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Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra]

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MessageSujet: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Mer 2 Nov 2011 - 11:26

Assis sur la croupe de l'étalon noir de Viladra, Kem réfléchissait. La rêveuse était toujours endormie, devant Viladra. Ils étaient partis juste après qu'elle l'ait giflé. Une gifle comme jamais il n'avait eu. Même de la part de sa mère. Il sentait la colère palpiter en lui, mais aussi la honte. Il l'avait déçue…Ou ? S'attendait-elle à ce qu'il tue la Rêveuse ? Non. Il avait été trop gentil avec la prisonnière. Il aurait dû la torturer comme il l'avait prévu au départ. La faire souffrir pour qu'elle ravale ses mots. Au lieu de cela, il avait agi comme le dernier des imbéciles.

Ils faisaient route vers la forteresse. Il deviendrait la risée de tous les mercenaires. Il fallait qu'il fasse quelque chose. Qu'il prouve à son Maître qu'il était capable de la satisfaire. Mais comment ? D'abord, arrêter de s'apitoyer. Cela ne servait à rien. Surtout pour devenir un mercenaire digne de ce nom. Ensuite, montrer à Viladra qu'il savait être cruel. Et pour cela, il torturerait la prisonnière une fois à la forteresse. Enfin, si son Maître le voulait bien.

Il sentait que Viladra prenait de plus en plus de place dans sa vie. Ce qui était sans doute normal. Pour une relation Maître-élève. L'avait-elle suivi ? Avait-elle assisté à toute la mission ? Cela expliquerait pourquoi les premiers mots étaient "tu m'as déçu" et les premiers gestes une gifle. Il regarda le dos de Viladra. Il sentait les muscles. Elle était forte. Physiquement, mais aussi mentalement. Et il deviendrait comme elle. Il se l'était juré.

La forteresse apparut devant eux. Entrant négligemment à l'intérieur, Viladra descendit, lui fît signe de l'imiter et de prendre la Rêveuse et de la suivre. Il s'exécuta. Elle ne l'avait même pas attendu. Normal aussi. Il courut pour la rattraper. Elle pénétra dans un grand bâtiment de pierre. Au vu des cages et cachots, il comprit que c'était la prison. Elle ouvrit une porte métallique et, d'un signe de tête, lui ordonna de jeter la prisonnière dedans. Ce qu'il fît. Sans délicatesse. Mais cela ne réveilla pas la jeune femme. Viladra referma la porte. Il allait la suivre lorsqu'elle se retourna et lui lança un regard froid. Mais il ne baissa pas les yeux ni ne cligna. Elle lui indiqua la cage et s'en alla. Quoi ?! Il devait garder la prisonnière ? Soupirant, il alla s'asseoir en face. Elle n'avait pas bougé. Ses cheveux roux cachaient la moitié de son visage. Elle allait voir ce que s'était que de se jouer de lui. Cette fois, il ne se ferait plus avoir par les mots. Plus jamais.


Dernière édition par Kem Al'Ran le Mer 2 Nov 2011 - 19:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Mer 2 Nov 2011 - 17:44

Tout est inéluctable
ou comment se poser plein de questions dont on de trouvera jamais les réponses




Misao marchait tranquillement dans les bois, les quelques rayons de la lune quia avaient réussi à percer le couvert des arbres lui suffisait amplement pour voir où elle allait. Mais d’ailleurs, ou se rendait-elle ? Pourquoi ne le savait-elle pas ? Elle aurait dû, c’est normal de savoir où l’on va. Pourtant elle ne le savait pas et en plus ça ne l’a gêné pas plus que ça d’être perdue dans une forêt qu’elle ne connaissait pas, sans aucune destination. Tout à coup la jeune rêveuse entendit un bruit. Non ! Pas un bruit ! Une mélodie, une voix enivrante. Elle n’en avait encore jamais entendu de si belle. Alors elle se laissa guider par la voix en se disant :

*Voilà ! Maintenant j’ai une destination, l’endroit d’où provient ce magnifique chant.*

Elle ne tarda pas à se retrouver dans une clairière. Très jolie, elle devait bien l’admettre mais elle était déçue. Tout simplement parce qu’elle était vide. Et la voix s’était éteinte. Alors Misao se laissa tomber à terre, puis elle se mit à observer le ciel. Il était magnifique. Comme le reste… La jeune rêveuse se mit à éprouver de la jalousie. Elle n’était pas à Gwendalavir, c’était une certitude. Mais alors où était-elle ? Et pourquoi tout ce qu’il y avait autour d’elle était-il parfait ? Sa jalousie se calma, tout était parfait alors elle n’allait pas aimer cette endroit très longtemps. Oui, elle allait vite s’ennuyer si cet endroit n’avait aucun défaut. Mais elle se tromper. La voix revint et cette fois Misao leva la tête. Oui ! La musique venait des étoiles !

