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A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan)

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MessageSujet: A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan) Mer 3 Mai 2017 - 18:10

La foudre tonnait, encore lointaine mais pourtant avec violence, en fendant les cieux noircis de nuages. La lumière s’effaçait dans un changement subtil et presque invisible tant la journée avait été marqué par le gris et l’obscurité. L’orage grondait depuis le matin même à Al-Chen, sans daigner éclater. Comme s’il se gorgeait d’énergie dans l’attente de s’abattre d’un seul coup sur la ville portuaire. Dans les rues on parlait de tempête, de catastrophe. L’inquiétude suivait les regards fixés sur les menuisiers et les bûcherons. Chacun voulait sa part de planches et de bois pour barricader ses maigres possessions. Le vent hurlait entre les allées, soulevant les robe des plus courageuses ou se battant en duel contre les enfants encore assez légers pour jouer avec la gravité. Les pêcheurs rentraient les filets vides, les chasseurs sans même un lapin. La nature se terrait, loin des villes, les yeux fermés.

Mais les humains avaient l’habitude. Leurs grandes et belles villes pouvaient résister à tout. Même si certains, les plus pauvres principalement, avaient peur. Les modestes et les riches se riaient, à tort, des éléments prêts à se déchaîner. Toujours est-il qu’au crépuscule, si difficile à discerner soit-il, Al-Chen s'était vidée. Les lanternes des rues n’avaient même pas été allumées ou dessinées. Les commerces fermaient un à un et chacun rejoignait sa maison pour se cacher dans la chaleur d’un foyer aimant. Al-chen était comme une ville fantôme. Ni chants dans les tavernes, ni cris d’angoisse ou animations dans les rues. Le calme qui régnait sur la cité, ponctué de coup de tonnerre, offrait un aspect sinistre et au combien inquiétant…

Il y avait pourtant quelques irréductibles cheniens pour marcher parmi ce paysage sombre. Pas les meilleurs citoyens, loin de là. Une bande de racailles, de bandits, diraient les bonnes gens. Dont on était bien content qu’ils courent les rues à la recherches d’ils ne savaient quoi. Peut être finiraient-ils foudroyés ou tués par une tuile volante. Et c’était tout à ces bonnes pensées de réconfort qu’on les laissait tranquille pour se reporter sur les assiettes garnies qui étaient servis à table. La nuit serait bien assez longue.

Ainsi, toute la population d’Al-Chen s’était désintéressé d’un événement qui avait pourtant fait grand bruit dans les bas fonds jusqu’aux relations peu fréquentables. Un événement qui avait pris de l’ampleur au fil des ans, sans pourtant faire de grands remous parmi les puissants de la ville, qui se seraient sûrement empressés d’y mettre fin. Mais la situation aujourd’hui se portait étonnamment bien pour sa tenue. L’état d’urgence de l’empire à cause des pirates et de la chasse au trésor avait vidé les villes de ses soldats. Leur protection n’était pas à négliger, mais plus de soldat sur les routes, équivalait à moins de surveillances dans les cités. Une idée qu’avait bien compris la plus part des criminels, de bas étages ou non.

C’était donc une nouvelle population peu recommandable qui avait vu grossir les rangs d’Al-Chen ces derniers mois. Et tous s’étaient réunis ce soir pour l’évènement de l’année. Des combats illégaux qui réuniraient les plus grands combattants ou les plus fourbes pour des gains particulièrement alléchants. Autant dire que ce n’était pas une tempête qui les aurait empêché d’être présent. L’évènement prenait place en plein milieu du quartier le plus mal famé. Ici, marcher seul la nuit était souvent synonyme de mauvaise rencontre, dans le meilleur des cas.

Alex évoluait parmi les allées boueuses sous une fine bruine qui s’intensifiaient de minutes en minutes. Il était vêtu de vêtements de cuir léger mais résistant, ainsi que d’une capuche sombre qu’il avait rabattu sur sa tête. Habillé de cette façon, il ressemblait à tout le monde et à personne. Du moins dans l’endroit vers lequel il se dirigeait. Passer inaperçu au milieu d’une telle bande d’abrutis lui était nécessaire compte tenu de sa compagnie. Ambre avait bien entendu suivit le mouvement plutôt que de rester seule à l’auberge. C’était à se demander si elle avait une quelconque notion de danger. Mais c’était son choix.

Autour d’eux, les rues étaient plongés dans des ténèbres grandissantes. Bientôt, on ne pourrait rien distinguer à 3 mètres à la ronde. Mais les hommes qui entouraient le bâtiment disposaient de lanternes, mise à mal par l’humidité ambiante. Ce qui lui permis pourtant d'observer l'endroit. C’était un énorme complexe aussi grand que le pâte de maison. On ne pouvait le manquer lui avait-on dit. Des commerces et des tavernes entouraient totalement ses quatre faces, tous fermés. C’était dans la cour intérieure qu’il fallait pénétrer. Alex avait suivi les indications et…
— Hep là, les deux rigolos. Dégagez, y’a rien à voir ici.

L’homme qui les avait arrêtés s’approchait en levant sa lanterne bien haut pour éclairer l’obscurité ambiante. Les deux silhouettes s’arrêtèrent et Alex planta ses yeux sur lui. Sous son chapeau qui le protégeait de la pluie, il distingua un jeune gars, le genre qu’Alex avait pu enrôler dans son équipage pour récurer le bâtiment, en attendant qu’il fasse ses preuves ou qu’une place se libère. Le genre qui ne lui poserait aucun soucis.
— Je suis là pour les combats, gamin.

L’homme observait l’enfant vêtue d’une cape sombre, dont le visage était dissimulé sous la même capuche qu' Alex, avec une mine suspicieuse. Il n’avait visiblement pas reçu d’ordre pour ce genre de situation.
— Toi ok, mais l’enfant, il rentre chez lui.
— Écoute moi, gamin.

Alex s’avança avec la posture la plus menaçant qu’il pouvait avoir, il posa une main sur son épaule.
— Tu seras pas le premier à qui j’ai pété un membre ce soir pour s’en être pris à elle. Alors soit tu reste en travers de mon chemin, soit tu bouges. Mais l’enfant reste.

Et avant que les autres guetteur puisse s’approcher pour régler le soucis, il repoussa l’homme de quelques pas sur le côté et s’avança vers l’entrée sans lui accorder plus d’attention. La lanterne toujours en main, il le regardait avec un air sceptique, mais il n’était pas assez payé pour se faire casser le bras par un mec louche.

Dès qu’ils furent rentrés dans le passage éclairé, l’atmosphère changea totalement. A la froideur et l’humidité se remplaçait la chaleur étouffante et la transpiration. Le couloir était rempli d’homme discutant, appuyés contre les murs, choppe à la main. L’odeur d’alcool saturait d’ailleurs l’air. Des chaises et des tabourets avaient été installés, mais le plus gros de l’animation se déroulait au bout de l’étrange tunnel. Plus ils avançaient plus les clameurs sauvages leur parvenaient. Alex se demandait si un dessin était à l’oeuvre pour couvrir les bruits tant rien ne lui était parvenu depuis l’extérieur.
— Ne t’éloigne pas. Si tu te perds ici, tu seule.

