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C'est quand qu'on arrive?! (feat Lino)

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Terrien__Membre
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MessageSujet: C'est quand qu'on arrive?! (feat Lino) Dim 17 Déc 2017 - 17:59

Rapidement je me retrouve sans argent. La nourriture et le logement coutent chers. Comme partout ailleurs. J'essaye de travailler contre un logement mais mon apparence ne rend pas les choses faciles. J'ai pu me trouver une paire de chaussure, utile pour la marche. Mais j'ai gardé ma robe puisqu'il faisait encore chaud. La seule autre folie que je me suis permise est l'achat d'une cape. Les nuits sont parfois fraiches dehors, et je ne souhaite pas me faire avoir par une de ces violentes pluies d'été. Mais bon, mes cheveux sont encore bien bleus et mes tatouages sont révélés par les bretelles de mon vêtement. Il n'est pas rare que les gens m'observent quand je passe. Personne ne semble avoir tatouages ni cheveux colorés. C'est bien ma veine.

Et tu compte rien faire pour changer la situation ?
Non. Je ne changerai pas pour me fondre mieux dans la foule. Et puis pour les tatouages je n'y peux rien..
Peut être mais je n'aime pas le regard de certains..

J'hausse des épaules. Bah, on verra bien. Promis dès que je le pourrais je me prendrai des vêtements qui ressemblent à ceux du coin.
Il faudrait avoir de l'argent pour ça.

Sam' n'a pas faux. Dans un soupir je m'assois sur le muret d'une fontaine et plonge la main dans l'eau claire. Observant les alentours, je laisse l'eau courir sur ma nuque. Il fait si chaud aujourd'hui.
Tu as vu ça ?

Je tourne la tête vers la direction indiquée par mon frère. Un peu plus loin se tient quelques caravanes, où s'affairent plusieurs personnes. Je peux entendre une vague rumeur de conversations et quelques ordres fusent dans le ciel. Une table est dressé et un homme y est attablé. Mais ce qui est le plus intriguant sont les géants qui se tiennent aux alentours, créant une espèce de cordon de sécurité.
Alors c'est ça les Thüls ?
On dirait bien.
Myya nous en avait parlé comme un clan de guerrier qui vendaient leur services, comme  dans l'escorte de caravanes par exemple. Selon elle c'était des être bourrus, têtes de mules pour la plus part.
Qu'est-ce que tu fais?! s'exclame Samuel.
Je vais demander si il n'y a pas une place pour moi dans leur expédition. Il faut que je me fasse de l'argent et que je vois du pays pour que je comprenne comment fonctionne ce monde.
Un moment de silence puis a voix de Sam' s'élève de nouveau
Fais comme tu veux. Mais en  tous cas ces gars n'ont vraiment pas l'air aimable...

Je me tiens assise à l'arrière de la caravane le corps balancé les cahots de la route. Le bruit des cheveux, des bœufs sont devenus ceux de mon quotidien. Des visages me sont maintenant familier, même si j'ai encore du mal avec certains prénoms. Alors que j'épluche avec soin le légume assez étrange au creux de ma paume, je permet à mon regard de s'égarer. A l'intérieur se trouve le cuisinier de cette petite troupe, Farim ainsi que son aide Sasha. Au commande il y a le vieil homme Jeillos. C'es lui qui me raconte plus de chose sur ce monde, aimant parler et raconter ainsi de nombreuses anecdotes. Les repas autour du feu aide beaucoup aussi. Chacun raconte un bout de leur histoire, ou parle des tentions politiques ou sociologiques du moment. Malgré l'absence de télé ou de journaux le bouche à bouche suffit largement à se tenir au courant de la situation du continent.
Je n'ai pas tous de suite accepté. Il y a eu des questions, de là où je venais, qu'est-ce que c'était ces tatouages. Avec patience j'ai expliqué, mais pour certains cela ne suffit pas. Alors j'ignore les regards de travers, et me fais toute petite. Je fais mon travail, écoute et c'est tous. Et je me suis rendu compte qu'en regardant et écoutant j'apprends beaucoup. La seule personne que je ne comprends pas est peut être Barne. Il se tient à l'écart, rien ne semble échapper à ses yeux sombres et il semble se faire respecter par la plupart des gens de la caravane. Quand j'ai demandé des éclaircissements à Jeillos, sa seule réponse a été un sourire énigmatique. Je ne sais plus exactement depuis combien de temps nous sommes sur la route, je me laisse simplement porté par les journées bien remplis et par les nuits calmes. Il y a eu quelques accrochages, quelques bandits, un tigre des prairie qui passaient non loin. Mais dans l'ensemble tous s'est pas trop mal passé. Mais bon j'ai comme l'impression que ce monde peut réserver quelques surprises
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MessageSujet: Re: C'est quand qu'on arrive?! (feat Lino) Mar 19 Déc 2017 - 17:20

