Le Monde d'Ewilan
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Navigons sur ces eaux turbulentes, ensemble

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MessageSujet: Navigons sur ces eaux turbulentes, ensemble Jeu 11 Mai 2017 - 21:44


Sil’Afian s’assit et laissa son regard parcourir les ruines qui l’entouraient.
Al-Poll. La Cité légendaire. La ville fantôme. Cet endroit respirait la misère et le danger, et l’empereur s’y trouvait, seul. Un sourire vint fleurir sur ses lèvres tandis qu’il appréciait cette ballade forcée, même si un pas sur le côté lui avait permis d’arriver sur les lieux en moins de temps qu’il en faut pour prononcer le nom de cette funeste ville.
Cette chasse au trésor semblait toucher à sa fin, du moins Sil’Afian l’espérait, car il sentait que ses relations avec Alex étaient en train de se dégrader de manière considérable. Il fallait avouer que leur relation initiale était basée sur la méfiance et le mépris, ce qui était surprenant était qu’ils aient réussi à faire pire. Celui qui s’était présenté sous le prénom d’Arthur se demandait bien dans quelle mesure il en était responsable. Il devait admettre que son coureur avait effectué la mission sans son aide, alors pourquoi l’avait-il averti de cette étape ? Était-ce un piège ? Avait-il percé son identité et planifiait-il de le tuer ?
L’idée était plausible, c’était même la plus logique, si cette histoire de quête avait été orchestrée par des esprits nébuleux dans le but d’affaiblir l’empire, s’ils découvraient l’implication de l’empereur et une possibilité unique que de le rencontrer sans son habituelle garde raprochée… Secouant la tête, Sil’Afian se dit qu’il ne risquait de toutes les façons pas grand-chose. Il avait suivi des cours particuliers avec le meilleur guerrier de l’Empire, Edwin Til’Illan, ce qui lui permettait de manier le sabre avec une dextérité redoutable, bien qu’il n’ait jamais eu à dégainer de sa vie. Et il savait Dessiner, un autre Dessinateur particulièrement talentueux (Altan Gil'Sayan pour ne pas le citer) lui avait permis d’acquérir des bases suffisamment solides pour qu’il puisse veiller sur sa personne et se défendre des attaques basiques provenant des spires. Dans aucun de ces deux domaines il était excellent, mais peu lui importait, il doutait que quiconque se doute de ses capacités.
Peut-être était-ce ce qui le motivait pour venir ici, malgré les propos d’Ewilan Gil’Sayan lorsqu’elle avait quitté Al-Poll contre son gré, abandonnant son monarque au milieu de ces ruines torturées. Il désirait voir le monde, connaître sa valeur et sentir qu’il n’était pas qu’un homme privilégié. C’était risqué, certes, mais il avait confiance en lui. Peut-être trop d’ailleurs.. Mais chassant cette idée de son esprit, l’Homme scruta les environs, cherchant les silhouettes des participants à cette chasse au trésor. Lui, seul face à au moins deux inconnus. C’était pure folie. Et pourtant… Sil’Afian ne put s’empêcher de sourire.
Il avait revêtu pour l’occasion une tenue grise, avec des bottes en cuir, qui lui proposaient une grande adhérence sur les surfaces rocheuses et un poids minimal.

Le temps s’écoulait lentement, et l’Empereur se demanda si les Sentinelles et les guetteurs ne s’étaient pas trompés lorsqu’ils l’avaient averti que deux individus venaient de franchir la frontière de l’Empire, il fallait croire qu’ils avaient franchi la chaîne du Poll sans passer par les frontières de glace.. L’empereur savait qu’ils venaient de la forêt maison, ce qui avait été une zone moins importante à surveiller. Et il était venu, seul.
Mais le temps lui semblait terriblement long et il commença à marcher au milieu de ce qui avait dû être il y a longtemps des rues. Ses sens aux aguets, il restait sur ses gardes, il se souvenait des consignes qui lui avaient été données. Al-Poll restait un lieu terriblement dangereux, les animaux qui s’y terraient… L’empereur chasse ces pensées qui n’avaient rien de réjouissant afin de se demander comment Merwyn avait-il pu réussir un tel exploit. Comment aurait-il pu prévoir ces évènements avant qu’ils ne se produisent ? Comment connaissait-il les Petits ? Et ces endroits près du Volcan… Des détails qui dérangeaient le souverain, car il sentait que les choses étaient bien plus complexes qu’elles ne le laissaient penser.
Que ferait-il une fois dans ce lieu ? Celui où se trouvait le trésor de Merwyn, pour peu qu’il y ait véritablement un trésor. Condamnerait-il l’accès ? Ferait-il intervenir la Légion Noire afin de sécuriser les lieux ? Détruirait-il ces objets ? Les prendrait-il afin de veiller à leur sécurité de manière discrète ? Le bien de l’Empire était ce qui le préoccupait le pus, mais il se demandait quel droit il avait à détruire les créations de celui qui avait sauvé la race humaine ?
Ces questions tourmentaient l’empereur plus qu’il ne voulait l’avouer. Il craignait que des Mercenaires du Chaos s’en emparent, ou des Pirates, ou des rebelles indépendants.. L’empire avait suffisamment d’ennemis pour que le doute d’une menace contre l’Empire le hante.
Se pinçant l’arête du nez, l’homme soupira et tourna les talons, s’éloignant de la ville, peu désireuse d’affronter seul les créatures qui se tapissaient dans l’ombre. Il attendrait à distance raisonnable l’arrivée d’Alex, et ensuite il improviserait. Son sabre glissé entre ses omoplates, Sil’Afian se dirigea vers le Nord, d’où viendraient probablement les inconnus qui le mèneraient à la tanière de Merwyn. Au cœur de cet épais mystère.
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MessageSujet: Re: Navigons sur ces eaux turbulentes, ensemble Sam 13 Mai 2017 - 21:28

Les plateaux d’Astariul. Après avoir quitté la Forêt Maison, Alex et Ambre s’étaient dirigés directement vers les montagnes. Ils avaient pu préparer leur voyage cette fois. Abusant probablement de l’hospitalité des Petits, mais sans monture il leur avait fallu faire preuve d’un égoïsme plus important qu’ils ne l’auraient souhaitaient. Ainsi reposé et équipé, la traversée s’était passé en toute tranquillité, elle avait été très longue mais dénuée d’ennuis. Ils avaient appris à chasser en montagne, à se protéger du froid, à reconnaître les meilleures pistes ou les cavités inhabitées. Alex aurait presque pu relâcher la pression et profiter entièrement de leur aventure à l’autre bout du monde.

Mais le paysage plat qui lui faisait face le ramenait à une réalité douloureuse. Il avait complètement oublié qu’il devrait évoluer dans l’endroit le plus dangereux de l’empire. Sans monture et avec une enfant incapable de dessiner quoique ce soit plus de quelques secondes. Il faisait un bien piètre explorateur. Contre une goule, un tigre ou une horde de loup, il ne savait pas comment leurs dons pourraient les sauver. Le cauchemar n’était donc pas encore terminé et le pirate se surprit même à trouver les terres Raïs beaucoup plus accueillantes. Mais là n’était pas la question. Si la volonté de Merwyn les guidait effectivement, elle ne leur avait pas empêché de passer à côté de la mort de nombreuses fois. Que ce soit à cause d’attaques, de la fatigue ou de la famine. Il ne faudrait absolument pas compter sur un pouvoir mystique anecdotique. Il avait passé une journée à revoir avec Ambre ce que ces capacités pouvaient lui permettre de faire. Mais leurs moyens de défense étaient tout aussi anecdotiques, considérant les dangers qui rôdaient. Ils ne pouvaient pourtant pas rester là à tergiverser. La chance devrait jouer pour eux.

Il savait qu’Al-Poll se trouvait à flanc de la chaîne du Poll et que ses entrées principales avaient été condamnées ou s’était effondrées. L’empire avait veillé à ce que plus personne ne puisse rentrer dans cette ville maudite où dormait une menace encore plus grande que les T’sliches. La partie compliqué s’offrait désormais à eux. Trouver au milieu de la forêt et des rochers, une entrée pour une cité perdue et enfouie sous la montagne. Quand cette mascarade cesserait-elle ? Il espérait en voir le bout rapidement mais quelques chose lui disait qu’il n’en avait pas encore finit avec les emmerdes.

Pendant plusieurs jours ils avaient évolués à l’aveugle totale vers l’Est, parmi les montagnes, sans jamais savoir si la cité se trouvait devant ou derrière eux. Il se refusait à descendre dans les plateaux pour avoir une vue un peu plus dégagé. Il lui fallait compter seulement sur l’indécente chance, ou volonté de Merwyn, qui leur souriait depuis le début de leur voyage. Finalement, c’était peut être la plus grande épreuve de toute. Être accepté et guidé par Merwyn lui même. Cela faisait sûrement de son trésor le mieux gardé de ce monde. Quelle meilleure défense contre les pillards ? Ce qu’il était exactement… Tout explorateur qu’il était, il était là pour trouver des objets éternels. L’or et joyaux lui importait finalement peu tant qu’il pouvait mettre la main sur ces objets d’une puissance inégalé. Personne ne devrait être en mesure d’avoir accès à ces objets.