Il  n’eut pas de réponse, mais il savait qu’elle avait entendu. A leur passage, les soûlards levaient sur eux des regards intrigués et étonnés, mais personne ne vint leur poser de soucis. Cela arrangeait quelque peu le pirate, il était ici pour combattre dans l’arène, pas en dehors. En outre, ça ne lui rapporterait rien. En jouant des coudes, ils arrivèrent finalement à se frayer un chemin jusqu’à la cour intérieure. Formée en carrée, elle avait été creusée sur au moins deux étages de profondeur. A chaque étage jusqu’au sol, se trouvait des hordes de spectateurs affalés sur les rambardes entrain de hurler sur leurs concurrents ou de célébrer la victoire de leurs champions favoris. Au centre, au plus profond étage se trouver les arènes directement sous la pluie. Deux estrades de bois taillées en cercle étaient occupées par des combattants luisant, eux mêmes encerclés par une foule compacte rugissante qui ne semblait pas faire attention à l’eau coulant sur eux. D’énorme braseros et foyers procuraient lumière et chaleur, comme si celle de la foule ne suffisait pas.

L’ambiance était électrique et survoltée. Les paris allaient bons trains et chacun cherchait le combattant qui lui feraient rapporter le maximum d’argent. Dans cette bulle hors du temps, tout le monde avait oublié l’orage. Rien d’autre n’existait que l’alcool, l’argent et le sang. Une atmosphère qui lui rappelait Tortugen, la capitale des Alines. Il était impressionné par l’organisation que demandait un tel événement dans un empire aussi stricte. Il était autant attiré que dégoûté. S’il avait quitté les Alines, c’était en parti pour échapper à sa culture. Et voilà qu’il la retrouvait ici. Mais il avait besoin d’argent. Il connaissait au moins les ficelles de ce genre de jeux.

Se détournant, il parti trouver un comptoir afin de prendre de quoi attendre le moment opportun. Ambre devrait se contentait d’eau. Il doutait qu’elle puisse trouver autre chose. En espérant que ce ne soit pas de l’eau de pluie…


Dernière édition par Alex Clorem le Mer 10 Mai 2017 - 12:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan) Ven 5 Mai 2017 - 0:14

Le soleil a laissé place à demoiselle la lune. C'était la première fois que je me trouvais dans cette ville. Bon je n'étais pas ici pour du tourisme à la base, mais elle n'avait pu se retenir d'aller à la rencontre de ce fameux lac, immense où pourrait nager des baleines. J'y suis restée, le vent en train de tenter de me ballayer et le tonner grondant au loin. Ce n'est seulement quand  le lac est devenu sanglant et que la pluie s'abatte brutalement sur moi. Me voilà maintenant dans la ville, essayant de me souvenir des instructions de Ariss. C'est lui qui m'a conseillé de venir ici, pour cette soirée de combat. Il y aurait du monde, donc de la chance de se faire de l'argent. Et puis selon lui j'avais ma chance. C'est vrai que étrangement lors de mes absences je gagnais souvent, et mon style de combat lui plaisait. Autant en profité,
même si j'ai peur de ce que ces absences peuvent présager.. J'ai le sentiment de Sam' en sait quelque chose mais il ne souhaite rien dire.. Conseiller. Alors tu n'es pas obligé de venir. Pourquoi alors tu es ici ? Parce que j'ai besoin d'argent. Soeurette on s'était mis d'accord pour trouver un boulot légal Et on a encore rien trouvé . C'est comme partout, il faut se donner du temps avant de trouver ce que l'on veut.

Laisse là rabat joie. La voix retenti, moqueuse, langoureuse. Elle ronronne, s'étire semble vouloir éteindre cette autre conscience, Samuel. Elle veut jouer... Alors laissons là. Je veillerai sur elle

Oui mais pour le moment on a besoin d'argent ! Je marche quelques instants en silence, la capuche rabattu sur la tête, essayant d'ignorant l'eau froide qui perce le vêtement de mauvaise facture. Face au silence de mon frère je m'inquiète. Sam ? Rien. Il ne se manifeste pas. Peut être qu'il boude.. Après plusieurs ruelles, des lumières se font voir à quelques mètres. Faiblement mais c'est bien cela. Ariss m'en avait parlé, et cela semble correspondre à ses paroles. Encore quelque pas et elle distingue la battisse. Grande, rien ne semble provenir de l'intérieur. C'est étrangement calme. Mais je peux sentir cette tension dans l'air. Et ce n'est pas l'orage. Tous autour est éteins le seul signe de vie sont les quelques hommes montant la garde devant. Je n’hésite pas, et continue à avancer sûrement. Bien sur ils m'arrêtent alors que j’atteins le périphérique de sécurité.  
C'est un homme qui m'interpelle, la barbe dégoulinante d'eau.

-Qu'est que tu veux ? Il m'observe, essyant de voir ce que peut bien cacher ma capuche.
-Me battre. Ariss m'a envoyé.

A son expression je devine que lui aussi connaît ce prénom. Au fil des mois j'ai appris que mon nouvel ami était connu dans le milieu. Après tous il fait parti de ceux qui organisent ces événements. Parfois le hasard fait bien les choses.. Et puis malgré une rencontre quelque peu mouvementé, j'ai appris à lui accordé ma confiance, et quand à lui, il m'a pris sous son aile.
Un dernier long regard puis l'homme m'indique d'un mouvement de menton que je peux entrer. Lorsque je pousse la porte, je retrouve mon élément. Le bruit bruyant de la foule, la chaleur des corps agglutinés et l'odeur forte de transpiration. Tous en marchant entre les hommes contre les murs, je repousse ma capuche. J'ignore les regards qui se pose sur moi. Curiosité, moquerie. Ils ne s'attendent pas à voir une fille de mon âge venir ici. Surtout avec des cheveux de cette couleur. Grâce à une plante j'ai réussit à rendre la couleur bleu à mes cheveux. Je ne suis pas encore prête à me détacher de cette couleur. Elle fait parti de moi comme mes tatouages.

Je débouche finalement sur la cour où se déverse de nouveau la pluie. Finalement je préfère les caves d'Al-Far. Malgré tous cela ne semble pas déranger grand monde. Ils sont trop concentré sur les combats, et l'alcool doit surement aider.Il y a du monde Tiens tu as fini de bouder. Je ne boudais pas. Fais attention à toi Bien sur, tu me connais. Samuel rit en réponse.
J'examine les lieux. La cours sert à accueillir les quelques rings, alors que les murs d'enceinte s'élèvent sur deux étages. Une foule se presse à ce niveau là, rugissante, collé contre les rambardes. J'ignore le bar se trouvant pas loin. Non, je cherche à m'inscrire. Une foule se pressant vers des tableaux attire mon attention. Resserrant ma prise sur mon sac qui pend à mon épaule je me fond dans la foule. Un garçon de mon âge se tient face à la foule, sur une estrade. Il a le même sourire des commerciaux de mon monde. Il prend les paris, criant pour se faire entendre. J'arrive en bas de l'estrade en bois et attire son attention. C'est vrai que la population féminine ne semble pas bien présente.. Surtout aussi flashy que toi Il s'accroupis, m'adressant un sourire charmeur.

-Que puis-je faire pour toi ?
-Je voudrais m'inscrire pour les prochains combats.
-Tu veux te battre ? Vraiment ? Un joli fille comme toi ne devrait pas..
-J'en ai rien à faire de ton avis. Je veux juste participer.

Un chose que j'ai appris depuis que j'ai commencé la boxe: il faut pas se laisser marcher sur les pieds. Son visage se fait plus sérieux. Il tourne la tête vers les tableaux puis se retourne vers moi, avec un air plus professionnel.
-Bien. Ton nom ?
-Alice.
-Très bien. Karl !

Un homme s'avance. Il m'accorde un bref regard avant de se tourner vers son collègue.
-Amène là pour le prochain combat du ring deux.