La journée avait été rude, mais il avait apprécié chacun de ses mouvements chacune de ses gouttes de sueur ou de sang répandues sur le sol glacé ou dans les forêts hantées ou-bien encore dans les rues froides et humides des villes lors des nuits à la veille des orages d'été. Il apprécie particulièrement ces moments à contempler les étoiles à ses côtés. Un jour il lui avait dit : « Les étoiles bien qu'une lumière froide et sans âme représente chacun de nous, être entouré de ténèbres cherchant à se distinguer par la force de notre clarté… Mais sais-tu où nous nous trouvons toi et moi ? Nous ne sommes ni l'étoile la plus brillante ni la plus discrète, ni celle qui apparaît pour les contées du nord ou pour le pays de l'est. Toi et moi nous sommes l'Aube et le Crépuscule. »

La nuit était sombre, les bruits de la forêt étaient des plus inquiétants, un mal sévissait, cela ne faisait aucun doute. Lino se glissa hors de son duvet et se dirigea vers le feu qui crépitait au milieu du camp. Un morceau du gibier chassé ce matin continuait de cuire tandis qu’un mercenaire tentait de raviver les flammes, seul rempart entre lui et le froid mordant de cette nuit. Lino s'assit sur une souche et sortit sa dague de son fourreau dans le but de l’affûter. La lame noire luit à la lumière qu’irradiaient les braises, il passa son silex plusieurs fois dessus, de long en large, les étincelles ne tardèrent pas à se faire entrevoir. Le mercenaire qui n’avait pas bougé depuis son arrivée, toussota pour attirer son attention.
-Sarianne nous a dit qu’il y avait trois caravanes, protégées par une vingtaine de thüls et une trentaine d’itinérants tous armés… Et il y aurait un marchombre aussi…
-Et qu'est que tu veux que ça me fasse. 
-Mais tu ne comprends pas. On n'a aucune chance ! nous sommes sept, ils sont quarante, voire cinquante ! Le boss a perdu l’esprit on ne peut pas s’attaquer à une escouade de guerriers sans se faire écraser
Lino s’arrêta d’affuter sa dague et regarda son interlocuteur, sa voix se fit plus froide que la mort, il avait mal dormi et il était de mauvaise humeur.
-Écoute-moi gros lard, nous sommes sept mercenaires : un géant capable de battre un ogre au bras du fer, une femme plus rusée qu’un renard, deux jumeaux capables des crimes les plus affreux, un faël renégat qui tire plus vite que son ombre, toi dessinateur moyen et expert en poison et moi avec ma dissidente. Je pense que ça équilibre vachement les forces. Toi, Arquine et sa sœur vous vous occuperez de la dernière caravane, Irgo et Sarianna s'occuperont de stopper la première et pour la caravane du milieu Ölure et moi on s’en occupera.
-mais le marchomb…
Sans lui laisser le temps de finir, il se releva tel un ressort et effectua un salto arrière pour arriver derrière Freguir et lui plaça sa dague sous le cou.
-Doute que l’on puisse y arriver, et je te tuerai si tu as le malheur qu’un de ces thüls ne le fasse à ma place. 
Il relâcha sa prise et se rassit sur sa souche pour continuer d’affuter sa dague.
 
