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Deux grains de folie dans le vent, deux âmes brûlantes [PV]
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Caym Cali
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Caym Cali
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22.10.19 23:49
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Le labyrinthe
Caym n’avait jamais pénétré un hiatus depuis qu’il savait dessiner. Principalement parce que ceux-ci se trouvaient dans des territoires désolés où il n’allait pas à pied. Ou il n’allait pas tout court.
Alors pourquoi cette soudaine exception ?
Parce que la vie est compliquée et que le mentaï avait une réunion avec un chef de ses gangs dans un trou perdu non loin. Et comme il n’y était jamais allé, il ne pouvait pas s’y rendre d’un Dessin. Non, il devait y aller comme tous les autres mortels : à pied. Ou plutôt à cheval, car sa bonté avait quand même des limites.
Mais, lorsque son destrier avait mis le premier sabot dans cette zone non-dessinable, le mercenaire avait senti ses poils se hérisser sur ses bras. Il avait songé à faire demi-tour et contourner la zone maudite mais… il était pressé. Et parfaitement capable de se défendre sans Dessin. Il était un guerrier sur-entrainé, certes le Dessin lui fera défaut en cas d’attaque inopinée, mais il n’en reste pas un tueur.
Alors il avait avancé, son instinct lui criant de ressortir aussi vite que possible de ce piège. Car piège il commençait à y croire dur comme fer. Autour de lui, des haies poussaient le contraignant à avancer suivant le bon vouloir d’une nature capricieuse. Lorsqu’il avait essayé de sauter par-dessus la haie avant qu’elle n’atteigne un mètre le buisson s’était recouvert de ronces affilées dont les tentacules avaient tenté –vainement- d’éventrer son destrier.
Alors il serrait les dents et suivait le chemin sinueux, choisissant toujours de tourner sur le chemin le plus à droit qui s’offrait à lui. Autour de lui, la haie avait dépassé les deux mètres, des fruits colorés sortaient des feuilles pour s’envoler dans les airs tandis que le ciel se colorait de nuages qui faisaient douter Caym. Il avait l’impression d’avoir mangé des champignons hallucinogènes, le monde devenait fou.

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Myya Liandra
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Myya Liandra
Faël



03.11.19 20:50
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Un Arbre Passeur défectueux

Cela faisait maintenant quelques années que la Faëlle avait quitté toute âme qui vive. Partant à la découverte de contrées inhabitées elle s’était dirigée vers le Nord pour franchir la chaîne du Poll. Elle avait alors erré dans les sombres routes par-delà la frontière, vivant au jour le jour dans les territoires sauvages. Elle finit par se retrouver à la limite des royaumes Raï, mais face à cette race ignoble son instinct de Faël lui cria de changer de direction, optant alors pour l’Ouest. Myya fut alors confrontée aux étranges marais d’Ankaï, et c’est après une rude traversée pleine de boue et de moustiques qu’elle se retrouva face à son destin. Se dressait devait elle des bois mystérieux. Dans son immensité, cette forêt, sauvage et imprévisible, ignorée du monde, était différente de toutes celles que Myya connaissait. Des arbres entremêlés entres-eux, tronc noueux qui couvraient la voute céleste par leur densité, ne laissant passer que les rayons du soleil. Les animaux quant à eux n’avaient aucune crainte à sa vue, comme si toute présence d’un être vivant, qu’il soit Faël ou Humain, leur était étrangère.
Trouvant la paix dans ce lieu, il devint son foyer pendant plus de deux années. Isolée du monde, de tout contact avec la race humaine, la Faëlle guérissait peu à peu de ses propres blessures.

Mais en plus de la faune et la flore atypique, elle fit alors la connaissance d’un peuple local, très étrange, très petit. Des êtres humanoïdes qui se caractérisaient par leur taille réduite. Elle apprit à les observer, les étudier. Ils passaient leur temps à grimper aux arbres, manger des framboises ou se pavaner avec leurs étranges chapeaux. Amusants, mais tellement innocents, comme si la perversion humaine ne les avait jamais touchée. C’est pourquoi Myya les toléra en nouveaux voisins, car dans cet endroit isolé qui était devenu sa nouvelle maison, la noirceur qui inondait son être, restait tapis dans l’ombre. C’est ainsi que dans sa solitude, Myya se fichait de savoir si le monde allait sombrer dans un chaos profond, car plus rien ne l’importait.

Cette alors que les choses devinrent plus compliquées. Alors qu’elle chassait, un Minus (comme elle les appelait) lui fit détaler sa proie. Non motivée à suivre les traces de la bête elle se contenta d’espionner le bruyant individu. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle le vit s’arrêter devant vieux sureau, poser ses mains sur le tronc et disparaître devant ses yeux. Étonnée la Faëlle se précipita vers l’arbre, observant les alentours pour repérer son jeune ami. Mais celui-ci avait bel et bien disparu. Myya fit alors ce que son être lui criait de ne pas faire : elle posa ses mains sur le tronc. Aussitôt fait elle se retrouva aspirée, sa seule pensée : « un arbre passeur ».

C’est là que tout devint étrange, la forêt fit place à une étrange colline qui semblait sans fin … était-ce une plaine? Myya avait perdu tout sens de l’orientation. Là où quelques secondes plus tôt des arbres hauts d’une trentaine de mètres surplombaient sa tête, un ciel dégagé apparaissait. Ciel sans soleil parsemé de petits nuages en coton.

Déboussolée, la Faëlle essayait de reprendre ses esprits. Qu'avait-elle mis dans son ragoût la veille ? Cela ne pouvait être qu’un rêve! Son cerveau semblait le croire, mais son instinct lui, lui susurrait que tout était bien réel. Myya avait songé à s'être retrouvée face à un arbre passeur qu'il l'avait transporté on-ne-sais-où, mais le paysage semblait tellement irréel qu'elle n'en était plus si sûre.

Se risquant à faire un pas en avant, elle n’eut pas le temps de poser le pied-à-terre que le paysage autour d’elle se transforma. L’herbe se mit à pousser, grandir sans s’arrêter. Bientôt elle dépassa la taille de la Faëlle et ce n’est qu’après de longues minutes que cette soudaine croissance inexpliquée se stoppa. Tournant sur elle-même, elle se retrouva dans un tout autre environnement. Mais n’eut-elle pas le temps de respirer qu’un grondement la mit en alerte. Tendant son arc, elle se savait en danger. Toutefois la vision de la Faëlle était faussée dans cette broussaille, il était impossible de savoir d’où le danger surgirait. Sa dernière option : prendre ses jambes à son cou. Son arc dans une main, son sabre dans l’autre, la Faëlle essayait de se frayer un chemin à travers la brousse.
Son cerveau fonctionnait à toute allure, tout cela était bien trop réel pour que ce soit un rêve. La seule question était : se trouvait elle encore en Gwendalavir ?
Alors que son esprit tentait de trouver une analyse logique à sa situation, ses pensées furent soudainement interrompues. Dans sa course aveugle, la Faëlle venait de heurter un mur de ronces!