Ambre était toujours avec lui. Après des mois de voyages, des semaines de galères à jouer avec la mort et des dangers toujours plus nombreux, elle était restée. Le lien qui l’unissait à cet enfant avait terriblement changé depuis le début de leurs aventures. Ils réussissaient à se comprendre rien qu’en se regardant, avaient même développé un langage corporel propre à l’un et l’autre. De son côté, Ambre s’était transformé. Petite fille frêle quand il l’avait trouvé, cette chasse l’avait doté d’un corps beaucoup plus fort. De petits muscles couraient sous sa tunique et une endurance nouvelle face à la fatigue et aux marches forcés. Même s’ils avaient souvent du la porter pour ne pas qu’elle s’effondre au sol, le petit corps d’Ambre était devenu assuré, agile, puissant à sa façon et beaucoup plus maîtrisé. Ils avaient continué la gestuelle marchombre ensemble et sa souplesse ne cessait de s’accroître. Si on lui avait présenté les deux Ambres l’une à côté de l’autre il y’a quelques mois, il n’aurait pas pu la reconnaître.

Lui en revanche n’avait pas beaucoup changé. L’aventure ne lui était pas étranger, il avait passé sa vie à voyager. Même si les récents événements avaient été particulièrement difficile, il en avait vu d’autres. La fatigue constante appuyait cependant sur ces traits au point de lui avoir fait prendre quelques années. Le voyage touchait à sa fin et son corps avait définitivement besoin de repos. Toujours habillés de vêtement chaud, ils marchaient depuis des jours dans la fraîcheur des hauteurs quand Ambre s’arrêta au sommet d’un roc qui faisait face aux plaines. En contrebas, une silhouette humaine était visible à travers les frondaisons. Si petite qu’il était impossible de déterminer plus que sa race humanoïde.

Un homme. Aussi proche d’Al-Poll. Qui cela pouvait bien être ? Un frontalier gardant l’entrée de la ville ? Plausible. Il était proche alors. C’était le premier humain qu’il croisait depuis… Trop longtemps. Il échangea un regard avec Ambre et se décida à descendre avec précaution. Il leur fallut plus d’une heure pour atteindre une distance respectable en toute discrétion. Alex pu observer un peu mieux l’homme. Habillé de gris et simplement, il portait un sabre. Mais aucun campement, aucune monture n’était visible. L’homme semblait attendre au milieu de la nature. Il lui fallut une inspection plus poussée du décor pour se rendre compte de la cavité qu’il existait entre deux rochers. Soit c’était un ermite avec l’antre de sa caverne, soit il avait réellement trouvé la cité… Il restait maintenant à comprendre les intentions de l’homme. Il doutait cependant pouvoir défaire un frontalier au corps à corps.
— Je pense que nous y sommes, petite. Cet homme est sûrement un frontalier. Il doit garder l’entrée de la ville. Je ne sais pas comment il réagira à notre venue, mais s’il attaque, je ne pense pas pouvoir m’en défaire… N’hésite donc pas à utiliser ton pouvoir si ça tourne mal.

Ambre acquiesça doucement et un dessin naquit. Des cordelettes sortirent du néant, s’étoffant ensuite petit à petit pour devenir des lames gouttant de sang avant de s’évaporer dans l’air.
— Oui, je pense que tu pourras juste l’empêcher d’agir. Le tuer ne sera pas nécessaire. Il pourrait nous servir de guide.

Elle lui sourit, complice et ils entreprirent ensuite de retirer leur équipement afin de le cacher dans un fourré. Si combat il y avait, qu’il soit contre le frontalier ou les monstres peuplant la ville, il lui faudrait être libre de ses mouvements. Prudemment, ils descendirent la falaise, Alex apportant les appuis nécessaire à l’enfant pour descendre les plus grosses parties. Bientôt, ils sortirent de leur cachette et s’avancèrent à la vue de l’empereur. La main sur l’épée, Alex se tint à bonne distance, et s’arrêta pour commencer à parler :
— Bonjour. Alex. Voici Ambre. A qui avons nous affaire ?
«Nous avons parcouru un long chemin et nous sommes fatigués. Nous recherchons Al-Poll, la cité enfouie. Pouvez-vous nous aider ?


De plus près, l’homme ne ressemblait pas vraiment à un frontalier. Il n’en avait pas la stature. La constatation lui tira une grimace intérieure. Qui avait-il vraiment en face de lui ?
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MessageSujet: Re: Navigons sur ces eaux turbulentes, ensemble Mar 16 Mai 2017 - 23:01

Sil’Afian savourait le confort de sa tenue, car malgré la saison qui se réchauffait chaleureusement, la chaîne du Poll restait froide et mordante. Il sentait son nez se congeler tandis que se joues savouraient la barbe désordonnée qui les recouvraient. Il n’avait pas pris soin de se raser, pour retrouver son habituel bouc, ainsi ça lui permettrait de dissimuler un peu plus son identité. Sans couronne et hors du palais, c’était généralement suffisant pour que personne ne se retourne sur son passage ou ne s’incline devant lui.
Soupirant, l’homme se demanda combien de temps encore il allait attendre ainsi. Il était plutôt patient, mais étrangement, debout au milieu de nulle part, il avait l’impression de regarder le temps filer aussi tout rapidement que le vent. Et quel vent. Celui-ci longeait les montagnes, il y serpentait se refroidissant dans les neiges éternelles avant de redescendre vers les plaines, plus glacial qu’auparavant. Les bras croisés, l’homme tentait de protéger ses doigts, se demandant un instant s’il serait capable de combattre avec un tel froid. Les premiers instants il n’en doutait pas, mais si le combat venait à s’éterniser, ses extrémités risquaient de se congeler. Soupirant, l’empereur préféra faire disparaître cette possibilité de son esprit et se concentra sur ses préoccupations quotidiennes, comme si être dans ce lieu si reculé et abandonné lui permettait de prendre du recul.
Les choses étaient complexes, toujours. Il devait réfléchir avant de prendre la moindre mesure, en débattre avec ses conseillers… Mais ce qui l’agaçait de plus en plus était cette impression que l’union de l’empire s’effritait en l’absence de danger extérieur. Sans ennemi commun, les Alaviriens ne se préoccupaient plus que de leurs soucis personnels, comme en témoignait l’augmentation des bandits et autres petits pillards.
Le tirant de sa réflexion plus ennuyante qu’utile, deux silhouettes s’approchaient à découvert, en direction de Sil’Afian. Celui-ci se redressa et jaugea du regard ces inconnus.
Un homme et une enfant. Une forte stature, qui témoignait d’importantes capacités guerrières, tandis que l’autre, fluette témoignait d’une fragilité qui devait cacher bien plus. Car l’empereur se doutait qu’il s’agissait des individus qu’il attendait, ce qui signifiait que cette enfant avait parcouru d’importantes distances et bravé bien des dangers. Elle n’était pas négligeable, ni à sous-estimer. Le souvenir d’Ewilan, pénétrant dans son bureau, lors de leur première rencontre, l’empereur se permit un sourire, comme charmé par cette nouvelle venue sans même la connaître. Il se demandait si elle possédait le même caractère passionné que la jeune femme et se dit que ce n’était pas le moment de rêvasser. Il n’avait pas de garde rapprochée, donc il ferait bien de rester concentré et continuellement sur ses gardes.

— Bonjour. Alex. Voici Ambre. À qui avons nous affaire ? ...Nous avons parcouru un long chemin et nous sommes fatigués. Nous recherchons Al-Poll, la cité enfouie. Pouvez-vous nous aider ?


L’homme observa les nouveaux venus, tandis que la voix rauque d’Alex témoignait de leur séjour dans le froid et d’une envie particulièrement forte d’aller droit au but. Sil’Afian sourit aimablement, il ne tenait pas à paraître dangereux ni menaçant. Il imaginait la fatigue qui devait les habiter ainsi que leur lassitude, et se contenta de hocher la tête, répondant ainsi par l’affirmative.

-Arthur. J’imagine, en effet… Suivez-moi, je vais vous guider.

L’empereur tourna les talons et se dirigea vers la paroi rocheuse qui marquait l’entrée de la ville morte. Une entrée dissimulée, partiellement écroulée, mais elle était là. Se glissant entre les roches, l’homme pénétra sous terre, tandis que la pénombre l’avalait. Une sphère lumineuse flottait dans les airs, cadeau d’Ewilan pour faciliter son exploration, permettant ainsi de dévoiler le triste paysage qui se dissimulait à l’abri du vent. Des ruines, des pierres... on distinguait les rues -les endroits les moins encombrés- mais le reste n’était même plus l’ombre de ce que la cité avait dû être jadis. Un pincement au cœur, le dénommé Arthur reprit la parole.

-Al-Poll… Cette vision vous montrera l’ampleur de la ville et du sort qui l’a frappé. Cette vision tremblotante de ce que pourrait être l’empire si Merwyn a véritablement dissimulé des armes et qu’elles tombent en de mauvaises mains…

La dernière phrase était plus destinée à l’empereur lui-même qu’à ses visiteurs, mais il n’y prêta pas grande attention. Sa voix avait été faible, et son regard observait ces ruines, se demandant si un jour, Al-Jeit pouvait subir le même sort funeste. Les Dessins étaient supposés être éternels, mais.. l’étaient-ils réellement ?
L’empereur balaya l’obscurité, cherchant d’éventuelles créatures qui auraient de mauvaises intentions, mais, ne trouvant rien, il se retourna ver les nouveaux venus, observant leurs traits tirés, la barbe hirsute de l’homme. Son regard était froid et calculateur, il semblait usé et sauvage, une grande force se dégageait de lui, bien qu’il soit terriblement fatigué. L’enfant, quant à elle observait le tout avec une grande curiosité, même s’il semblait que ses yeux se voilaient par la fatigue.

-Désirez-vous manger et vous reposer un peu avant de pénétrer dans les entrailles de cette cité maudites ?