L’aube. Ils étaient tous embusqués autour des caravanes qui n’étaient pas encore totalement éveillées. Les rayons du soleil perçaient à peine les nuages qui commençaient à se faire menaçants. Ils avançaient discrètement vers leur poste. Ils n’attendaient plus que le signal d'Irgo, cette brute sans cervelle devait renverser la première caravane et ainsi provoquer la panique dans le camp. Il ne se fit pas attendre longtemps, on entendit d'abord un hurlement capable d’effrayer une armer de raïs, puis l’on vit arriver en courant sur la route un guerrier qui portait une armure hideuse pesant bien une cinquantaine de Kilo. Il portait dans son dos une massue énorme qu’il aurait fallu utiliser à deux mains, mais cela ne faisait aucun doute que pour le géant une suffirait largement. Il percuta sans aucune délicatesse le chariot qui se renversa sans problème, les guerriers alertés dégainèrent leurs haches et leurs épées en courant vers le titan. Soudain l’on entendit le sifflement d’une flèche tirée par Ölure. Non, pas une flèche mais deux, qui allèrent se planter dans le buste d’un guerrier blond qui brandissait une hache démesurée. Deux secondes après un itinérant subit le même sort. Les cris de peur et les hurlements de terreur se firent entendre. Surgir des buissons près de la dernière caravane les deux frères et sœurs vêtus de tunique bleue, ils frappaient sans relâche quiconque se présentait devant eux, Thül, homme, femme, enfant… bientôt le sol fut jonché de cadavres. Freguir avait dessiné des flammes autour du camp empêchant ainsi toute retraite. Sarianne qui avait infiltré la caravane depuis le départ se mit à la recherche des sphères graphes, objets de cette mission, tout en éliminant deux thüls en un instant et à son habitude en jouant de son charme. C’est à ce moment que l’on vit surgir le marchombre tant attendu par Lino. Il attaquait avec férocité et rapidité le géant, qui brandissait une masse de guerre comme si elle avait été un hochet, tout en évitant les flèches du Faël embusqué. Les forces étaient équilibrées, mais les mercenaires ne tarderaient pas à perdre des effectifs.