Un simple signe de tête d'affirmation et il commence à s'éloigner. Je ne crois pas qu'il va t'attendre Je crois Samuel sur parole. En trottinant je me met à la hauteur de mon guide qui ne semble pas se préoccuper de moi. Nous arrêtons vers une espèce de tente à proximité d'un des rings. Il me la désigne du doigt avant de s'en aller. Je reste un instant devant avant d'entrer en prenant une inspiration. A l'intérieur il y a d'autres personnes, assise ou debout de ci et de là. Ils se tournent vers moi. Mes prochains adversaires ? Surement. Redressant le manton, je vais m'isoler dans un coin encore vide. Ma cape va se poser sur une caisse, avec mes bottes au pied de celle-ci. Je me penche en avant, sortant mes bandes de mon sac. Ignorant la rumeur de la foule je commence à recouvrir mes mains. Petit à petit le vide se fait autour de moi. J'ai toujours apprécié ce rituel. Il me permet de me vider la tête, de me concentrer sur le moment à venir. Il n'y a plus de froid qui vient lécher ma peau découverte, ni les hommes attendant leur tour, ni la foule survoltée. Juste la bande qui recouvre petit à petit ma peau et le sang qui bat dans mes tempes.

Je me glisse souplement sous les cordes de chambre qui délimitent le ring. La pluie s'abat sur mon corps, plaquant mon debardeur et mes cheveux sur moi. Je les chasse de mon visage, les yeux fixés sur l'homme en face de moi. La foule se presse autour du ring. Je distingue des rires gras, des mots de gens qui cherchent à se faire entendre et je sens les regards. Trop différente et j'aime ça. Je ne tremble pas, ayant trouvé cette paix de début de combat. Puis comme dans un rêve je l'entend. Un ricanement au creux de mon oreille, puis une voix. Féminine. Trop douce.

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MessageSujet: Re: A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan) Mer 10 Mai 2017 - 12:04



Le bruit de gouttes s'éclatant sur la surface les flaques. Le tonnerre qui tonne au loin. Enfin loin, plus près qu’on ne le pense… La pluie torrentielle qui s’abattait, n’avait ni tempo régulier, ni douce mélodie sifflotante. Au contraire, tout n’était que fracas et confusion, comme si le temps lui-même avait cessé à cet endroit. Qui ne fut pas surprit d'apercevoir une silhouette solitaire sur le chemin menant au Bourg. Dans la tempête un cavalier s’aventurait, et en entendant les hennissements de protestation  il semblerait que cela soit bien à contrecœur.

La jument, d’une robe grise parsemée de tâches blanches à la croupe, tapait du sabot et rechignait d’avancer. Son cavalier, bien que restant silencieux, ne l’entendait pas de cet avis. Cognant du pied sur le flanc de sa monture il l’obligea à continuer sa route. Restant immobile, le compagnon équin résistait, de sorte à lui faire passer le message : « Je n’aime pas trop beaucoup ça, hors de question d’avancer ! ». Mais une simple caresse, un murmure à l’oreille, et la jument accepte la décision de son cavalier. Le cavalier qui est en réalité une cavalière. De petite stature, on pourrait la prendre pour une enfant, mais en s’approchant de plus près, on peut apercevoir sous la large cape, des yeux brillants et une peau aussi sombre que la nuit. L’enfant est en réalité une Faëlle.

Myya ne pense à rien de compliqué, l’idée simple, mais pourtant divine, d’un lit moelleux et d’un repas chaud, flottait dans son esprit. Une récompense bien méritée pour cette traversée tumultueuse. Voyageant depuis des jours, la Faëlle profitait encore d’un temps agréable quelques heures auparavant, mais arrivée aux alentours du Lac Chen, le temps s’emporta. La nuit avait voilé les cieux plus rapidement que prévu, et derrière les nuages sombres se cachaient les étoiles. Seuls l’orage et le vent semblait se profiler à l’horizon. Parmi tout Gwendalavir, le Lac Chen et la cité longeant ses flots, semblaient comme enfermé dans une bulle, où tempête faisait rage.

Après deux longues heures, la jeune femme arriva enfin à destination, devant elle les portes de la ville paraissaient. Aucun garde ne semblait faire le guet, c’est donc avec facilité déconcertante que la Faëlle traversa la rue principale. L’absence de population humaine menait la Faëlle au désarroi.

* Moins il y a d’humains…*
*… mieux on se porte !*

Avec un sourire carnassier la Faëlle se dirigeait vers l’auberge la plus proche, en effet depuis peu Myya n'appréciai plus la compagnie des humains. Elle installa Najava à l’étable, se préparant à entrer dans la bâtisse. Soudain un mouvement capta son attention. À quelques mètres un humain traversait la rue. Intriguée, la Faëlle se permit de le suivre. Gardant sa distance elle arriva rapidement à un endroit des plus insolite, une bâtisse entourée de gardes, laissant visibilité à une cour. Durant ses anciennes visites elle avis déjà aperçu le bâtiment, mais jamais n’eut-il été aussi gardé.

Elle fut stoppée à l’entrée par un humain assez baraqué qui faisait barrage.

« Pas pour les gamins ! »

Agacée la Faëlle ne daigna même pas retirer sa capuche. D’un geste quasi invisible un poignard apparu dans sa paume pour se coller sur le cou de l’humain. Il était deux fois plus grand qu’elle, mais c’est sans difficulté qu’elle tenait l’homme sous sa coupe.

« Laisse moi passer, ou cela te coutera la vie humain ! » Elle cracha les derniers mots, insufflant la haine de cette espèce à sa victime.

Surprit l’homme ne dit rien, bien trop tremblant et effrayé. Dégageant le passage il la laissa passer. Elle traversa la cour pour pénétrer dans la maison.   Devant elle une foule faisait rage. Criant et hurlant autour de rings, où au centre des combats faisaient rage. Escaladant le mur afin d'apercevoir plus facilement les adversaires, elle se percha sur une corniche.

* Mais c’est … *
* … la terrienne !*
« Alice Blanc »


Dernière édition par Myya Liandra le Lun 29 Mai 2017 - 12:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan) Sam 13 Mai 2017 - 17:52

La pluie et le froid n’affectaient plus l’ancien pirate depuis très longtemps déjà. S’accoutumer à ce sentiment désagréable d’être congelé jusqu’aux os faisait partie de l’existence d’un pirate qui passe la majorité de sa vie sur un navire humide sans jamais avoir grand-chose pour se réchauffer. Certes, les plus hauts gradés dormaient tranquillement dans leur cabine, réconfortés par quelques épaisseurs bien chaudes de couvertures en laine. Mais tous les autres, particulièrement les petits matelots comme lui, devaient bien souvent se contenter d’un hamac.

Enroulé dans une cape épaisse, comme probablement au moins le tiers de la population au même moment, Reagan déambulait dans les rues désertes d’Al-Chen en tentait de retrouver son chemin. Il commençait déjà à connaître la ville comme le fond de sa poche, mais la pluie rendait tout particulièrement sombre et l’aveuglait à chaque instant. Dire qu’il avait décidé de quitter le confort de l’auberge après avoir entendu de bouche à oreille qu’il pourrait se faire un peu d’argent rapidement s’il avait vraiment la volonté de le faire...

On ne lui avait pas donné de détail, seulement balancé l’information au cours d’une discussion anodine sur des possibilités d’embauche. Depuis un petit moment déjà, le rouquin se démenait à tenter de se faire une réputation et prouver aux autres qu’il possédait de bonnes capacités dans plusieurs domaines. Pourtant, il avait simplement réussi à mettre la main sur des petits boulots rapides et stupides qui étaient loin de faire honneur à son passé parsemé d’aventures et de croisements d’épée. On lui avait donné un lieu et une heure sans rien lui expliquer de plus qu’il allait devoir tenter sa chance et se démarquer.