L’empereur attendit leur réponse, comprenant leur envie de continuer, mais il savait également qu’il serait plus sage d’être en forme avant de s’avancer plus loin dans l’aventure, Al-Poll restait une ville particulièrement méconnue et dangereuse.
Non loin, se trouvait une table de fortune sur laquelle se trouvait quelques victuailles, préparées avec soin. L’empereur sentit qu’Ewilan y était pour quelque chose, elle avait dû rester dans les parages et l’aider de son mieux tout en restant invisible. Cette enfant était surprenante, attentionnée, pleine de bonne volonté et toujours partante pour expérimenter et aider son prochain.
Sil’Afian, guettant la réaction des voyageurs, leur laissant suffisamment d’intimité afin qu’ils puissent échanger quelques paroles à voix basse pour se décider. Il ne comptait pas briser leur équipe ni s’incruster avec force. Ce qui l’intéressait était le trésor, et surtout, s’assurer qu’il serait bénéfique pour l’empire… Il se demanda si ces inconnus étaient des dangers pour l’empire. Il aurait dit non immédiatement, s’il n’avait pas senti quelque chose de plus sombre chez l’Homme. Alex. Le père, bien qu’il ne ressemble pas énormément à la jeune demoiselle. Ils étaient fatigués, ce qui changeait la perception qu’avait l’empereur d’eux, il lui faudrait attendre un peu avant de savoir quelles étaient réellement leurs intentions, qu’ils se connaissent petit à petit.
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MessageSujet: Re: Navigons sur ces eaux turbulentes, ensemble Ven 19 Mai 2017 - 13:23

-Arthur. J’imagine, en effet… Suivez-moi, je vais vous guider.

Arthur…
Arthur était là. L’homme à qui il parlait depuis le début de cette aventure. Le haut dignitaire de l’empire. Celui qui avait des relations dans les «hautes sphères» se retrouvait dans la chaîne du Poll à des centaines de kilomètres d’Al-jeit. Alex l’observa avec plus d’attention qu’il ne l’avait jamais fait pour quelqu’un. Arthur. Il était bien un homme des villes. Son allure, la propreté de sa peau, son maintient, son air en forme. Il n’avait rien d’un homme de terrain, mais plutôt de salon. Pouvait-il vraiment en jurer ? Avait-il traversé l’empire seul ? Ou ses amies sentinelles l’avaient-ils aidé ? Était-il ici depuis le début ? Était-ce un piège ? Une farce. Une embuscade. Un attrape nigaud. Allait-il entrer dans cette caverne pour que des soldats de la légion noire le mettent au fer et l’exécute. Si c’était le cas, pourquoi ne pas l’avoir fait avant. Pour l’énigme ? Le tuer n’avait pas vraiment de sens après avoir traversé tant de contrées… Mais il ne comprenait pas comment il pouvait se trouver là, à l’attendre. Comme s’il avait toujours été là. Si tant est qu’Alex le considère comme un allié, avait-il décidé de venir l’aider ?

Mais qu’allait-il faire ? L’attaquer maintenant ? Ce n’était pas envisageable sans en savoir plus. Et si c’était un dessinateur, encore un.  S’il avait des renforts cachés dans les parages. Il ne pouvait imaginer qu’il se soit déplacé seul. Ça aurait été d’une incroyable stupidité s’il avait le rang qu’il prétendait. Quand Arthur se détourna pour les guider, Alex resta en place. Il n’avait pas confiance, absolument pas confiance. Les deux compagnons échangèrent un regard. Ambre était surprise et étonnée, mais pas inquiète et il aurait bien mis cette réaction sur le compte de la candeur. Cet homme l’agaçait tant… Et cet air supérieur qu’il prenait comme s’il était leur guide, comme s’il n’avait pas à s’expliquer, comme s’il avait toute légitimité à se trouver là.

Mais il n’avait pas le choix pour le moment alors ils avancèrent en restant à bonne distance. Al-Poll était la prochaine étape. La dernière, espérait-il. Ils pourraient chercher encore longtemps avant de trouver une autre ouverture tant il aurait pu passer à côté de celle-ci. Alors peu importe ce qu’il trouverait à l’intérieur, il leur faudra improviser. Mais il détestait ça. Cet homme n’en faisait qu’à sa tête. C’était sa chasse au trésor. Depuis le début. Il avait gardé contact par courtoisie et maintenant il lui passait devant. Une colère sourde montait en lui.

Alex passa devant, Ambre sur ses talons. Ils évoluèrent dans une galerie à moitié effondré. Un passage minuscule sûrement destiné à rester secret et perdu parmi la nature. Bientôt, la lumière s’esquiva au profit de la noirceur. A l’intérieur, l’atmosphère était protégée et ils commencèrent à ressentir les bien fait de la chaleur ou plutôt de l’absence de froid.  Ils retrouvèrent Arthur qui les attendait aux côtés d’une sphère lumineuse. Un dessinateur donc et il connaissait les lieux. Peut être était-il gardien.

Ils continuèrent leur marche en silence dans le couloir lugubre où nul autre son que celui de leurs pas ne venait déranger la tranquillité millénaire des montagnes. L’air était chargé d’odeurs à l’abandon. La roche omniprésente, l’humidité ambiante, l’eau claire qui s’écoulait sur les parois et étonnamment celle de la végétation. Des champignons, mais autre chose qu’il n’aurait su déterminer. Le chemin se dévoilait devant la lumière d’Arthur et Alex sentait réellement qu’ils entraient dans un autre monde. Il foulait un endroit interdit et dangereux que peu de gens vivants avaient eu la chance de visiter et qui resterait probablement scellé pour une éternité encore.  Un secret et un mystère du monde se dévoilait à lui avec toutes les questions qu’il posait. Alex senti l’excitation monter en lui. Lui faisant oublier Arthur et ses manigances, la fatigue et les dangers qu’ils avaient traversés. Il entrait dans Al-Poll, la cité dont les hommes avaient creusés si profond qu’ils en avaient réveillés la colère du monde. Son coeur battait plus rapidement devant la merveille qui s’offrait à lui.

Al-Poll. La cité perdue. Les ruines se dévoilèrent à eux, vestiges silencieux d’une époque glorieuse où l’humanité était au sommet. Le chemin menait visiblement à la périphérie de la ville, dans un coin où quelques rues se chevauchaient avec les restes de bâtisses qui avaient du être d’une rare beauté. Les maisons éventrés se partageaient la place avec les rues défoncées. De toute part, des sortes de lierre mélangés à des algues courraient sur la pierre dans des enchevêtrements chaotiques. Les plus grosses racines pouvaient avoir la largeur d’un homme et grandissaient probablement depuis plusieurs siècles à travers le sol et les murs. La caverne, aux dimensions si grandes qu’aucun mot ne pouvait la décrire, offrait une lumière diffuse partout où le regard pouvait porter. La sphère d’Arthur était pourtant un apport appréciable. Mais de leur position, ils ne pouvaient observer l’entièreté de la cité. Ils étaient comme dans un vestibule. Une sorte de hors d’oeuvre destiné à combler les plus petits appétits. Mais Alex avait faim. Une faim dévorante qui grandissait chaque seconde que ses yeux se posaient sur cette merveille enfouie. Et le silence. Éternel, infini. La voix d’Arthur vint pourtant troubler cette expérience extraordinaire.
— Al-Poll… Cette vision vous montrera l’ampleur de la ville et du sort qui l’a frappé. Cette vision tremblotante de ce que pourrait être l’empire si Merwyn a véritablement dissimulé des armes et qu’elles tombent en de mauvaises mains…

Alex cligna. Un instant hors du temps. Il avait eu envie de répondre. De s’insurger. Cet homme connaissait-il si peu l’histoire de cette ville pour sortir des inepties pareilles ? Merwyn n’avait rien à voir avec le sort d’Al-Poll… Pas plus que des citoyens dotés d’armes légendaires. D’armes… Il savait donc ce que contenait le trésor de Merwyn. Mais c’était un autre sujet. Pourquoi amener cette histoire sur le tapis ? Comme une mise en garde... Cette histoire ne lui disait rien. Arthur se retourna pour les observer et il croisa un regard effectivement froid et calculateur. Méfiant également.
— Désirez-vous manger et vous reposer un peu avant de pénétrer dans les entrailles de cette cité maudites ?

Manger, se reposer. Oui, bien sûr. Et un service à thé avec des canapés peut être. Pourtant, quand le pirate suivit le regard de l’empereur, il vit… Une table. Avec de la nourriture. Il resta interdit et se frotta les yeux. Il devait être entrain de rêver. Il avait du se cogner la tête en descendant la falaise et il se mettait à délirer totalement pendant qu’Ambre lui tapotait le front avec un linge humide. Arthur apparaissant magiquement au milieu de nulle part sans lui donner aucune explication. Arthur qui connaissait le trésor de Merwyn. Arthur qui connaissait la cité. Qui était dessinateur. Qui lui apportait à manger sur une table. Une TABLE ! Alors qu’ils étaient à des centaines de kilomètres de toute ville… Habitée. C’était trop pour lui. Il voulait bien être gentil. Donner x fois sont bénéfice du doute. Servir de larbin sur des centaines de kilomètres. Mais là, il en avait marre. Il déposa les couches de manteaux qu’il portait, au sol ainsi que son sabre et entreprit de fouiller dans un sac qu’il avait apporté. Il se redressa muni de ses griffes de combat dans chaque main et s’approcha d’Arthur.
Ambre s’était éloignée un peu de la zone qui se transformerait peut être en arène. A la fois inquiète par le comportement d’Alex et par la situation. Elle ne semblait pas comprendre grand chose, mais dans le doute, elle se rangeait du côté de l’homme qui lui avait tant de fois sauver la vie. On pouvait lire la confiance et la ferveur dans son regard. Alex était son pilier, qui ne faillirai jamais. Elle se cacha à moitié derrière un mur de pierre grise, tout en observant la scène.

