Le Monde d'Ewilan
Bonjour !
Nous cherchons de nouveaux membres pour remplir nos guildes.
Rejoins-nous pour arpenter l'Empire et vivre des aventures folles par delà les mondes !
Le Staff'

N'oubliez pas de voter !



 

Partagez|

[Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Faël__Admin
avatar
Féminin Âge : 19
Autre(s) Compte(s) : Ewilan Gil'Sayan
Messages : 4019
Date d'inscription : 10/08/2012
Faël__Admin

Mon personnage
Sexe et âge: Faëlle de 24 ans
Aptitudes: Archère hors pair ; excellente grimpeuse et fervente adoratrice de la salade de champignons!
MessageSujet: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Mer 8 Fév 2017 - 14:43

NOIR ou BLANC

feat Caym Cali



Noir. Tel l’obscurité du néant, je sens la vie m’échapper.
Haletante je vacille. Pas besoin de franchir la porte pour comprendre.
Il y a ce cri, ce hurlement, cette douleur que je veux extérioriser, mais elle est inéluctablement cadenassée dans les abysses.
Le corps ne suit pas, laissant l’esprit s’embrumer.
Je la sens alors, l’odeur du sang.
Elle m’attend, derrière cette porte elle guète, tel un prédateur la Mort est à l’affut !
Puisant dans mes dernières forces je franchi l’obstacle, mais il est trop tard … elle a déjà établit son nid.
L'enveloppe s’effondre, l’esprit se brise !


* Réveilles-toi … *
* … et crie ! *


Myya se réveille en sursaut, des gouttes de sueur perlent sur son front. Alarmée, elle se hâte. Attelant sa monture elle part sans un regard en arrière, tenant fermement entre ses doigts un misérable bout de papier. Misérable et pourtant si vital, il lui ouvre la route. À travers ses gants, on peut apercevoir des arabesques, la lettre était écrite en Faël.

« Ma très chère Myya,

Te voilà enfin rentrée ?! Notre mère a été prévenu par un ami du Conseil que tu participerais à une expédition dans le continent de l’Est. Petite cachotière, tu aurais pu m’en faire part, bien que, apprenant la nouvelle, je n'en fus guère étonnée.
Pour tout te dire ton absence commence à être lourde à peser, heureusement que Awan et Lahuilï sont là pour m’aider à gérer les railleries des parents. Cependant j’ai décidé, il y a de cela deux mois, de bousculer notre vie quotidienne. Je t’annonce donc que j’ai emménagé dans un village du nom de Arïola se situant aux abords de la capitale des humains. Awan, Lahulï et moi-même sommes désormais installés, bien que ce ne soit que temporaire (ne soyons pas dupe un couple Faël ne peut s’installer et vivre bien longtemps loin de Baraïl). Je découvre ainsi un style de vie qui m’était totalement inconnu, et pour t’avouer je commence à m’y habituer. Les humains d’ici nous traite avec respect, et j’espère gagner leur confiance progressivement : il est bien plus agréable d’aimer et de se faire aimer de ses voisins, quelle que soit la race nous séparant.

Je te fais parvenir cette missive car voilà bien longtemps que mes yeux n’ont plus aperçu ta silhouette ou que je n’ai pu entendre ton rire. De plus notre petit Lahulï pourrait enfin rencontrer sa tante. Je t’en prie rend nous visite, le vide qu’a laissé ton départ est béant à l’heure actuelle et j’ai besoin de toi pour le remplir.

Avec tout mon amour,
Elya. »


Après trois longues années Myya allait enfin pouvoir tenir sa sœur dans ses bras. Bien que toujours liées par un fil indestructible, les deux sœurs ne peuvent vivre sereinement l’une loin de l’autre. C’est malheureusement par négligence de ce lien que notre Faëlle s’était éloignée de son pays natal. La soif d’aventure primait sur l’amour d’une sœur. Impensable pourrait-on penser, mais inconcevable pour Élya de poser des barrières à sa cadette. Elles avaient suivi deux voies incompatibles, comme toujours l’opposition. L’une s’est consacrée à la vie familiale, l’amour d’un époux et la joie d’être mère. L’autre s’abandonnant à une vie de vagabonde, à la recherche de réponses et d’amis à rencontrer. Leur dernière rencontre datant du jour où Myya s’est vu succéder au rôle de leur mère en tant qu’ambassadrice.

Aujourd’hui un climat différent s’était installé : Élya venait goûter à la vie des humains ! Trépignante d’impatience Myya s’était hâtée vers ce village : Arïola. Mais ce soir, quelque chose de grave s’était passé, car au fond d’elle le lien s’était affaibli. Même à des kilomètres, la Faëlle sentait la quiétude que rongeait sa sœur, quiétude qui s’était vite transformée en douleur, une douleur psychique et terrible.

Arrivée, la Faëlle traversa en trombe le village désert. Il était petit, pas besoin d’une boussole pour retrouver la demeure : ses pas l’y conduisirent naturellement. Myya s’arrête à l’extrémité du village, observant la bâtisse. La hutte de bois est soutenu par un vieux chêne qui leur offre le gîte. Cependant les yeux de Myya restent fixés sur cette porte légèrement entrouverte. La bâtisse était entièrement en ruine, rongée par les flammes.


Dernière édition par Myya Liandra le Dim 2 Avr 2017 - 23:28, édité 7 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2486-myya-liandra-faelle
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre
avatar
Féminin Âge : 23
Autre(s) Compte(s) : Neleam
Messages : 247
Date d'inscription : 23/08/2015
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre

Mon personnage
Sexe et âge: Homme de 29 ans
Aptitudes: Maîtrise du don du dessin et très doué avec les armes. Séducteur
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Sam 11 Fév 2017 - 16:17



A situations désespérées, Cali
Caym Cali était furieux.
Il avait pourtant été clair avec ses hommes, mais ils avaient été stupides et n’en avaient fait qu’à leur tête. Éperonnant sa monture pour arriver le plus vite possible sur les lieux, le mentaï s’imaginait arracher les entrailles de ces abrutis finis. Ils avaient fait étape dans un village perdu près d'al-Jeit, bien décidés à s’amuser, ils avaient mis le village sens dessus dessous. Ce n’étaient pas des tueurs assoiffés de sang comme Caym en avait sous ses ordres, il ne se serait pas mis dans une telle colère pour si peu. Un massacre, ça arrive parfois, et si le travail était mal fait, le chef achevait ses hommes pour leur négligence. Il ne pardonnait pas les erreurs.
Mais là, c’était différent.
Il s’agissait de deux mercenaires ayant reçu une éducation particulière, Scully et Mern. Ils étaient persuadés de savoir manipuler les gens et ils avaient expérimenté sur des villageois. Si initialement c’était uniquement pour voir jusqu’où ces pauvres gens étaient prêts à aller pour eux, ça leur avait échappé. Ils avaient disséminé dans les cœurs de la haine, l’avait encouragé à se développer et ce qui devait arriver, arriva. Ça leur avait explosé entre les doigts.
Cali n’avait pas tous les détails, les rapports de ses hommes étaient partiels, mais ils avaient décidé de mettre le feu à une maison habitée par des Faëls tout en encourageant les autres villageois à s’assurer que personne ne survivrait à l’incendie. Le meurtre collectif ne serait la faute d’aucun d’eux, mais tous auraient pris part au carnage. C’était fin et terrible. Sauf que Cali n’appréciait pas que des innocents soient mêlés aux expériences de ses hommes. Des dommages collatéraux qu’ils avaient dit, mais Caym savait que c’était plus. Ils avaient détruit l’essence même de la solidarité, de la confiance et de l’humanité de ces hommes et… même le Chaos ne voudrait pas d’eux. Ces gens n’étaient plus que des loques…
Enfin, c’était ce que Caym craignait et il avait l’intension de sauver la situation. Du moins de tenter de rectifier le tir, quitte à faire un grand nettoyage. Ses hommes étaient en haut de la liste, mais leur talent méritait d’être préservé, il allait devoir leur trouver un châtiment à la hauteur de leur erreur : monumental. Le reste du village ne bénéficierait pas de la même clémence.. Car si des soldats venaient à mettre le nez dans ces affaires, ça n’attirerait bien de bon au Chaos. Il fallait supprimer toutes les traces de leur passage, et Caym n’aimait pas ça. Il n’aimait pas tuer. Il ne se salissait les mains lorsque c’était nécessaire, mais il préférait garder les gens sous son emprise plutôt que de les envoyer dans un autre monde. Dans ce cas, ils ne servaient plus à rien et c'était définitif.

Et Caym n’avait jamais mis les pieds à Arïola, donc il avait dû "emprunter" un cheval pour y aller. Et le trajet n’avait malheureusement pas suffi à faire désenfler sa colère.
Il avait reçu un chuchoteur d’un de ses espions qui l’informait de la situation, lui disant que ça avait dégénéré. La cerise sur le gâteau avait été que ses hommes ne l’avaient pas contacté pour lui dire qu’ils étaient en train de semer une pagaille énorme, ils devaient toujours penser avoir le contrôle, ce qui était bien pire.

Mettant pied à terra tandis que son destrier continuait sur sa lancée, Caym amorti souplement son saut et observa la maison devant laquelle il s'était arrêté. Elle avait totalement brûlé, seuls demeuraient les murs en pierre.
Le mercenaire soupira et s’immobilisa. L’air sentait encore le chaud et le sol était recouvert de cendres. Il balaya le sol, de sa botte, cherchant à savoir de quand datait l’incendie, puis il observa les alentours. Il faisait encore chaud bien que la journée soit bien entamée et le mercenaire du Chaos se félicitait de travailler en chemise avec uniquement un pardessus, sinon il aurait été en sueur. En parlant de travail.. il allait devoir expliquer sa soudaine disparition. Tant pis, il avait plus urgent pour le moment.
Autour de lui, le village semblait presque désert, mais il avait appris à se méfier de l’eau qui dormait.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2550-chronique-d-un-redoutable-merc
Faël__Admin
avatar
Féminin Âge : 19
Autre(s) Compte(s) : Ewilan Gil'Sayan
Messages : 4019
Date d'inscription : 10/08/2012
Faël__Admin

Mon personnage
Sexe et âge: Faëlle de 24 ans
Aptitudes: Archère hors pair ; excellente grimpeuse et fervente adoratrice de la salade de champignons!
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Ven 17 Fév 2017 - 15:20

NOIR ou BLANC

feat Caym Cali



Trop tard. La Faëlle était arrivée bien trop tard.
Les yeux rivés sur cette porte noircie par le passage des flammes, quelque chose vient se briser en elle. Myya s’engouffra à l’intérieur des ruines, il fallait qu’elle en ait la certitude. Les murs étaient calcinés, l’odeur de combustion flottait encore dans l’air, tout une partie de la maison avait disparu. Qui était intervenu pour que tout ne brûle pas ? Qu’en sait-elle, la seule chose qu’elle observait était la bâtisse anéantie.
Plus elle avançait plus son cœur tapait dans sa poitrine. Le sol était jonché de débris. Les poutres étaient tombées, à moitié rongées par les flammes. À certains endroits le planché était troué, c’était avec précaution que la Faëlle plaçait un pied devant l’autre.

Elle réussit à traverser la pièce principale, pour arriver devant une porte clause. Contrairement au reste de la maison, elle était vierge de toute trace d’un passage des flammes. Myya essaya en premier de l’ouvrir simplement, sauf que quelque chose derrière lui fait obstacle. Elle poussa donc avec force, une première fois. Puis une seconde. La troisième fois, elle se jeta contre, l’épaule la première. Tentative désespérée. La Faëlle cria. S’énervant, elle voulait s’effondrer par terre, taper les mains, se cogner la tête contre le bois rongé. Puis dans un essai empli de haine la Faëlle sortie son sabre pour briser la porte.
S’agitant comme une furie, il lui fallut presque dix minutes avant de réussir à la fissurer, alors seulement, le battant céda ! La colère et l'énervement s’émancipèrent d’un coup. Myya se savait au bord du gouffre, au moment où son pied franchit le seuil de la porte, la Faëlle plongea dans les abysses. Lâchant son sabre, elle s’écroula aux côtés des corps calcinés.