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Caym Cali
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Caym Cali
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11.11.19 15:09
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L'asphixie

Caym regarda les arabesques de fumées qui s’élevaient à quelques pas de lui et tira sur les rênes. Son instinct qui jusqu’à présent se contentait de lui hurler de fuir lui indiquait désormais qu’il allait mourir, ces fumées semblaient terriblement toxiques. Merci l’instinct. Le mentaï se demanda un bref instant depuis quand son sixième sens était aussi inutile. Mais il n’eut pas le loisir d’approfondir la réflexion à propos de son intuition révélant des évidences, le brouillard s’approchait désormais de lui.
Il talonna sa monture, le regard plissé essayant de deviner les intentions des volutes vertes. Il inspira une première goulée d’air pur, puis une seconde ainsi qu’une troisième, gonflant ses poumons au maximum jusqu’à une douleur dans son plexus l’informa qu’il ne pouvait plus augmenter la taille de sa cage thoracique et donc de ses poumons.
Le mercenaire observa le premier sabot qui traversa l’étrange nuage. Il toucha le sol sableux et provoqua quelques remous dans l’air. Rien ne se passait. Mais il ne s’en sentit pas rassuré pour autant. Le cheval continua son avancée, nerveux. Caym sentait la bête s’agiter sous lui, mais il la força à tenir le cap.
Bientôt, il plongea également dans ces nuages inquiétants, la respiration bloquée.
Cela ne faisait que quelques secondes que lui et sa monture avaient pénétré dans cette zone probablement mortelle, mais Caym commençait à se demander si ce gaz n’était pas inoffensif. Pour lui démontrer le contraire, sa monture ne tarda pas à faiblir et projeta le mentaï au sol qui se réceptionna d’une roulade. L’animal ne tenait plus sur ses jambes et se roulait désormais sur le sol. L’abandonnant à son destin incertain, l’homme se remit sur ses pieds et continua le chemin, bien décidé à sortir de ce maudit labyrinthe.
Se concentrant sur sa respiration, et principalement sur ses lentes expirations, le pas du mercenaire du Chaos était lent. Il avait l’impression que le gaz lui piquait désormais le visage et il avait envie de respirer. Mais il ne devait pas céder à ces impulsions.
Alors, mettant un pied devant l’autre il continuait. Sa vision se réduisait et il avait des points noirs qui commençaient à danser devant ses yeux. Chaque mouvement lui semblait de plus en plus difficile, mais il ne pouvait pas respirer… Il réalisa soudain que ses genoux venaient de toucher violemment terre, et très rapidement après, que son visage mordait la poussière.
Désormais, le manque d’oxygène ne lui promettait qu’une seule alternative : la mort.
Or… il n’avait pas envie de passer du côté des cadavres de si tôt, il préférait encore tenter sa chance avec… avec quoi ? Pourquoi mourir ? Son esprit était aussi embrumé que les environs et il ne parvenait plus à aligner correctement ses pensées et ce fut son corps qui prit la relève. Sa bouche s’ouvrit et il aspira de l’air. Goulument. Douloureusement.
Il revivait. Il se traina sur le sol, vers l’avant, espérant vivre plus longtemps. Il devait sortir de là. Et, devant ses yeux plissés, il lui sembla que près du sol, le gaz se faisait de plus en plus rare. Un mètre plus loin il en eut la confirmation.
L’espoir s’infiltra en lui. Un sourire étira ses lèvres couvertes de poussière et il s’avança encore un pue, à quatre pattes, jusqu’à parvenir à voir le ciel bleu au-dessus de lui. Il se laissa choir de soulagement et regarda d’un air narquois les volutes vertes qui dansaient derrière lui.
Pris d’un fou-rire incontrôlable l’homme se laissa aller à une joie indescriptible qui le prenait aux tripes et le faisait pleurer tant ses zygomatiques se contractaient. Il peinait à retrouver son souffle et réalisa à peine qu’il en était à se rouler par terre. En fait, il essaya de se relever pour continuer son périple, mais il ne pouvait calmer ses nerfs. Pire encore, il commença à chanter.

-Et pourtant il faut viiiiivre ou surviiiiiiivre.


Ses pas semblaient ceux d’un ivrogne tant il oscillait, et désormais il n’y avait plus le moindre doute qu’il s’agissait des effets du gaz… Il ne lui restait plus qu’à espérer que cette malédiction d’efface rapidement, et qu’il ne croiser personne d’ici là.

-Etre heureux ou malheureuuuuux, vivre seul ou même à deuuuux. OHhhhhhhhhoooooo.


Et malheureusement pour lui, au croisement suivant l’attendait un être vivant, et doté d’une ouïe ainsi que d’yeux fonctionnels.

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Myya Liandra
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16.11.19 10:20
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Au bord du Gouffre

Myya était bloquée. devant elle se tenait une sorte de mur de ronce, en levant les yeux elle ne voyait pas le bout, le mur se perdait dans le ciel. À la mode du haricot géant de Jack, elle se demandait si en l’escaladant elle retrouverait sa poule aux oeufs d’or. Toutefois les épines, aussi longues que ses mains et aussi aiguisé que son sabre l’en dissuadaient. L’escalade devenait synonyme de crucifixion. Elle regarda alors à droite, puis à gauche … le rempart d’épines se dressait sans fin le long des hautes herbes. Myya était tout simplement bloquée!

Il n’y avait plus rien de logique, la Faëlle avait dû se cogner la tête très fort pour arriver dans un tel endroit, car celui-ci ne pouvait qu’être le pays des rêves. Pays des rêves, ou des cauchemars ! Le grognement qui l’avait poursuivie tout le long de sa course dans les hautes herbes avait cessé, mais cela n’avait rien de rassurant car Myya sentait peser sur elle un regard dangereux. Elle se sentait épiée, mais surtout en danger!

Écartant la solution de faire demi-tour, la Faëlle tenta le tout pour le tout en commençant à couper les ronces qui se trouvaient devant elle. Des branches tombèrent, mais aussitôt de nouvelles pousses se dressaient devant elle. Essayer de franchir cette barrière épineuse relevait du suicide. C’est alors que les fourrées commencèrent à se mouver, quelque chose était en train de ramper vers elle. À choisir entre être dévorée par un serpent géant ou tenter le tout pour le tout à s’engouffrer dans les ronces, elle choisit les ronces.