-Vous voulez me raconter une histoire c’est ça ? J’espère que je ne l’a connais pas. Je déteste les répétitions. Dit-elle

Alors, les étoiles se mirent à raconter.

***
Misao ouvrit les yeux. Elle ne regarda pas autour d’elle, comme l’aurait fait d’importe qui puisqu’il n’aurait pas su où il était. Sauf qu’elle, elle, jeune rêveuse qui écoute les étoiles raconter leurs magnifiques histoires, elle savait parfaitement où elle se trouver. La seule question qu’elle se posait était celle-ci :

-Pourquoi suis-je ici ? elle l’avait dit à haute voix sans se soucier de Kem puis elle rajouta : Le hasard n’existe pas, tout est inéluctable. Alors pourquoi suis-je ici ?

Elle ne cherchait pas une réponse toute simple tel que : « Tu es ici pour que je te tue car tu m’as humilié. ». Nan ! Elle cherchait une vraie réponse, celle que lui auraient donnée les étoiles si elle avait posé la question après qu’elles lui ai offert la phrase qui disait que le hasard n’existait pas.
Tout à coup Misao se leva, elle n’était pas attaché, ça ne servait à rien puisqu’elle se trouvait dans une prison. Elle se jeta contre les barreaux et demanda à Kem d’un air suppliant :

-Dehors ! Dehors, il fait jour ou c’est la nuit ? S’il te plaît répond moi !

Le jeune homme ne dit rien. La rêveuse se laissa glisser le long de la grille qui la retenait prisonnière dans cette petite pièce. Les étoiles n’avaient pas finis leur histoire par manque de temps pourtant Misao voulait absolument savoir la fin. C’était crucial !

-Pff ! Elles auraient quand même pu finir ! En même temps ça m’apprendras à poser trop de questions quand elles me racontent une histoire ! dit-elle à haute voix

Elle ne se préoccupait plus de Kem et elle lui tournait le dos. Elle se fichait totalement qu’il la prenne pour une folle. Oui, car si elle était folle alors elle était sage.
Un sage était un fou.
Un fou était sage.
Tout dépend de l’avis des gens. Chacun son point de vu.
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Lun 7 Nov 2011 - 18:18



.:I Acceuillons notre invitée comme il se doit... I:.

Mille pensers dormaient, chrysalides funèbres,
Frémissant doucement dans les lourdes ténèbres,
Qui dégagent leur aile et prennent leur essor,
Teintés d'azur, glacés de rose, lamés d'or.

Voilà le souvenir enivrant qui voltige
Dans l'air troublé; les yeux se ferment; le Vertige
Saisit l'âme vaincue et la pousse à deux mains
Vers un gouffre obscurci de miasmes humains;



Nous avions chevauché le temps d’une journée entière accompagnée de la nuit. Notre début de trajet, bercé par les étoiles sous l’œil vigilent de la lune avait permis à mon élève de comprendre les erreurs que je ne lui avais pas citées. Après tout, c’était à lui de reconnaître où étaient ses tords et surtout de savoir pourquoi il ne devait plus recommencer…
Lorsque je vis à son expression qu’il avait enfin saisit ce que je lui avais fait comprendre sous mon geste précédemment un peu violent, j’avais tout simplement effectué un pas sur le coté jusqu’à la forteresse. Etant réapparus au beau milieu de la place où les hautes murailles empêchaient de voir l’extérieur, la prisonnière aurait beau se réveiller, elle ne se douterait pas une seconde du lieu où nous nous trouvions… De plus, quand bien même elle arriverait à me filer entre les doigts, ce dont je doutais beaucoup de toute façon, il y avait une armée pour la rattraper et s’occuper d’elle. Une rêveuse n’avait pas grandes chances face à un guerrier et sa jolie voix n’attendrirait pas des mercenaires… Au contraire, ils prendraient un malin plaisir à lui apprendre la vie.
Esquissant un sourire, je descendis de mon cheval et attendis que Kem fasse de même, prenant sur son épaule le corps inanimé de la jeune femme. Tendant sèchement les rennes à un envoleur qui se hâta de conduire ma monture jusqu’aux écuries, je m’engouffrai dans la tour sombre sans prendre le temps de vérifier si le petit duo me suivait. Agir, il fallait agir et non se poser de stupides questions… S’interroger sur les autres, ou pire, s’intéresser à eux alors qu’ils n’avaient rien à voir dans notre vie était une bêtise. Tu l’avais appris assez tôt, heureusement et je remerciai presque cette petite sotte d’avoir trahit ta confiance aussi vite… Au moins tu n’auras pas eu le temps de t’enfoncer trop profondément dans l’idiotie.