Au bout d’un moment, le jeune homme plantait ses bottes dans une grande flaque, à quelques mètres de l’endroit où il devait se rendre, qui semblait être gardé malgré les lieux semblants être déserts. Sans savoir vraiment dans quoi il s’embarquait, Reagan prit le chemin de l’entrée, et on le laissa passer malgré des airs un peu suspicieux. La chaleur et les odeurs attaquèrent tout de suite sa gorge et son nez, mais il s’y habitua rapidement. Une bande de pirates sentait bien pire que ça, surtout lorsque le soleil était haut dans le ciel. Il comprit rapidement qu’il devait continuer de marcher, se fiant au son des voix un peu plus loin, pour finalement déboucher sur une grande salle bruyante, remplie à craquer de spectateurs tournés vers plusieurs combats.

Reagan se figea un instant, observant la scène avec un certain dégoût. Loin d’avoir le sang d’un aristocrate, il accordait toutefois une certaine importance à la classe, la propreté, et un bon niveau intellectuel. Ce qu’il voyait là allait bien à l’encontre de tout ça. Des hommes rouges de sueur, hurlant des encouragements ou des injures, postillonnant allègrement sur leurs voisins, les ronds de sueur se dessinant un peu partout sur leurs vêtements. Il comprit rapidement que toute cette mise en scène devait être un événement de combat qui, il en était certain, n’était probablement pas légal. Il soupira en se frayant un chemin à travers la foule pour se rapprocher de l’un des rings, où il avait remarqué un espace moins occupé. Hors de question qu’il participe, peu importe l’argent à gagner. Il avait promis de trouver un revenu légal et oublier ses vieilles habitudes.

Lors de son arrivée vers son observatoire de prédilection, son regard fût attiré par une petite femme à l’allure un peu particulière, juchée plus haut dans la pièce. Il tourna la tête et plissa les yeux, se demandant comment elle avait bien pu se rendre là, et d’où elle pouvait bien venir. Après tout, son apparence la différenciait particulièrement des autres. Il haussa finalement les épaules. C’était intéressant, mais pas assez pour voler toute son attention.

Il la tourna plutôt vers le prochain combat, opposant une autre petite femme à un grand gaillard. Décidément, les demoiselles de la terre ferme ne cessaient de le surprendre. Autrefois, il aurait probablement fait comme les autres imbéciles l’entourant, ricanant devant cette scène improbable. Il aurait probablement pensé, comment une fille peut-elle affronter un homme, surtout lorsqu’il fait deux fois sa taille? Pourtant, après avoir rencontré Aeterna et plus particulièrement Neleam, sa vision s’était mise à changer, à s’élargir, et le sexisme à se dissiper. Il avait pris conscience que bien des femmes pouvaient faire mordre la poussière aux hommes.

Croisant les bras, il attendit de voir le déroulement des choses, curieux. Il misait sur la femme, juste parce qu’il pouvait voir que son adversaire ne la prenait pas au sérieux. Il remarqua aussi ce qui semblait être des tatouages mais à bien regarder, ils étaient loin de ressembler à ceux qu’il arborait lui-même, ou que n’importe quel pirate pourrait possiblement avoir. Intéressant. Il décida de rester un petit moment, ne serait-ce que pour chasser l’ennui.
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MessageSujet: Re: A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan) Dim 14 Mai 2017 - 21:52

Le petit verre claqua sur le bois. C’était le cinquième. Un alcool fort à base de pomme ou de mirabelle, la délimitation était floue désormais. Mais ça l’aiderait à ne pas ressentir la douleur. Et vu les cris qui parvenaient de la fosse au lion, Alex en aurait sûrement besoin. Ne serait-ce que pour ne plus ressentir l’atmosphère de l’endroit qu’à travers un filtre diffus et inodore. Il passa sa main sur son visage avant d’offrir les dernières pièces de son paiement au tavernier qui attendait impatiemment son du. Les autres clients s’amassaient au comptoir dans le plus étonnant des calmes. Les gardiens y veillaient, Alex les avait remarqué. L’endroit était plus sécurisé qu’une caserne. Quiconque organisait ces jeux avait un but très particulier à atteindre et ne tolérerait aucune perte de temps. La masse d’argent qui devait passer de mains en mains ici devait être colossale.

Il se redressa en faisant un signe à l’enfant qui fusillait du regard chaque personne qui s’approchait un tant sois peu d’elle, tel un chaton en colère. Alex n’avait plus qu’à trouver les bonnes personnes à qui parler. Ces quelques vingts années de piraterie lui avaient permis de côtoyer ce genre d’événements assez régulièrement. L’endroit disposait de ses règles et il convenait de les comprendre avant de s’engager dans les combats à la va vite. Qui participait, quand, contre qui ? Quel match pourrait rapporter le plus ? Il ne lui était pas obligé de participer à tous et de se fatiguer inutilement contre des adversaires trop fort ou au contraire, trop faible.

En passant près des barrières délimitant la cour, il aperçut les combattants entrain de donner du poing. Il allait continuer sa route, mais une jeune femme frêle aux cheveux bleus attira son attention. Frêle par rapport à son adversaire, mais loin de ne pas savoir donner le change. Il s’arrêta un instant, pour observer la scène en s’accoudant. La gamine se mouvait avec aisance et une certaine sauvagerie. Comme si quelque chose l’habitait. Un besoin de violence à la fois retenu et laissé libre. Quelque chose qui lui renvoyait sa propre image. Elle lui plaisait. Quelques secondes de combat lui suffirent pour comprendre que la musique qu’elle jouait avec son corps méritait une certaine attention. Et d’autres dans l’assemblée était apparemment du même avis. La foule enflammée n’était pas le plus intéressant à observer, mais bien les plus calme, les recroquevillés à l’abri de la pluie et qui observaient les combats d’un oeil sobre et intelligent. Les parieurs, les joueurs. La vraie force des jeux qui se déroulaient ici.

En se retournant pour quitter son perchoir, il remarqua qu’Ambre avait disparu. Il la chercha des yeux dans la foule, sans succès. S’il lui était arrivé quelque chose, elle l’aurait prévenu. Elle était donc parti de son plein gré. Normalement. Mais il n’avait pas le temps de la chercher ce labyrinthe. Alex hocha la tête pour lui même avant de s’avancer vers ses cibles. Ambre de son côté s’était esquivée dans la forêt de jambes à la recherche, semblerait-il, de quelque chose. Elle évoluait parmi les hommes et les rares femmes avec l’agilité que lui conférait sa petite taille. L’avantage était que plus elle s’approchait des combats, moins on lui accordait d’attention. Elle s’esquivait de toute façon si rapidement que ceux qui l’apercevaient n’avaient pas le temps d’être surpris. Une femme à la peau noire attira son attention, juchée sur un mur, elle observait le combat. Elle lui porta un regard dubitatif et intrigué avant de continuer sa route vers les escaliers qui menaient aux arènes sans plus s’attarder.