Pendant ce qui lui sembla une éternité, Myya se frayait un chemin à coup de sabre. Tandis qu’elle coupait une ronce, deux autres naissaient sous sa lame. Elle sentait ses vêtements se faire déchiqueter, sa peau brûlait de partout, les épines lacérant sa peau. De son autre main elle protégeait ses yeux, avançant à l’aveugle dans cette jungle mortelle.

C’est alors que son sabre cessa sa danse, elle regarda alors devant elle, le mur avait cessé, laissant place à un précipice. Au bord du gouffre elle ne pouvait plus faire un seul pas.
Face à ce vide, Myya voulut faire marche arrière, quand soudain son ouïe perçut un son étrange.
« OHhhhhhhhhoooooo. » Semblable à un écho, Myya écoutait le fantôme d’une chanson. Mais elle ne pouvait qu’halluciner, car l’écho mélodieux semblait provenir du fond du gouffre!

Prise de panique face à ce monde sans queue ni tête, elle s’apprêtait à fuir, mais n’eut-elle pas le temps de faire un mouvement que la Faëlle se sentit basculée en avant. Tout son corps était propulsé dans le vide sans fin.
Pensant à sa mort prochaine, Myya tomba dans le gouffre, rejoindre cet écho mystérieux qui l’aspirait à lui.
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Caym Cali
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16.11.19 13:12
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L'attaque
Caym savait qu’il était drogué. Au fond de lui, il savait que ce comportement n’était pas le sien. Mais ce savoir était enfouit sous une pile d’émotions et d’idées hallucinantes. Rien n’avait de sens et ça le rendait fou. Ses pensées s’enchainaient sans cesse et il ne comprenait pas leur finalité. Au fond de lui il craignait être incapable de se défendre ou même d'agir en conséquence au cas en cas de besoin. Ce labyrinthe était fou, rien n'avait de sens et les dangers étaient partout, multiples. Il n'était qu'une question de temps avant qu'une épreuve impromptue lui tombe dessus.
Et fut exactement ce qu'il se passa, dans la seconde.
Littéralement.

Une masse humanoïde, sortant tout droit d’un mur de ronces lui tomba dessus, le faisant mordre la poussière. Lui qui venait de réussir à se relever…
Mais Caym n’était pas dans son état normal, il n’avait pas même vu son agresseur et son instinct drogué tenta de réagir. Il était attaqué. Un truc mou, grand et assez lourd. Alors il gesticula, tentant de se débarrasser dudit truc qui semblait s’agripper à lui et parvint -miraculeusement- à l’immobiliser sous lui.
Ce qu’il ignorait c’était la nature de ce qu’il emprisonnait, certes fermement. Il s’agissait d’une cuisse. Sauf qu’il n’avait nulle vision d’ensemble et il lui sembla que la créature malfaisante mais sans épines s’était immobilisé. Peut-être avait-il réussi à la tuer ? Un sourire enfantin étira son visage d’homme et il ouvrit la bouche, bien décidé à gouter cette chose au corps encore chaud, car son estomac avait faim. Et personne n’ignore les réclamations de son estomac.

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Myya Liandra
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Myya Liandra
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17.11.19 20:19
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Le cannibale
Myya tombait, littéralement! Elle ne savait pas depuis combien de temps, dix secondes, trente secondes, une minute? Incapable de répondre, elle savait juste qu’elle tombait dans le vide! Allait-elle mourir ? Car si c’était le cas, c’était une bien stupide façon de quitter ce monde! Bon ça ne lui apportait plus grand-chose de réfléchir sur le pourquoi du comment, autant profiter des derniers instants qui lui restait à penser à des choses belles et joyeuses ? Par exemple à la joie de croquer dans une part de fondant au chocolat? Ou même au plaisir de sentir la bière remplir son gosier ?

Mais la réalité la retira à ses réflexions, voilà qu’elle venait de heurter quelque chose! « Aïe ! » Quelque soit ce quelque chose Myya pouvait affirmer avec certitude que ce n’était en rien un canapé, au contraire rien de mou, juste un truc dur et inconfortable! Toutefois, la Faëlle devait se raviser, car après une telle chute, il était déjà bien réconfortant de se savoir encore en vie. Elle essaya d’ouvrir le yeux, toutefois il ne faisait pas très très clair. Son crâne lui faisait atrocement mal et son cerveau tournait dans tous les sens, c’était à la limite de ne pas voir des étoiles danser la samba devant elle.
La Faëlle commençait petit à petit à retrouver l’usage de ses membres, de l’orteil à la phalange, chacun semblait être encore entier, mais de là à répondre de façon coordonnée à son cerveau … c’était une autre histoire.

C’est alors que le sol en dessous d’elle commença à bouger! Surprise la Faëlle voulut se dégager, mais elle semblait coincer par quelque chose. Quelque chose ou quelqu’un! Myya remarqua alors que ce n’était pas un rocher ou un pan de terre lambda qui avait servi de piste d’atterrissage à son derrière, mais bien une personne en chair et en os! C’est alors qu’elle ressentit une douleur vive à la cuisse. Son nouveau matelas venait de refermer sa mâchoire sur sa cuisse!

« HEEEEEE !!! Mais tu veux bien arrêter de me bouffer ???!! ÇA VA PAS LA TÊTE??!!!! » La Faëlle venait de pousser une gueulante! Elle n’arrivait pas à distinguer le visage du psychopathe, mais celui-ci semblait surpris de sa réaction car il fût désarçonné.

Les quelques secondes qu’il prit à relâcher sa prise permit à Myya de ramener son genou vers elle … pour le tendre immédiatement en direction de la mâchoire de l’inconnu crétinus! Lui assenant un coup de talon bien violent, elle profita du fait qu’il soit sonné pour se dégager subitement et se lever, prête à trucider ce cannibale!

Mais de tout ce que Myya imaginait, rien ne l’attendait à ça!