Dame Memphis, vous avez besoin de…

Ecartant brutalement le mercenaire qui avait voulu se faire bien voir de ma route, il dérapa contre le mur et se rattrapa de justesse. Bien que je me trouvai à la tête de tout ce petit monde, certaines personnes pensaient encore à tord qu’une femme était plus fragile qu’un homme… C’était la triste conséquence que de diriger une guilde principalement masculine.
Ne gravissant pas les hautes marches de marbre noir veinées de blanc, je pris la direction des souterrains, descendant dans un boyau tortueux qui nous mena bientôt à de longs couleurs où des cellules s’alignaient le long de celui-ci. Des hurlements de douleur perçant parfois le silence glauque qui nous entourait, je gagnai les pièces les plus en retrait où même la lumière du jour peinait à passer à travers les minuscules lucarnes qui donnait sur les rues de la forteresse. Faisant signe à mon élève de déposer notre prisonnière, un mince sourire passa fugacement sur mon visage lorsqu’il s’exécuta non sans brutalité.

« Dame Memphis, nous avons besoin de vous pour une affaire urgente.
J’arrive. Attendez-moi à l’entrée de la salle rouge. »

Un échange silencieux étant passé avec l’un de mes mentaïs, je désignai la femme à la chevelure rousse au sol puis plongeai mon regard dans celui de mon élève. Je ne souhaitai pas qu’il la tue… Des rêveurs nous en avions toujours besoin et à cause de leur faible résistance il était utile de les remplacer souvent. Peut-être devrais-je arrêter de m’amuser un peu trop avec eux… Ils ne tenaient pas souvent plus d’une semaine ; c’était fort dommage.
Tournant les talons, je quittai alors cet espace lugubre à souhait, ignorant le geôlier et les nombreux mercenaires de bas étage qui assuraient la surveillance des prisons.

[durant mon absence]
Remontant à la surface, je vis quelques silhouettes près et de la porte principale qui s’inclinèrent profondément à mon approche. L’une d’elle, portant sous son coude un masque métallique à la représentation d’une gueule de monstre aux crocs acérés.
Murmurant des salutations sur mon passage, je posai légèrement ma main sur son bras. Si je me montrais particulièrement méprisante envers les sous-fifres de bas étages, j’accordais une attention plus particulière à ceux qui figuraient dans mon entourage proche… Il fallait parfois admettre l’utilité de certains, après tout.

Je suis à ton écoute, Tor’n, dis moi donc ce qui te tracasse… Glissais-je aussi affectueusement que froidement.

Le seigneur khar’x ne nous obéit plus, Maitre Memphis… Répondit-il humblement. Seule votre intervention pourra nous permettre de nous en faire obéir…

Poussant un long soupir, je lâchai son bras et agitai nonchalamment la main comme quoi j’allais m’en occuper. A quoi bon délaisser les tâches les plus subtiles si même mon élite n’arrivait pas à s’en faire obéir… Que fais-tu, Rasinar, ce genre de travail est de ton domaine… Je vais finir par croire que tu ne m’es plus aussi fidèle qu’avant.
Effectuant un pas sur le coté jusqu’à une vaste salle où de longues arches parcouraient le plafond telle une toile d’araignée géante, une bulle irisée s’étendait au centre. La traversant comme si elle n’existait pas, un colosse monstrueux tourna ses prunelles rougeâtres dans ma direction et un hurlement terrifiant résonna dans la pièce, soulevant presque mes cheveux sous son souffle ardent. Alors qu’il se dirigeait à toute allure vers moi, des serpentins électriques sortirent du sol et s’entourèrent étroitement autour de son torse, l’immobilisant dans un grésillement à l’odeur de viande brulée. S’ensuivit ensuite un combat de volonté opposant mon pouvoir du dessin face à sa force impressionnante… Un combat vite inégale lorsqu’il s’immobilisa avant de ployer son échine épineuse devant moi en signe de soumission. Bien, au moins une chose était réglée…
Flattant narquoisement les plaques épaisses qui recouvraient son crane, je vis la haine dans son regard mais n’y fis pas garde et tournai le dos. Après tout ce n’était qu’un pion sur mon échiquier… Un pion très utile, certes, mais un pion tout de même.