Ici, elle était totalement invisible. Personne ne la voyait et elle commença à se mettre au travail. C’était seulement de très légers dessins qui s’échappaient des Spires, juste assez simples pour couper une fine lanière afin de récolter une bourse mal gardée ou quelques pièces d’or tombées d’une poche trouée. Chacun faisait plus ou moins attention et lui il lui était difficile de progresser tout en restant discrète, mais avec un minimum de prudence, elle réussissait sans aucun soucis. Elle ramassait le tout et le fourrait dans ses grandes poches, à l’abri des regard. Elle portait d’ailleurs une tunique ample qui lui permettait d’amasser une quantité appréciable d’objet. Ou d’or. De l’autre côté, de la bâtisse, Alex finissait une conversation avec un groupe de trois personnes et se dirigeait vers les arènes. Alex avait fait son oeuvre. Il avait récolté les informations qu’il lui fallait et s’apprêtait désormais à combattre avec quelques alliés aux étages. Si tout se passait comme prévu, il n’en aurait que pour quelques combats pour rafler une somme confortable. Il ne restait plus qu’à ce que tout se passe comme prévu.

Il s’inscrivit aux combats et se dirigea vers les tentes qui avaient accueillies Alice un peu plus tôt. A l’intérieur, il put identifier toutes sortes de combattants. Des plus alcoolisés aux plus sérieux. Si une grande partie de la compétition reposait visiblement sur un niveau médiocre, d’autres en étaient loin. Chacun se regardait en chien de faïences, engageant le duel du regard avant même d’arriver sur l’estrade. La bataille se jouait bien avant la confrontation physique. Et les plus vaillant n’hésitait même pas à parader torse nu, sûrs de leur victoire. Ce comportement réveilla l’alpha en lui, qui prendrait un plaisir certains à les voir fuir la queue entre les jambes. Mais pour l’instant, il se prépara. Au rythme des hués et des encouragement de la foule au dehors, il retira sa chemise pour se préparer au combat. Son torse nu dévoilait quelques tatouages bleus indéniablement pirates, mais également un certains nombre de cicatrices, comme les griffures terribles d’une bête à taille humaine. Il prit un dernier verre d’alcool posé à l’intention des combattants et attendit enfin son tour. La mine sombre, ses rides se creusaient dans l’obscurité. Il laissait place à la bête au fond de lui. Prête à déchiqueter ses proies. Comme une transe, il en oublia le temps qui passait. Les cris, la chaleur, l’effervescence du moment, les futurs perdant défilant dans la tente. Tout l’appelait. Il reviendrait peut être avec quelques os cassés. Mais il se serait au moins défoulé.

— Alex.

Sans un mot, il se redressa pour sortir. C’était comme si la tente formait un rideau compact. En passant la limitation, le bruit lui explosa à ses oreilles, tout comme la froideur de la pluie qui eut tôt fait de le tremper ou les odeurs de sang et de sueurs omniprésente. La réalité reprit son cours à la vitesse un navire prit en chasse par les séides de la Dame. En un instant, il était prêt. Il grimpa les marches de bois sous les acclamations inconnues et se posta devant son premier adversaire. Se tenait devant lui la jeune gamine qu’il avait vu depuis l’étage. Toujours debout. Elle avait déjà du encaisser quelques combats. Elle avait du courage et une sacrée dose de force, il fallait le reconnaître. Mais il n’aurait pas pu rêver mieux pour un premier combat. Les paris devaient augmenter sur sa petite tête bleue et s’il la battait, le départ de sa fortune serait très bien engagé. Mais elle l’intriguait plus que tout. Il avait hâte de voir ce qu’elle valait.

Lentement, il se mit en garde. La défiant du regard comme un animal cherchant à défendre son territoire.


Dernière édition par Alex Clorem le Sam 3 Juin 2017 - 15:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan) Sam 20 Mai 2017 - 1:02

Cette voix, ce n'est pas Samuel. Qui est-ce ? Un ricanement me répond. Toujours aussi féminin. Non. Non ce n'est pas possible. Cette voix ne peut pas être réelle... Non. Ces derniers moi je ne voulais pas penser à ces trous de mémoire mais là.. C'est a cause d'elle ? Non je ne veux pas..
Alice !
La voix de mon frère se répercute dans ma tête comme le poing qui vient me cueillir dans l'estomac. Je recule, essayant de reprendre ma respiration. L'homme face en moi souris, joueur. Il est content du coup porté et souhaite en jouer.
Ca va ?
Oui ne t'inquiète pas.
Je me redresse, prend une profonde inspiration ignorant le douleur. Puis naturellement ma garde se met en place. Poing devant mon visage, et les jambes en place pour m'offrir la meilleur stabilité. J'ignore ma découverte précédente pour me concentrer sur l'instant présent. Je suis là pour me battre et gagner. Et je sais que j'ai ma chance face à ce mastodonte. Trop sur de lui...
Va y chérie, montre lui..
Je claque de la langue, souhaitant que cette voix se taise. Puis bondit en avant. Alors que nous échangeons, les conseils de Paul me reviennent en mémoire. Utilise ta taille. Ne cherche pas à faire des dégâts dès le début. Observe, esquive et attend. Et quand le moment est là tu frappe. La précision compte autant que la force. Devient endurante. Ainsi je ne me laisse pas perturber par la force brute de mon adversaire. Malgré l'eau recouvrant le sol, mes jambes ne cèdent pas me permettant d'éviter souplement chaque coup. A peut près tous.. La douleur naît au niveau de mes bras, ainsi que sur ma joue... Il faut que j'attaque, maintenant.

Ma jambe décrit une courbe, venant frapper le haut du corps de l'homme. Il se tord, chercher à attraper sa jambe. Parfait. En se faufilant sous les bras tendues, je m’engouffre dans sa garde. Deux coups dans les cotes. Je m'efface. Il se recroqueville sur lui même dans un réflexe. Dans un sourire, ma jambe s'élève une seconde fois et s'abat, talon en avant sur sa nuque. Dans un grognement il s'écroule sur le sol mouillée. Je reste un instant immobile, attendant une réaction de sa part. Ma respiration bruyante résonne dans mes oreilles. Lorsque je le vois ne pas se relever je marche lentement vers un des coins du ring.
Prenant ma tête entre mes mains, les yeux penchés vers le sol, je repense à sa découverte des quelques longues minutes précédentes. C'est à cause de ça que j'ai eu ces trous de mémoire ? Cette perte de contrôle ? Non elle n'est pas réelle. Si c'est le cas cela voudrait dire que je suis comme ma mère ? Je secoue rageusement la tête. La voix douce et moqueuse vient s’infiltrer dans mon oreille. Ronronnant presque.
Voyons chérie je suis aussi réelle que ton cher frère. Et puis de quoi te plains-tu ? Grâce à moi tu as survécu... Je ne pense pas que tu t'en aurais sorti aussi bien que ça lors de ce combat dans cette cave. Allez. Il semblerait que quelqu'un souhaite faire ta connaissance...

Le brouhaha qui nous entourait vient attirer mon attention. Lorsque je relève la tête, je vois un nouvel arrivant posté de l'autre côté du ring. Bien moins impressionnant que le premier, il semble malgré tous plus dangereux. Un sourire vient étirer ses lèvres. Je me tends, me redressant sur mes jambes. Il aime la violence et faire mal.
Fais attention sœurette.
Ne t'inquiète pas, rassurais-je Sam' en m’avançant. Alors que le signal est donné, l'homme passe à l'attaque. Avec lui la vitesse ne suffira pas.. Il est plus vif. J’évite ses coups comme je peux. Mais il réussit à m'avoir. Par deux fois il me frappe dans les cotes et son poing au visage me fait reculer. Je secoue la tête en essayant de chasser le bourdonnement de mes oreilles. Place ma garde quand je le vois s'avancer vers moi. Ne pas reculer. Jamais.
Concentre toi bon sang !
Tu m'aide pas !