Ils étaient là : Élya et son compagnon. Sans vie, les cadavres s’entrelaçaient, poussant un cri de désespoir. Ce fut la fin pour la jeune sœur, d’un instant à l’autre sa vie avait perdue son sens. N’arrivant plus à détacher son regard des dépouilles méconnaissables, Myya eut un hoquet. Sans interruption, les larmes commencèrent à s'écouler sur son visage.

Dans son crâne, ce fut le calme plat. Puis d’un coup le volcan entra en éruption. Une multitude de sentiments s’entrechoquaient entres-eux.

Vide.
Néant.
Froid.
Tristesse.
Désespoir.
Colère.
Dégoût.
Haine.
Violence.
Mort.

Sans bruit, la Faëlle ferma les yeux. Repassant sous ses paupières fermées les dernières images qu’elle possédaient d’Élya. Elle était là, avec son sourire éternel, sa tendresse infinie, sa voix douce… Lui caressant l’esprit une dernière fois.

* Réveilles-toi … *
* … et crie ! *

Soulevant ses paupières. Retournant à la réalité. Myya cria. Un cri brutal. Emprunt de souffrance. De tristesse. De désespoir. De haine ! Brisée de l’intérieur la Faëlle n'avait plus de raison d'être.
Soudainement prise de dégoût, la Faëlle se leva avant de courir à l’extérieur. Une seconde plus tard, elle régurgitait tout son repas. La douleur au ventre était si forte qu’il lui fallut s’appuyer contre le tronc pour ne pas s’effondrer. Quand la douloureuse séance se termina, Myya s’assit, le dos adossé au chêne. Les yeux rougis, les joues creusées par les larmes, la Faëlle souffrait en silence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2486-myya-liandra-faelle
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre
avatar
Féminin Âge : 23
Autre(s) Compte(s) : Neleam
Messages : 247
Date d'inscription : 23/08/2015
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre

Mon personnage
Sexe et âge: Homme de 29 ans
Aptitudes: Maîtrise du don du dessin et très doué avec les armes. Séducteur
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Sam 18 Fév 2017 - 16:25


Une faëlle au milieu des cendres
Caym sursauta lorsque le hurlement déchira l’air. Il s’attendait à ce que quelque chose se passe mais certainement pas à ce qu’un tel cri l’accueille. C’était un cri de femme, il l’écouta avec attention et y perçu clairement la douleur et la souffrance.
Fronçant les sourcils, le mercenaire chercha la source du bruit et s’approcha de la maison. Il n’était plus qu’à quelques pas lorsqu’une silhouette frêle se précipita hors de la demeure afin de vomir. Le hurlement avait cessé.
Le mentaï supposa que cette demoiselle était celle qui était à l’origine du cri, et se demanda quelle en était la raison. Il s’attendait à trouver un village méfiant, voire mauvais, pas sensible au meurtre qui s’était passé. Il s’approcha de la silhouette recroquevillée et réalisa son erreur. Il s’agissait d’une faëlle.
Elle n’était pas bien grande, mais il savait que ce peuple n’était pas connu pour sa grande taille, toutefois elle lui paraissait jeune. Il songea un bref instant qu’elle était la cible de l’incendie puis se dit qu’elle venait uniquement d’arriver, donc c’était peu probable. Peut-être était-elle une amie des faëls qui vivaient là, mais avec un tel cri de détresse.. Elle devait les connaître personnellement.

L’homme s’arrêta à quelques pas, se demandant quelle était la conduite à adopter. Il ne comptait pas la réconforter, toutefois, si elle était vraiment proche des victimes –dans le cas où l’incendie ait tué les habitants de la demeure- elle pourrait aider le mercenaire dans sa chasse aux responsables afin d’éviter que l’incident ne fuite.

-Vous allez voulez un peu d’eau ?

Question idiote, le mercenaire n’avait pas emporté de gourdes lors de sa fuite, il restait donc à espérer qu’elle ne réponde pas par l’affirmative. L’homme s’approcha lentement, afin de lui permettre de refuser sa présence, si elle le désirait. Lorsqu’il jugea être suffisamment prêt, il s’accroupit et observa la faëlle. Elle était appuyée contre le chêne -qui ne semblait pas avoir particulièrement souffert de l’incendie- et ses yeux fixaient un point dans le lointain. Son visage semblait défait, et l’homme sût qu’elle était en état de choc, perdue dans un état de transe qui lui permettait d’échapper à la réalité. Il avait déjà vu ça de nombreuses fois.
Caym hésita à serrer l’épaule de la jeune femme afin de la sortir de son mutisme mais n’en fit rien.

-Que s’est-il passé ?


Sa voix était aussi légère qu’un murmure, mais il savait qu’elle l’avait entendu. Il l’observa de ses yeux gris-bleu et se dit qu’elle était plutôt jolie. Son visage pointu, sa peau foncée et ses yeux en amande, elle était même très jolie. Exotique.
Il devait avouer n’avoir rencontré de faël qu’à deux reprises, ce qui expliquait ce presque émerveillement devant de telles créatures. Elles étaient emplies de grâces et de malice, ce qui captivait le mercenaire du Chaos, bien qu’il sache qu’ils n’étaient pas dans le même camp, même si le refus des Faëls d’aider l’empire convenait parfaitement au mentaï.
Sauf que la vie avait déserté celle qui était devant lui. S’il ne l’avait pas vue sortir en courant de la maison quelques instants plus tôt, il aurait songé qu’elle était morte. Il se contenta donc de l’observer à distance.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2550-chronique-d-un-redoutable-merc
Faël__Admin
avatar
Féminin Âge : 19
Autre(s) Compte(s) : Ewilan Gil'Sayan
Messages : 4019
Date d'inscription : 10/08/2012
Faël__Admin

Mon personnage
Sexe et âge: Faëlle de 24 ans
Aptitudes: Archère hors pair ; excellente grimpeuse et fervente adoratrice de la salade de champignons!
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Dim 26 Fév 2017 - 15:27

NOIR ou BLANC

feat Caym Cali



-Que s’est-il passé ?

Les mots n'arrivaient pas à franchir ses lèvres. La réalité était bien trop difficile à admettre. Myya préférait se laisser voguer dans les abysses de la douleur. Son esprit, sa raison, ses pensées continuaient de se perdre. Tandis qu’un bruit, un tintement se répétaient sans cesse. Comme un cri aigu, continuellement temporisé, il s’emparait de tout son être, la réduisant à la laisser sombrer.

L’ombre au-dessus d’elle semblait lui secouer l’épaule, comme pour la faire revenir à elle. Le geste n’était pas brusque, au contraire plutôt doux et rassurant. C’est donc avec surprise que la voix grave et profonde s'opposait avec le charisme de l’inconnu. Myya étudia l’individu. Un homme, un humain. Il était grand, fin, musclé. Se déplaçant avec aisance il dégageait une aura mi-menaçant, mi-attirante. Le visage tiré, des cheveux sombres, des yeux clairs … un visage charmeur mais d'où dégageait une certaine agressivité.

Était-il un ami ? Un ennemi ? C’était avant tout un humain. Myya aimait les humains. Myya aime-t-elle encore les humains ? Aujourd’hui elle en doute. Personne d’autre qu’un humain aurait pu faire une telle monstruosité. Peut-on encore aimer une espèce lorsque on est témoin des crimes les plus atroces pouvant être faits par celle-ci… Tous ne rentraient pas dans le même sac ? Laisser moi rire, où étaient-ils, ces foutus humains, lorsque la fumée avait commencé à paraître ? Où étaient-ils quand les flammes ont piégés sa sœur ? Où étaient-ils lorsque le feu est devenu volcan ? Où étaient-ils pour sortir les corps afin de garder la dignité ? Où étaient-ils avec leurs fameux pouvoir du Dessin ? Ils n’étaient nul part, laissant la peur et la lâcheté prendre le dessus. La Faëlle les haïssaient, elle les haïssaient tous !

Plongeant ses yeux pleins de colère dans celui de l’intervenant, elle cracha son venin.

« La mort ! Voilà ce qu’il c’est passé. Tout ça par votre faute, vous humains, méprisables créatures que vous êtes !! »

Elle se leva d’un bond, comme envahie par une envie de meurtre. Cependant l’individu semblait clame, voire habitué, presque rieur. L’envie se transforma en désir, le désir en besoin, le besoin en souffrance … Puis soudain, l’odeur du bois cramé là ramena à la réalité. À quoi bon être agressive envers la seule personne qui semblait s’inquiéter ?

« Peut-on haïr une espèce, au point de confondre tous ses membres ? » Les mots lui avaient échappés, dit avec souffrance et peine, il s’emparaient de chaque parcelle de son être. Elle avait baissé le regard et sa voix n’était plus que murmure. Puis soudain elle planta ses yeux remplis de larmes vers l’homme. « Pourquoi la douleur est-elle si forte ? Je ne peux la vaincre... »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2486-myya-liandra-faelle
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre
avatar
Féminin Âge : 23
Autre(s) Compte(s) : Neleam
Messages : 247
Date d'inscription : 23/08/2015
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre

Mon personnage
Sexe et âge: Homme de 29 ans
Aptitudes: Maîtrise du don du dessin et très doué avec les armes. Séducteur
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Dim 2 Avr 2017 - 22:48



Elle a du faire toutes les guerres de la vie
Le temps s’étiola. Cali resta immobile, attendant. Il savait qu’il ne devait pas brusquer la faëlle, elle était en état de choc. Il aurait ses réponses, mais il lui faudrait patienter un peu.
La jeune femme avec la peau sombre, une teinte semblable à de l'ébène, toute fois elle n’était pas noire. Avec du soleil et en d’autres circonstance, aucun doute que cette peau aurait semblé pailletée de doré. Mais en cet instant, ce n’était pas le cas.
Cette peau était sale, recouverte de suie. Ses poils étaient dressés sur ses avant-bras dénudés et ils témoignaient de la tension qui l’habitait. La colère, le froid, la peur, la tristesse. Tant de choses… Les yeux du mercenaire quittèrent les bras de la jeune femme pour se poser sur son visage scintillant de larmes. Ses lèvres étaient entrouvertes en un sanglot silencieux, de légers tremblements les faisaient frémir de temps à autre tandis que les yeux noisette scrutaient un point lointain. Ils s’attachaient avec désespoir à cette chose de l’au-delà. Ils n’avaient plus de larmes à verser, ils restaient ouverts, figés par l’incompréhension. Les sourcils froncés et les narines dilatées par ses longues respirations, la faëlle reprit doucement contact avec la réalité.
Elle observa l'homme qui s'était accroupi devant elle, ses pensées se lisaient avec une facilité déconcertante. Surprise, puis réflexion. Une brève lueur d’admiration et de soulagement, remplacée aussitôt par une lueur d’inquiétude. Tandis qu’elle l’observait, Caym restait immobile. Il avait le visage fin, des traits plutôt harmonieux, mais certains réussissaient à sentir sa part de noirceur, bien qu’il ait appris avec le temps et des entraînements particulièrement pointus à la dissimuler. Mais en cet instant, il n’en fit rien. Il demeurait immobile, sans choisir quel visage montrer à cette faëlle. Ses joues étaient colorées de brun, il ne s’était pas rasé depuis quelques jours, déjà les poils se manifestaient, rendant ses joues râpeuses.

Un battement de cil et tout ceci disparut. Une force s’insinua dans les veines de la demoiselle. La colère brilla dans ses yeux félins et son visage de métamorphosa. Sa mâchoire se crispa tandis que ses lèvres se pinçaient, ses narines se contractèrent, ses sourcils se fronçaient un peu plus. Ses yeux se plongèrent dans ceux de Caym. Elle les plissa légèrement tandis qu’elle lâchait ses mots avec hargne.
Une violence surprenante, dans le corps frêle et empreint d'une douceur étroitement mêlée de tristesse de l’inconnue. Elle s’enflamma et Cali ne put s’empêcher de la trouver séduisante. La colère qui habillait désormais son visage la transformait, car elle dégageait une impression animale, comme un félin blessé qui feule. Elle n’était plus cette chose brisée, mais cet animal noble qui était prêt à se battre pour en découdre et qui attaquait pour tuer.