« Par Merwyn … Que diable fous-tu là Cali ?? »

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Caym Cali
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19.11.19 21:03
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L'en-cas humanoïde
La proie était vivante.
Caym sursauta lorsqu’il entendit une voix lui hurler aux oreilles. Déboussolé il tarda quelques secondes à réaliser que son sandwich s’enfuyait. Il s’était replié comme une chenille et… Il bondit sur lui ! Il écarquilla les yeux lorsqu’une extrémité angulaire de son vers-de-cochon (c’est comme un verre de terre et c’est aussi moelleux qu’un cochon) lui heurta la mâchoire. Des étoiles dansèrent devant ses yeux alors qu’il était projeté en arrière sous la violence du coup.
Le digne mentaï tomba les quatre fers en l’air –lui qui était accroupi, il se fit tout de même mal aux fesses- tandis que son déjeuner s’enfuyait et.. oh ! Il y en avait un deuxième, tout pareil, long et circulaire, et… Et ils se tenaient debout, et au-dessus il y avait euh.. Ah. Euh…
En fait…
Caym Cali cliquait des yeux avec effarement. Devant lui se tenait un véritable humanoïde. Humanoïde qui était donc doté de la parole puisqu’il parla. D’une jolie voix qui bondissait dans les aigües. Et mieux encore : l’humanoïde connaissait son nom ! Un télépathe !
Alors qu’il allait pour s’incliner devant cette apparition à la peau aussi noire que la nuit, le mercenaire se heurta la tête par terre et sentit la totalité de ses muscles se relâcher. Il fut incapable de bouger. Pas même l’auriculaire. Sa bouche était en train de s’ouvrir toute seule et sa langue se faisait la malle ! Sauf qu’elle allait tout droit vers le sable et…
Il était paralysé. Son esprit semblait reprendre pied dans son corps, et il avait une vague impression de déjà vu, sauf que cette fois Neleam n’y était pour rien… Du moins en théorie. Tout était-il qu’il était étalé par terre, sous l’emprise d’une drogue qui commençait à lui courir sur le haricot, pour rester poli. Même dans sa tête il faut rester bien éduqué et ne pas jurer.
Tient, rien à voir mais.. Ce n’était pas sa faëlle qu’il venait d’essayer de croquer ? Une peau sombre, une voix au timbre familier, une odeur appétissante… Il ne voyait pas vraiment d’autre option. Myya Liandra !
Pourvu qu’elle lui vienne en aide, il serait bien embêté si elle préférait l’achever.

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Myya Liandra
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29.11.19 15:06
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La tempête
Myya attendait des explications, espérant que Cali éclaire sa lanterne sur le qusako de cet endroit.
Mais rien ne vient, elle ne put obtenir comme seule réponse un son semblable à celui que fait une personne qui s’étouffe. Perplexe, elle assista alors à une scène des plus étranges, Caym avait ouvert la bouche, laissant sa langue pendre, avant que son corps tout entier ne se tende pour se figer. Le mercenaire venait de nous faire une paralysie aigüe. La Faëlle aurait pu rire, se moquer sans gêne du grand Mercenaire Caym Cali qui s’étouffait sur place, cloué au sol, dans l’incapacité de bouger son petit doigt. Elle l’aurait fait volontiers, si elle n’était pas préoccupée par la situation dans son ensemble. Car personne ne semblait pouvoir lui fournir des réponses. Le matin même elle était partie à la cueillette aux champignons, et voilà qu’elle se retrouve coincée dans un univers étrange avec comme seul compagnon un mercenaire réduit à l’état de légume. Le monde devait définitivement lui en vouloir!

C’est alors que le vent commença à souffler, du calme plat qui régnait quelques secondes auparavant on était passé à des bourrasques grandissantes. Pour couronner le tout il s’était mis à pleuvoir. Se protégeant alors le visage de sa main, Myya leva les yeux au ciel pour contempler perplexe les nuages noirs qui avaient assombri le ciel cyan qui s’étendait encore à perte de vue cinq minutes plus tôt. La Faëlle ne savait plus où donner de la tête, plus rien n’avait de sens!

Dans quelques instants les cieux allaient rugir et les bourrasques allaient se transformer en ouragan, son instinct lui criait d’aller trouver un refuge. Elle étudia les alentours, la route sur laquelle ils se trouvaient s’enfonçait à perte de vue dans une forêt sombre et pas très rassurante. Les branches commençaient à s’envoler et vu sa corpulence, si Myya restait sur place elle était la prochaine a être emportée.

C’est alors qu’apparut, comme par magie, à quelques pas de là sur le long de la route, une grotte enfoncée dans une paroi recouverte de lianes et de mousse. Idéal pour s’abriter le temps que la tempête passe!
Observant son ami au sol encore paralysé, Myya attrapa alors ses deux pieds et commença à le tirer vers la caverne.
Mais c’est qu’il pesait son poids le bougre!
Le duo avançait très lentement, la cavité qui était à quelques mètres de là semblait être inaccessible. La Faëlle envisagea alors de laisser son compagnon sur place pour aller s’abriter, mais elle ne se voyait pas continuer cette bizarrerie d’aventure sans lui, et surtout elle voulait des explications.

« Quand on rentrera pense à faire un régime! » …. du moins s’ils rentraient un jour…

Après ce qui lui sembla une éternité, elle avait réussi à atteindre son objectif tout traînant son fardeau (oui oui il s’agit bien de Caym).
L’endroit était sombre et pas très avenant, mais au moins ils étaient au sec. Elle en profita pour allumer un feu avec les quelques branches mortes et de la mousse sèche qui trainaient au sol.

La Faëlle retira ses vêtements trempés puis s’emmitoufla dans une couverture, seule chose qu’elle avait pensé à prendre dans son sac le matin même (au départ prévue pour ramener son gibier), avec quelques fruits et du pain, et une petite gourde d’eau. La Faëlle n’avait pas prévu de partir en excursion.

Maintenant il ne fallait plus qu’attendre que la tempête passe, et que la paralysie ne monte pas au cerveau de Cali.
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Caym Cali
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01.12.19 0:27
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Myya Liandra

Cali avait conscience de tout ce qu’il se passait, mais même son esprit semblait se ralentir. Il s’acharnait à essayer de bouger et le fait de ne pas y parvenir n’arrangeait pas les choses. Des gouttes de pluies qui s’abattirent sur lui avec force et il eut envie de jurer. Très fort. Vulgairement. D’insulter Merwyn et la totalité de son anatomie.
Soudainement, tandis que l’eau gelée lui tombait dessus il réalisa qu’il était totalement impuissant et, soudainement, il se sentit abattu. Sa vie était chaotique, il avait surmonté tellement d’épreuves récemment, tout ça pour quoi ? Pour être bêtement paralysé, la tête dans la poussière sous une pluie battante. Et la poussière, lorsqu’il pleut, ça devient de la boue. Alors il était probable que sa mort ce soit finalement la noyade. Bonjour la gloire. Le destin moisi.
Mais, la vie est pleine de rebondissements. Deux mains fermes l’attrapèrent et le portèrent.. Non. Autant pour lui, les mains lui attrapèrent les chevilles et le trainèrent dans la boue. Nulle métaphore, une vérité crue et déshonorante.
Le mercenaire aurait aimé soupirer, se débattre ou… faire n’importe quoi pour écouter ce moment, mais il en était incapable. Il se contenta d’énumérer différentes manières de torturer quelqu’un afin de satisfaire sa colère et son envie de meurtre. Et puis ça lui permettait d’oublier sa délicate situation.
Finalement, un sol rocailleux lui râpa la joue l’informant qu’il venait de quitter le sol meuble au profit de… d’un endroit sec. Finalement il s’immobilisa et le temps passa.

