque de Killian. Il s’échappa et la poursuite reprit de plus belle, la jeune femme talonnant le mercenaire. Sautant par-dessus un amas de gravas qui semblait fortement instable le mercenaire réfléchissait à la suite de la journée, et quels exercices il imposerait à celle qui deviendrait son alliée. Elle n’avait rien perdu de son équilibre, et malgré ses blessures demeurait rapide et alerte. Elle serait rapidement sur pied, mais avant cela il devait la faire basculer totalement du côté du Chaos.
Mais le mercenaire stoppa sa course effrénée en entendant un bruit de pierres s’écroulant. La jeune femme semblait avoir posé le pied où il ne fallait pas. Il se retourna et analysa la situation en moins d’une seconde. La marchombre chutait. Elle ne trouvait aucune prise pour se retenir, le pan du mur s’écroulait.
Une option consistait à la regarder s’écraser plusieurs mètres plus bas, mais il avait épargné sa vie, ce n’était pas pour la laisser mourir à peine un jour plus tard.
Une autre option consistait à  s’élancer vers elle et la rattraper par les poignets avant qu’elle n’ait chuté trop bas. Mais cette tentative risquait de les faire s’écraser tous deux au sol, le muret ne tiendrait pas longtemps et s’il s’y aventurait il y avait fort à parier que celui-ci ne résisterait pas.
La dernière option était d’intervenir avec un Dessin. Et c’est ce qu’il fit. Se plongeant dans l’imagination, il voyait Killian dégringoler et il devait être rapide. Il fusa dans les spires, tout en gardant le contact avec la réalité pour que le résultat soit celui attendu. Son dessin prit forme rapidement. Ses entraînements des derniers jours et ses pas sur le côté lui avaient redonné des habitudes et dessiner ne lui prit qu’une infime seconde. La marchombre fut entourée d’un halo luminescent. Cependant Caym renforça son habituelle barrière anti-intrusion de manière à ce que l’atterrissage se passe relativement doucement. La barrière qui entourait la marchombre devient donc compacte dans la partie basse. On aurait dit de la gelée, d’une épaisseur d’un mètre. Si bien que lorsque la marchombre toucha le sol, ce fut la protection qui absorba le choc. La partie du dessous explosa au contact du sol, déposant la marchombre sans trop de chocs et le reste de la protection la protégea des autres pierres qui continuaient de chuter.
Le mentaï ne tarda pas à la rejoindre au sol, tout en vérifiant que le mur qui supporterait sa descente ne comptait pas s’écrouler.
Il fut rapidement au sol et dégagea les pierres qui étaient tombées sur la jeune femme et d’une pensée fit disparaître la barrière qui la protégeait. Il l’aida à se relever et remarqua que la chute avait rouvert certaines de ses blessures.
Mais elle était toujours vivante et n’avait rien de brisé. Une nouvelle fois il lui appliqua ses onguents et banda les plaies de la jeune femme, avant de lui intimer l’ordre de dormir. Elle avait besoin de forces.

Tandis qu’il la laissait seule sur la couverture, le mercenaire effectua des exercices, étirement et renforcement musculaire, il contacta également un de ses hommes afin de lui faire part de son avancée. Peut-être bougeraient-ils, d’ici peu. Lorsque la marchombre serait capable de voyager, elle était encore faible et avait du mal à estimer ses blessures.
Lorsqu’il eut fini, il travailla le maniement de ses hachettes, qui n’avaient pas encore servi et attendit que le soleil se lève avant de réveiller Killian.

Le petit déjeuner était frugal. Caym observa la marchombre, puis demanda.

-Tu fais partie du conseil n’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Jeu 25 Aoû 2016 - 20:30

Une rencontre dans la douleur et le sang
Caym & Killian


Killian sentait le vide happer son corps, et s’imaginait déjà disloquée en contrebas. Ses mains s’égratignaient à la recherche vaine d’une prise solide, et ses pieds battaient l’air, dans un vent de panique mais aussi dans l’espoir de se poser sur un rebord quelconque.

Elle ignorait si Cali avait comprit qu’elle tombait, et même, la sauverait-il ? Ses pensées volaient à toute vitesse pendant ce laps de temps infime ou elle chutait. Les pierres l’entouraient et elle pensa enfin à se protéger le visage en l’entourant de ses bras, résignée à ne pas trouver de prises.

Mais le choc fut nettement moins violent que ce qu’elle croyait. Son souffle fut coupé et elle sentit des douleurs se raviver, mais en entrouvrant les yeux, elle aperçut les reflets d’une barrière qui l’entourait. Les pierres glissaient tout le long, l’épargnant en partie.  Il l’avait sauvée ? Car ce ne pouvait être qu’un Dessin. Son auteur apparut bien vite, retirant les pierres qui avaient réussit à tomber sur elle et faisant disparaître la barrière. Heureusement, les pierres étaient petites et ne lui avait pas fait trop mal. Mais elle était sure que des plaies s’étaient rouvertes.