« La mort ! Voilà ce qu’il s’est passé. Tout ça par votre faute, vous humains, méprisables créatures que vous êtes !! »


Humains… C’était étrange de se faire traiter d’humain. Cali ne cacha pas sa surprise, mais l'évoquation de la mort ne l’étonnait pas plus que ça. La mort était souvent liée aux humains, ils l’aimaient sans modération. Un petit sourire étira les lèvres du mentaï alors que la demoiselle réalisait ce qu’elle faisait. Sa colère se calma, tandis qu’elle reprenait possession de son corps et de son esprit. Son visage retrouva un air un peu plus neutre et ses yeux reprirent vie. Ils observaient Caym, qui attendit qu’elle ait fini son analyse.

« Peut-on haïr une espèce, au point de confondre tous ses membres ? »


Cali pencha la tête, tandis que les propos le poussaient à réfléchir. Mettre tout le monde dans le même sac, c’était ce qu’il faisait régulièrement, car c’était une solution de simplicité. Moins de réflexion, moins de doutes… Pourquoi s’encombrer de centaines de personnes alors qu’il peut s’agir d’un unique individu global.
Une douleur semblait scintiller au fond de son regard, comme un appel à l’aide. Cali quitta ses pensées pour s’interroger une nouvelle fois à propos de cette faëlle.

« Pourquoi la douleur est-elle si forte ? Je ne peux la vaincre... »


Un sourire navré vint se peindre sur le visage de l’homme tandis qu’il secouait la tête avec lassitude. La douleur… Il connaissait ça. Il ne la ressentait plus depuis bien longtemps, il avait appris à la transformer en haine. Transformer sa faiblesse en force. Sa peur en colère.
Avait-il été lui aussi une créature aussi fragile, tremblant au souvenir de ceux qu’il venait de perdre ? Il s’imagina, prostré comme la faëlle, mais il savait que sa perte avait été perçue différemment, il avait trouvé la force de se battre, une envie aussi insidieuse que puissante. Le goût de la revanche.

-Tu ne peux pas la vaincre.

La voix de Caym était grave et puissante. Ses mots étaient sans appel.

-Du moins pas comme ça… Sa voix s’était faite plus douce, pas cajoleuse ni mièvre, mais douce et sincère. La douleur est une invention qui a comme unique but de combler le vide, il faut apprendre à vivre avec ce vide. Mais cela prend du temps, et pour y arriver il faut se battre. Il faut avoir la force et la volonté de continuer. De se relever.

Les mots de Cali restèrent suspendus un instant. Ses yeux étaient clairs, légèrement bleutés. Il parlait avec son âme. Cette fille n’avait pas mérité le sort qui était désormais le sien, le moins qu’il puisse faire, c’était l’aider à surpasser sa perte. Et pour cela, il savait que la part d’ombre présente en chaque être vivant avait son rôle à jouer.

-La colère qui t’habite en cet instant… ne l’étouffe pas. Appuis-toi sur elle, nourris-la sans la laisser te contrôler totalement. C’est elle qui te permettra d’avancer et avec le temps, tu n’en auras plus besoin et il est bien plus facile de cesser de haïr que de souffrir. L’un est un acte volontaire, l’autre est subit.


Réalisant qu’il virait dans le philosophique et que ça n’allait guère, il baissa la tête, secouant sa chevelure brune. Un sourire effaça la gravité de son propos, comme si les paroles qu’il venait de prononcer n’avaient été qu’un songe. Lorsqu’il releva les yeux, il observa l’inconnue, le regard franc, légèrement pétillant.

-Je doute que cet arbre t’apporte des réponses, à moi, il ne me dit rien. Et la mort est un indice bien vague pour… comprendre ce qu’il s’est passé ici. C’est ta maison.
Se reprenant, Cali se gifla mentalement. Une erreur de débutant. Enfin, c’était. Excuse ma maladresse. Je … j’aimerais savoir qui a pu faire une telle chose.

C’était un pieux mensonge, car au fond de lui, il avait déjà un début de solution. Ses fausses hésitations étaient plus dues au verbe à employer qu’à qui avait pu commettre un tel acte. Mais tout est-il, que sur son visage, se lisait désormais le doute, l’incertitude. Il voulait des réponses et il doutait que la faëlle soit capable de lui répondre en cet instant. Que ces propos ne la briseraient pas. Qu’évoquer cet incendie ne le renverrait pas dans cette brume indolore qui entourait son corps il y a peu.
Le mentaï craignait la réponse de la jeune femme. Sa mission débutait, et il espérait ne pas avoir à achever cette pauvre créature, qui semblait faire ses premiers pas, encore vacillants, sur le chemin sinueux de la vie.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2550-chronique-d-un-redoutable-merc
Faël__Admin
avatar
Féminin Âge : 19
Autre(s) Compte(s) : Ewilan Gil'Sayan
Messages : 4019
Date d'inscription : 10/08/2012
Faël__Admin

Mon personnage
Sexe et âge: Faëlle de 24 ans
Aptitudes: Archère hors pair ; excellente grimpeuse et fervente adoratrice de la salade de champignons!
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Ven 7 Avr 2017 - 15:12

NOIR ou BLANC

feat Caym Cali


Je n’aime pas cet humain. Il me dégoûte. Il représente tout ce qui a détruit ma vie. Pourtant, il est le seul à trouver des réponses à mes questions. Pourquoi ? L’Homme est à la fois l’amant et la mort. L’aide et le fléau. Myya se haïssait. Elle haïssait les humains. Elle haïssait sa propre vie et surtout la leur.

-Tu ne peux pas la vaincre.

Les mots étaient tombés. Comme une douche froide, ils lui avaient coupé le souffle. Elle se sentait basculer dans le vide sans fond qui scindait son âme en deux.

Elle aurait voulu se jeter dans les bras de l’inconnu, d’y déverser toutes les larmes de son corps, d’y tenir un discours contre l’humanité, avant de lui supplier d’être son amant. Qu’il l’embrasse, qu’il dompte son corps par les pulsions grotesques et animales de son espèce, qu’il lui procure des sensations. Que l’Humain répare sa douleur, qu’il lui fasse retrouver la vie ! Avant qu’elle ne lui arrache sa chair, qu’elle ne le fasse souffrir à son tour, qu’il ressente physiquement son supplice. Myya avait-elle perdu la raison ? Elle se dégoutait de penser de telles choses, pourtant son corps, le peu de raison qui persistait encore en elle, l’appelait à demander de l’aide.
Elle était lâche, persistant à vouloir fuir la souffrance, Myya ne souhaitait qu’une chose : apprendre la mort sans douleur. Était-ce seulement possible ?

-Du moins pas comme ça… Sa voix s’était faite plus douce, pas cajoleuse ni mièvre, mais douce et sincère. La douleur est une invention qui a comme unique but de combler le vide, il faut apprendre à vivre avec ce vide. Mais cela prend du temps, et pour y arriver il faut se battre. Il faut avoir la force et la volonté de continuer. De se relever.

Ne lui demande pas de se relever. Ne lui parle pas de temps. « Arrête de parler » eut-elle envie de crier.

-La colère qui t’habite en cet instant… ne l’étouffe pas. Appuis-toi sur elle, nourris-la sans la laisser te contrôler totalement. C’est elle qui te permettra d’avancer et avec le temps, tu n’en auras plus besoin et il est bien plus facile de cesser de haïr que de souffrir. L’un est un acte volontaire, l’autre est subit.

De la colère ? Un rire méprisable resta coincé dans sa gorge. La colère a laissé place à la haine depuis que la Faëlle avait posé pied à terre. Malgré cela, les paroles de l'inconnu eurent un léger effet de baume. Mais l’effet comme la brume, s’épanouit aussi rapidement qu’il est apparu.

-Je doute que cet arbre t’apporte des réponses, à moi, il ne me dit rien. Et la mort est un indice bien vague pour… comprendre ce qu’il s’est passé ici. C’est ta maison. Enfin, c’était. Excuse ma maladresse. Je … j’aimerais savoir qui a pu faire une telle chose.

Sans bruit, comme une ombre, Myya se leva. Elle ne sentait ni ses jambes, ni son coeur, plus aucunes larmes ne coulaient, elle était debout sans retour. Ne ressentant aucunes sensations, elle hésita quelques minutes avant de parler.

« Pas ma maison, celle de ma sœur. Et le cadavre calciné à l’intérieur, c’est le sien aussi ! » Quelques secondes s’écoulèrent. « Ironique nan ? Comment la vie peut vous sourire un matin, et vous arrachez une part de vous-même aussitôt le soir tombé. »

Puis, tel un serpent, elle cracha son venin.

« Qui ? Ne me fait pas rire, les seuls coupables sont tes frères. Que tu les connaissent ou non, vous êtes tous les mêmes à mes yeux. Je la sens monter en moi, l’envie de meurtre. Elle se répand dans mes veines. Mon esprit réclame vengeance. »

Malgré tout le mépris exprimé, la haine déversée, son ton demeura extrêmement clame.

« Mon cerveau ne fait plus la différence entre les membres de ton espèce... la question est pourtant simple : te tuer m’apportera-t-il satisfaction ? »

Ne regardant plus que le ciel, la Faëlle ignora l’homme qu’elle venait, sans raison, de menacer. Peut-être était-il surhumain ? Possédait-il le Don ? Il pourrait peut-être abréger ses souffrances en un claquement de doigt. Mais Myya n’en avait guère, son arc reposait quelques mètres devant-elle, jonchant au sol, et dans son dos, son carquois était accessible. La question n’était pas d’avoir ou non confiance en ses aptitudes. Elle le tuerait si nécessaire, peut importe son pouvoir. La douleur avait déclenché une seconde nature en elle, un instinct animal. Mais la véritable question était...

« Dois-je encore vivre ? La vie vaut-elle d’être vécue en tant que meurtrière ? Il y a peu, je t’aurais répondu négativement. Mais aujourd’hui, j’apprends le sens du mot « vie » lui-même, et désormais, je suis sans réponse... Pourtant, je suis sûre d’une chose, la haine qui m’habite ne restera pas inassouvie. »

Arrêtant soudainement de contempler la voute céleste, elle planta son regard dans le yeux de l’Humain.

« Je tuerais les coupables, je les massacrerais jusqu’au dernier, jusqu’à qu’ils baignent dans leur propre sang ! Mais ce qu’il s’est passé ici m’a démontré que j’étais loin de comprendre l’esprit humain, c’est pourquoi, toi Homme inconnu, je veux que tu m’aides. Apprend moi à cerner les vices de l’humanité, et guide moi vers les assassins de ma chair. En retour je te donnerais ce que tu désires. Ma vie, mon corps, mes flèches… la seule chose qui t’es inaccessible c’est ma liberté.»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2486-myya-liandra-faelle
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre
avatar
Féminin Âge : 23
Autre(s) Compte(s) : Neleam
Messages : 247
Date d'inscription : 23/08/2015
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre

Mon personnage
Sexe et âge: Homme de 29 ans
Aptitudes: Maîtrise du don du dessin et très doué avec les armes. Séducteur
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Ven 7 Avr 2017 - 16:57



Un contrat appétissant
La faëlle semble tiraillée, comme si ses pensées étaient contradictoires et s’entrechoquaient régulièrement. Finalement, elle se leva.
Cali l’observa attention, notant qu’elle semblait presque surprise d’être debout. Comme si le monde semblait encore tourné malgré sa douleur. Lorsqu’elle parla, sa peine se faisait entendre, tout comme sa colère.

« Pas ma maison, celle de ma sœur. Et le cadavre calciné à l’intérieur, c’est le sien aussi ! »

Ainsi la faëlle qui vivait ici était morte. Les hommes de Cali avaient mené leur mission avec succès, laissant un goût amer dans la bouche du mentaï. La colère se mêlait au désespoir et l’homme resta immobile tandis que l’inconnue reprenait le contrôle sur son corps.
Cali sembla que les sœurs devaient être particulièrement proches, même si le crime qui venait d’être commis était atroce à constater et ferait perdre la raison à tout individu qui découvrirait un tel lieu. Lui n’y était pas entré.