Clairement, celui -ou celle- qui s’était donné la peine de le trainer jusque là l’avait complètement oublié. Bon, il ne pleuvait plus, mais il était quand même trempé jusqu’aux os. Dans un réflexe humain, il pivota et, à sa grande surprise, son corps bougea. Bon, pas beaucoup, mais suffisamment pour reprendre espoir.
D’ici quelques minutes, si tout se passait bien, il pourrait reprendre possession de son corps. Il eut une pensée pour Neleam, mi-agacé, mi-amusé, et décida d’essayer de se repérer. Il ne voyait pas grand-chose, il faisait soudainement sombre. Il entendait des bruits de pas, des frottements qui ressemblaient à… du bois ? Un crépitement familier lui parvint aux oreilles un peu plus tard et il sut qu’un feu avait été dressé. Il sentit le soulagement le gagner. Peut-être que son sauveur ne l’avait pas oublié, qu’il avait simplement donné la priorité au feu.
Alors, mut par un regain d’énergie le mentaï réussi à pivoter légèrement la tête et à apercevoir le feu. Un sourire vint étirer ses lèvres et il se tranquillisa. Il en profita pour observer la silhouette qui se découpait à contre-jour. Une femme sans nul doute. Une silhouette fine, de petite taille… S’il songeait à la peau ébène qu’il avait vue un peu plus tôt, c’était certainement une faëlle. Myya ?
Son coeur accéléra brusquement à l’idée de la revoir, mais il s’interdit de songer à leurs précédentes rencontres. Ce n’était ni le lieu ni le moment. Alors il se contenta de l’observer se dévêtir, immobile comme une statue. Il sentait son corps réagir et soudain, il ne savait plus s’il était paralysé par le hiatus ou par la faëlle. Elle n’avait pas conscience de son regard pervers et c’était tant pieux. Il put l’observer à loisir avec la certitude que c’était sa faelle. Elle garda toutefois ses sous-vêtements et il s’en sentit frustré. Mais elle s’enroula rapidement dans une couverture qu’elle alla récupérer dans son sac, non sans s’être auparavant penchée en avant, provoquant ouvertement le mercenaire. Bon sang, elle devait savoir que cette position était particulièrement excitante, avec ou sans culotte. Une paire de fesses ainsi offerte à la vue aiguisée d’un homme sans scrupules.
Le mercenaire déglutit et réalisa soudain que son sang avait afflué vers le bas de son corps et.. que la paralysie ne faisait plus effet. Lentement, il parvint à bouger et tarda quelques minutes supplémentaires afin de reprendre le contrôle de son corps.
Finalement, après de longues minutes, Caym parvint à se redresser. Lentement, il vérifia que la totalité de son corps avait retrouvé une certaine mobilité, puis il se redressa. Il vacilla une fois debout et se dit qu’il avait surement surestimé ses forces. Qu’importe. Il s’avança péniblement jusqu’au feu de camp et pénétra dans le champ de vue de la faëlle. Il s’arrêta de l’autre côté du feu et plongea ses yeux gris dans ceux, noirs, de la jeune femme.
Myya Liandra.
L’homme ne put retenir un léger sourire en coin. Finalement la situation n’était pas si catastrophique. Alors, il se dévêtit à son tour. Devant elle, il retira son haut, veillant à garder une attitude séductrice et mettant en valeur son corps musclé. Il lui offrit à la vue un ventre parfaitement plat où se dessinaient des abdos, des pectoraux discrets et des épaules fortes. Il continuait de l’observer, ôtant désormais son pantalon, jusqu’à se retrouver également en sous-vêtement devant elle. Son corps luisait à la lumière orangée du feu et quelques gouttes roulaient sur son corps l’informant que ses vêtements étaient vraiment à tordre.
Il les laissa près du feu et s’approcha de Myya. Il s’accroupit devant elle et ce fut à cet instant-là* que des souvenirs remontèrent à son esprit. Il tenta de les refouler et se mordit la lèvre. Ce qu’il s’était passé au palais impérial devait être banni des mémoires.. surtout lorsqu’il se trouvait presque nu devant elle, la moindre réaction serait notable et gênante.

-Liandra…


Il observa son visage avec attention, le comparant à ses souvenirs.

-Accepterais-tu de partager ta couverture ?


*He knew he fucked up. (désolé, j’ai cette petite voix qui m’a fait le speech en anglais)
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Myya Liandra
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Myya Liandra
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01.12.19 1:54
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Après l'effort, le réconfort ?
Myya se réchauffait au maximum qu’elle pouvait dans sa couverture. Mais peu importe ses efforts, il continuait de faire glacial dans la grotte moisie où elle se trouvait. Son corps n’était pas loin de l’hypothermie!

C’est à ce moment précis que le mercenaire avait décidé de sortir de son coma. Myya assista alors au strip-tease de son compagnon (non pas sans une certaine satisfaction!). Il retira d’abord son haut, laissant percevoir ses abdominaux qui, avec le temps, n’avaient pas bougé d’une pouce. Enfin il se dévêtit de son pantalon, dénudant ainsi le reste de son corps. Et quel corps… Myya ne put s’empêcher de se mordre la lèvre tout en se remémorant des souvenirs brûlants qui ne la laissèrent pas sans émoi. Un frisson venant de parcourir son corps, Myya pouvait sentir ses poils se hérisser sur sa nuque.
Au final cette journée ne semblait plus aussi catastrophique…

Cali se pencha vers elle, et par cette voix mélodieuse que Myya ne connaissait que trop bien, vient quémander son salut:

-Liandra… Accepterais-tu de partager ta couverture ?

De toutes les choses que la Faëlle avait envie de partager … sa couverture était de loin la dernière!!

Presque frustrée, Myya envisagea de laisser son mercenaire favori congeler à genoux devant elle. Mais sa peau tremblante lui ôta cette idée, car après tout il était de connaissance universelle que deux peaux nues collées l’une à l’autre consistait au meilleur moyen de se procurer de la chaleur, et ceci sans arrières pensés (qui n’étaient pas non plus sans traverser l’esprit de la Faëlle).