Alex s’arrêta à une distance raisonnable d’Arthur. Il ne se mit pas en garde, il n’avait pas peur. Dessinateur ou non. Piège ou non.
— Je ne veux ni manger, ni me reposer. Je veux des réponses. Maintenant et la vérité.

Sa voix était dure et froide. Il en avait marre de se faire mener par le bout du nez, tout autorité suprême qu’était Arthur.
— Si tu es là, à m’attendre, c’est que tu as besoin de moi. Tu n’as pas l’énigme, fort heureusement, je ne te l’ai pas donnée. Si tu espère trouver le trésor ou la suite, ça ne fera donc pas sans moi. Mais nous ne bougerons pas d’ici tant que je ne serai pas satisfait. Et je le serai de deux manières. Sois par tes réponses. Sois pas ta mort. Réfléchis bien à tes mots, «Arthur».

Il laissa un instant de flottement, préparant lui même ses propres questionnements, tant il en avait. Mais peu de choses lui venaient à l’esprit. Et il se rendait compte que son identité l’aiderait à y voir plus clair. Mais une chose était sûre, il avait fini de jouer.
— Qui es tu ? Que fais-tu ici ? Quelle est cette mascarade à laquelle tu t’amuses jouer ?

Quelque chose lui faisait ressentir du dégoût d’avoir cette discussion dans la cité. Quand il y’avait tant de chose qui attendaient d’être découvertes. Ils profanaient un lieu sacré et unique. Alex voulait se faire gardien de ce qu’il apprenait ici. Peut être même qu’il y reviendrait, un jour lointain, pour en percer les secrets. Ce lieu réveillait sa soif de connaissances, tout comme l’oeil d’Otolep ou le sommet du volcan. Mais il était accompagné d’un homme dont le mystère perdurait au delà de sa logique. Et il n’appréciait pas ça. Peut être qu’il faisait une erreur. Peut être que l’homme se vengerait en le trahissant, peut être qu’il était le gardien de ce lieu ou une représentation même de Merwyn. Mais il n’avancera pas sans réponses.

Sa voix s’était répercutée à l’infini sur les ruines avant de disparaître dans les recoins sombres de l’immense caverne. L’endroit pesait sur les hommes. La noirceur des cavernes et les monstres qui s’y cachaient appuyaient depuis les profondeurs, sur eux. Un danger presque palpable. Comme si chaque ombre noire dissimulait une paire d’yeux et une soif de détruire.
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MessageSujet: Re: Navigons sur ces eaux turbulentes, ensemble Mar 30 Mai 2017 - 18:47

Sil’Afian soupira devant la colère de l’homme. Colère légitime, certes, mais il avait plus l’impression de faire face à un animal blessé qui mordrait le premier qui avait le malheur de s’approcher. En d’autres circonstances, l’empereur l’aurait laissé à ses affaires, il n’était pas un ambassadeur ni un adepte des hommes souffrant des affres de la vie.
Mais la situation ne lui permettait pas un tel luxe. Pour la première fois depuis des années il était sur le terrain. C’était lui qui agissait. C’était lui qui payait le prix des conséquences de ses choix. Ce qui devait sembler normal à tout homme, mais pas à lui. Il n’avait jamais été normal. Il était né empereur et si les premières années il avait su échapper au poids des responsabilités il n’avait pu retarder l’échéance. Ce jour où il avait endossé la couronne.
Le regard de l’empereur ne montrait aucune peur ni aucune colère. Il restait aussi calme à l’intérieur qu’il le semblait à l’extérieur. Ses longues heures d'entraînement avaient finalement porté leurs fruits.
Ses yeux couleur noisette quittèrent un instant l’homme qui dirigeait la chasse au trésor pour trouver sa partenaire. L’enfant. Il la vit dissimulée derrière une roche et ne désira pas appesantir son regard sur sa cachette.
Ne désirant pas paraître menaçant, bien qu’Alex se soit muni de griffes, Navid écarta les mains, dévoilant ses paumes en signe évidant de non-agression. Mais son adversaire semblait préférer les mots, ce qui arrangeait le souverain.

— Je ne veux ni manger, ni me reposer. Je veux des réponses. Maintenant et la vérité.  Si tu es là, à m’attendre, c’est que tu as besoin de moi. Tu n’as pas l’énigme, fort heureusement, je ne te l’ai pas donnée. Si tu espères trouver le trésor ou la suite, ça ne fera donc pas sans moi. Mais nous ne bougerons pas d’ici tant que je ne serai pas satisfait. Et je le serai de deux manières. Sois par tes réponses. Sois par ta mort. Réfléchis bien à tes mots, «Arthur».

Arthur retint un sourire en entendant l’accent mis sur son nom d’emprunt, mais se dit que toute réaction de se part serait interprétée comme une moquerie. Alex était furieux et ses mots poignants. Il n’avait pourle moment rien à faire ou à dire, il attendait juste.

— Qui es tu ? Que fais-tu ici ? Quelle est cette mascarade à laquelle tu t’amuses jouer ?


Sil’Afian resta immobile et sentit que la journée serait longue. Enfin ce qu’il en restait. Mais l’obscurité ne permettait pas de savoir combien de temps passait… Il hésita à aller s’asseoir puis se dit que son interlocuteur trouverait ça particulièrement grossier.
Las, l’homme opta pour répondre, désireux d’apaiser le conflit. Étrangement, l’habituel vouvoiement prit le relais, contrairement à son interlocuteur.

-C’est votre choix et ne vouloir ni manger ni vous reposer, mais c’était le moins que je puisse faire que de vous proposer ces simples présents. Il ne s’agit nullement d’un affront de ma part, mais d’un gage de mon estime. Pour vous deux.


L’empereur fit une courte pause, choisissant ses mots avec soin. Sa voix était calme et résonnait contre les parois rocheuses dans un bruissement apaisant. Du moins à ses oreilles. Si les mots d’Alex avaient fait frissonner l’eau qui ruisselait contre les parois recouvertes de mousse et d’humidité, ceux de l’empereur ne semblaient pas troubler la quiétude des lieux.
Il n’avait pas peur et savait que, tout comme la colère, elle était une bien mauvaise conseillère.

-Si vous préférez discuter, discutons. Je répondrai donc à vos questions -en ignorant votre seconde proposition, car j’apprécie peu que l’on me menace, tout comme vous, j’imagine- sans ambiguïté ni l’ombre d’un mensonge.


Observant son interlocuteur, l’empereur poursuivit tout aussi sereinement et préféra ne pas revenir sur les premiers propos d’Alex. Il ne connaissait pas l'énigme et il avait besoin de lui vivant. Il avait vu juste, mais cela semblait une évidence à l’empereur qu’il n’avait pas songé qu’énoncer ce constat aurait une quelconque importance. Mais il s’était trompé. Il n’avait pas pris garde au caractère de son associé. Il se méfiait de tout et de tout le monde, il était prompt à la colère et ce n’était certainement pas tout, mais ce n’était pas le moment d’étudier cet homme.

-Qui je suis ? Vous ne le saurez pas, c’était le premier terme à notre accord, quelque peu.. inégal, je le concède. Mon identité est probablement mon bien le plus précieux en cet instant, alors je ne le jetterai pas à vos pieds pour espérer gagner votre respect. Je vous l’offrirai éventuellement si vous gagnez mon respect, mais ce n’est pas pour tout de suite, je le crains. Pour l’instant, cela restera Arthur. C’est un prénom fort, peut-être un peu présomptueux, je l’admets… mais passons. Nos identités respectives tout comme nos histoires nous appartiennent et dans cette affaire ni vous ni moi n’avons envie de faire une rencontre fusionnelle et de dévoiler les malheurs -tout comme les joies- qui jonchent notre passé.


Alex avait l’air d’un homme mûr que la vie avait éprouvé. Navid ne doutait pas un instant qu’il avait vécu des jours sombres, mais il était toujours debout ce qui devait probablement être admirable, mais il s’en moquait. Son histoire était la sienne et pas même la mort ne le forcerait à courber l’échine et à se présenter comme étant son souverain.
Il se tut, s’empêchant de continuer plus loin dans ce monologue qu’il trouvait passionnant,  mais qui ferait probablement décrocher son interlocuteur. Et s’il décrochait, il s’énerverait et lui planterait ses lames dans la gorge. Enfin, il essayerait. Mais Sil’Afian ne voulait pas en arriver à une telle extrémité. Il poursuivit donc.

-Maintenant, passons à votre seconde question. Ce que je fais ici.
L’empereur se tut un instant et fronça les sourcils en signe de concentration ou de consternation. Vous m’avez invité à vous rejoindre, alors c’est ce que j’ai fait, rien de plus. Je suis ici pour vous aider de mon mieux. Je ne suis pas un explorateur ni un aventurier, mais j’espérais pouvoir vous apporter… un peu de soutien. Mon aide n’est pas bien grande, mais elle est sincère et je ne pensais pas vous offenser en vous prenant au pied de la lettre et en vous rejoignant à Al-Poll. La raison première à ma présence ici est la même que la vôtre. Celle qui vous a poussé à accomplir toutes ces épreuves plus éprouvantes les unes que les autres. Probablement pas pour les mêmes raisons, mais je désire le trésor de Merwyn. J’aimerais savoir ce qu’il contient.