« Qui ? Ne me fais pas rire, les seuls coupables sont tes frères. Que tu les connaisses ou non, vous êtes tous les mêmes à mes yeux. Je la sens monter en moi, l’envie de meurtre. Elle se répand dans mes veines. Mon esprit réclame vengeance.  Mon cerveau ne fait plus la différence entre les membres de ton espèce... la question est pourtant simple : te tuer m’apportera-t-il satisfaction ? »


Le mentaï sourit, amusé que la jeune femme songe qu’elle puisse le tuer. Elle était bien naïve, même si ses propos plaisaient à Caym, surtout son envie de meurtre. Ça lui convenait parfaitement, une faëlle tueuse, ça avait de quoi enjoliver sa journée.
La demoiselle semblait avoir oublié son interlocuteur et continuait pour elle-même, se demandant si elle devait encore vivre. Cali ne fait pas le moindre commentaire, il s’en moquait légèrement, mais il espérait qu’elle opterait pour l’affirmative, au moins le temps de se venger, car les vengeances, le mercenaire aimait ça. C’était palpitant, enivrant et souvent sanglant.
Baissant ses yeux noisette sur l’homme qui se tenait devant elle, la Faëlle s’adressa directement à lui.

« Je tuerais les coupables, je les massacrerais jusqu’au dernier, jusqu’à qu’ils baignent dans leur propre sang ! Mais ce qu’il s’est passé ici m’a démontré que j’étais loin de comprendre l’esprit humain, c’est pourquoi, toi Homme inconnu, je veux que tu m’aides. Apprends-moi à cerner les vices de l’humanité, et guide-moi vers les assassins de ma chair. En retour je te donnerais ce que tu désires. Ma vie, mon corps, mes flèches… la seule chose qui t’est inaccessible c’est ma liberté.»

Voilà qui était intéressant. Outre ce frisson qui lui parcourait le corps à l’idée que cette séduisante créature traque et massacre ceux qui étaient responsables de l’incendie, Cali sentait que c’était une opportunité en or. Elle lui demandait son aide pour accomplir sa vendetta. Ils se connaissaient à peine ! Mais elle aurait une dette envers lui, elle se mettait à son service. Une faëlle qui lui devrait une ténébreuse faveur.. Voilà qui était inédit. Qui ouvrait de nouvelles possibilités.
Il ne pouvait clairement pas refuser la proposition de la demoiselle.
Il demeura toutefois songeur, afin de ne pas montrer qu’il cédait facilement, et son esprit s’interrogeait. Devait-il lui parler de son travail et de sa relation à certains de ces responsables… Probablement, mais il voulait avant mettre les termes de leur contrat au clair. Sur la flèche. C’était tout ce qu’il savait des faëls, ils juraient sur la Flèche, voilà comment il pourrait s’assurer que l’inconnue tienne parole et ne se retourne pas contre lui une fois sa vengeance achevée.
Cali s’approcha d’une démarche souple et la demoiselle. Il était bien plus grand qu’elle et se pencha de manière à amener son visage à quelques centimètres de celui de l’inconnue à la peau ébène.

Il se figea, l’observant avec attention. Son regard caressait l’âme de la demoiselle, tardant à briser le silence et à effectuer le moindre mouvement.

-Tu me demandes de trahir mon espèce pour que tu puisses effectuer un véritable massacre ?


Les yeux de Cali étaient froids. On aurait pu dire qu’il était en colère, mais il cherchait juste à déstabiliser la demoiselle.
Un sourire moqueur vint fleurir sur son visage tandis qu’il se reculait légèrement en observant avec attention les lèvres de la jeune fille.

-Je marche.


Sa voix était grave et son regard se reportait dans les iris de la Faëlle.

-Tu me devras une faveur. Quelle qu’elle soit, seule la mort te libèrera de ta promesse, tu n’auras aucun moyen de t’y soustraire. Un jour, je me rappellerais à toi. Un jour, peut-être dans une semaine, peut-être dans cinquante ans, je te rappellerais ceci. Je te rappellerais la noirceur de ton âme et te demanderais de plonger une nouvelle fois dans les ténèbres. En ma compagnie.


La voix du mentaï était lente. Grave. Envoûtante. Ses mots pesaient, il voulait que la faëlle en soit parfaitement consciente. Il n’y aurait aucun retour en arrière. Il était prêt à faire cela pour elle, mais elle ne pourrait jamais revenir sur sa décision.

-Je t’épaulerais, je te guiderais, je ferais le nécessaire pour que tu te venges. Pour que ce crime soit puni comme tu l’entends. Si le sang doit couler, il coulera. Si des cris doivent déchirer la nuit, ils terroriseront les enfants. Si la souffrance doit devenir les maux des coupables, ils souffriront à souhaiter que la mort les emporte. Tes désirs seront des ordres. Tu n’auras de pus fidèle allié que moi.

Le regard vrillé dans celui de l’inconnue, Cali s’approcha d’elle. Il avait presque fini. Il attendait sa réponse, suite  quoi il se présenterait. S’approchant toujours plus de la jeune fille, Caym dévia au dernier instant en direction de sa joue puis de son oreille.

-Réfléchis.


Ce dernier mot ne fut qu’un murmure. Le souffle chaud du mentaï caressa la peau douce de la Faëlle.

-Et fais ta promesse. Jure-le sur ton âme. Jure sur la Flèche qu’elle deviendra mienne, jusqu’à ce que j’estime que tu aies remboursé ta dette.


Il avait fini. C’était à elle de décider, et si elle se rétractait.. Il serait passablement furieux. Mais la tension qui habitait son corps lui indiquait qu’elle allait probablement accepter.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2550-chronique-d-un-redoutable-merc
Faël__Admin
avatar
Féminin Âge : 19
Autre(s) Compte(s) : Ewilan Gil'Sayan
Messages : 4019
Date d'inscription : 10/08/2012
Faël__Admin

Mon personnage
Sexe et âge: Faëlle de 24 ans
Aptitudes: Archère hors pair ; excellente grimpeuse et fervente adoratrice de la salade de champignons!
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Ven 14 Avr 2017 - 0:38

NOIR ou BLANC

feat Caym Cali



-Tu me demandes de trahir mon espèce pour que tu puisses effectuer un véritable massacre ?

Perspicacité.

-Je marche.

Traîtrise.

-Tu me devras une faveur. Quelle qu’elle soit, seule la mort te libèrera de ta promesse, tu n’auras aucun moyen de t’y soustraire. Un jour, je me rappellerais à toi. Un jour, peut-être dans une semaine, peut-être dans cinquante ans, je te rappellerais ceci. Je te rappellerais la noirceur de ton âme et te demanderais de plonger une nouvelle fois dans les ténèbres. En ma compagnie.

Dangereux. Il tournait autour d’elle, tel un prédateur qui avait flairé sa proie. Mais une proie est faible et fragile, Myya elle, ne l’était pas. La Faëlle était-elle gibier ? Un faible animal sans défense ? Tout n’est qu'apparence ici-bas, et la proie avait rompu le pain avec le chasseur...

-Je t’épaulerais, je te guiderais, je ferais le nécessaire pour que tu te venges. Pour que ce crime soit puni comme tu l’entends. Si le sang doit couler, il coulera. Si des cris doivent déchirer la nuit, ils terroriseront les enfants. Si la souffrance doit devenir les maux des coupables, ils souffriront à souhaiter que la mort les emporte. Tes désirs seront des ordres. Tu n’auras de plus fidèle allié que moi.

Alléchant. Envoutant. Il se glissa à son oreille. Son souffle chaud lui brulait le cou. Sa barbe naissante lui griffait la joue. Susurrant à son oreille, ses lèvres entrouvertes portaient le message chaotique de la vengeance. Une promesse appétissante, qui n’attendait qu’un simple mot.

-Réfléchis.

Idiotie. La voix dans sa tête lui criait de faire demi-tour. Jamais. La douleur n’avait pas lieu de continuer. Le monde lui avait arraché son âme. À elle d’essayer de recoller les morceaux. La première étape commençait par la vengeance. Seule et isolée, l’échec viendrait à sa rencontre, mais avec son aide ... Quelle ironie, l’ingénue femelle s’était transformée en une créature empreinte de pulsions meurtrières en l’espace de quelques heures. La haine est fille du caprice de l’homme.

-Et fais ta promesse. Jure-le sur ton âme. Jure sur la Flèche qu’elle deviendra mienne, jusqu’à ce que j’estime que tu aies remboursé ta dette.

Tension. Il était là, à quelques centimètres de son visage. La Faëlle aurait pu se perdre dans ce regard ténébreux, mais l’enjeu était trop important. La promesse que l’Humain lui demandait de tenir était sans équivoque, s’il ne la libérait pas de son engagement elle pourrait être son esclave à jamais. Comment pourrait-elle seulement envisager un tel accord ? Mais il était là, si attirant … plusieurs minutes s’écoulèrent, mettant en suspens le temps. La tension montait, rendant l'atmosphère pesante. Un simple mouvement aurait pu être perçu comme réponse.

Dans son crâne l’orage avait laissé place au silence, le calme avant (ou après) la tempête ? En elle montait le désir, le désir de s’avancer de quelques centimètres et de s’emparer de cette bouche inconnue. Ce qu'elle fit. Doucement, ses lèvres vinrent se poser sur celles du prédateur. À l’instar de quelques secondes, son esprit se vida de toutes ses pensées, goutant au plaisir de la chair. Sec et amer, le baiser n’était que l’expression de la situation. Bien qu’agréable, il ne fit qu'augmenter la tension sexuelle qui s’était installée entre les deux êtres.

« Voici ma promesse ... » murmura la Faëlle en s’arrachant à l’humain.

Se détournant de sa proie, Myya s’adossa au tronc d’arbre. En profitant pour monter ses cheveux par un lacet de cuir, ainsi que de réajuster son bustier. L'agneau se retourna vers le loup.

« Jurer sur la flèche ? Pour qui me prends-tu ? Cette promesse est bien plus qu’un simple accord liant deux êtres. Si j’effectue ce geste, je me retrouverais liée à toi jusqu’à que tu me libères de mes engagements. Je t’ai dit tout, sauf ma liberté... » Laissant sa phrase en suspens elle reprit « Le ferais-je ? Avant telle chose, il me faudrait être sûre des conditions. J’ai proposé l’offre, tu as établi le prix, à moi de garantir mon assurance. »

En reprenant son souffle, elle observa son partenaire.

« Qu’est-ce qui m’assure de ton … efficacité ? Et surtout, en retour, j’exige de ne pas être traitée comme un animal domestique. Tu me respecteras et ne m’obligeras pas à te suivre, tel un chien derrière son maître. Jusqu’à me ma dette soit remplie, je te serais obligeante, et le jour où tu auras besoin de moi je serais là. Une promesse est une promesse ! »

Regardant moqueusement son acolyte sans nom, Myya était en train de conclure un pacte avec le diable...


Dernière édition par Myya Liandra le Ven 21 Avr 2017 - 19:31, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2486-myya-liandra-faelle
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre
avatar
Féminin Âge : 23
Autre(s) Compte(s) : Neleam
Messages : 247
Date d'inscription : 23/08/2015
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre

Mon personnage
Sexe et âge: Homme de 29 ans
Aptitudes: Maîtrise du don du dessin et très doué avec les armes. Séducteur
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Ven 21 Avr 2017 - 19:23



Des talents cachés
Le mercenaire resta immobile, sa bouche frôlant l'oreille brune de la demoiselle, saouvrantla tension qui naissait ente eux. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres tandis qu'il reculait légèrement afin d'observer la réaction de sa proie.
Le temps s'étira, longuement, et il lui sembla que leurs respirations devenaient plus profondes. Leurs regards étaient ancrés l'un à l'autre et après s'être délectée de cette attente interminable, la demoiselle franchit les quelques centimètres qui séparaient leurs visages. Ses lèvres avaient le goût salé des larmes, bien qu'elles soient sèches. Tout n'était que contraste, car la douceur de ce premier contact fut rapidement submergée par la sauvagerie de la passion, une flamme qui brûlait dans le coeur de la faëlle et qui émoussa les sens du mercenaire. Celui-ci ne tarda pas à répondre à cette demande silencieuse, désireux de s'embraser avec elle, mordant sa lèvre inférieure tandis qu'elle mettait fin à cette parenthèse pourtant prometteuse.
Elle s'éloigna, reprenant le contrôle de la situation tandis que les yeux du mercenaire brillaient d'un éclat ténébreux. Le désir le tiraillait et exacerbait ses sens. Il se mordit les lèvres, savourant le goût fruité qui y demeurait tandis que son esprit s'envolait, imaginant la saveur de chaque parcelle de cette peau d'ébène.