Avec une légère frustration, la Faëlle acquiesça et offrit à Cali la moitié de sa couverture. Tandis que celui-ci s’emmitouflait à ses côtés, Myya sentait son épiderme nu se coller au sien. Myya avait ramené ses genoux au niveau de son menton et tandis qu’elle essayait de contenir le désir qui commençait à naître en elle, elle pouvait sentir le bras de Caym caresser son dos, sa main venant frôler sa hanche. Lui non plus ne semblait pas retenir ses pulsions!

Un tel contact la fit retrouver une chaleur corporelle normale très rapidement, et il suffit de quelques minutes de plus pour que celle-ci dépasse d’ailleurs son stade habituel. Sentir la peau du mercenaire contre la sienne la fit se remémorer les scènes sauvages qui étaient nées de leur passion. Passion qui, peu importe le temps qui passait, ne voulait s’éteindre!

Après deux années de solitude, Myya avait terriblement envie de lui!

Mais il fallait toutefois se contenir, on ne faisait pas passer le réconfort avant l’effort! Car même si dans cet instant même Myya n’avait plus les idées claires, elle savait toutefois que la situation, dans laquelle les deux personnages se trouvaient, était, dans son ensemble, problématique.

Après tout elle n’avait toujours pas eu de réponse à ses questions.
Elle tourna alors légèrement la tête vers son compagnon qui, même assis, restait bien plus grand que la Faëlle. Dans l’obligation de lever les yeux pour le fixer du regard, sa bouche qui frôlait le menton du mercenaire vient lui poser fermement sa put*** de question:

« Cali, où diable sommes-nous ?! et surtout, je peux savoir comment tu es arrivé ici ? ou encore pourquoi tu étais dans cet état ? »

Ok cela faisait trois questions, mais après une telle journée Myya méritait enfin d'avoir un semblant d'explication.
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Caym Cali
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Caym Cali
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01.12.19 10:35
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Sous la couverture

Caym observait la faëlle avec attention. Son visage pointu, son nez droit, ses lèvres ourlées, ses grands yeux si sombres et surtout, cette attitude fière. Il vit une lueur de défi passer sur son séduisant visage et un bref instant il s’inquiéta. Ce qui était un jeu ne l’était finalement pas trop, il était vraiment gelé, il avait besoin de cette couverture et de profiter de sa chaleur. Il avait sa fierté d’homme à préserver, donc évidemment il n’en montrait rien, mais il n’en pensait pas moins. Heureusement pour lui, la faëlle accepta de partager et il fut autorisé à la rejoindre.
Une douce chaleur l’enveloppa et il ferma les yeux. Il sentait la peau soyeuse de Myya, contre lui et il faisait tout son possible pour ne pas y songer. Ni à ses bras musclés ni aux merveilles qui se trouvaient derrière.

« Cali, où diable sommes-nous ?! et surtout, je peux savoir comment tu es arrivé ici ? ou encore pourquoi tu étais dans cet état ? »

Cali se redressa brusquement. Au moins, ça avait le mérite de le sortir de ses pensées affriolantes. Il lui fallait se ressaisir, ce n’était ni le lieu ni le moment. Par acquit de conscience il caressa les spires et obtint la confirmation qu’il lui fallait : il était toujours dans le hiatus. Ce qui voulait dire… qu’une autre tuile pouvait leur tomber dessus d’un instant à l’autre.


-Tu m’as trouvé drogué au milieu de nulle part. Tu n’imagines pas que je puisse être responsable de quoi que ce soit ?

Caym avait froncé les sourcils et son visage s’était crispé. Crispé parce qu’il n’aimait pas les insinuations de Myya, ni cette manière péremptoire de lui demander des réponses. Et crispé, car le visage de la faëlle était pratiquement collé au sien et que ça lui demandait un énorme effort de rester impassible.
Avec un suprême effort de volonté il parvint à répondre, car il fallait que la demoiselle soit au courant de la situation et sur ses gardes.

-On est dans un hiatus. Normalement seul le Dessin y est impossible, mais là… la logique a également foutu le camp. Rien n’a de sens. Un labyrinthe mouvant qui t’empale dès que tu essayes de tricher pour en sortir, un gaz hallucinogène et paralysant… Même cette grotte doit receler de surprises.

Lorsqu’il parlait, sa mâchoire s’abaissait et venait à frôler les douces lèvres de la jeune femme ce qui lui procurait des frissons d’anticipation. Il adorait perdre le contrôle en sa présence. Ils ne s’étaient vus que deux fois mais… chaque rencontre était plus intense que la précédente. Plus sauvage.
Ne pouvant se contenir beaucoup plus longtemps, le mentaï décida de jouer un peu avec elle. Après tout la grotte semblait leur accorder un peu de temps calme, autant en profiter.
Il glissa son bras gauche dans le dos de la faëlle et fit glisser délicatement ses doigts le long de la colonne vertébrale de Myya jusqu’à atteindre sa nuque qu’il attrapa fermement. Ce geste lui semblait tellement naturel qu’il crut l’embrasser, mais il n’en fit rien. Il bascula légèrement la tête de sa faëlle en arrière et, sans s’éloigner, plongea ses yeux dans les prunelles sombres de Myya. Il dévisagea ses lèvres avec un appétit non dissimulé tandis qu’un rictus prédateur s’emparait de ses propres lèvres. Il colla son corps légèrement plus chaud que quelques minutes auparavant contre le bras de Myya, seul rempart qui la protégeait encore de son désir vorace.

-… Et quelles surprises.


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Myya Liandra
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03.12.19 21:10
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Nice try
-On est dans un hiatus. Normalement seul le Dessin y est impossible, mais là… la logique a également foutu le camp. Rien n’a de sens. Un labyrinthe mouvant qui t’empale dès que tu essayes de tricher pour en sortir, un gaz hallucinogène et paralysant… Même cette grotte doit receler de surprises.

Un labyrinthe? De tous les endroits où elle aurait pu être transportée il fallait que ce soit dans un labyrinthe ? Mais pas n’importe quel labyrinthe, non loin de là. Un labyrinthe qui sortait tout droit d’un Hiatus. Elle se trouvait dans un Hiatus. Une logique ? Ça il pouvait le dire, la logique à carrément foutu le camp!!