L’empereur fit une brève pause, hésitant sur la suite de ses propos. Il opta alors pour répondre à la troisième question qui sortait directement du subconscient du guerrier sans avoir grand sens, mais il tenait à prouver sa bonne volonté.

-Quant à la dernière question… Il n’y a aucune mascarade et ce n’est pas un jeu. J’utilise mes quelques atouts comme vous les vôtres, ces mets sont pour vous, car j’imagine que la faim vous tenaille, si vous craignez un quelconque piège, n’y goûtez pas. Toutefois comme vous l’avez fait remarquer, j’ai besoin de vous pour découvrir le trésor de Merwyn, il n’a jamais été dans mes intentions de vous tuer, de vous trahir ou de vous doubler. Je souhaite simplement vous suivre afin d’observer ce trésor de mes yeux. Je veux savoir ce qu’il renferme.


Soupirant l’empereur se massa les tempes, hésitant sur l’aveu qui risquait de bientôt franchir ses lèvres. Il serait puissant et c’était probablement le plus dangereux, Alex pouvait décider que pour cette raison il ne pouvait les accompagner. Mais il voulait de l’honnêteté, alors il en aurait.
Se redressant, le visage fatigué, l’empereur observa Alex sans la moindre animosité.

-Je m’inquiète pour l’Empire. Je cherche ce trésor hypothétique parce que je crains qu’il tombe entre les mains d’individus mal intentionnés. Je ne suis probablement pas un saint, mais je suis convaincu, que ce trésor est une épée de Damoclès au-dessus de ces terres et de ses habitants, car aucune arme est mauvaise, tout dépend de la manière de l’utiliser… Alors, jouons cartes sur table. Mon but est de veiller sur ces armes, soit de les confier à des personnes qui sauront en faire bon usage, soit de m’assurer que personne ne les trouve jamais. Lorsque vous et votre partenaire aurez découvert ce trésor, je vous laisserai emporter ce que bon vous semble sans vous causer la moindre gêne.


Les mots de l’empereur étaient plus durs. Il traitait désormais d'affaires, dévoilant son jeu ce qu’il n’appréciait guère. Son regard observait avec attention le visage d’Alex, guettant la moindre de ses réactions. Il continua, son visage toujours aussi imperturbable.

-Mais peut-être que ce que vous désirez véritablement savoir est que je suis honnête et je dois faire partie des rares individus sur ce continent à avoir un honneur et à respecter ces vieilles règles de la bienséance. Il ne fait aucun doute que vous êtes bien plus méritants dans cette histoire que moi -c’est à peine si mon nom devrait y figurer d’ailleurs- et qui que vous soyez et quelles que soient vos intentions, je vous laisserais la récompense. Je vous laisserais partir avec. Si je découvrais des intentions néfastes à ce qui m’est cher, alors je vous pourchasserais afin de vous empêcher de nuire –ce serait alors une nouvelle histoire-, mais jamais je ne m’approprierais la récompense qui est vôtre. S’il s’avérait, que vous saisissiez ce trésor sans rien laisser derrière ainsi sera-t-il. Mais je saurais. Je saurais ce qu’il y avait derrière ces mystères incohérents. Je saurais quels sont ces objets qui courent dans la nature. Je serais probablement incapable de m’en protéger, mais si le savoir n’est pas véritablement la clef du pouvoir, le savoir rassure. Connaître les dangers potentiels est mieux que d’ignorer jusqu’à leur existence.


L’empereur s’arrêta. Il se demanda un instant s’il n’avait pas été trop bavard. Il était habitué à effectuer de longs discours si bien qu’il s’emportait facilement. Son discours en l’honneur de ses vingt ans de règne lui revint en mémoire et il le chassa rapidement. Ce discours n’avait pas été long et il avait été particulièrement humiliant, le pire discours qu’il ait pu faire ou même entendre. Et ça n’avait rien à voir avec ses préoccupations actuelles, mais au moins songer à cet épisode fit surgir le souvenir d’Altan et celui d’Edwin, et c’est plus serein qu’il reprit la parole.

-Avez-vous d’autres questions auxquelles vous aimeriez que je réponde ?
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MessageSujet: Re: Navigons sur ces eaux turbulentes, ensemble Jeu 1 Juin 2017 - 16:05

Le silence tomba sur la grotte millénaire alors que les deux hommes se jaugeaient. Tout se jouait maintenant. Alex n’hésiterait pas à en finir avec Arthur s’il ne se décidait pas enfin à jouer cartes sur table. Il suivit ses questionnements sur son visage, éclairé par la boule lumineuse flottante. L’homme semblait aussi las que lui de cet histoire. Il n’aurait pu l’en blâme dans des conditions normales. Mais il était dans un exténué de son voyage. Et Arthur n’avait rien fait. Alors qu’est-ce qui pouvait autant l’accabler ? L’empire ? Ce n’était pas son problème…
— C’est votre choix et ne vouloir ni manger ni vous reposer, mais c’était le moins que je puisse faire que de vous proposer ces simples présents. Il ne s’agit nullement d’un affront de ma part, mais d’un gage de mon estime. Pour vous deux.

Sa voix calme résonnait doucement dans les ruines, contrairement à celle d’Alex qui avait l’impression d’avoir hurlé. Et malgré ses armes en main, Arthur ne flanchait pas. Il ne parlerait donc pas contraint sous une menace. Mais bien parce qu’il souhaitait répondre. Il était peut être plus dangereux qu’il n’en avait l’air.

— -Si vous préférez discuter, discutons. Je répondrai donc à vos questions -en ignorant votre seconde proposition, car j’apprécie peu que l’on me menace, tout comme vous, j’imagine- sans ambiguïté ni l’ombre d’un mensonge.

«Qui je suis ? Vous ne le saurez pas, c’était le premier terme à notre accord, quelque peu.. inégal, je le concède. Mon identité est probablement mon bien le plus précieux en cet instant, alors je ne le jetterai pas à vos pieds pour espérer gagner votre respect. Je vous l’offrirai éventuellement si vous gagnez mon respect, mais ce n’est pas pour tout de suite, je le crains. Pour l’instant, cela restera Arthur. C’est un prénom fort, peut-être un peu présomptueux, je l’admets… mais passons. Nos identités respectives tout comme nos histoires nous appartiennent et dans cette affaire ni vous ni moi n’avons envie de faire une rencontre fusionnelle et de dévoiler les malheurs -tout comme les joies- qui jonchent notre passé.


A s’y attendre, Arthur était tout en envolées lyriques qui firent peu d’effet au pirate. Les usages de la cour et les termes prout prout le laisser perplexe, bien qu’il les comprenne. Ce n’était pas le soucis. Mais il avait délaissée la poésie du monde il y avait longtemps déjà. Quant à l’information, Alex devait reconnaitre qu’il ne pouvait rien y faire. La logique lui était supérieure. En outre, il n’aurait pas à se révéler lui même par soucis d’équité. Mais même s’il cachait des choses, Arthur ne se cachait pas lui. Il semblait sincère dans ses affirmations.
— Maintenant, passons à votre seconde question. Ce que je fais ici. Vous m’avez invité à vous rejoindre, alors c’est ce que j’ai fait, rien de plus. Je suis ici pour vous aider de mon mieux. Je ne suis pas un explorateur ni un aventurier, mais j’espérais pouvoir vous apporter… un peu de soutien. Mon aide n’est pas bien grande, mais elle est sincère et je ne pensais pas vous offenser en vous prenant au pied de la lettre et en vous rejoignant à Al-Poll. La raison première à ma présence ici est la même que la vôtre. Celle qui vous a poussé à accomplir toutes ces épreuves plus éprouvantes les unes que les autres. Probablement pas pour les mêmes raisons, mais je désire le trésor de Merwyn. J’aimerais savoir ce qu’il contient.

«-Quant à la dernière question… Il n’y a aucune mascarade et ce n’est pas un jeu. J’utilise mes quelques atouts comme vous les vôtres, ces mets sont pour vous, car j’imagine que la faim vous tenaille, si vous craignez un quelconque piège, n’y goûtez pas. Toutefois comme vous l’avez fait remarquer, j’ai besoin de vous pour découvrir le trésor de Merwyn, il n’a jamais été dans mes intentions de vous tuer, de vous trahir ou de vous doubler. Je souhaite simplement vous suivre afin d’observer ce trésor de mes yeux. Je veux savoir ce qu’il renferme.


Petit à petit, son corps perdait la tension du combat et de l’agression. Ses mains et ses épaules s’abaissaient imperceptiblement. Il ne faisait toujours pas confiance à Arthur. Mais il parlait comme un petit vieux qui avait déjà vu trop de chose dans sa vie. Ce qui lui semblait tellement antinomique avec sa peau lisse. Il n’avait pas vu d’horreurs de guerre, ce n’était pas un soldat ou un homme qui avait perdu sa famille. Pourtant il avait cette espèce de poids sur les épaules qu’il avait du mal à cerner. Il était haut placé dans l’empire. Il devait donc avoir des gens sous ses ordres. Sous sa responsabilité. Finalement, ça ne les différenciait plus tellement. Alex avait été capitaine, il avait géré un équipage. Et contrairement à ce qu’on pensait, tous n’étaient pas sanguinaire, froids et calculateurs. Tenir à la vie de ses hommes était fatiguant d’une autre manière qu’un combat. Mais il avait toujours imaginé les nobles dans leurs tours d’ivoire à ne se préoccuper de rien. Peut être pouvait-il recevoir son bénéfice du doute. Il ne faisait toujours pas confiance ou il ne voulait pas. Alex était orgueilleux et borné. Il le savait et avait un mal de chien à s’en défaire.