Ensemble ils regagnèrent leur couverture et Killian sentit soudain toute la fatigue lui retomber dessus. Elle était éreintée. Il soigna ses plaies rouvertes sans qu’elle ne bronche. Et quand il lui ordonna de dormir, son esprit obéit rapidement, l’emmenant dans un pays ou toute douleur et tout doute était parti.

Elle fit de drôles de rêves, mêlant Marchombres et Mercenaires, avec une voix qui répétait sans cesse que les deux guildes n’étaient en rien différentes, leurs membres avaient juste d’autres méthodes. Mais dans le fond, ils cherchaient à atteindre le même but. C’était étrange…

Cali la réveilla au beau milieu de l’un de ses rêves et elle émergea en fronçant les sourcils. Le soleil se levait à peine… Elle aurait bien aimé dormir encore, mais son corps, malgré les courbatures et autres douleurs, était plus en forme que la veille. Son esprit aussi.

Assise sur la couverture, elle mangea ce qu’il lui donna, savourant chaque bouchée. Après les privations, chaque portion était un festin à ses yeux, aussi frugale soit-elle.

-Tu fais partie du conseil n’est-ce pas ?

La question la stoppa net dans sa mastication. Il ne posait pas la question innocemment. Il connaissait déjà la réponse, et donc si elle disait non, il le saurait. Mais si elle disait oui, elle se dégoûterait.

-Vous semblez déjà connaître la réponse à cette question, Cali. Je n’ai donc pas besoin de vous répondre.

Elle continua à manger, le cœur battant. Oui, elle était membre du conseil Marchombre et avait donc une place importante dans la guilde. Et non, elle ne voulait pas ce servir de cette position pour assouvir les desseins du Mentaï.

C'est là qu'une autre pensée vint. Elle s'était endormie trop vite la veille pour le faire. Et même si ça lui arrachait la gorge, c'était la moindre des choses. Alors elle regarda le Mentaï et lui dit :

-Merci de m'avoir sauvée hier soir.

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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Sam 27 Aoû 2016 - 20:48


Sous le ciel étoilé
Caym sella son cheval, il était temps qu’ils se mettent en route. Le soleil se levait à peine, mais les deux jeunes gens étaient déjà levés et actifs.

Le mercenaire avait réussi à créer un lien entre l’ancienne marchombre et lui. Ca lui avait pris du temps, près d’une semaine en fin de compte. Les blessures de la jeune femme étaient en voie de cicatrisation, les blessures physiques comme psychologiques.
Il avait travaillé finement, elle ne croyait plus en la grande force des marchombres. Elle s’était laissée guider lentement sur le chemin du chaos, renâclant parfois et calmée par son mentor. Caym Cali avait fini par réussir à savoir quand parler, quand évoquer son passé douloureux, quand parler de l’abandon récent des siens, et quand se taire.0
Afin de faire concorder ses histoires avec la réalité, il avait ordonné à certains mercenaires de faire courir le bruit de la capture de la jeune femme, et ce avant qu’elle n’ait été totalement brisée. Il fallait que la nouvelle parvienne aux oreilles des ombres sans que les porteurs de nouvelles ne se fassent capturer. Ils avaient réussi, il y avait fort à parier que tous les marchombres d’Al-Jeit savaient que Killian Delkaïron avait été enlevée.
C’est pour cela qu’il était temps de bouger, entre autres. Car ils étaient immobiles depuis bien longtemps. Ils connaissaient dorénavant toutes les ruines au point de pouvoir s’y promener les yeux fermés, sans trébucher. Ils courraient tous les jours, comme la première fois, sur les murets, sautant par-dessus les gravats, glissant, se laissant tomber, roulant… c’était un parcours intéressant qui leur permettait de jouer avec leurs muscles et de vider leur esprit. Tout comme pécher dans le fleuve à main nue, mais le lieu n’offrait gère plus de distractions.
Killian avait beau être une apprentie mercenaire, elle avait déjà toutes les capacités requises, ce qui obligeait Caym à passer à la vitesse supérieure. Il ne l’entraînait pas physiquement, mais psychologiquement. S’il savait qu’elle ne croyait plus en la Voie des marchombres, cependant il n’était pas certain qu’elle marche réellement sur la Voie du Chaos.

Alors ils partaient. Il était temps de passer à la pratique, Caym avait réfléchi à un plan et discuté avec ses hommes afin de le mettre à exécution, le destin de l'ancienne marchombre en dépendrait.
Le mentaï vérifia qu’il ne subsistait plus aucune trace de leur passage, pour ne mettre la puce à l’oreille de personne puis, lorsqu’il eut fini, il fit signe à la jeune femme de le rejoindre sur un bloc de pierre. Il saisit une petite pierre et le jeta en direction du cheval qui, effrayé par le bruit, partit au petit trot. Ils étaient dorénavant seuls.