Mais Myya n’eut pas davantage le temps de réfléchir à la situation, car Caym venait de fermement lui saisir la nuque et balancer sa tête en arrière. Il s’était collé à elle et avait plongé son regard bleu-gris dans celui de la Faëlle. Elle ne cilla pas, elle ne pouvait pas. Pas après les informations qu’elle venait de recevoir.

-… Et quelles surprises.

Mais elle ne pouvait s’empêcher de ressentir cette terrible envie que Cali se penche d’encore quelques centimètres afin de s’emparer de sa bouche avec passion. Elle sentait son corps chaud se presser contre elle, seul son bras droit faisait rempart d’un abandon total. Un abandon qui n’aurait pas été sans déplaire à la Faëlle. Si elle se laissait emporter par son désir,  peut-être cela lui ferait oublier pendant quelques heures l’étrange réalité dans laquelle ils se trouvaient. Elle ferma les yeux, songeant aux scènes sauvages et passionnelles qui s’offraient à eux, la Faëlle pouvant imaginer jusque dans les moindres détails les délicieuses possibilités d’un tel choix.

La Faëlle déplaça délicatement son bras droit, tout en douceur, et alors qu’elle imaginait mille façons de faire regretter au mercenaire une telle défiance envers elle, elle le poussa brutalement en arrière, le plaquant ainsi au sol. Quelques secondes plus tard elle se retrouvait sur lui, ses jambes enserrant sa prise, elle le surplombait. Tandis que ses mains serpentaient le long de ses pectoraux, elle caressait tout en douceur les quelques cicatrices qui recouvraient son épiderme. Pour un fils du Chaos il était plutôt bien conservé.

Elle se pencha alors au-dessus de lui, ramenant son visage à quelques centimètres du sien, sentant son souffle chaud s’accélérer. Le reste de son corps semblait se consumer de l’intérieur et la Faëlle ne pouvait ignorer les parcelles de tissus qui les séparaient encore, pour le frustrer elle effectua de légers mouvements de bassin, sentant le désir croître. Délicatement elle déposa un baiser sur le menton du mercenaire, puis elle descendait le long de son coup pour remonter sa bouche au niveau de l’oreille du mercenaire.

« Tu pensais vraiment que j’allais céder après même pas une heure ? »

En souriant elle se leva et laissa tomber la couverture au sol. L’heure n’était pas au batifolage, mais à trouver une solution pour sortir d’ici.
Comme si le ciel l’avait entendu, une violente secousse se fit sentir et Myya n’eut pas le temps de s’accrocher qu’elle perdit l’équilibre et atterrit directement sur le torse du mercenaire, qui lui était resté au sol. Une chute brutale et sans grâce! Toutefois ils ne pouvaient pas se relever tellement la grotte toute entière tremblait, comme si la pression les maintenait au sol, et ce n’est qu’après de longues minutes que le chaos cessa.

En alerte la Faëlle se releva. étudiant les alentours. La caverne était toujours là, mais l’entrée avait complètement disparue. Ils étaient enfermés comme des rats dans cette grotte moisie! Les parois du fond s’étaient effacés et à la place plus rien, rien d’autre qu’une entrée souterraine qui s’enfonçait sous terre.

« Il ne manquait plus que ça! »
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Caym Cali
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05.12.19 23:02
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Souvenirs

Caym observa son emprise sur la faëlle et il savoura cette flamme qui traversa ces yeux sombres. Elle le repoussa vivement et le plaqua au sol avec une force surprenante. Son corps presque nu le chevauchait désormais et il ne put lutter plus contre les souvenirs.
Leur première rencontre, leurs corps nus et brulants dans la paille. Des rayons de lune illuminaient sa peau d’ébène luisante. Leurs baisers fiévreux qui n’illustraient que faiblement la passion qui les habitait alors.
Un clignement d’œil fugace plus tard, le mercenaire était de retour à la réalité. Myya l’embrassait su le torse, dans le cou, jouait avec ses sens et attisait son désir. Il grogna tandis qu’elle lui léchait l’oreille, l’informant quelques infimes secondes plus tard qu’elle ne comptait rien lui donner. Dans l’immédiat.
Elle se leva alors brusquement, bien décidée à mettre de la distance entre eux. Elle jouait à un jeu dangereux à l’allumer ainsi, mais c’était l’essence même de leur relation. Entre plaisir sauvage et haine, souffrance et sombre admiration.
Mais soudainement leur interlude prit fin. La grotte trembla et le mentaï s’accroupit, prêt à agir dès que le danger se matérialiserait. Mais leur cave se tranquillisa finalement, sans qu’aucune différence ne soit notable… Enfin si, une majeure : l’entrée n’était plus. Un sombre couloir s’enfonçait vers les profondeurs de la terre et seule la lueur du feu leur permettait de voir le bout de leurs nez.
Réactif, l’homme se redressa et délaissa la couverture pour vérifier l’état de ses vêtements. Trempés. Cela ne faisait qu’une dizaine de minutes qu’ils étaient là, évidemment que cela n’avait pu sécher. Il s’en saisit et réalisa que le tissu était glacial, tout comme le sol de la grotte. Es remettre lui ferait attraper une pneumonie, il préférait encore se balader presque nu. Ou avec la couverture si la Faëlle la délaissait.
Le mercenaire saisit une buchette et lui accorda la fonction de torche. Il regarda Myya et lui fit signe de la suivre. Ils allaient bien voir où menait ce tunnel… Surtout qu’il avait la désagréable impression que les parois commençaient à se rapprocher, comme pour les inciter à rapidement emprunter le tunnel.
Le boyau était sinueux et humide. Caym sentait la terre devenir meuble sous ses pieds et l’écho de ses pas l’inquiétait. Il avait l’impression d’entendre le clapotis de l’eau. Mais la bonne nouvelle était la température de l’air. Celui-ci s’était considérablement réchauffé et de la vapeur semblait imprégner l’air. La torche crépita faiblement et le bois désormais trop humide l’étouffa. L’obscurité s’empara du Mercenaire et il devint aveugle.

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Myya Liandra
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06.12.19 0:42
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Voyage au centre de la terre
Plus ils avançaient, plus il commençait à faire chaud. Là où quelques minutes plus tôt ils étaient frigorifiés et s’entraînaient à imiter les pingouins, on pouvait maintenant sentir l’atmosphère s’humidifier et faire ressortir la chaleur de la terre. Très vite la Faëlle commença à sentir des gouttes de sueur perler le long de sa nuque. Elle était heureuse de ne pas avoir remis ces vêtements trempés, car ceux-ci encore gelés, avec un tel choc thermique lui aurait fait attraper la mort.