Il porta un regard sur Ambre, toujours à moitié cachée et à moitié lorgnant sur la table de nourriture. Elle était toujours minuscule, du moins pour lui. Elle avait la taille d’une enfant de dix ans, mais il avait l’impression qu’il pouvait la tenir dans sa main comme un chiot. Peut être qu’après tant de galère, ils avaient réellement le droit à un peu de repos. Il se retourna vers Arthur qui n’avait pas fini de parler et qui se lança dans un long monologue loin d’être rébarbatif.

Alors ça… Il ne s’en serait absolument pas douté. Alex avait totalement ignoré les menaces pour se concentrer sur ce qui l’intéressait réellement. Lui et Arthur avait donc la même idée derrière la tête. Arthur, le noble de l’empire. Et Alex, le pirate des Alines. Ne cherchaient qu’une chose au final. Veiller à ce que ces objets restent en sûreté. Cette pensée le laissa interdit un instant en imaginant les retombées d’une telle révélation. Car toute sa vie n’avait plus qu’un but désormais. Retrouver ces objets. C’était sa découverte d’un objet mythique qui avait mis fin à l’existence de son équipage. Il avait pensé en faire don au conseil, mais la rumeur s’était échappée et avait attiré les convoitises d’Aliniens bien moins scrupuleux que lui. On le lui avait volé, en plus de tuer cette famille qu’il chérissait. Mais la nature des hommes était ainsi faite. Offrez leur du pouvoir et il se ruait dessus comme des chiens, faisant tout pour en devenir les rois. Alors il avait décidé de chercher ces objets pour les mettre en lieu sûrs, à défaut de pouvoir les détruire. C’était pour cette raison qu’il s’était lancé dans cette aventure et qu’il avait tenu jusqu’au bout en se mettant en danger si souvent. Lui et la gosse.

Alors… Serait-il possible que lui, pirate, puisse s’allier avec un noble pour trouver le trésor et continuer la chasse une fois dehors ? Avoir un allié pareil lui permettrait d’accéder à des informations, un réseau plus important d’aide et de contact. Pour peu qu’il accepte qu’il court les rues seul. Et qu’il n’ait aucune vue sur Ambre. Mais qu’un homme de pouvoir cherche un tel pouvoir ne pouvait pas être dénué de mauvaise intentions… Ses belles paroles et son honnêteté apparente pouvait lui jouer des tours. Mais rien ne l’empêcherait de vérifier son intégrité après. Avec son propre réseau. Toujours est-il qu’il venait de trouver un homme avec les mêmes motivations que lui. Loin de vouloir utiliser ces objets pour lui même. Finalement, les échanges par chuchoteurs bien que pratiques, étaient loin de valoir une réelle confrontation en face à face. Cette discussion avait changé beaucoup de chose.
— Avez-vous d’autres questions auxquelles vous aimeriez que je réponde ?

Ses phalanges se desserrèrent et les griffes tombèrent au bout de ses doigts. Il les rangea soigneusement, entrecroisant les pics de métal et les fourrant dans son sac, son sabre d’ailleurs toujours à la hanche. Puis il se releva et hocha la tête en direction d’Arthur. Il n’y avait plus d’animosité dans son regard, ni dans ses gestes. Arthur avait apaisé la bête qui ne savait pas très bien comment commencer à nouveau cette discussion.
— Non.

Non… Il devait y ‘avoir plus de choses à dire, quand même.
— Dans ce cas, nous avons le même but Arthur. Éviter que ces objets ne tombent entre les mains des mauvaises personnes. Nous sommes là pour ça.

Il désigna Ambre dans le coin qui… N’y était plus. Un mouvement de tête plus loin la découvrit entrain de lorgner sur le «buffet», hésitant à y piocher quelque chose ou ne savant pas par quoi commencer. Depuis combien de temps n’avaient-ils pas eu un vrai repas ? Car les soupes et les tartes de myrtilles et de framboises étaient loin de constituer un plat digne de ce nom. Même pour Alex, maintenant que les choses étaient éclaircis, les mets qui s’amoncelaient devenaient une proie à laquelle son regard avait des difficultés à s’extraire. Il détourna la tête malgré tout.
— J’accepte le repos que vous nous offrez. Et je pense que nous continuerons cette discussion plus tard.

Ambre fut la première à goûter. Ses traits émaciés acceptèrent les gaufres à pâte de noisette avec une exquise délectation. Puis… Avec gloutonnerie. La bienséance pouvait aller se faire cuire un oeuf et le lui apporter. Elle dévora tout ce qui passa sous ses doigts, à se demander comment une gamine pouvait manger autant. Mais elle rattrapait apparemment les semaines de disettes. Alex ne fut pas en reste non plus et fit honneur aux plats servis. Ils touchèrent à tout, fourrant leurs doigts pour en prendre des goulées pleines mais laissèrent quand même quelques plats intacts pour Arthur. Les deux aventuriers ne parlaient pas beaucoup mais une réelle complicité s’était créé entre eux. Il suffisait d’un geste, d’un regard pour qu’ils communiquent simplement. «Doucement. Je peux ? Sers toi. Vas y. J’ai pas fini. Attends. Non. Oui». Et quand enfin le carnage fut terminé, il ne restait qu’un champ de bataille indescriptible. Ambre se roula en boule sous la table, sa cape roulée sous la tête et s’endormit comme un chiot, à même le sol parmi les cailloux et les racines. Alex s’assit ensuite sur un morceau de mur en ruine, non loin de la table. Il finit se curer les dents avec son ongle, le coude sur le genoux, puis après un rot à faire résonner les stalactites, il prit la parole :
— Merci, Arthur. Pour tout ça.

Alex se frappa la poitrine en ravalant une autre manifestation de son estomac. Manger autant après des semaines d’aventures n’était absolument pas conseillé. Lui et Ambre allaient sûrement vomir plus d’une fois pendant le voyage qui leur restait, mais ça en valait tellement la peine. Il était repu de mets qu’il n’avait pas goûté depuis longtemps, si ce n’est jamais. Il planta ses yeux sur l’homme à ses cotés alors que la grotte berçait dans le silence, entrecoupé des grognements d’Ambre et de ses rêves confus.
— Je crois que rien que pour ce repas, je serais tenté de te pardonner ces dernières semaines. Je ne sais pas si je peux te faire confiance… Mais notre position et nos buts se rejoignent d’une certaine manière. C’est pour cette raison que je me suis lancé dans cette chasse au trésor et que j’ai été jusqu’à risquer ma vie un nombre incalculable de fois. Non par avidité.

Il réfléchit à la suite de son discours, mais il n’avait pas les mêmes mots qu’Arthur. Lui qui était rempli de colère quelques minutes auparavant était maintenant tranquille et apaisé. Arthur lui paraissait même presque sympathique. Il plissa les yeux un instant puis se leva.
— Laissons la se reposer un peu avant de continuer.

Alex se dirigea vers Ambre et se posa assis à côté contre un mur. Il attendit, ses yeux se fermèrent dans une sorte de semi inconscience qui lui fit pourtant du bien. Après 2h, Ambre s’éveilla, marquant le début de l’aventure. Ils se préparèrent, emportèrent de l’eau et quelques vivres au cas où dans leurs sacs et se mirent en route dans la cité perdue et silencieuse. Ils traversèrent quelques rues et enfin, la ville se dévoila à eux dans toute sa splendeur. Du haut d’une plateforme, ils pouvaient observer les bâtiments à perte de vue jusqu’aux profondeurs noires de la caverne.
Al-Poll.
Toujours intacte malgré le temps qui avaient passé. La lumière mettait en valeur le moindre relief. Les tours se partageaient l’espace avec les passages arachnéens. Chaque construction arborait une pierre différente. Tantôt couleur fade ou criarde et s’élevait tout en audace au dessus du sol pour jouer de la gravité. La cité ressemblait à une multitude de stalagmites effilées reliés par des toiles d’araignées. Le sol aux dalles de pierre se transformait rapidement pour devenir une seule et même dalle de marbre vitrifiée qui semblait courir sur l’ensemble de la ville sans aucune cassure. La ville avait été construite du temps de Merwyn pour rivaliser de proportions avec Al-Jeit. Les frontières de l’empire aurait été bien différentes si cette seconde capitale avait pu perdurer et imposer sa magnificence au Nord du royaume.

Ils s’avancèrent dans les rues vides. Ici, les bâtiments avaient tenus. Rien n’était en ruine à part les objets qui avaient pu perdurer. A terre, des épées rouillées jusqu’à la garde, de reste d’essieu de charettes, des armures datant de 1500 ans auparavant. Tout ce qu’ils trouvaient était des reliques d’un passé depuis longtemps oublié. C’était une véritable mine d’or pour les archéologues ou les explorateurs. Alex s’émerveillait devant toutes ces choses au même titre qu’Ambre qui tendait la tête en avant, la bouche à moitié entrouverte. Un dessin naquit devant le petit groupe, mais à l’attention du pirate. Il représentait quelques bâtiments de la ville miniature. C’était un dessin très fin et délicat, comme une maquette. Qui vint se briser. Les bâtiments se transformèrent en ruines puis s’évapora. Sur le visage d’Ambre, une interrogation. Alex ne joua pas la carte du mensonge. Ambre se dévoilait tôt ou tard avec son dessin, c’était inévitable. Il pourrait rien y faire.
— Ce sont des dessins éternels. Les grands dessinateurs de l’époque ont créé des villes entières rien qu’avec la pensée. Des bâtiments indestructibles, des remparts inébranlables, des cités imprenables. Comme les objets que nous cherchons.