Je recule mon buste quand le coup vient en direction de mon visage. Je n'arrive pas à me concentrer. Les pensées bourdonnent dans mon esprit. Je tente de calmer ma respiration pour faire le vide mais mon adversaire ne me laisse pas le temps. Des nouveaux coups pleuvent.
Il se stoppe, le même sourire aux lèvres. Je me tiens à quelques pas, essayant de prévoir quelque chose. N'importe quoi. J'arrive même pas à chasser la douleur qui se réveille dans mon corps.
Alors petite fille ? Tu baisse les bras ?
Toi ! Tais toi. Tous cela est ta faute ! C'est toi qui me déconcentre. Tu...
Ssshh.. Laisse moi te montrer.

Et je le sens cette impression de basculer, dans un endroit hors du temps. En sécurité.

La jeune fille relève la tête. Une lueur brille dans son regard. C'est froid et étrangement moqueur. Elle se moque de lui la peste. Dans un grognement il bondit en avant alors qu'elle se tient encore droite, sans garde. Son coup ne touche que du vide. Elle s'est déporté sur le côté et est déjà en action. Le poing enroulé dans des bandes le cueille dans les cotes, suivis de deux coups de pied. Il ne reconnaît pas cette violence.  La jeune femme a changé la donne. Elle s’enivre des cris de la foule. Elle recule de quelques pas, offre son visage à la pluie puis lui offre un sourire de carnassier. Ce n'est plus une fragile jeune femme. Mais un prédateur. Un bond en avant. Une esquive des coups avec souplesse puis sa jambe ballait le sol. L'homme s'écroule au sol. Sans pitié le pied vient percuter son visage. Telle une poupée de chiffon il s'écroule sur le dos. Elle semble vouloir lui bondir dessus de nouveau. Peut être le taillé en pièce mais quelque chose la stoppe net.
Stop ! Ca suffit !
Elle recule de quelques pas.
Je recule. J'ai l'impression que quelques chose, un animal claque des mâchoires à mon oreille. Mais je me force à aller m’asseoir dans le coin. Alors voilà de quoi Elle est capable. J'inspire un grande bouffé d'air, laisse mon regard courir sur ce qui m'entoure.. Un silhouette accrochée au mur attire mon attention. La peau sombre, des cheveux sombres et un visage familier..
Ce n'est pas l'elfe ?
La Fael tu veux dire Sam'. Si c'est elle.
Je tente de sourire mais un eclat de douleur m'en empeche. Je tâte mon visage. Ma pommette est douloureuse mais je sens surtout ma lèvre inférieur fendue, créant un goût métallique dans la bouche.. Tant que ce n'est pas de nouveau mon nez....
Pourquoi m'as tu arrêter ?
Cela ne servait à rien. Il était à terre.

Elle ricane avant de reprendre.
Très bien.. Mais ce n'est pas fini..

Je relève la tête. Un homme se tient de l'autre bout du ring. Bien plus âgé que moi, les stigmates d'une vie mouvementés l'ont marqués. Je vois les cicatrices qui décorent son torse, ainsi que des tatouages. Ils sont tous bleus, formant un dessin non significatif.. Du premier regard je comprends qu'ils ne sont pas là pour décorés. Ils ont un message, mais lequel je ne sais pas.. Il n'est pas comme les autres. Il dégage une force brute, comme un bête. Je n'arrive pas à déterminer si il m'effraie plus que mon adversaire précédent.. Mais il est plus impressionnant et moins dérangeant... C'est un combattant. Je me relève, coince mes cheveux lourds de pluie en un chignon grossier. Alors que je m'approche je fais jouer mes bras puis me mets en garde.
Tu es sure de vouloir continuer ?
Oui. Voyons voir jusqu'où je peux tenir. J'ai encore l'énergie en réserve...
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MessageSujet: Re: A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan) Lun 29 Mai 2017 - 11:44



Le combat se déroule sous les yeux attentifs de la Faëlle. Sans étonnement Myya constate que la jeune Terrienne sait parfaitement bien se défendre. À vrai dire, depuis leur première rencontre elle n’en a jamais douté. Si ce n’est qu'avec le temps, la petite semblait avoir pris de l’assurance.

Elle note le jeu de jambes, puis l'enchaînement de coups, directs, indirects … Tout était parfaitement maitrisé, et malgré la difficulté, dont Alice semblait se jouer, la victoire fût acquise facilement. Mais c’est alors qu’un second personnage fit son apparition. À partir de ce moment les choses devenaient plus ardues. La Faëlle nota que dans l’assemblée, bien que la gamine ait offert un spectacle ahurissant en démolissant son premier adversaire, tous étaient déjà rangés du côté du nouveau venu.

À l’autre bout de la salle les paris faisaient rage, et Myya ne s’étonna pas de voir qu’aucune personne ne pariait sur la Terrienne. Elle se déplaça hors de son perchoir, comme une ombre elle se glissa entre les Hommes pour atteindre la table des paris. En sortant sa bourse, elle sortit une dizaine de pièces triangulaires. Étonné l’homme observa la Faëlle, demandant sur lequel des combattants elle mettait en jeu son argent, elle rétorqua d’une simple voix « Alice Blanc ».
Autour d’elle de nombreux regards s’étaient tournés vers sa personne, à la fois attirés par la somme d’argent mise en jeu mais aussi par cette étrangère qui pariait à dix contre un.

S’éloignant discrètement, Myya ne prit pas réellement la peine d’observer le combat. Au final elle savait que la Terrienne allait gagner. Pas besoin d’être Merwyn pour remarquer l’expérience et l’aisance avec laquelle la gamine se jouait de la loi du fort. La montagne de muscles qui s’était présenté comme son adversaire n’était rien de plus qu’un obstacle à surmonter.

* Si l’enfant de la Terre a réussi à s’adapter à notre monde, alors ce combat ne devrait pas lui faire peur ! *

Se surprenant à sourire, Myya posa son regard sur l’assemblée. Elle s’était isolée dans un coin, l’envie de retourner sur son perchoir la dévorait, mais elle ne le ferait uniquement quand ses intérêts seront sous protection. Elle préférait rester suffisamment près du protagoniste qui détenait son argent afin de pouvoir agir rapidement si une embrouille survenait.

Soudain un mouvement dans l'assemblée attira son attention. Enfin mouvement, parlons plutôt d’absence de mouvement. Son regard se posa sur une silhouette presque familière. Un être de petite taille se tenait au milieu des Grandes Gens.

* Un autre Faël ? *

Surprise Myya se dirigea vers son « acolyte », voulant vérifier sa supposition. Mais un simple geste stoppa sa course. L’être s’était tourné, dévoilant ainsi une peau blanche et un visage d’enfant. Une gamine se tenait au milieu de ce monde de brutes. Déplaçant son regard, la Faëlle constata que l’enfant n’était pas seul … Voulant s’éclipser pour ne pas être remarquée elle se retourna pour faire marche arrière, mais un obstacle se dressa devant elle. Voilà qu’un grand rouquin venait de la heurter.

Coincée entre un humain aux cheveux de feu et une gamine bien étrange, la Faëlle entendit sonner le gong de l’arbitre, le combat était terminé.
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MessageSujet: Re: A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan) Jeu 1 Juin 2017 - 17:11

Il y avait certainement trop de bruit, trop de gens, et trop de puanteur au goût de Reagan. Jetant un regard autours de lui, une expression de dégoût sur le visage, il observa la marée d'hommes nauséabonds et bruyants se dressant devant lui. Un tel spectacle de mauvais goût lui rappelait l'une des raisons ayant motivé son départ des pirates. Il avait toujours fait preuve de beaucoup plus de manières pour se permettre d'agir comme un animal de foire.