Le mentaï saisit la main de son apprentie et plongea ses yeux bleus-gris dans les siens. Il se concentra et ferma les yeux. Les pas sur le côté lui coûtaient souvent beaucoup d’effort, et encore plus lorsqu’il n’était pas seul. Se concentrant, il commença son dessin. De grands pins, une lumière ténue, une brise légère, les détails apparaissaient petit à petit et finalement, ils arrivèrent.


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MessageSujet: Re: Une rencontre dans la douleur et le sang [Killian/Caym] Dim 28 Aoû 2016 - 10:55

Une rencontre dans la douleur et le sang
Caym & Killian


Killian observait le paysage pendant que Cali sellait son cheval. Debout devant le ruisseau, elle réfléchissait. Cela faisait une semaine que le Mercenaire était réellement devenu son « Maître » et mentor. Il l’entraînait, efficacement. Ses plaies étaient presque cicatrisées et son corps n’avait plus mal. Au contraire, il effectuait n’importe quel mouvement sans problème.

Au fil des jours, ils s’étaient tous deux rapprochés, le Mentaï, et la Marchombre. Ils avaient passé de longs moments à discuter, ou à rester silencieux pour réfléchir. Cela lui rappelait son apprentissage Marchombre, et était une preuve supplémentaire que les deux guildes n’étaient pas si différentes. Cali lui avait exposé les fondements des Mercenaires, et bien qu’elle discute certains points, elle était forcée d’admettre que c’était très similaire aux fondements des Marchombres.

Les Marchombres… aucun ne s’était manifesté pour lui venir en aide, alors qu’elle s’était toujours démenée pour la guilde. Cela lui laissait une rancœur qu’elle n’avait jamais connue, même lorsque tous les êtres qu’elle aimait lui avaient été arrachés. Elle avait donné la moitié de sa vie aux Marchombres, et ils ne l’avaient pas sauvée la seule fois où elle en avait eu besoin.

En plus, Cali avait réussit à lui faire comprendre qu’œuvrer pour le bien ne lui avait pas apporté le bonheur, au contraire. Il n’y avait qu’à faire la liste des morts dans son passé et le tour était joué. La vie lui avait tout prit. A présent, elle avait Cali. Elle le considérait comme un mentor, un guide. Elle n’adhérait pas à tous ses principes car, au fond, elle restait une Marchombre, mais son cœur et son âme étaient de plus en plus gagnés par le Chaos.

On l’avait abandonnée, pourquoi ne pourrait-elle pas faire de même ? Elle ignorait ce que le Mentaï avait prévu pour elle, s’il allait l’emmener dans leur Forteresse pour parfaire l’apprentissage ou s’il avait un tout autre plan. En tout cas, elle le suivrait. Killian porta deux doigts sur sa joue gauche, longeant la cicatrice qu’il lui avait tracée délibérément. C’était sa marque de propriété. Bien sur, être considérée comme la propriété de quelqu’un lui hérissait le poil, mais en ce moment elle avait besoin d’être guidée, comme une véritable apprentie qui débutait. Et Cali se montrait parfaitement à la hauteur.

Sur un soupir, elle se retourna pour voir s’il avait finit. Sa vie ne serait plus pareille et elle le savait. En plus, si un jour elle recroisait ses amies, leur dirait-elle qu’elle avait tourné le dos aux Marchombres ? Elle ne se qualifiait pas de Mercenaire, mais sentait les racines du Chaos s’enrouler en elle pour y rester et grandir.

Cali lui fit signe de le rejoindre, ce qu’elle fit. Elle ne connaissait même pas son prénom. Pendant les exercices elle l’appelait Maître Cali, comme demandé, ou parfois juste Cali. Il balança une pierre vers son cheval qui partit au trot. Pourquoi l’avoir sellé si c’était pour le faire partir ? C’est là qu’elle se souvint de Taï’Dashar. Il avait disparu quand le Mentaï l’avait trouvée en forêt. Où était-il allé ? C’était son étalon, le seul qui ne l’avait jamais abandonnée. Il l’écoutait à la perfection et la comprenait mieux que personne. Elle souhaitait le retrouver, mais ignorait comment et quand.

Sa main fut prise dans celle de l’homme et la ramena sur terre. Elle le regarda, ses yeux ébènes plongés dans ceux bleus-gris de Cali, dépourvu d’animosité pour l’heure. Il se concentrait, et les transporta ailleurs. Cette expérience la laissait toujours un peu pantelante. Elle n’aimait pas trop les pas sur le côté. Mais c’était rudement pratique.

Elle observa le paysage. Des pins, une lumière douce, une brise… où étaient-ils ?

~Fin du RP~


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