Ambra hocha la tête avant de détourner le regard. Malgré la lumière ambiante, il existait des coins d’ombres peu accueillant dans les échoppes et les maisons. La voûte et le vide de la cité faisait planer l’inquiétude et l’impression d’emprisonnement. Au dessous d’eux, il savait que des créatures vivaient dans les entrailles de la terre et avait décimé cette ville entière sans rencontrer de résistance. Une ville imprenable aux bâtiments indestructibles. Qu’est-ce que cela signifiait réellement à propos de la force de ces créatures. Ils ne devaient pas se croire en sécurité ici. Même si l’idée était plus que tentante de s’imaginer dans un autre monde, à l’abri.

Alex poussa délicatement le dos d’Ambre pour la faire continuer à avancer dans la rue.
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MessageSujet: Re: Navigons sur ces eaux turbulentes, ensemble Sam 17 Juin 2017 - 11:46

Sil’Afian soupira, soulagé que son interlocuteur se calme avec ces mots, il avait dû toucher juste. Était-ce son honnêteté qui l’avait fait fléchir ? La faim ?
L’empereur n’en savait rien mais il sourit lorsqu’il vit l’enfant s’approcher de la table sur la pointe des pieds, les yeux brillants de gourmandise. Elle devait être affamée. Ses traits semblaient creusés par les privations, ce voyage n’était pas pour les enfants, alors pourquoi Alex Clorem l’avait-il pris avec lui ? C’était inconscient de sa part. Mais l’homme ne dit rien, il se contenta de s’asseoir également à table et de picorer dans les plats posés devant lui. Le plaisir qu’éprouvaient les voyageurs à se restaurer le fit sourire paisiblement, car il n’était pas du genre à jeûner ou à se priver. L’un des avantages d’être empereur.
Même si les individus qui partageaient sa table manquaient de classe, voir tout simplement de savoir-vivre, Sil’Alfian ne s’en formalisa pas, il avait quitté son palais et ses couverts en argent, car il était temps qu’il reprenne pied dans la réalité.
L’homme parla, expliquant à l’empereur les raisons de cette périlleuse entreprise, avouant que son but était semblable. C’était donc la raison de ce changement de caractère, ce qui n’était pas pour déplaire à l’empereur, il n’avait pas envie d’avoir à argumenter ou de se défendre à chaque fois qu’il ouvrait la bouche.

La fillette partit se reposer et son gardien s’assit à côté d’elle, les yeux clos. Sil’Afian se doutait que son sommeil n’était pas profond, qu’il devait guetter les environs et un éventuel danger. Se levant, il débarrassa la table, empilant les assiettes et vidant les verres d’eau par terre.
Peu désireux de se reposer, l’empereur se dirigea vers une maison écroulée et s’assit à son sommet, sur une pierre plate qui lui servait de point de vue. Il voyait un peu plus loin les longs tours élancées si semblables à celles de la capitale, mais privées de toute vie. La puissance des Dessins leur avait permis de survivre aux terribles évènements qui s’étaient passés ici, mais ce n’était pas le cas de toutes les constructions, comme en témoignaient les modestes masures désormais en ruines qui se trouvaient en périphéries, creuser dans la roche, comme s’il s’agissait d’une extension manuelle de la ville. Que les hommes avaient créée à la sueur de leurs fronts.
Un mouvement à sa gauche lui indiqua que la sieste était finie et qu’il était temps de se remettre en chemin. Sil’Afian se leva et rejoignit ses compagnons de voyage.

L’expédition s’avança de manière silencieuse et Sil’Afian observa éberlué l’enfant dessiner. C’était impossible.. Elle était bien trop jeune ! Son Dessin semblait faible et fugace, mais qu’importait, elle utilisait son Don alors qu’elle avait quoi ? Dix ans ?
Alex Clorem expliqua quelques choses à sa protégée sans que l’empereur n’y prête grande attention, après tout il n’était pas invité dans la conversation, bien qu’ils cheminent ensemble dans cette ville déserte.

-Que cherchons-nous ? Peut-être que je pourrais nous trouver un chemin plus rapide jusqu’au lieu dont il est fait référence dans l’énigme.

Sil’Afian avait feuilleté les archives avant de partir, dérobant un plan à sa bibliothèque et surtout mémorisant les différents édifices cartographiés et l’organisation de la ville. Le silence était de rigueur et le danger couvait, mais cela n’avait jamais arrêté les intrépides, si bien que la ville avait déjà été explorée de fond en comble, ou presque. En fait seule la ville avait été visitée, ses boyaux sous-terrains avaient été quant à eux interdits, certains bouchés et les rares explorateurs à s’y être aventuré n’en étaient jamais revenus…
L’empereur écouta la réponse du pirate et réfléchit un instant, observant l’endroit où ils se trouvaient puis, accompagné de sa sphère lumineuse, se dirigea dans une ruelle plus étroite. Ses pas étaient sûrs et sa mémoire fiable si bien qu’il ne tarda pas à rejoindre une grande salle creusée à même la roche. C’était ici qu’avaient été emprisonnées les Sentinelles.
L’homme eut une pensée pour ses amis capturés et immobilisés pendant des années, bien qu’ils aient été séparés des autres. Qu’importe. Cette ville était la fin de l’espoir, elle représentait la déchéance de toute chose, la crainte de vivre sous peine de réveiller la mort.

-Nous y voilà…

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MessageSujet: Re: Navigons sur ces eaux turbulentes, ensemble Mar 27 Juin 2017 - 17:20

Enfin, vous parvenez à atteindre le point central des instructions de Merwyn. A l’intérieur de l’ancienne Académie, dans le lieu où, jadis, furent recluse les Sentinelles. La salle est vaste et des ruines d’antiques colonnades témoignent de sa splendeur passée. Alors, au centre de ce théâtre mêlant émerveillement et destruction, vous prononcez « Merwyn ». Vous sentez que le terrain se met à trembler, puis une porte s’ouvre dans le sol. Une porte, dans le sol. Vous y jetez un œil et remarquez un escalier s’enfonçant dans les ténèbres. Lorsque vous le descendez, le battant se referme dans votre dos. Vous ne pouvez plus reculer. La porte a disparu.  Si vous voulez faire demi-tour, vous vous retrouvez devant un cul-de-sac. En conséquence, vous ne pouvez plus qu’avancer. L’escalier, en forme de spirale, semble ne jamais s’arrêter.

Enfin, vous atteignez le bout de cette descente. Une nouvelle porte se dresse devant vous. Faite de bois, elle semble ancienne. Vous la poussez, et elle s’ouvre en un grincement sur un décor que vous n’auriez jamais deviné. Vous voici dans une prairie, et vous sortez d’un rocher. Parmi les herbes folles, vous apercevez une cabane. Vous y accourez et découvrez toutes sortes d’objets fantastiques.
Vous voyez le bout de votre quête.

Vous êtes dans l’antre de Merwyn.

Vous faites un pas à l’intérieur de cette cabane aux trésors, mais une voix se fait entendre.

Bienvenue, mon ami.
Si c’est bien toi, c’est que l’heure est grave, et j’en suis navré. Tu me connais, et je ne doute pas que tu sauras comment fonctionne cet endroit. Je te souhaite bonne chance pour toutes tes épreuves à venir.
Si, au contraire, tu es un étranger et que tu as suivi mon –petit- parcours pour parvenir jusqu’ici, je ne peux que te féliciter ! Tu es un véritable maître de l’énigme !


Un rire résonne, chaleureux.

Ayant résolu tous mes mystères, je pense que je peux te faire confiance. Tu sauras utiliser mes créations à bon escient. Je t’invite alors à choisir celle qui te plaira le plus, que ce soit mon petit carnet ou ma terrible lance. Je me demande encore comment j’ai pu avoir l’idée de la créer… Mais passons. Je disais que tu pouvais emporter l’objet de ton choix, mais il y a une condition. Tu ne peux en prendre qu’un seul. C’est ma décision, et si tu décides de la trahir, je ferais en sorte que tu n’emportes rien avec toi. Voilà, c’est tout ! Je te souhaite une bonne journée car je retourne à ma salade de champignons !

Le choix vous appartient maintenant. Qu’allez-vous faire ? Quel objet allez-vous choisir ?
Sachez juste qu’une fois la décision prise, une fois que vous aurez franchis le pas de la porte de la cabane avec votre nouvelle acquisition, vous ne pourrez plus revenir en arrière. Vous vous retrouverez à l’endroit d’où vous étiez parti, et vous aurez beau appeler Merwyn, vous ne pourrez plus revenir dans son antre…
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MessageSujet: Re: Navigons sur ces eaux turbulentes, ensemble Dim 9 Juil 2017 - 13:20

Leurs pas résonnaient dans l’infini vide de l’Académie. Ils étaient arrivés dans une salle immense au toit éventré. Les énormes morceaux du plafond parsemaient la salle dans un puzzle chaotique. La lumière du dessin d’Arthur peinait à se frayer un passage parmi les ténèbres qui les environnaient. Ici, l’éclat éternel de la ville ne semblait pas fonctionner. L’endroit qui avaient vu le dernier espoir des hommes s’éteindre et renaître à nouveau. Chaque bruit qu’ils produisaient étaient comme une profanation d’un lieu sacré. Pourtant Alex ne s’en désolait pas. Il était bien plus fasciné par l’histoire du lieu que par son symbolisme lié aux sentinelles. Ambre sur ses talons, il avançait à la même mesure que son étrange associé.