La faëlle prit son temps, son instinct semblait revenir à la raison, lui signalant la portée de ce qu’elle était sur le point de faire. Elle vendait son âme au diable. Cali ne voulait pas la brusquer, mais… il avait hâte. Ce baiser n'avait fait que l'encourager à prendre part à cette vendetta, réveillant son instinct de prédateur. Le sang l’appelait. Il n’était pas porté par ses pulsions sanguinaires, mais il devait admettre que parfois.. c’était tout ce qui le faisait se sentir vivant, de se battre, de chevaucher, de faire couler le sang, de souffrir…

Voici sa promesse ? Cali l'observa s’adosser à l’arbre, qu'il trouvait en petite forme. Il avait dû sembler majestueux, sa silhouette arborée avait dû distiller une ombre rafraîchissante l’été, des enfants avaient dû s’amuser à l’escalader ou à se glisser sous ses racines noueuses. C’était un arbre sage, qui montrait aux hommes que leur vie était fugitive. Mais en cet instant, il semblait que la vie l’avait quitté et que ce n’était plus qu’un enchevêtrement de bois.
La faëlle tentait de se débattre avec les émotions contradictoires qui devaient emplir son cœur et son esprit. Cali ne connaissait toujours pas son nom, et elle n’avait pas accepté sa proposition. Elle noua ses cheveux sombres, dévoilant un cou gracile. Ses doigts fins se perdirent quelques instants dans ses cheveux parsemés de perles, dans un geste qui aurait été sensuel si ses yeux n’avaient pas été empreints de désolation. Le mercenaire savoura toutefois le spectacle, accompagnant du regard ses mouvements empreints de grâce. Ils étaient fluides et doux, précis bien que nerveux. Il observa sa tenue surprenante, qui dévoilait ses épaules nues et sa peau sombre. Elle avait une tenue qui semblait frivole, mais l’œil exercé du mentaï se dit qu’elle était également adaptée aux combats, la liberté de mouvement était maximale. Une femme surprenante, si bien que l’homme se prit à l’imaginer en action, brûlant de la haine qui avait transpiré quelques instants plus tôt, son corps luisant de sueur et de sang, son regard féroce... Mais son fantasme s’évanouit alors qu’elle prenait la parole d’une voix dure. Le mercenaire crû y déceler de la colère dissimulée sous de la moquerie.

« Jurer sur la flèche ? Pour qui me prends-tu ? Cette promesse est bien plus qu’un simple accord liant deux êtres. Si j’effectue ce geste, je me retrouverais liée à toi jusqu’à que tu me libères de mes engagements. Je t’ai dit tout, sauf ma liberté... Le ferais-je ? Avant telle chose, il me faudrait être sûre des conditions. J’ai proposé l’offre, tu as établi le prix, à moi de garantir mon assurance. »

Cali devait admettre qu’il ne connaissait pas vraiment la portée de la Flèche sur laquelle elle devait jurer, il avait juste envie de s’assurer qu’une fois sa partie du contrat remplie elle ne se défilerait pas. Mais puisqu’elle parlait de Liberté, voilà un thème qu’il connaissait bien. Les marchombres parlaient de liberté. Les mercenaires du Chaos parlaient de liberté. Les faëls parlaient de libertés. Ce doux rêve que tous entretiennent en imaginant être maîtres de leur destin et de leur vie.
La faëlle continua après avoir repris sa respiration.

« Qu’est-ce qui m’assure de ton … efficacité ? Et surtout, en retour, j’exige de ne pas être traitée comme un animal domestique. Tu me respecteras et ne m’obligeras pas à te suivre, tel un chien derrière son maître. Jusqu’à me ma dette soit remplie, je te serais obligeante, et le jour où tu auras besoin de moi je serais là. Une promesse est une promesse ! »

Elle doutait de.. lui ? L’idée lui tira un bref rire. Il n’avait pas pour habitude de dévoiler son Curriculum Vitae et de donner ses points forts. Généralement il cachait qui il était, alors il observa la demoiselle d’un regard pénétrant, afin de deviner le cœur de ses pensées. Caym reporta à plus tard la question de ses capacités, préférant répondre à la dette et la manière dont elle s’en acquitterait.

-Pas un instant j’ai imaginé que tu me suivrais.


C’était la vérité. Cali avait véritablement été surpris en entendant ses mots qui l’avaient plongé dans une vision d’horreur. Vivre avec cette fille sans cesse à ses côtés. Voilà qui ne lui plaisait pas. Pas que sa compagnie puisse être désagréable ou qu’elle ne soit pas plaisante à regarder, mais l’idée d’abandonner son indépendance et sa solitude lui déplaisait au plus haut point. Il ne désirait partager sa vie avec personne, ce n’était pas pour rien qu’il refusait toute relation, quelle qu’elle soit.

-Je tiens également à ma liberté. Lorsque j’aurai rempli ma part du contrat, tes pas te mèneront où bon te semblera et les miens poursuivront leur course. Peut-être ne nous reverrons-nous jamais, peut-être que nos routes viendront à se croiser une nouvelle fois, peu importe, car nous cheminerons seuls. Seuls, mais avec cette certitude : lorsque j’aurai besoin de toi, tu seras là.

Cali hésita sur la suite, et se dit qu’il devait probablement lui dévoiler qu’il était un mentaï. Son esprit frissonna au contact des spires. Il s’y glissa sans créer de remous et se projeta vers la faëlle, son esprit caressant celui de l’inconnue.

« Où que nous soyons, quel que soit mon besoin. »


Il n’avait pas parlé et pourtant, ses mots avaient résonné dans l’esprit de l’inconnue. Il la fixa tandis qu’il quittait les spires, désireux de lui laisser son autonomie.
Quelques secondes passèrent, suffisamment pour que la faëlle se remette du choc qu’il avait dû lui causer en pénétrant ainsi dans son esprit.
Il était temps de répondre à la question du Curriculum. Le prédateur se mit en mouvement, dévorant la distance qui séparait les deux protagonistes. La faëlle était acculée contre l’arbre, le mentaï s’approchait d’une démarche souple, son regard acier ancré dans celui café de la demoiselle. Il s’approcha d’elle, étouffant le moindre centimètre qui pourrait séparer leurs corps. Ils ne faisaient que se frôler, et pourtant… Une étrange tension régnait désormais entre eux. Les courbes de la faëlle touchaient le torse du mercenaire. Il la dépassait de plus d’une tête, et baissa la tête, courbant légèrement le dos afin de rapprocher son visage de celui de la demoiselle, qui l’observait toujours. Un sourire vint étirer les lèvres du mentaï, tandis qu’il ne cherchait plus à dissimuler l’aura qui l’entourait. Il était un tueur. Il était un enfant du Chaos.

-Je suis un mercenaire du chaos, séduisante créature…


L’homme hésita à céder à cette pulsion qui le poussait à s’emparer de nouveau de ces lèvres si généreuses et d’écraser contre l’arbre le corps appétissant de la faëlle. Ses pulsions animales reprenaient le dessus et il voulait prendre possession de son corps. La main dotée de fines cicatrices et d'un léger cal du mentaï s'approcha du visage de la demoiselle, savourant la douceur de sa peau et la chaleur qu'elle dégageait. Ses doigts saisirent avec force son petit menton et il caressa les courbes voluptueuses de ses lèvres, les observant avec un appétit féroce...

-Tu n’as aucun souci à te faire quant à mes capacités…

Le sous-entendu était à peine voilé, mais ce n'était pas le moment de profiter de la rage de la demoiselle. Il saurait l'embraser de nouveau, mais le contrat demeurait gravé dans son esprit, calmant petit à petit ses pulsions. Il voulait la certitude qu'elle lui reviendrait, et que leurs actions charnelles n'avaient rien à voir avec le but premier de leur mission

-Nous travaillerons ensemble à la destruction. Tu donneras la mort, je te guiderais, nous savourerons le goût du sang, les larmes ne nous arrêteront pas et la douleur avivera notre passion. Tu peux ne jurer qu'une fois que tu sauras certaines qu'ensemble nous saurons apaiser la soif de vengeance qui t'enivre, mais il me faut ta parole.

Il allait jouer cartes sur table avec l'inconnue, elle l’aiderait dans sa mission, et il ne risquait pas de la trahir, ainsi elle lui serait redevable. Mais il fallait qu’elle le promette. Immobile, le mentaï se demanda un instant si elle s’attendait à une quelconque démonstration, puis se dit que probablement non. Quoi de mieux que d'observer ses capacités lorsqu'ils seraient en action...
Le mentaï s'éloigna de la faëlle et lui dévoila son nom. Cali. Ils allaient avoir besoin de se parler, et sans nom, tout cela serait bien plus complexe. Il lui expliqua ensuite connaître deux mercenaires du chaos qui avaient d'étranges pouvoirs et des jeux particulièrement horribles, et qu'ils étaient probablement derrière tout ça. Ils avaient dû profiter des faiblesses de chacun, de leurs peurs, de leur cupidité de manière à briser tout lien qui serait noué entre les habitants de ce visage. Il ignorait le comment ou le pourquoi, mais elle devait être au courant.
Caym désirait également visiter la demeure calcinée, observer les restes et savoir comment ils s'y étaient pris. Qui avait éteint le feu ? L'avaient-ils seulement éteint? L'enquête devait être minutieuse et le mentaï désirait ne laisser la vie à aucun individu impliqué dans cette histoire.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2550-chronique-d-un-redoutable-merc
Faël__Admin
avatar
Féminin Âge : 19
Autre(s) Compte(s) : Ewilan Gil'Sayan
Messages : 4019
Date d'inscription : 10/08/2012
Faël__Admin

Mon personnage
Sexe et âge: Faëlle de 24 ans
Aptitudes: Archère hors pair ; excellente grimpeuse et fervente adoratrice de la salade de champignons!
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Sam 20 Mai 2017 - 18:24

NOIR ou BLANC

feat Caym Cali




Mercenaire du Chaos.
Caym Cali.


Sans crainte il lui avait livré les informations, sachant que le contrat était déjà conclu. Il ne restait qu’à déterminer ses conditions.
Il s’approchait d’elle, un prédateur ne cherchant que son avantage dans une situation désespérée.
Désespérée ? Myya l’était-elle, au point de conclure un pacte avec un fils du Chaos, un enfant de la destruction ? Sans un regard elle avait compris que les humains responsables de cela étaient des mercenaires, que ce soit par la technique ou le carnage, bien trop précis et organisé pour de simples brigands. Il devrait tuer les siens, tant mieux. Cali sera son bras droit.

Retirant une flèche de son carquois, elle choisit avec précaution une avec une plume blanche. En un geste elle brisa la flèche. Le serment était signé !

« Aide moi à détruire les Humains responsable de la mort de ma sœur ! En échange, moi, Myya Liandra, Faëlle, je t’aiderais en retour le jour où tu auras besoin de mon aide! »

Ses yeux se fixèrent dans ceux de son compagnon. Désormais ils étaient liés.

Sans mot il s’aventura dans la demeure, cherchait-il des indices, des informations sur les tueurs ? Qu’importe, tandis qu’il commença son travail d’enquêteur, Myya se dirigea vers la chaumière la plus proche.

~

« Qui a fait ça ? »

La voix était forte. Menaçante. Mortelle !

« Nous n’en savons rien, il n’y a eu aucun cris, juste les flammes ! »

La poigne se resserra autour du cou de la victime. Le poignard s’ancrait de plus en plus dans la peau pâle. Des gouttes de sueurs perlaient sur un front tremblant de peur.

« Ne me tuez pas, nous ne pouvions rien faire de plus... »
« Vous n'avez rien fait! »

Les yeux de la Faëlle témoignait de son dégoût, n'appréciant pas cette affirmation dénuée de toute culpabilité. Debout au-dessus de l’homme, une main dans les cheveux, tirant sa tête en arrière, l’autre se resserrant autour du manche de son poignard, collé à la gorge de l’humain. Au fond de la pièce des gémissements se faisaient entendre, une femme pleurait.
Rien n’empêchait Myya de terminer son œuvre, mais derrière son visage impassible une dernière lueur persistait, une lueur d’humanité…

*Tue-le !!*

La lueur disparue et la Faëlle termina son œuvre. Le corps inerte s’écrasa sur le sol. À l’arrière de la salle un cri sanglotant jaillit, mais n’eut-il le temps de continuer qu’il s’éteignit dans l’ombre. Une flèche fichée dans la poitrine, l’humaine s'éteignit rejoindre son compagnon dans l’oubli.