C'est alors que Lino sortit des ténèbres et des flammes tel un démon. L’on distingua d’abord une main blanche puis une silhouette humanoïde, un homme vêtu d’une armure légère et d’un manteau noir à capuchon lui masquant son visage. Il brandissait une épée plus noire que la nuit dans sa main droite et dans sa main gauche dague tout aussi sombre. Trois Thüls se précipitère sur lui. En un instant le premier s'écroula la gorge ouverte, le deuxième le rejoignit au sol la dague noire plantée dans le cœur. Le dernier finit embroché par une lame ténébreuse, l’on pouvait lire sur ses yeux une douleur incommensurable. Dans le même instant Irgo s'écroula, couvert de nombreuses blessures trois flèches dans le corps et la dague du marchombre plantée dans sa tête. Une femme s’interposa entre son mari qui venait d’être blessé et Sarianne. Au moment où cette dernière leva sa dague pour exécuter la femme elle reçut une flèche dans la jambe et recula pour se mettre à l’abri. Les deux jumeaux commencèrent à perdre du terrain ils semblaient blessés et fatigués. Avec ses dessins Freguir lui réussissait à maintenir ses adversaires à distance. Öluren n’avait pas été repéré mais il ne tirait plus autant qu’avant il avait moins de flèches. Tout en regardant ce spectacle et en mettant à terre un cinquième itinérant qui avait eu l'audace de se mesurer à lui, Lino repéra le marchombre qui s’avança vers lui, il était encore trop loin pour pouvoir l’affronter. Alors il changea de stratégie, il saisit une enfant de la caravane et entendant les cris d’horreur de la mère tous cessèrent la bataille pour regarder le monstre qui tenait sa dague sur le coup de la petite fille qui pleurait à chaudes larmes. Un calme plat était tombé.
-ha… On peut enfin s’entendre penser. Bien, cher itinérant, vous êtes en possession de sphères graphes, sortez les de leur cachette et donnez les à cette femme, il ponctua ses mots en désignant Sarianne, puis je relâcherai cette jeune fille.
Sans hésitation un homme bourru retira une latte d’une des caravanes pour en prendre un sachet qu’il donna à Sarianne, cette dernière boita jusqu’à la barrière de flammes et un passage s'ouvrit pour la laisser passer. Lorsqu'elle s’avança …
- Vérifie le contenu.
Elle s’exécuta.
- Alors ?
- Cailloux.
-Vous ne me laissez donc pas le choix…
-Pitié ! NON !
Il s’agenouilla près de la fille et lui parla doucement comme pour la rassurer.
-Tu vois ma belle je leur est laissé une chance de te sauver mais ils ont préféré protéger leurs précieuses sphères et sais-tu pourquoi ? Non ? Et bien parce qu'ils ne veulent pas de toi car tu es différente, tu es forte et eux ils sont faibles, ils ont peur de toi et ils avaient décidé de te tuer… Mais vois-tu nous avons été chargé de venir te récupérer pour ne pas qu’ils  te fassent du mal. Tu vois la femme la bas près des flammes ? Bien. Tu la connais, cours vers elle, elle est ton amie, elle te protègera de ces méchants hommes là, tu la rejoins et tu la suis, d’accord.
-Mais j’ai peur…
-Tu voudrais être belle comme elle ? Oui ? Elle va t’expliquer son secret mais il faut que tu la suives pour ça, tu y vas ? Très bien. Cours !
La petite fille s’élança, sa mère s'apprêtait à crier son nom alors qu’une flèche alla se planter dans sa tête la réduisant au silence. Le combat reprit de plus belle. Sarianne et la petite fille avaient disparu derrière les flammes. Tout en ce battant contre un thül la jumelle héla Lino 
- C’est quoi ce plan foireux, Lino ?
- Une survie ! À mon signal vous fuyez c’est compris ? On se retrouve vous savez où ! 

Il finit un itinérant lorsqu’enfin le marchombre l’attaqua. Ses coups étaient fluides et gracieux ils manquèrent à chaque fois de peu de toucher Lino. Ce dernier paraît et attaquait avec le plus de vitesse possible tout en mettant gentiment son plan en place. Puis il se fit désarmer de sa dague, effectua un salto au-dessus du marchombre parât un coup d'estoc avec Dissidente et lui coupa le bras armé. Le marchombre contempla son sang sortir de sa moitié de bras sans hurler, hébété. Puis Lino enfonça doucement sa lame dans son cœur la laissant se délecter du sang de son adversaire. Puis il dessina.

Une brume noire se répandit sur le champ de bataille tous les mercenaires prirent la fuite laissant leur adversaire à moitié mort. Lorsque la brume disparut aussi vite qu’elle était apparue l’on pouvait distinguer un autre mercenaire à terre parmi la trentaine de cadavres au sol : la jumelle, Irilla. Elle avait une flèche dans le cou. Lino n’avait plus la force de se battre il était vidé de toute énergie. Dessiner représentait toujours une tâche épuisante pour lui, en particulier lorsque le dessin est aussi grand. Je viens de me condamner pour sauver une bande de mercenaires, pensa-t-il. Mais personne ne l’aurait sans qu’il défende sa vie.
-Allez approchez bande de vermines, je suis Lino et je ne vous laisserai me prendre sans…

Bing !