Instinctivement, le pirate s’approcha de l’endroit le plus évident. Le centre de la pièce. La difficulté n’avait pas tant été de trouver l’endroit de l’énigme à chaque fois. C’était toujours évident. Au milieu d’une ville, d’un arbre, d’une grotte. La suite devait logiquement être au milieu de la pièce. Pourtant, rien n’apparaissait. Ni texte inscrit, ni statue. Que de la poussière et une atmosphère oppressante. On ne connaissait jamais réellement l’obscurité à la surface. Sous terre, là ou plus aucune lumière ne pouvait embraser le ciel, quelle soit de feu ou d’argent… Le noir revêtait des aspects effrayants. D’autant plus que les démons qui hantaient la cité étaient bien réels.

Alex tourna dans la pièce pendant quelques minutes en compagnie d’Ambre. Ils commençaient à avoir l’habitude. Le nom de Merwyn s’imposa naturellement. Le sol s’ouvrit devant les yeux des trois compagnons. Alex s’engouffra, Ambre à sa suite, dans l’escalier descendant dans les entrailles de la terre. Il ne semblait jamais en finir et le pirate avançait avec prudence. Quelque chose lui disait qu’ils touchaient au but. Mais malgré l’excitation, il ne tenait pas à prendre de risque. Qui sait si depuis 1500 ans, les dessins de Merwyn ne s’était pas transformé en pièges mortels ou simplement que les éléments avaient fait leur oeuvre.

C’est pourtant sans encombre qu’ils arrivèrent à une deuxième porte, fichée dans la pierre. Comme s’ils se trouvaient à l’entrée d’un ancien manoir mystérieux. Ici, à des dizaines de mettre sous la roche. L’incongru de la situation n’étonnait qu’à moitié Alex. Il s’attendait à tout. A tout, sauf peut être à ce qui l’attendait réellement derrière. En poussant le battant pour entrer, la prairie se dévoila à eux. Lumineuse, cristalline, chatoyante. Le soleil brillait fort et la transition fut quelque peu pénible à supporter pour leurs yeux habitués aux caverne d’Al-Poll. Il avait l’impression d’évoluer dans un rêve. Ambre s’avança la première dans les hautes herbes. Le paysage onirique devait faire plus de sens pour la petite que pour les deux adultes. Avaient-ils fait un pas sur le côté ? Ou était-ce l’une des preuves de la fabuleuse puissance d’un humain hors du commun ? L’idée de se faire transporter dans un autre monde en clignement avait quelque chose de vertigineux.  

Ambre ouvrit la voie. Le paysage était marqué d’une cabane non loin, seule trace humaine visible. A l’intérieur, disposés nonchalamment, se trouvait des objets de toutes sortes. Le sang d’Alex ne fit qu’un tour. Pourrait-il avoir trouvé le trésor de Merwyn ? Vraiment… Avait-il pu atteindre le bout de sa quête aussi facilement. Il ne pouvait le croire. Arthur demeurait toujours à ses côtés. Calme et avisé. A quoi pouvait bien penser l’homme ? Il n’osait le demander, de peur de briser une bulle fragile de songes qui était pourtant si douce à ses pensées torturées. Si c’était un rêve, qu’il s’y noie.
Levant la tête pour regarder autour de lui, une voix résonna pour les compagnons. Tout semblait trop beau pour être vrai. Mais quel autre choix avait-il que de suivre la continuité de ses rêves ? Un seul objet à choisir, parmi tant d’autres. Cela voulait-il dire que d’autres avant lui avait pu avoir accès à ces merveilles ? La pièce semblait effectivement jouir de quelques places libres.

Il inspecta donc les objets restant avec l’intime conviction de savoir à quoi il pourrait servir. Une gourde, une plume… Non, une paire de botte. Il les pris d’une main et observa Arthur, curieux de savoir vers quoi sa volonté avait pu tendre. Un seul objet. Certains avaient des capacités étonnantes. Mais d’autres étaient dangereux. Combien de ces objets se promenaient déjà dans la nature, aux mains de n’importe qui ?

Sans un mot toujours, il prit la main d’Ambre et ouvrit la porte de la cabane. La lumière du soleil les engloba un instant, leur offrant sa douce chaleur. Alex fit un pas au dehors.

La fraîcheur de la grotte les emplis si brusquement que les deux compagnons commencèrent à grelotter. Ils étaient revenus au milieu de l’Académie dans un clignement. L’impression de rêve se dissipa, ils étaient bien là, dans la réalité. Alex et Ambre échangèrent un regard et se séparèrent. Leur quête touchait à sa fin. Ils avaient suivi les énigmes jusqu’au bout du monde, ou presque. Frôlés la mort plus d’une fois, s’étaient sauvés l’un et l’autre pendant des mois. L’adulte et l’enfant. Et maintenant ils étaient libres…

Libres… Alex l’était-il vraiment ? Sa quête. Merwyn, était terminée. Mais qu’en était-il des objets manquant dans la cabane ? Combien se trouvaient désormais dans le monde… Toute sa propre déchéance venait d’un objet éternel. Pouvait-il réellement les laisser sans gardien. Au final, il connaissait la réponse.

Quand Arthur traversa à nouveau la porte il croisa son regard. Tout deux étaient très différents, mais ils avaient le même but. L’idée de l’attaquer lui traversa l’esprit. Mais il sentait que l’objet serait plus en sécurité avec lui, pour le moment.

— Je vais partir à la recherche des autres, Arthur. Afin qu’ils ne tombent pas entre de mauvaises mains. M’aideras tu dans cette nouvelle énigme ?

Qu’il accepte ou non, Alex savait qu’il les chercherait quand même. L’idée d’avoir un haut dignitaire de l’empire  à ses côtés pourrait lui faciliter la tâche. Mais dans tous les cas, c’était une affaire trop importante pour être abandonnée au profit de notion abstraite comme le bonheur. Ou l’éducation.
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MessageSujet: Re: Navigons sur ces eaux turbulentes, ensemble Ven 4 Aoû 2017 - 2:42

Sil’Afian était dans une prairie. Une vaste prairie où soufflait une brise rafraîchissante et où les rayons du soleil chatouillaient leurs peaux malmenées par le froid des Chaïnes du Poll. Comment étaient-ils arriver là ? Un Dessin, mais… décidément, cet art possédait des subtilités surprenantes et semblait n’avoir comme unique limite que l’imagination de ses créateurs.
Ewilan aurait adoré être là. Ce fut cette idée qui sortit l’empereur de sa transe. Se décidant à se diriger en direction de la cabane, il rejoignit rapidement l’étonnant duo. La jeune prodige aurait probablement décortiqué chaque brin d’herbe afin de déterminer où ils se trouvaient, mais l’empereur ne possédait pas son Don, et tout ce qu’il était capable de faire, c’était de se projeter dans les spires. Et pour lui, tout semblait normal, même s’il sentait que les choses ne l’étaient pas. Haussant les épaules il pénétra à l’intérieur de la pièce et observa les différents objets entreposés ici. Leurs pouvoirs étaient divers et parfois dangereux. Qui y avait déjà eu accès ? Quels objets avaient été pis ? Étaient-ils tous entreposés dans cette même cabane ? Tant de questions qui demeureraient sans réponse.
N’ayant pas envie de contredire Merwyn, il n’y avait aucun doute désormais de sa participation dans cette chasse au trésor fantasque, l’empereur choisit un objet. Un seau qui semblait banal mais qui offrait le même pouvoir que la Vigie. C’était à la fois ridicule et particulièrement pratique. Et Sil’Afian était un homme d’honneur, il n’avait pas peur de froisser sa réputation si cela permettait de rendre Gwendalavir plus sûre. Surtout qu'elle avait déjà été mise à mal lors de ka célébration de ses vingt ans de règnes... mais les gens avaient probablement oublié.

Il observa les bottes qu’avait prises son compagnon de voyage et hocha la tête tandis qu’il lui annonçait continuer à chercher. Chercher les autres participants, les autres trésors…
L’empereur hocha la tête et lui répondit paisiblement.
-Oui. Je pense que l’on peut déjà condamner l’accès que nous avons emprunté pour venir ici. Ensuite... cette recherche sera bien plus longue et compliquée que la précédente, mais je pense en effet qu’il est important de la poursuivre, on ne sait s’il existe d’autres lieux semblables à celui-ci et quels objets y sont gardés.
La sortie fut moins impressionnante et le retour dans les entrailles d’Al-Poll fit frissonner Navid. Ici, l’ambiance était pesante et mortuaire. L’obscurité presque totale et le silence étouffant. Mais il s’en moquait, car son devoir était clair, du moins pour le moment. Rendre la salle inaccessible.
De longues heures défilèrent alors, devenant des jours, jusqu’à ce que leur tâche soit accomplie.

En protecteur bienfaisant, l’empereur proposa à Alex et à Ambre de venir avec lui à Al-Jeit à l’aide d’un pas sur le côté, ou sinon de continuer leur périple tranquillement et il leur fournirait des montures et des vivres.
La promesse fut faite de rester en contact grâce au chuchoteur tandis qu’ils mèneraient leur enquête chacun de leur côté.

Sil'Afian rejoignit avec soulagement son palais, avec un seau et une barbe de quelques jours. Sa tenue était sale et il fut soulagé d’être transporté directement dans son aile privée afin d’éviter les regards curieux. Des gommeurs étaient installés dans ses appartements afin d’éviter les visiteurs inopportuns si bien qu’il dut marcher quelques instants afin de rejoindre sa salle de bain et profiter avec délectation des bienfaits de l’eau chaude et moussante.
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