Il tourna les talons, décidé à se rendre jusqu'au bar malgré la foule à traverser. S'il prenait la peine de lancer un ''pardon'' ici et là en tentant de se frayer un chemin à travers les gens, il remarqua bien vite que les autres se fichaient éperdument de lui balancer un coude dans l'estomac ou de lui écraser les orteils. L'un des hommes sur sa route, un peu trop réchauffé par l'alcool, recula d'un bond vers l'arrière en envoyant valser sa bière un peu partout et en poussant le rouquin au passage, qui lui lança un regard mauvais de haut.

Il heurta d'ailleurs quelque chose de trop léger pour être un homme adulte de carrure normale et étira d'instinct ses mains pour saisir l'objet en question et éviter de le faire tomber. En baissant les yeux, il croisa le regard de cette petite femme étrange qu'il s'était permis d'observer un peu plus tôt alors qu'elle s’agrippait à une corniche comme un écureuil. Il ne pouvait dire si elle avait l'âge de se trouver là ou pas vu sa taille et sa carrure, mais l'autre personne juste derrière était définitivement trop jeune pour déambuler ainsi dans un océan d'hommes saouls. Le combat venait de se terminer, et la foule pressa encore plus les trois personnes ensembles. De dos, il n'arrivait pas à voir l'arène de combat.

- Désolé, mais ça te dérange si on essaie de faire une rotation pour changer de place? J'essaie de me rendre au bar...

Les mains toujours sur les épaules de la femme, il fit de son mieux pour les retirer et pour bouger les bras dans le peu d'espace disponible et lui fit une mine désolée en espérant que sa voix ait été assez claire et forte pour que ses paroles puissent être compréhensibles.

À bien regarder la gamine de l'autre côté, elle semblait s'être fait un bon butin durant la soirée. Voleur de profession lui-même, en plus d'être extrêmement doué et observateur, il arriva à déterminer en regardant ses vêtements, sa posture et son attitude en général que la raison de sa présence devait être de ramasser tout ce qu'elle pouvait de façon subtile sans attirer l'attention. Impossible qu'elle travaille seule, c'était certain. Elle devait être accompagnée d'un adulte insistant pour avoir eu le droit de mettre un pied ici. Il changea rapidement sa bourse d'endroit pour la mettre dans une poche intérieure de son manteau, trop haut pour que l'enfant puisse y accéder. Il ne se ferait certainement pas prendre par une gamine, hors de question. Malgré tout, il se sentait mal de la voir se faire presque asphyxier dans la foule sans pouvoir s'enfuir entre les jambes des spectateurs.

- Hé, gamine! Si tu veux, je te laisse monter sur mes épaules pour te sortir de là et te donner une meilleure vue pour que tu puisses continuer ton petit boulot ensuite!

Il lui fit un clin d'oeil suggestif pour lui faire comprendre qu'il savait ce qu'elle manigançait. Même s'il tentait lui-même de se remettre sur la bonne voie, dérober des choses lui avait permis de survivre toutes ces années, depuis qu'il était lui-même tout jeune. De toute façon, si ces hommes n'avaient aucun scrupule à parier des montagnes d'argent et à en dépenser autant pour faire couler l'alcool à flot, ils arriveraient sûrement à regagner leurs quelques pièces manquantes.
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MessageSujet: Re: A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan) Sam 3 Juin 2017 - 17:49

Alex sourit devant le regard farouche de son adversaire. Elle était beaucoup plus fine que lui. Beaucoup moins musclée et expérimentée aussi. Mais elle devait avoir quoi… Une vingtaine d’année. La moitié moins que lui même. Il sourit en coin en se rappelant ce qu’il faisait à la même époque, dans une autre vie. Quelle tête avait-il, quels rêves ? Il ne s’en souvenait plus, ça semblait si lointain. Il n’aurait sûrement pas participé à ce genre de rassemblement. Mais la jeune femme s’en sortait pour l’instant et sans grandes blessures. Un regard rapide parmi la foule lui indiqua son indécision quand à l’issue du combat. Il allait devoir commencer fort pour faire monter les enjeux. Que personne ne se fourvoie sur la prochaine victoire.

Il reporta son attention sur elle. Et ses cheveux bleus… Décidément, les femmes azurées persistaient à le poursuivre sans qu’il ne comprenne pourquoi.  L’appel de l’océan, toujours. Puis ses tatouages. La petite en avait déjà plus que lui. Il appréciait la géométrie et l’abstrait d’un de ses bras. Mais restait plus perplexe pour l’autre qui se dotait de dessins et de style qu’il n’avait jamais vu ou entendu parlé. Avec des couleurs et une façon de dessiner… Alex avait vu énormément de tatouages dans sa vie. Qu’ils soient Aline, Faël et même parfois, rarement, Alaviriens. Et jamais il n’avait vu ça. Il releva les yeux sur le visage d’Alice. Se pourrait-il qu’elle vienne de la Terre. Encore ?! Combien de terrienne allait-il encore croiser ? A chaque fois, c’était synonyme de problèmes. L’univers essayait-il de lui envoyer un message ?

Il secoua sa tête. Bien, il savait quoi faire. Les deux combattants s’étaient tournés autour sans rien tenter. Puis Alex se mit enfin en garde et passa à l’attaque. Se fut rapide. Très rapide. Il envoya son poing gauche, feinta pour atteindre ses côtes avec le droit, mais déjà, il attaquait à nouveau sans même attendre de savoir s’il touchait au but. Tentant de faucher ses pieds, attaquant à la tête, dans le ventre, donnant des coups de pieds. Il y’a une vitesse et une force qui impressionne. Alex n’était pas en endurance, mais en action. Il donnait tout, depuis le début, sans aucun temps mort. Il voulait submerger Alice. Ne pas lui laisser le temps de penser. Encaisser les coups, les rater seraient encore mieux. Il voulait asseoir sa domination afin que la foule le voit comme un combattant sans faille. La défense n’était pourtant pas son domaine. Il attaquait avec une violence que sa stature lui permettaient d’offrir, mais une défense laissant à désirer. Il encaissait les coups en parant sommairement, parfois sans même parer du tout. L’attaque était la meilleure défense. Ou du moins, il n’avait pas le temps pour trouver une autre défense. Un style de combat à double tranchant. S’il durait dans le temps, il se fatiguait beaucoup plus vite que son adversaire. C’est pour cela qu’il cherchait à l’écraser avec toute sa puissance dès le départ. Mais même s’il cherchait à gagner, ses coups semblaient légèrement retenus. Comme s’il ne désirait pas abîmer Alice plus qu’il ne le faudrait. Il ne voulait pas la mettre hors d’état de nuire en un instant. Il n’arrivait jamais à lui mettre un coup décisif. Ou ne voulait ? Cette légère variation du combat n’était visible de personne sauf peut être… De la principale concernée. Mais le pirate restait un défi de taille et dangereux.

La foule motivée par le spectacle, saluait l’initiative de cris et d’encouragements. La fougue d’Alex était récompensée dans les yeux… Et par leurs bourses allégés. Les parieurs disposés à l’abri de la pluie voyaient leur activité cernée. Mais même si le gain serait minime, c’était l’assurance pour certains… D’une victoire facile. Le combat promettait de durer encore quelques minutes.