C’est alors que la torche improvisée de Caym laissa briller sa dernière lumière avant de se faire absorber par l’obscurité. Les voilà dans de beaux draps!
Elle se retourna dans l'espoir d’apercevoir la caverne, mais les dernières lueurs du feu avaient complètement disparu. Ils devaient s’habituer à l’obscurité désormais.

« Quand je pense que ce matin même j’étais au-delà de la chaine du Poll …. ce monde ne me laissera jamais en paix! »

Une fois que ses yeux s’étaient adaptés à leur nouvel environnement, elle commença à s’avancer. elle ignorait si son compagnon la suivait, mais elle se doutait qu’il ne serait pas resté à attendre dans le noir comme un crétin.
Elle se cogna plusieurs fois contre des rochers, dont un pointu qui lui arracha un léger râle de souffrance. Au bout d’un moment elle s’arrêta, elle apercevait un légère lumière bleutée au bout du tunnel, avait-ils enfin trouvé une sortie?

« Cali regarde au fond.. »

Mais elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’une étrange sensation la mis en alerte, quelque chose de pas normal se passait. Enfin rien n’était normal de base, disons que cela était de l’anormal dans l’étrange. Elle étendit les bras largeur, s’est alors qu’elle sentit les murs contre ses mains, sauf que ceux-ci ne restaient pas en place. Ils avançaient!

« Il faut sortir d’ici… vite! »

Aussitôt elle s’élança, elle ne voyait toujours rien, mais elle savait qu’il lui fallait courir pour rester en vie. Elle arrivait à entendre les foulées régulières du mercenaire résonner à ses côtés. Il avait compris qu’atteindre cette lumière était leur seule chance de survie.
Plus ils s’approchaient de la source lumineuse, plus la chaleur augmentait, et quand enfin ils atteignirent leur but, ils restèrent stupéfait.

Ils ne pouvaient plus avancer, aucune sortie devant eux. Seul s’étendait à leurs pieds une sorte de bassin rempli d’eau, un bassin qui s’engouffrait dans les profondeurs de la terre. Myya pouvait apercevoir de la vapeur s’échapper du trou. Elle trempa alors son orteil dedans, la chaleur n’était pas insupportable, plutôt ambiante.

Grâce à la lumière étrange qui émanait du bassin, elle réussit à entrevoir le visage de Cali.

« Il faut plonger, c’est la seule issue qu’on a. Si on reste davantage ici les murs vont se refermer sur nous. On va finir par mourir écrabouillés ou asphyxiés!.»

Elle ne pouvait ignorer que plonger les conduiraient certainement  à une mort par noyade, mais Myya restait convaincue par une sorte d’intuition : ce Hiatus leur faisait se trimbaler dans des environnements changeants et à chaque fois plus étranges les uns que les autres, mais au final il leur laissait toujours une porte de sortie!

Elle vérifia que son carquois soit toujours entre ses omoplates, ainsi que son sabre et son arc. Elle lança un regard au mercenaire et perçut comme un trouble, il ne semblait pas aussi convaincu que la Faëlle. Elle lui offrit sa main, car s'ils plongeaient dans l'inconnu autant ne pas se laisser se séparer. Mais il l'ignora et se contenta se sauter, le sourire au lèvre la Faëlle l'imita.
Pourvu que son intuition soit la bonne!
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Caym Cali
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08.12.19 16:40
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Donne-moi la main que je ne la prenne pas

Caym s’arrêta, l’eau miroitant devant lui. Il s’était élancé dans cette course à l’aveugle sans trop se poser de questions, sa survie en dépendait. Toutefois, devant cet abysse qui l’attendait, il s’octroya quelques secondes de réflexions.
Il avait perdu sa torche, ses armes et ses vêtements. Il n’avait plus que son caleçon et un poignard d’appoint étroitement maintenu sur son mollet droit par deux lanières de cuir. Il était nu. Il se sentait complètement bafoué.
Courir dans un tunnel sans lumière n’était pas l’exercice le plus dur. Il avait passé de longs mois à Al-Poll, dans le nouveau quartier Général des Mercenaires du Chaos, l’obscurité ne l’effrayait guère. Courir sans connaitre son chemin et alors que des pièges le guettent était plus une promenade de santé qu’un réel défi. Par contre, plonger dans un lac dans le but de s’enfoncer dans un trou… Là, c’était plutôt terrifiant.
Il avait plus ou moins réussi après de longues années à dompter sa phobie des pas sur le côté. Se matérialiser dans un endroit sans en connaitre les dangers c’était quelque chose qu’il haïssait. Mais aller dans de l’eau pour probablement se faire matérialiser dans un endroit inconnu avec de probables dangers qui lui tomberont dessus… Ça, c’était autre chose.
Il ferma les yeux, essayant d’oublier cette peur qui grondait en lui. Il était un tueur. Un Mercenaire du Chaos. De quoi avait-il vraiment peur ? D’un trou ? Ridicule.
Et pourtant… il restait figé au bord du bassin. L’air semblait devenir de plus en plus chaud et la sueur perlait sur son front. Au prix d’un incroyable effort il parvint à s’arracher à cette vision et il observa le visage pointu de Myya, qui l’observait avec attention.
Il aurait pu rougir s’il ne l’était pas déjà. Il avait la certitude que cette fille parvenait à lire à travers lui malgré l’obscurité. Sa fierté piquée il bomba –inutilement- le torse et détourna le regard. Au moins elle était parvenue à chasser une partie de la peur qui l’habitait. Elle parvenait à lui changer les idées. Il faut dire que la voir presque nue, la peau perlée de sueur avec cette discrète lumière dorée qui met en valeur ses courbes féminines, ça réveillait son instinct et chassait sa phobie de son esprit.
Il la vit toutefois lui tendre la main dans un geste maternel, comme pour lui faire comprendre qu’ils allaient y aller tous les deux, ensemble. Sauf que lui.. eh bien, c’était un homme, théoriquement sanguinaire, et qu’il avait une réputation à tenir ! Alors il ignora sa main, retint sa respiration et imagina Myya nue pour oublier ce qu’il était en train de faire.
Le pauvre fou ne savait pas nager.
Et ça aussi il essayait de ne pas y penser.
Heureusement pour lui il coula comme une pierre, son esprit bien occupé à fantasmer à propos de sa compagne.
Il coula au fond du lac et s’enfonça dans les profondeurs du trou. Les yeux clos il ne réalisa pas que le décor changeait de nouveau. L’eau se colorait et la lumière lui parvenait plus lointaine. Par contre, il sentit bien le froid mordre soudainement sa peau et le sel le brûler sur les griffures dont il avait fait l’acquisition une heure plus tôt.


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