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MessageSujet: Re: C'est quand qu'on arrive?! (feat Lino) Jeu 4 Jan 2018 - 13:19

Je fais mon plein de solitude et de calme. Bien sur le sommeil m'a fui cette nuit comme les autres. Ce nouveau monde, les nouveaux codes qui le régissent et mes nouvelles habitudes dans cette caravane n'aident pas à calmer mon esprit agité. Je ressasse continuellement mes différentes rencontres, les choses nouvelles que j'ai pu rencontrer. Alors que la nature se réveille doucement autour de moi, je continu à dessiner avec énergie dans mon carnet qui arrive vers sa fin. Visages plus ou moins complet ou silhouettes côtoient des paysages et silhouettes animales.
On devrait rentrer soeurette. A la vu de la non réaction de ma part il continue. En plus je te rappelle qu'on s'est faufilé hors de la caravane à l'encontre des ordres du Thül
Un sourire vient étirer mes lèvres alors que sa mention, j'attaque une représentation du géant qui n'avait pas voulu nous laissé passer il y a quelques heures. Pourtant que je lui avais demandé gentiment mais rien à faire.
Je le comprends. C'est un peu lui et ses camarades qui sont en charge de notre sécurité.
Je fais la moue, accentuant par la même occasion les traits sévères du Thül. Surtout qu'on a bien vu que ces bois ne sont pas comme chez nous. Des bébêtes sauvages qui peuvent faire de nous une seule bouché sont nombreux. On rentre ?
Dans un souffle agacé je glisse dans ma sacoche carnet de croquis et mes fusains puis me lève en chassant l'herbe présente sur ma robe.

-D'accord on y va. Qu'est-ce que tu peux être rabat...
N'oublie pas. Il faut être discret pour rentrer. Ou on va nous passer un savon
-.. Rabat joie.
Je reprends ma route en direction de la caravane. Tu me prends pour une idiote aussi? J'aimerai éviter de me faire repérer tu sais. Surtout que cette mini montagne ne m'a pas l'air des plus commodes..
Un raclement de gorge se fait entendre dans mon dos alors que nous arrivons à la lisière. Je me stoppe net, n'osant tourner la tête.
Je crois que c'est raté.

Dix minutes que Ragn est en train de me remonter les bretelles. Non pardon en train de me postillonner dessus. Je me retiens pour exploser à la demande de Samuel. Après tous je suis en tords. J'ai outrepassé ses ordres. Mais je n'apprécie pas qu'il m'ait traîné derrière lui jusqu'aux caravanes telles une gamine.

Je suis désolé mais tu es une gamine soeurette. Si tu m'avais..
-Oh ca va toi ! Je ne t'ai rien demande donc tu tais maintenant !

quelques personnes autour de nous se taisent et me fixent d'un air halluciné. Quand à Ragn, il me fixe avec incompréhension.
C'est compréhensible. Je pense que personne n'a osé lui parlé comme ça. J'ouvre la bouche pour répliquer mais Sam' reprend, d'un ton n'en admettant aucune. Je t'ai déjà dis d'arrêter d'en parler aux gens. Tu te rappelle de la dernière fois ? Son ton se fait plus tranquille. Attention il revient à la charge.
Avec horreur je vois les yeux du Thül s'assombrir alors que sa peau pale rougis de colère. Mais il n'a pas le temps de continuer. Un hurlement se fait entendre un peu plus loin. Je sursaute, scrute les lieux des yeux mais rien n’apparaît à mes yeux. Il n'en faut pas plus. Ragn pose un bref regard sur moi avant de donner les ordres. Mais déjà un fracas se fait entendre, suivit de hurlements. Rapidement la panique s'installe.
Il faut bouger Alice et vite !
Mais je reste ébahis par la violence soudaine.