Essuyant sa lame et récupérant sa flèche Myya sortit. Au pas de la porte, Caym l’attendait. Sans un regard elle se hissa sur sa monture.

« Vers le Sud ! »

Sur ces mots, elle s’éloigna au triple galop, laissant derrière elle cadavres et amertume. Seule la rancœur persistait. La haine avait envahit son corps, son cœur, son âme. Elle ne se déplaçait maintenant qu’avec un seul but, la vengeance !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2486-myya-liandra-faelle
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre
avatar
Féminin Âge : 23
Autre(s) Compte(s) : Neleam
Messages : 247
Date d'inscription : 23/08/2015
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre

Mon personnage
Sexe et âge: Homme de 29 ans
Aptitudes: Maîtrise du don du dessin et très doué avec les armes. Séducteur
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Mar 30 Mai 2017 - 22:46



La fureur et le sang
Caym Cali observa la faëlle sortir avec un grand soin une flèche de son carquois avant de la briser avec force. Le mentaï observa la détermination qui brillait désormais dans ses yeux bruns et d’un battement de paupières il la remercia pour cet accord. Il se détourna ensuite et pénétra dans la maison. Il observait les lieux, se demandant comment tout ceci avait commencé.
Les murs carbonisés s’effritaient sous ses doigts tandis que cette odeur pénétrait dans ses poumons. Une odeur de suie, une odeur de mort, une odeur de fumée. Il arriva rapidement devant les cadavres de la sœur de la faëlle. Il nota que la porte avait été enfoncée et songea que la jeune femme devait en être à l’origine. Il observa les corps et comprit qu’ils étaient morts asphyxiés. Peut-être brûlés vifs peu après car il sentit une odeur familière. Un liquide inflammable qui n’avait pas grand-chose à faire dans une telle demeure.
Se relevant, le mercenaire observa la pièce et finit par s’approcher de la fenêtre et découvrit un baril entièrement consumé. L’origine de l’incendie. Qui en était responsable… c’était une autre affaire. L’homme était rompu à l’art de la traque et de l’observation, si bien qu’il finit par repérer quelques petites traces de pas, ainsi qu’un jouet qui semblait détruit... mais ce qui retint son attention, c’était ledit jouet, comme s’il avait été prévu pour s’enflammer… Des enfants avaient mis le feu au baril grâce à ce jouet, sans prendre le moindre risque sans même vraiment songer à la tuerie qu’ils orchestraient. Serrant les dents, l’homme observa les environs, mais ne vit personne. Toutefois des voix et quelques gémissements attirèrent son attention. Quittant rapidement la demeure il arriva à l’instant ou la faëlle ôtait la vie sans plus de cérémonie de deux humains.
Elle commençait donc son œuvre de mort. Un coup d’œil en direction des corps et le mentaï su qu’ils n’avaient pas souffert. Elle avait tué proprement. Ses yeux ne reflétaient désormais plus qu’une volonté implacable.
L’ignorant elle lui intima de remonter sur son cheval. Leur route se dirigeait désormais vers le Sud.

Profitant de leur courte chevauchée, le mercenaire en profita pour lui apprendre ce qu’il avait découvert dans la maison et surtout ce qu’il savait à propos des deux mercenaires qui s’amusaient à manipuler les gens et à dévoiler leurs sombres instincts. Ils étaient probablement à l’origine de tout ça, mais ne seraient probablement pas faciles à trouver.

Ralentissant, Cali observa le petit hameau où ils arrivaient désormais. Ils semblaient un peu plus nombreux que nécessaire et rapidement il apparut qu’ils s’attendaient probablement à une visite. Punitive ou inquisitrice, peu importait, ils clamaient ainsi leur culpabilité. Le mentaï soupira et regarda la faëlle.

-Myya Liandra. Désires-tu des survivants ou obtenir une information en particulier ?


Le regard glacé de Cali se posa sur la frêle silhouette de sa compagne et guetta sa réaction. Leurs montures se dirigeaient d’un pas tranquille vers les bâtisses. Leur chemin les menait irrémédiablement vers la mort. Cette fin brutale qui assouvirait leurs pulsions et déchirerait leurs âmes. Mais ils y allaient ensemble, sans la moindre peur et incapables de ressentir le moindre regret pour les actes qu’ils allaient commettre.

-Que dirais-tu d’un fuyard… Laissons l’opportunité à l’un d’eux de fuir, il nous conduira peut-être aux cerveaux de la mort de ta soeur.

L’idée de Cali, de bloquer le périmètre risquait d’être un petit peu plus compliqué à mettre en place s’il désirait en laisser un fuir, mais… ça lui semblait une idée plus efficace que de les torturer jusqu’à ce qu’ils parlent. L’espoir les pousserait tous droit vers le seul lieu où ils songeraient être en sécurité. Mais ils y trouveraient également la mort.

-Indique-moi qui méritera de courir et de croire en la rédemption. Je m’arrangerai pour le laisser fuir.


Suite à ce rapide échange, Cali plongea dans les spires et une barrière invisible s’éleva tout autour des maisons, veillant bien à ce que personne ne se trouve à l’extérieur.
Un sourire carnassier étira ses lèvres tandis qu’il ballonnait sa conscience dans un coin, laissant ses instincts de prédateur reprendre le dessus. Mettant pied à terre sans même prendre la peine d’arrêter sa monture, Cali la laissa s’éloigner, n’ayant pas envie qu’elle devienne un dommage collatéral. Pas qu’il y tienne, mais parce qu’elle allait encore lui être utile. Dégainant ses deux hachettes, l’homme savoura la présence de la faëlle pas sa senteur boisée et se dirigea vers ceux qui l’attendaient de pied ferme. Rien en eux n’indiquait la présence de guerriers. Ça serait facile.
Le rythme des foulées du mercenaire du Chaos s’allongèrent et il bondit avant d’arriver à son premier assaillant, un bref mouvement des épaules lui permit de briser la faible garde de l’individu tandis que la seconde hachette entamait une danse mortelle qui s’acheva dans le crâne de l’homme. Le corps s’écroula sous le poids du mentaï qui profita de cet appui  pour s’élancer une nouvelle fois. Fendant les airs, il arma son bas et laissa filer la hachette vers la femme la plus proche tandis que son talon cueillait le jeune homme qui se tenait à ses côtés. La femme s’écroula et l’homme vacilla sous le coup. Toute fois il tenta de faucher son attaquant, qui était trop rapide pour lui. Il pivota, se baissa et lui coupa la carotide d’un coup net. Il tendit le bras et récupéra sa hachette dans le corps qui venait à peine de toucher le sol. Évitant les projections sanguines il se déplaça souplement, fixant avec force ceux qui lui faisaient désormais face. Il sentait leur peur et cela l’électrisa. Il voyait leurs yeux luire d’inquiétude, sentant leur mort venir caresser leurs petits cœurs. Leurs mains tremblaient en tenant leurs armes de fortunes. Ils n’avaient aucune chance, mais loin de se réconforter à l’idée il tentait de la combattre. L’échec était inévitable. Leur vie allait cesser. Cali sourit tandis qu’un frisson le parcourait. L’adrénaline prenait possession de son corps. Le sang l’appelait. La sueur réveillait ses appétits mortuaires.

Un coup d’œil en direction de sa compagne et son cœur vacilla devant sa danse létale. Elle était somptueuse. S’il était brutal, elle était un songe. S’il était percutant, elle était insaisissable. Il était la mort et elle la faucheuse.
Elle était la séduction.
Si Cali provoquait la peur, elle provoquait la fascination. La vengeance enchanteresse.
Son bras fin se tendit. Ses bijoux cliquetèrent dans le vent. Un destin venait de se sceller. Un garçon qui entrait à peine dans l’adolescence et Cali su. Lui, car il avait probablement déclenché l’incendie. Sa mort serait plus longue. L’attente insoutenable.
Souriant, Cali revint à son combat. Ils étaient cinq et pensaient profiter de son inattention. Si seulement… Si seulement ils savaient que sa garde était parfaite. S’ils savaient le bruit que produisaient ses hachettes lorsqu’elles prenaient leur envol. S’ils savaient la douleur qui les étoufferait avant que la mort ne les saisisse. S’ils savaient que Cali était un tueur… Auraient-ils fui ? Ils auraient dû. Leur mort aurait été tout aussi inévitable, alors peut-être que de faire face à son assassin les réconfortait.
Cali relâcha la tension qui habitait ses muscles et se mit en mouvement, caressant les Spires tandis qu’il ouvrait une brèche pour le fuyard dans son mur invisible. Il avait remarqué deux personnes qui s’étaient écrasées contre sa barrière invisible, mais elles n’auraient pas l’honneur de courir dans les champs, elles devraient se contenter de se cacher.

L’esprit de Cali n’était pas une part nécessaire de l’équation, son corps agissait seul. Ses muscles se tendirent, il s’élança, il pivota, il effectua un infime mouvement du poignet. L’air gémi sous la caresse de la hachette tandis qu’un hurlement déchirait l'air. S’approchant toujours plus il se projeta contre ce corps désarçonné. Il se propulsa, balaya l’air de sa jambe droite tandis qu’une hachette prenait également son envol, propulsée par un moulinet et, cette fois-ci, donna la mort. Sa sœur protégeait le mentaï des attaques simultanées qui pleuvaient sur lui. Mais il n’esquiva pas. Pour quoi faire ? Ils étaient proches.. Trop proches… il voyait presque son reflet dans leurs yeux… il n’avait qu’à tendre le bras… Sa main gauche protégea du plat de la lame les organes vitaux tandis que l’autre s’étendait pour une caresse mortelle. Une ligne sanglante sur cette peau tannée par le soleil. La surprise se peint un instant sur son visage, mais Cali ne s’en préoccupait déjà plus. Il se laissa tomber au sol. Un nuage de poussière l’accueillit tandis qu’il effectuait une roulade dont il se releva d’un bond félin.
La brèche dans son dessin se referma tandis qu’il apercevait la silhouette lointaine qui entamait sa course effrénée.
Cali tendit le bras et l’une des sœurs s’envola pour se ficher dans l’un de ses agresseurs sans qu’il l’ait même regardé. Il se retourna calment, observant les deux survivants.

-Qui de vous deux désire embrasser la mort en premier ?


Cette ironie mordante. Cette joie ténébreuse qui embrumait son cœur. Il observait le couple qui vacillait, plongeant son regard dans celui apeuré de la femme. Son corps possédait des courbes appétissantes et elle avait dû être belle, en d’autres instants. Cali ne la quitta pas du regard, savourant sa soudaine immobilité tandis que l’homme s’avançait, désireux de la protéger. Un pas. Pas plus. Il balbutiait, mais n’eut le temps d’expliquer pourquoi l’épargner. Cali soupira tandis que son corps s’effondrait sans un bruit. Une flèche venait de mettre fin à son pathétique discours.
Le regard magnétique et l’allure du prédateur, Cali s’approcha de la demoiselle qui semblait avoir oublié jusqu’à comment respirer. Un sourire inquiétant étira ses lèvres tandis qu’il murmurait un « dommage » qui la fit frissonner.
Le regard du mentaï accentua son malaise, s’attardant sur son corps, la faisant trembler. Il s’approcha tandis qu’un gémissement incontrôlé de frayeur s’échappait de ses lèvres tremblotantes. S'il ne maîtrisait pas le chant des marchombres, il savait captiver ses proies et les immobiliser. Envoûter ses victimes en plongeant dans leur âme. Les mains du mentaï s’approchèrent de ce visage si fragile tandis qu’elle attendait, le corps tendu… Un craquement la délivra et son corps s’effondra, la nuque brisée.
L'ombre de sourire de Cali s’effaça et il se pencha pour récupérer et nettoyer ses hachettes tandis que des yeux il cherchait sa partenaire. Il la trouva et se releva, se délectant de l’énergie qui se dégageait d’elle. Un sourire étira ses lèvres et il s’approcha, savourant de la tension qui habitait ce corps musclé, de la fureur qui faisait vibrer jusqu’à l’air autour d’elle. Il ne put dissimuler plus longtemps l'admiration bestiale qu’elle déclenchait en lui.
Il s’approcha, humant l’odeur de sa sueur, sucrée et piquante, appréciant les quelques gouttes de sueur qui perlaient sur ses tempes bien qu’elle n’ait pas l’air essoufflée. Elles étaient probablement plus dues à la concentration et à la rage qu’à l’effort qu’elle venait de fournir.