_____________________________


Ambre ne perçut pas tout de suite qu’on s’adressait à elle. D’un regard concentré, elle observait les alentours avant de chiper son du pour passer à la victime suivante. Le but étant de ne pas se faire marcher ou tomber dessus. Ce qui avec la masse des hommes signifierait un douloureux écrasement ou un membre cassé. La foule se tenait pourtant, malgré l’alcool. Comme si le fait d’être si serré leur permettaient de se soutenir les uns les autres, collés. Le mot «gamine» s’insinua à travers le bourdonnement constant jusqu’aux oreilles de l’enfant. Elle du lever son regard plus haut qu’elle ne le faisait d’habitude pour apercevoir le grand rouquin qui s’adressait à elle. Il ne ressemblait pas aux autres participants. Propre et avec des habits convenables. Mais il rappelait moins les pirates des Alines que toutes les autres personnes présentes.

L’enfant resta un instant immobile, la réflexion peignant ses traits alors qu’elle fixait Reagan sans paraître intimidée.

Curiosité.
Indécision.
Audace.
Acceptation.


Le clin d’oeil passa au dessus de sa compréhension. Mais elle s’avança malgré tout sans ouvrir la bouche, esquivant la faëlle dans le passage. Quand elle fut arrivée à ses pieds, elle attendit qu’il la monte sur ses épaules d’un petit air impatient et presque condescendant. Comme une princesse un peu trop gâtée. Mais Ambre était une petite fille aux cheveux noirs et aux regard tout aussi sombre. Sa peau blanche, si ce n’était pâle faisait ressortir ses traits, tout comme la fragilité de son être. La légèreté de l’enfant ajoutait encore plus à l’impression qu’elle semblait avoir besoin de protection. Un petit être perdu au milieu d’une marée sans scrupule. Pourtant son regard brillait d’une lueur intelligente et obstinée. Presque indomptable. Un loup déguisé en agneau. Elle ne semblait pas avoir peur de faire confiance à un inconnu pour grimper sur ses épaules. Après tout, ne marchait-elle et ne volait-elle dans un endroit qui rassemblait tous les criminels de la ville ? Calée sur les épaules du rouquin, elle offra un regard panoramique dans l’arène. Déjà qu’il était grand, elle dominait maintenant toutes les têtes, perchée sur sa tour d’ivoire et de… Carotte. Repérer Alex ne lui fut pas difficile. Elle plissa les yeux en observant également l’humaine aux cheveux bleus qui semblait lui rappeler quelqu’un. D’en haut, tout le monde semblait minuscule. Surtout la fille à la peau noire qui l’intrigua à nouveau. Comme si c’était la première fois qu’elle voyait une personne de ce genre.
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MessageSujet: Re: A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan) Dim 25 Juin 2017 - 21:18

Le temps s'étire, alors que le brouahah nous entoure toujours. Mon nouvel adversaire ne semble pas vouloir commencer tous de suite, malgré l'impatience évidente des observateurs. Le regard de l'homme ne la gène pas. Il n'est ni moqueur, ni malveillant. Chose que je retrouve trop souvent chez les gens, depuis longtemps. Ici c'est une simple observation. Il n'est pas comme les autres. A cause de ce constat je ne plus du tout sure de la finalité de ce combat. C'est vrai, il a un visage marqué par les années qui témoigne d'un âge avancé.. Ce qui fait de lui un combattant aguerri et ayant pas mal d'expériences.. Mais je peux le ressentir. Le temps n'a pas eu tant d'emprise sur lui. Il reste un adversaire dangereux. Un fauve peut être..
Lentement, mes yeux fixés sur lui, je suis ses mouvements. Un pas vers la droite, un autre vers la gauche. Nous nous rapprochons de l'un et de l'autre. Inexorablement. Je mets ma garde en place , prête à réagir. Il faut que je fasse attention. Mon corps est douloureux, plus lourd que lors des combats précédents. Je sais que je pourrais pas tenir si ce combat s'éternise. Surtout si il vise juste avec ses coups.. Mes cotes ont été malmenés.. L'homme en face de moi lui est frai comme un gardon.
Il est toujours temps d’abandonner tu sais. Cela ne te servira à rien si on doit te ramasser à la petite cuillère.
Non je veux aller jusqu'au bout
Bien dit chérie ! Attention a toi..

J'ai juste le temps de faire pivoter mon buste, mais son poing s'écrase sur mes côtes, de l'autre côté. Je grimace. Il faut que je reste concentrée. Et en mouvement. Je mets en place ma défense, tandis qu'il tape, sans s'arrêter. J'évite la jambe tendue, tente de frapper à mon tour en plein saut.. A la place je stoppe le coup venant vers ma tête avec mes deux bras. . Je pousse un juron dans ma barbe. Il es rapide et puissant. Peut être un peu trop. Depuis le début je fais plus qu'éviter les coups que d'en donner. Je ne fais que de reculer, toujours plus. C'est pathétique.
Surtout qu'il ne se donne pas à fond. La voix féminine résonne dans ma tête, moqueuse. Comme une enfant qui voit quelque chose de drôle. Montrons lui.

Elle recule de plusieurs pas, prenant une inspiration. Un sourire moqueur vient étirer ses lèvres, alors qu'elle fixe son adversaire qui revient à la charge. Ce n'est plus la même. Il y a maintenant une lueur mauvaise, vicieuse dans son regard sombre. Elle continue à éviter les coups, utilisant une agilité et une souplesse jusqu'à là dissimuler. Petit à petit elle rentre dans le rythme du combat. Puis elle ne se contente plus d'éviter. Ses coups commencent à porter. Ils sont précis, vifs. Elle se débrouille pour se dégager de la portée de l'homme après chaque coup, ou simplement pas laisser de faille dans sa défense. Elle le cherche, le titille. Elle n'a pas apprécié le fait d'être materné, sous estimé. Elle sent la gamine forcée pour avoir le contrôle. Un sourire vient déformer ses traits. L'enfant ne reviendra pas de sitôt à la surface. Non elle veut finir ce qu'elle a commencé. Il imagine déjà le sang s'envoler sous ses poings. La chair sous les coups se déformer. Des os se briser. Et l'odeur métallique qui s’élèvera, clamant sa victoire. Elle plonge en avant, frappe deux fois dans les cotes. Un coup de pied dans la cuisse. Et son poing qui s'élève de nouveau, prêt à mettre l'homme à terre.
NON!

Mon corps se stoppe net. Le poing est suspendu dans le vide. Un cri de colère vrille mes oreilles, mais je n'ai pas le temps de m'y attarder. Un poing massif vient me cueillir à la tête. Je recule, titube puis m'écroule. La Chose s'est tut. Je tiens le cote de mon visage de mes deux mains, alors que je tente de reculer. La douleur vient me submerger alors que ma tête semble prête à exploser, bourdonnant. Je me mets à murmurer, avec frénésie.

Désolée. Désolée. Je.. Qu'est que j'ai fais ? Non.. Ce n'est pas moi ? C'est Elle ? Nous deux ? Je prends un peu plus ma tête entre mes deux mains. Je ne sais pas ce qu'il se passe.. Fini-je dans un filet de voix.
Alice. Calme toi. On va trouver un endroit calme et en parler. Tous va s'arranger.
Je souris avec un sourire amer. Non tous ne va pas s'arranger. Je vais finir enfermer quelque part , bourrer de médoc'.
Je sens Sam' qui essaye de me convaincre du contraire mais je fais la sourde oreille. J'en suis persuader. Je redresse la tête, fixant l'homme. Il me semble encore plus gigantesque debout devant moi. Que va t-il se passer maintenant ?
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A l'orée de la nuit, tout est permis (myya, Alice, Reagan)

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