Un vague de feu vient de se soulever, cernant le camps, bloquant ainsi les tentatives de fuite. Je tourne sur moi même, cherche les attaquants du regard. L'horreur de la situation vient me percuter aussi violemment qu'un coup de poing. Les lames brillent à la lueur des flammes. Des hommes et des femmes cherchent à défendre chèrement leur peau tandis que les attaquants ne semblent pas faire de distinction, prenant tous le monde comme cible. Thül, caravaniers mais aussi femmes et enfants sont abattus sans distinction. Alors qu'un sentiment d'horreur s'empare de moi mon corps se mets en mouvement. Je sais que je ne peux faire front comme eux. Ma seule arme est le couteau de Jaël dont je ne me suis jamais séparée. Mais je ne sais pas comment l'utiliser, et en quoi me faire tuer aidera qui que ce soit ? Écoutant les mises en garde de Sam', je me faufile dans la foule. J'attrape quelques enfants sur la route que j'emmène avec moi. Avec patience j'aide les plus petits à se cacher, en calme d'autres, expliquer quoi faire aux plus vieux.
La bataille qui se livre derrière moi me semble abstraite, irréelle. Les médias ont souvent dis que les nouvelles générations côtoyaient de plus en plus de violence. Mais si ce qui se passe à la télé ou sur les jeux vidéos n'a aucun rapport avec ceci. Les cris des blessés, des morts semblent rugir à mes oreilles. Il y a aussi le cliquetis des armes, brutales. Mais surtout il y a les corps qui commencent à parsemer le sol, gorgeant le sol de sang. Tous cela est bien trop réels. Je tente de ne pas m'y attarder, mais je sais déjà que ces images viendront tenir compagnie à celle de Jaël et elles viendront sûrement me hanter quelques nuits. Soudain tous se suspend. Un homme encapuchonné se tient sans peur au milieu des gens, une enfant contre lui. Je serre les dents en voyant la lame effilée posée sur la gorge de cette dernière. J'étais un peu loin de la scène et je ne souhaitais nullement m'en approcher. Mais je vois un des caravaniers donner un sachet à un des attaquants. Qu'est-ce que cela peut bien être? Puis des paroles sont échangées. Je me tends quand l'homme à capuche se penche vers la gamine. Que peut-il bien lui dire ? Puis la petit fille court vers l'extérieur des caravanes, récupérée par une femme. La mère hurle son désespoir avant de se taire subitement. La flèche plantée droite dans son crâne rend la situation toujours plus sordide. La bagarre reprend de plus belle. Puis une écharpe de brume s'installe.
Ce n'est pas naturelle.. Un dessin ? J'acquièse. Elle est trop sombre et dense pour être naturelle. Il s'échappe.. Et l'enfant ? Ils ne peuvent garder l'enfant ?[/color] Peut être que certains seront prêt à aller à sa recherche. Mais il y a des blessures à panser et des morts à enterrer. Peut être que ce sera simplement oublié. Comment ça oublié ? Comment on pourrait oublié une enfant ? Je... Regarde La brume s'était dissipée, dévoilant toute l'horreur de la situation à la lumière du petit matin. Les corps étaient figés dans des poses obscènes, avec des visages tendu par la peur. Et au milieu de tous ça, un des attaquants était resté. Celui à capuche. La colère vient s'enflammer dans mes tripes. Je tourne la tête. Je remarque la caravane renversée, dont des objets traînent dans l'herbe. Sans réellement prêter attention à ce qui se passe je vais ramasser la lourde poêle qui erre dans l'herbe et me dirige vers l'homme, dos à moi. Je comprends qu'il parle, se donnant de grand air sûrement. Mais qu'en ai-je à faire ? Rien. San réfléchir réellement je soulève à deux mains le lourd ustensile et tape l'arrière du crâne de l'inconnu. Celui-ci s'écroule comme une marionnette a qui on avait coupé les fils. Sans un seule émotion je regarde le corps immobile.
Tu n'y es pas aller de main morte constate mon frère avec une certaine satisfaction. Un sentiment partagé. Il ne le méritait pas. Autour de nous les voyageurs s’organisent. Je ne redresse la tête seulement quand la voix familière de Ragn résonne derrière moi.

-Je ne sais toujours pas si tu es inconsciente ou non. Mais tu as du cran ça c'est sur. Il distribue quelques ordres, tandis que je l'observe. Je devine facilement  les blessures qui ont rougis sa tunique ou la plaie sanglante qui lui décore un de ses bras.
-Qu'est-ce que vous allez en faire ?
-On va l'attacher, et l'interroger. On ne peut pas laisser la gamine aux mains de ces mercenaires.