Désormais une partie de cache-cache géante les attendait. Ceux qui n’avaient pas combattu et s’étaient heurtés au mur invisible s’étaient cachés, ils allaient devoir les débusquer…
Mais avant...
Il s'approcha et s'empara des lèvres pulpeuses de sa compagne, affamé par sa beauté et sa sauvagerie puis traça le long de son cou un sillon humide de la pointe de sa langue, goûtant sa peau salée. Il perdit pied un instant, dépassé par la puissance de ses émotions et la violence des battements désordonnés de son cœur. Il ouvrit les yeux pour les planter dans ceux de la faëls, ses pupilles dilatées par l’envie, par le sang et la passion. Le souffle court il lui sourit. Il se sentait terriblement vivant.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2550-chronique-d-un-redoutable-merc
Faël__Admin
avatar
Féminin Âge : 19
Autre(s) Compte(s) : Ewilan Gil'Sayan
Messages : 4019
Date d'inscription : 10/08/2012
Faël__Admin

Mon personnage
Sexe et âge: Faëlle de 24 ans
Aptitudes: Archère hors pair ; excellente grimpeuse et fervente adoratrice de la salade de champignons!
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Mer 14 Juin 2017 - 11:39

NOIR ou BLANC

feat Caym Cali



Tout était arrivé si vite. Ils avaient rejoint un petit village après quelques heures de route. Celui-ci abritaient les assassins de sa sœur. Doutes ? Aucuns ! Nul n’est innocent. Une haine aveuglante entraînait la Faëlle à se métamorphoser. Plus rien d’humain n’apparaissait en elle, plus aucune sensation de bonheur ou de joie traversait son esprit. Pour leurs crimes les meurtriers d’Élya paieront tous, tous jusqu’au dernier.
De l’homme à la femme, de la femme à l’adolescent, de l’adolescent à l’enfant. Seul la mort sera leur hôte cette nuit.

Sans un bruit Caym lui indiqua qu’elle pouvait avancer, il semblerait qu’il ait placé des balises invisibles, afin que personne ne prenne la fuite. La chasse à l’homme pouvait débuter !
Il s’était alors jeté en avant. Dans la marrée humaine, telle une ombre parmi la lumière. Il noircissait le cœur de ses proies. Il tâchait de sang la peau pâle de ses victimes. Dans une danse mortelle, Cali entraînait toutes les âmes vagabondes.  

Mais Myya ne regardait pas, elle n’avait d’yeux que pour son propre tango. D’un pas déterminé elle s’avança vers le feu. Autour de lui quelques Humains semblaient fêter quelque chose. Passaient-ils du bon temps ? Quel dégout d’imaginer ces monstres profiter de la vie.

Enfin on entendit des cris, Caym avait fait couler le premier sang. Déboussolés, les humains s’éparpillèrent, localisant la menace ils s'apprêtèrent à l’effacer.
Mais il était trop tard, bien trop tard … ils étaient déjà morts ! Dans sa rage, la Faëlle avait tendu son arc, et d’un trait mortel, l’homme devant elle était tombé raide mort. Les autres n’eurent pas le temps de faire le moindre mouvement que la Faëlle avait encoché une nouvelle flèche. Lent étaient-ils, prit au piège ils ne pouvaient rien faire !
Myya n’avait rien d’humain, ses gestes étaient précis, rapides, invisibles. Elle décochait flèches après flèches, secondes après secondes. Une dizaine d’humains périrent en l’espace d’une minute.
Soudain ses flèches furent repoussées. Préparés, ils étaient désormais armés et brisaient ses traits, s’avançant vers elle d’un pas souple.

«  Soit, venez goûter à ma lame ! »

Laissant tomber son arme de prédilection, la Faëlle porta son bras dans son dos. Empoignant son sabre, elle se positionna en défensive.
« Le premier qui attaque sera le premier à mourir. »
Après quelques secondes, trois individus l’attaquèrent en même temps. Deux hommes et une femme. La femelle gouta le fil de sa lame en premier. En un geste,  Myya avait esquivé le coup maladroit. Son sabre glissa le long de l’épée de son adversaire pour de transpercer ses côtes.
Les deux autres réagirent à la seconde, parallèlement ils portèrent un coup vers son flanc.
Prévisible !
Se laissant tomber au sol, deux poignards apparurent dans les mains de la Faëlle, les chevilles entaillées, ses assaillants tombèrent à terre.
Se relevant aussitôt, Myya prit le temps de les achever.

L’adrénaline lui montait au cerveau, désormais il n’y avait plus qu’elle qui comptait sur terre. Chaque geste qu’elle dirigeait vers ses adversaires n’avait qu’un seul rôle : la mort. Mais pas n’importe quelle mort, une descente aux enfers lente et douloureuse. Qu’avant de pousser leur dernier soupir, les assassins de sa sœur puissent voir tous leurs compagnons sombrer les uns après les autres. Qu’ils goutent à la douleur de voir les corps s’empiler, de croiser les regards vides des cadavres gisant à leurs côtés.

Ils étaient désormais quatre autour d’elle, à essayer de l’atteindre. En vain. Son sabre virevoltait entre les assaillants, apportant le trépas avec elle. Malgré la peau sombre de la Faëlle, on pouvait voir une longue plaie sur son épaule, ainsi que du sang qui coulait sur son flanc.
Mais aucune douleur physique ne pouvait stopper celle-ci, ignorant jusqu’à la mort elle-même, Myya dansait parmi les prédateurs. Prédateurs devenus proies.

Risquant un regard vers Caym, elle observa avec satisfaction son œuvre. Elle ne souhaitait pas l’aider, mais sa poigne retrouva en l’espace d’un instant son arc, aussitôt l’un des adversaires du mercenaire était à terre.

Il ne restait alors plus que deux individus. Myya banda une fois encore son arc, mais la flèche fût brisée d’une parade.
Pouvait-il en briser trois à la seconde ?
Au premier jet il esquiva, au deuxième trait l’homme recula en parant de justesse, le troisième ne pouvait être évité. Lancé à la volée il était imparable, suivant l’ombre de son prédécesseur.

Myya se sépara une seconde fois de son arc, elle ne trouvait aucun plaisir à tuer trop rapidement.  Son sabre était hors de portée, et devant elle se dressait sa dernière victime. Un adolescent d’une quinzaine d’années. Celui-ci l’attaqua sans attendre, profitant d’un semblant d’opportunité. Mais Myya n’était pas dupe, et avant qu’il ne puisse atteindre sa cible elle se décala de quelques millimètres sur la gauche. La lame en forme de serpe de son adversaire avait entaillé sa joue, mais elle avait manqué sa cible. D’une main elle empoigna le poignet apparent devant elle, de l’autre elle leva poignard.
Un cri de douleur !
À terre l’humain se tordait de douleur, une main en moins ! Elle l’acheva.

Fermant alors ses paupières, elle sentait une énergie meurtrière circuler à l’intérieur de son corps. S’emparant de ses moindres membres, elle avait l’impression de brûler de l’intérieur. Elle se tenait là, seule, au milieu de corps inanimés. Un véritable carnage …
Mais pourtant ce n’était pas des larmes de regrets qui coulaient le long de son visage, non leur goût était immensément plus savourant. Le goût de la joie, une joie profonde. La Faëlle venait de libérer l’âme de sa sœur. La vengeance avait débuté, permettant à Elya de rejoindre ses ancêtres.

Ses sens étaient aux aguets, au moindre mouvement elle était prête à se retourner pour abattre un miraculeux survivant. Pourtant ce n’est pas un couard qui vient vers elle, malgré ses paupières fermées elle entrevu la silhouette de Caym. Ouvrant les yeux et noya son regard dans le sien. Il était si attirant, tout son être dégageait une aura bestiale. À la porte des mondes, il était un ravageur, emportant les âmes errantes vers un autre univers.

Soudain, il s’empara des lèvres de la Faëlle. Mêlant son odeur à la sienne il dévorait sa bouche avec passion. Myya ne résista pas, au contraire, elle s'agrippa à lui. Pendant des minutes interminables ils se goutèrent l’un l’autre.  Les éclaboussures de sang laissaient un goût de métal sur la langue. Après un baiser fugace il la regardait, avec un air béat. Myya ne résista pas, à son tour elle posa ses lèvres sur celles du mercenaire. S'abandonnant totalement, elle livra son corps à son amant.
D’un geste délicat il la souleva, tout en restant enlacé à elle. Puis brutalement Myya se retrouva plaquée contre une bâtisse. La sensation de froid qui se dégageait de la façade en bois s’opposait totalement avec le feu qui consumait son corps.
Caym, libérant le visage de la Faëlle, commença à descendre doucement le long de son cou. Ses lèvres avaient perdu leur douceur, désormais asséchées et rugueuses elles se promenaient le long de sa peau ébène.

Le fils du Chaos avait des mains douces et musclées à la fois. Couvertes de cicatrices elles montraient des années de pratique dans l’art de la guerre. Mais la façon dont il s’empoigna de sa jambe montrait des années d’expérience dans un autre art.
Levant les yeux au ciel la Faëlle sentait en elle déferler un profond sentiment de désir. S’emparant de tout son être, le feu qui naissait dans son bas-ventre ne désirait qu’une chose : d’être consumé.
Mais l’humain savait y faire, il se pressait contre elle, caressant sa poitrine de ses mains agiles et lui procurant des frissons dans tous le corps.

Lentement sa main droite remonta le long de sa cuisse, toujours plus haut elle ne s’arrêta pas, jusqu’à atteindre sa ceinture. D’un geste sec il défit celle-ci. Délicatement, il glissa ses doigts fins contre la peau foncée de la Faëlle.
Soudain Myya gémit, enfonçant ses ongles dans le dos de Caym, elle s’agrippa à lui, sa bouche s'empara du lobe de son oreille, elle le mordilla jusqu’à qu’une goutte de sang paraisse.
Elle se retourne alors, pose ses mains contre la paroi en bois. Le mercenaire presse ses lèvres contre sa nuque.
De sa main gauche il commence à délacer le bustier de la Faëlle, laissant apparaître sa nudité.
Au moment où son dernier vêtement tombe au sol, Myya se retourne vers le Mercenaire. Avec un sourire elle se laisse porter au septième ciel.


À l’aube les rayons du soleil percèrent les cieux. Myya fatiguée entrouvre ses paupières. Le vent frai du matin faisait hérisser ses poils. Un frisson s’emparait de son corps. Soudain elle observe autour d’elle. Elle était entièrement nue. Nue dans la paille et dans les bras d’un homme ! Surprise elle ne comprend pas, puis peu à peu les événements de la veille lui revirent. Au final il n'avait même pas dû se passer une paire d’heures. La Faëlle se retourne pour observer son compagnon, il dormait encore.
Soucieuse elle étudia les alentours, aucun survivant ne s’était risqué à s’approcher d’eux. La crainte les animait peut-être ? Peu importe, pour le moment seul comptaient les bras solides qui l’entouraient. Dans sa peine, Myya se sentait un peu moins seule...


Dernière édition par Myya Liandra le Ven 16 Juin 2017 - 8:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2486-myya-liandra-faelle
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre
avatar
Féminin Âge : 23
Autre(s) Compte(s) : Neleam
Messages : 247
Date d'inscription : 23/08/2015
Envoutant_Mentaï _Caym_Membre

Mon personnage
Sexe et âge: Homme de 29 ans
Aptitudes: Maîtrise du don du dessin et très doué avec les armes. Séducteur
MessageSujet: Re: [Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali) Jeu 15 Juin 2017 - 14:24

Baby are you ready cause its getting close
Don't you feel the passion ready to explode
What goes on between us no one has to know
This is a private show



Après la passion vient la mort
Cali observa la peau sombre de la faëlle, son visage pointu et surtout ses grands yeux sombres. Le mentaï frissonna et se plongea dans cet abysse de caramel, savourant ce qu’il y voyait. De l’indifférence aux cadavres qui se trouvaient à ses pieds, une faim de vengeance, un désir brûlant. Elle était la mort, ténébreuse et envoûtante. Indifférente et dévastatrice. Son allure hautaine, son port altier, son regard fier, ses épaules nues, les balafres qui couraient sur sa peau, le sang qui la maculait, tout ne faisait que renforcer son magnétisme. Elle était une déesse vengeresse.
Le souffle court le mercenaire réalisa que ce baiser n’avait en rien dissipé la tension qui l’habitait ni même atténué son envie de Myya. Loin de là. Il avait goûté à sa peau fruitée, à la saveur boisée de ses lèvres, à l’odeur épicée de sa sueur, à la douceur de sa peau laiteuse… Et il avait senti sa fougue lorsqu’elle avait répondu à son baiser affamé.
Il en voulait plus. Il la désirait tout entière. Le cœur du guerrier se mit à battre plus fort lorsque la jeune femme le dévora du regard, avec ses yeux de biche et ses longs cils. Il entendait leurs deux cœurs tambouriner, témoins bruyants de la tension qui les habitait. L’air crépitait et les secondes s’étiraient tandis que les sens du mentaï s’éveillaient.

Ce fut Myya qui se ressaisit la première avant de fondre sur Caym, s’emparant de ses lèvres. Leurs gestes fébriles attisaient le feu qui les consumait. Ils s’enfoncèrent tous deux dans une danse fiévreuse qui les laissait essoufflés et coupés du monde. Leurs corps désormais dénudés frissonnaient de plaisir tandis que rien n’apaisait le brasier qui les dévoraient, le sang qui les recouvrait semblait sécher sur leurs peaux brûlantes, où la sueur perlait, leurs doigts effectuaient des ballets lascifs tandis que leurs ongles griffaient, s’enfonçant dans ces chairs, traçant des sillons rouges, augmentant la violence de leurs ébats.
Ces corps se découvraient avec passion, glissant dans les limbes du plaisir, inconscient de la mort qui les entourait ou des yeux perçants qui les dévisageaient oscillant entre aversion et plaisir morbide. Aucun habitant n’osa toutefois s’approcher de ce maelstrom de violence au milieu des corps sans vie de ceux qui furent leurs amis. Ceux qui furent traîtres. Ceux qui poussèrent la faëlle dans sa folie. Non, tous sentaient que s’ils s’approchaient, ces créatures terrifiantes n’auraient qu’à tendre le bras pour leur arracher leur cœur, ajoutant leur sang à cette orgie cruelle.
La scène était aussi belle que terrifiante, mêlant la passion à l’amour et à la mort. Les âmes sanguines des deux amants trouvèrent l’ardeur qui les attisait, les propulsant sans cesse plus loin dans les limbes du plaisir, jusqu’à ce qu’ils sombrent ensemble, dans un sommeil aussi court que réparateur, vidés de leurs forces.

*

Cali fut réveillé par le mouvement infime de celle qu’il tenait dans ses bras. Sa compagne venait de se réveiller, et, l’habitude reprenant les dessus, il resta immobile, prêt à réagir. Toutefois, elle demeura immobile, savourant leur étreinte. Ouvrant les yeux il nota sa peau noire ainsi que les zébrures rouges qui couraient sur sa peau, accompagnées de suçons. Les yeux bleus du mercenaire avaient retrouvé leur teinte lumineuse tandis qu’il souriait à Myya. Ses doigts caressèrent une entaille qu’elle avait au niveau de l’épaule.

-Celle-là j’y suis pour rien…

Ses yeux pétillèrent un instant savourant le sous-entendu de leurs ébats violents et dévorants. Il avait adoré ça. Il se sentait apaisé, bien qu’il sache que leur mission n’était pas finie. Il n’était pas du genre à s’encombrer de relation ni même de sentiments, mais Myya était des personnes qui vous rendent accros, et lorsque ses yeux se posèrent sur son corps dénudé, baigné par les rayons chauds du soleil, il sut qu’il avait goûté au fruit défendu. Au pêcher suprême et que son corps tout entier en redemanderait. Sa peau sombre le faisait frémir tout comme son regard de chat, et il laissa ses mains caresser souplement les hanches de sa compagne avant de saisir ses lèvres dans un baiser doux.

-Merci.

Sa voix fut aussi discrète qu’un bruissement de feuille, mais il voulait qu’elle sache. Cette nuit torride lui avait plu, même si leurs cris et gémissements nocturnes avaient parlé pour eux.
Mettant un terme à cette situation qui aurait pu devenir embarrassante, une voix les fit revenir à la réalité. Au sol dur et à la paille qui les piquait et s’emmêlait dans leurs cheveux, au froid mordant et à leur nudité.

-Plus un geste, vous êtes à notre merci.

Cali haussa un sourcil et détacha les yeux de sa compagne avec regret. Il leva les mains dans l’intention de montrer qu’il se rendait et se releva lentement, sans crainte de dévoiler son intimité ainsi à tous les curieux. Son torse musclé portait outre les cicatrices de son passé, les traces ancrées dans sa peau de la nuit avec Myya, des traînées de sang laissaient deviner le passage de lèvres, le frottement de leurs corps et les caresses puissantes de mains aux doigts fins. Sa chevelure était ébouriffée, mais ses yeux vifs chassaient toute trace de sommeil qui aurait pu se lire sur son visage dur.
Une fois debout il remarqua que l’homme qui venait de parler bandait l’arc de Myya en les menaçant d’une flèche. Derrière lui, deux hommes armés de ses hachettes. Plus loin on devinait la silhouette d’un homme armé d’un sabre, probablement celui de Myya.  D’autres individus les observaient également avec les armes dérobées aux amants trop occupés pour se soucier de ces humains en sursis.
Appréciant peu ce vol, Cali baisa les yeux vers son amante, le visage impassible et lui tendit la main afin de l’aider, en signe évident de galanterie. Son pouce caressa les doigts fins de la jeune femme, notant qu’ils possédaient une légère cal, témoin de ses aptitudes guerrières. Se courbant, il baisa ces doigts délicats puis garda ses yeux plongés dans ceux couleur noisette de Myya.

-Je pense que ces idiots méritent un châtiment exemplaire, délicieuse dame.

Se relevant, le dos droit et ignorant royalement les hommes qui les encerclaient il caressa un instant les doigts de Myya, le regard dur et un sourire carnassier sur le visage.

-Cela suffit ! Rendez-vous ! Vous n’avez aucune chance ! On a vos …

Il n’eut pas l’occasion de finir sa phrase, Cali s’élança. Une flèche siffla, mais il ne s’en préoccupa guère, elle ne l’effleura même pas. La mort s’était élancée et rien ne l’arrêterait. Ces hommes avaient commis l’imprudence de croire que désarmés et nus Cali et Liandra étaient faibles, ils allaient le payer de leur vie. Le mercenaire s’était élancé, son esprit avait retrouvé son instinct de guerrier, la colère faisait battre son cœur et son corps était libre de toute entrave. Et sa tenue d’Adam déstabilisait ses proies. Les yeux devenus gris comme l’acier, il voyait leurs regards se pétrifier et sentait l’odeur de leur peur alimenter sa rage. Ils auraient dû fuir et continuer à se terrer comme des rats. La mort les aurait embrassés, mais elle aurait été silencieuse et indolore. Les poings du mentaï frappèrent, d’une vrille il évita les lames qui sifflaient dans sa direction et se glissant au sol il crocheta une jambe, déstabilisant l’archer qui avait encoché une nouvelle flèche. Ses pieds frappèrent, puis ses coudes suivis de près par ses poings. Sa force était brutale. Ses mouvements demeuraient fluides et rapides. Il bloqua l’une de ses hachettes un rictus moqueur sur les lèvres tandis que son assaillant comprenait le destin qu’il lui réservait. Les os craquèrent, Cali sentit une lame mordre ses côtes, mais le corps s’écroula inanimé à ses pieds.
Les gestes du Mercenaire du Chaos étaient Harmonie. Dévastateurs. Mortels. Chaque coup portait son lot de fractures, de douleur, avant d’offrir la mort. Sa défense était l’esquive, il virevoltait dans les airs, s’inspirant de la technique de la faëlle, devenant insaisissable tout en laissant sa trace sur ses adversaires.
Son dernier adversaire s’écroula, mort. Cali observa rapidement les environs et son regard s’attarda sur la faëlle qui dégageait elle aussi une aura de mort et la distribuait aussi généreusement que ses caresses. Le mentaï se pencha et saisit l’arc de son amante, le soupesant et l’observant d’on œil critique. C’était une arme d’excellente facture. Du coin de l’œil, il vit une forme se jeter d’une poutre sur Myya et il saisit une flèche. Son trait fusa et, avant que l’homme n’ait atteint Myya, il était mort transpercé.
Caym sourit, se souvenant de ses exercices de tir à l’arc alors qu’il rejoignait la guilde du Chaos, et de son talent. Il appréciait alors énormément cette arme, et il avait même dispensé quelques cours à une future envoleuse, afin de pouvoir connaître quelques secrets propres à ces marchombres obscurs. Le temps avait à peine ébréché ses réflexes, il demeurait vif et ses flèches atteignaient encore leur cible.
Sortant de ses pensées, Cali récupéra ses hachettes des mains des cadavres et les essuya sur leurs vêtements puis il se dirigea vers Myya et leurs vêtements partiellement arrachés qui gisaient toujours sur le sol. Il sourit devant cette preuve de fureur et de passion puis rendit à la faëlle son arc, un sourire amusé sur les lèvres. Un clin d’œil lui évita de s’attarder sur son corps musclé et sa poitrine, il avait déjà goûté aux plaisirs de ce corps, il était temps de lui offrir la vengeance qui faisait briller ses yeux et l’assoiffait de sang.

Cali enfila ses vêtements, notant avec amusement que sa chemise avait été déchirée par les doigts affamés de son amante. Un coup d’œil sur son bustier et ses épaules nues l’informa que lui aussi avait laissé quelques marques. Les yeux brillants il s’avança vers la faëlle, déposa un baiser sur les muscles tendus de ses épaules puis approcha sa bouche des oreilles pointues de sa compagne, savourant au passant son odeur de rosée perlant sur l’écorce des arbres au petit matin.

-Ma ténébreuse compagne, l’heure de la chasse à sonné. Allons jouer à cache-cache.


Son souffle caressa les épaules nues de la jeune femme, ses mains s’attardèrent un bref instant sur ses hanches puis il se détourna et commença à parcourir le village à la recherche des survivants. Myya avait retrouvé son air de guerrière, son visage était déterminé. Avec Caym, ils s’organisèrent simplement et s’assurèrent que personne ne pourrait leur échapper. Chaque individu trouvé profitait d’une mort rapide, ils n’avaient plus de temps à perdre. Leur lapin avait détalé il y a de ça trop longtemps, il était temps qu’ils se lancent à sa poursuite. La fin du massacre s’effectua dans un silence inhabituel, la vie semblait avoir déserté la totalité du village et Cali jeta un coup d’oeil aux corps inanimés entachés de sang. C’était le prix de la vengeance, les conséquences de leurs pensées et de leurs actions. Ou inactions.
Lorsque le soleil apparu dans sa totalité, il ne restait plus que deux âmes vivantes dans ce petit hameau de quelques bâtiments. Caym Cali rejoignit sa compagne au niveau de la barrière qui disparut dans une caresse des spires. Une légère brise se leva, effaçant les traces de leurs pas et les tentatives de fuites des villageois. La poussière mêlée à la terre virevolta le temps que les deux chasseurs se remettent en selle prêt à poursuivre leur mission. Le mentaï avait dérobé quelques outils qui leur permettraient de soigner et de désinfecter leurs plaies pendant le trajet. Les amants s’éloignèrent au trot de ces maisons dévastées, le regard rivé sur les traces laissées par leur proie.



*Scène détaillée et sans censure en MP (archives)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://ewilan.forumactif.fr/t2550-chronique-d-un-redoutable-merc

[Automne CC+4] Noir ou Blanc (PV Caym Cali)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Rien ne sera oublié. [Caym CALI]
» L'automne en mille morceaux!
» "SPLENDEURS D'AUTOMNE"
» Croisé Caniche noir à la SPA de Dunkerque
» saison, l'automne : gratin de poires au roquefort

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Monde d'Ewilan :: Terres du Sud :: Al-Jeit :: Environs d'Al-Jeit-