Je fronce des sourcils. Mais déjà des hommes s'emparent de celui qui est au sol et le tire un peu plus loin.
On devrait aller s'occuper des gamins et donner un coup de main. Il ne se réveillera pas tous de suite si tu veux mon avis
Pendant un bref instant je reste immobile, fixant l'endroit où avait disparu le trio avant de me mettre en mouvement. Il n'a pas fallut longtemps pour les enfant se dispersent, retrouvant leur famille. Peu être que pour d'autres ce ne sera pas le cas je pense avec amertume. Puis Sasha vient à ma rencontre, me traînant pour venir aider les nombreux blessés. Ainsi je vais de blessé en blessé, vérifiant la température, donnant de l'eau ou donnant un coup de main à ceux qui prodigue les premiers soins. Mais cette occupation ne me permet absolument pas de penser à autre chose. La rancœur est là, bouillonnant dans un coin de ma tête, prenant petit à petit plus de place. Finalement c'est une des femmes qui me chasse, me sentant totalement ailleurs et ayant avisé mes mains tremblantes. Mais elle se trompe de raison. D'un pas vif je me dirige vers là où avait disparu les Thüls et le mercenaire.
« Je ne crois pas que ce soit une bonne idée..
J'en ai rien à faire de l'avis de Ragn.[/color]
Mais..

Je claque ma langue sur mon palais coupant Sam'. Puis me stoppe. Je suis à quelques mètres à peine du quatuor. Que ce passe t-il ici ?
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MessageSujet: Re: C'est quand qu'on arrive?! (feat Lino) Jeu 4 Jan 2018 - 19:05

Trois flèches, plantées l'une dans l'autre. Et au centre de la cible. Des progrès indéniables, Lino était fier.
-Tire encore.
Une quatrième flèche alla se planter dans les autres flèches.
-Tien essaye cette flèche, je l'ai fait fabriquer par mon artisan personnel.
La corde amenée jusqu'au visage, la respiration s'apaise, lâcher. Le trait est rapide et lorsqu'il arrive sur les autres flèches ces derniers se brisent toutes et l'arbre qui servait de cible commence à brûler.
- La flèche est une ligne qui traverse le temps, ne l'oublie pas.


-Mais tu vas parler oui !
Le coup de poing qui aurait détruit un rocher atteint lino en plein visage, ce dernier aurait valsé à plusieurs mètre si un thül ne le tenait pas fermement par les épaules.
-Tu veux que je parle mais tu ne m'as posé aucune question, ours élastique.
Alors que le thül maintenant énervé s'apprêtait à lui envoyer un uppercut de tous les diables, une jeune fille aux cheveux bleus arriva et ce mit à gueuler sur l'un des thul qui lui bloquait le passage. Puis elle appela l'ours élastique : “Ragn”. Tel était son nom. Les deux personnages entrèrent dans une conversation pour le moins animée. L'un voulant à tout prix venir voir le mercenaire, l'autre voulant l'en empêcher.
Pendant ce temps Lino chercha à se remémorer ce qui s’était passé :
“Nous avons attaqué les caravanes, ça se présentait mal, nous avons enlevé la petite, j'ai dessiné, ils se sont échappés… Et après ? Après j'ai été assommé par-derrière. Puis on m'a réveillé avec un seau d'eau glacé et maintenant je suis pieds et mains liés, un thül me tient par les épaules, ou plutôt, me broie les épaules pendant qu'un autre me tabasse pour savoir où est la fillette et que le troisième regarde. Et maintenant une gamine aux cheveux bleus qui ne fait que de me donner mal au crâne. Et… Tiens . »

L'étrange fille passe l'embargo des thüls et se dirige vers lui en l'insultant de tous les noms. Puis elle se met à le frapper, encore et encore jusqu’à ce que ses poing en souffrent. Mais elle ne s'arrêta pas là, elle se mis à lui poser une série de questions toute plus ennuyeuses les une que les autres.
-T'es marrante, tu me poses des questions, ils me posent des questions, et vous ne vous en posez pas. Si on vous a attaqué c'est parce que vous avez des sphères graphes, or étiez-vous au courant ? Aviez-vous la simple pensées que cette caravane de carotte et de courgette pouvait transporter les perles du Dessin ? Je parle pas pour l'ours élastique, lui, bien sûr était au courant. Et pourtant il ne t'a pas prévenu, aucun d'entre vous. Vous êtes fait attaquer par un groupe de sept mercenaires en étant ignorant du chargement et des risques que vous encouriez en empruntant cette caravane ! Ce thül était prés à tous vous sacrifier pour protéger les sphères, c'est ce que j'ai démontré avec la petite fille, j'aurais pu la tuer car vous nous avez donné des cailloux, mais je ne l'ai pas fait, donc d'un certain point de vue j'ai sauvé cette petite que vous alliez sacrifier. Alors maintenant, qui est le démon ?
-Ferme là !!!!!
Ragn leva son poing et l'abattis de toute ses forces sur le crâne de Lino.

Il se réveilla le lendemain avec une horrible migraine et… Dans une cage faite de bois et de cordes.
- C'est une blague, observa-t-il.
Quelqu'un lui initia le silence.
- Bon, bon je me tais.
Ce quelqu'un se mit à l'insulter de tous les noms, Lino n'y prêta aucune attention, tout son être était tourné vers son épée.
- Où est tu ?
La nuit fut très longue Lino voyait passer devant lui des visages haineux et parfois l'un de ces visages lui posait une question à laquelle il ne répondait pas. La jeune fille aux cheveux bleus était passée aussi à un moment et lui avait tenu des propos sur les morts, les gamins une en particulier.
-T'es bizarre toi, t'es la seule qui ne me pose pas ces questions avec un regard haineux… Tu les poses avec des regards haineux .

Plus le temps passait plus on torturait Lino pour savoir où étaient ces complices et où était la fille. Torture est un bien grand mot, quand il pensait aux tortures des mercenaires, les malheureux coups de poings des géants ressemblaient à un massage. Lino pouvait s'échapper facilement, il avait retrouvé ses forces, bien qu'il le dissimulait en faisant semblant de tomber dans les pommes, mais il avait besoin d'un renseignement : Où sont les sphères graphes.

Un jour alors que la drôle de gamine, avec qui il avait le plus « parlé », prenait le tour de garde de la cage il demanda.
-Vous avez enterré mes compagnons ?
Simple formule pour amadouer les pigeons, une technique qu'il avait apprise à Al-far par un voleur talentueux.
- Pourquoi ? Demanda-t-il ensuite.
La conversation n'allait pas tarder à s'attendrir et au bout de trois jours il aurait l'information tant espérée.
Au bout d'un moment un thül vint tout foutre en l'air.
- Ne lui parle pas ! Ce sont les maitres des farouches, ils te mentent et ils te tuent en te faisant croire que c'est ta volonté !
-Vous avez raison, regardez moi je suis un démon personnifié, c'est pour cette raison que je suis dans cette cellule et qu…
- Ferme-la ! Ou je t'arrache tes tripes de raï et les éparpille autour de ton corps sans vie !
Lino à ce moment parla de sa voix la plus froide.
-Tu t'en sens capable ?
Le thül frissonna et avait reculé d'un pas, quand il le voulait Lino était vraiment un démon.

Lors d'une nuit il fut pris de convulsion et son visage perlait de sueur, il délirait et commençait à gémir. Il lui manquait quelque chose. Une personne lui parla il n'écoutait pas.
- Dis..Di...Dissi...D…
Une voix murmura quelque chose tandis qu'une autre parla si fort qu'elle fit trembler la terre. La première voix apaisa Lino.
- Dissidente…
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C'est quand qu'on arrive?! (feat Lino)

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