« Imagine il se retourne contre toi…
Alors je l’écraserai comme un vulgaire moucheron.
Viendra le jour de ta chute, Viladra…
Exacte, mais ce n’est pas encore le temps de celui-ci. »

Réapparaissant dans les geôles, je me trouvais dans un angle qui me permettait de voir la cellule de la prisonnière où se trouvait mon apprenti en sa compagnie. M’adossant contre le mur, je croisai les bras et acquiesçai légèrement en comprenant que mon élève ne s’était pas une fois de plus laissé embarquer.
Décidant que puisqu’il ne se passait rien il fallait que je me montre pour que ça commence enfin, je quittai mon mur en retenant un énième soupir puis m’avançai vers eux d’un pas nonchalant.

Alors Kem, qu’est-ce que ça donne cette petite rencontre dans un lieu aussi agréable que celui-ci… ? Demandais-je avec un sourire amusé.

« J’ai vu mieux comme lieu de rendez-vous…
Mais non, il fait frais, la nuit ne va pas tarder à tomber et il n’y a pas de bruit…
Ouais, j’ai vu mieux, quoi. »

Laissez-moi rentrer chez moi ! Je n’ai rien fait ! Je veux juste…

Le prisonnier qui glapissait dans mon dos s’étouffa dans un magma de sang lorsque l’un des gardiens lui trancha la gorge et j’attendis que son corps soit évacué du couloir pour reporter mon attention sur la scène. Effectuant un court pas sur le coté pour me retrouver dans la même salle qu’eux, la rêveuse était toujours contre les barreaux tandis que mon apprenti lui faisait face, un visage plus résigné qu’avant. Qu’attendais-je de lui ? A vrai je n’en avais pas vraiment la réponse… Je voulais juste qu’il l’épargne sauf si elle refusait de soigner les miens. Auquel cas renvoyer sa tête à la confrérie de Feriane pourrait être tout aussi amusant…
Posant mon regard sur la jeune fille, je ne craignais pas grand-chose. Etant une femme, elle n’arriverait pas à me troubler avec des mensonges… Après tout, la manipulation était dans nos gènes, il était dur de nous embrouiller entre nous… Surtout de la part d’une non combattante qui ne savait que chanter. Parler, parler… Ce verbe ne t’était plus d’aucune utilité, comment vas-tu faire maintenant dans une position aussi fâcheuse que la tienne …?

« Cruauté gratuite.
Il faut bien parfois trouver des personnes amusantes…non ?
C’est fort possible. »


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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Lun 7 Nov 2011 - 20:36

Kem restait immobile. La prisonnière s'était éveillée et recommençait ses palabres. Il ferma ses oreilles. Viladra était partie depuis un bon moment. Il soupira. Qu'attendait-elle de lui ? Il s'était remis en question durant tout le trajet. Devenir plus cruel, ne faire confiance qu'à une toute petite minorité de gens, dont son Maître, ne pas se laisser aller aux émotions..Oui, il avait appris. Bien plus en une journée que durant toute sa misérable vie. Assis en face de la Rêveuse, il se demandait ce qu'il allait faire. Il n'avait aucune envie de lui ôter la vie, malgré tout ce qu'elle lui avait fait. Non. Quelque chose de plus vil conviendrait sans doute mieux. Torture ? Bof. Il n'était pas un adepte de ces méthodes trop faciles. Viladra l'aiderait sans doute. A condition qu'elle oublie ses erreurs. Il ne fallait pas grand chose. Un ordre, une mission et il se rachèterait. Depuis la mort de ses parents, il s'était juré de ne pas être le chien de quelqu'un. De ne dépendre de personne. Et Viladra avait tout changé. Maintenant, il dépendait d'elle. C'était elle qui décidait s'il continuerait à vivre ou s'il était préférable qu'il disparaisse. La Rêveuse s'excitait toujours sur les barreaux, parlant à quelqu'un d'imaginaire.

-Alors Kem, qu’est-ce que ça donne cette petite rencontre dans un lieu aussi agréable que celui-ci… ?

Viladra était apparue de nulle part. Kem se releva promptement, ne sachant que répondre. Au moment où il ouvrait la bouche, un prisonnier supplia son geôlier de le libérer. Il n'eut pas le temps de finir qu'il eut la gorge tranchée. Kem déglutit. La Rêveuse avait pâli. Tant mieux. Il fallait qu'elle comprenne qu'elle n'était plus dans sa petite forêt avec les vieillards qui lui couraient après. C'était du sérieux. Enfin, il répondit, tentant de rendre sa voix ferme :

-Nous n'attendions plus que vous.

Il sentait que c'était maladroit, surtout envers Viladra, mais il risquait de se montrer insolent sinon. Viladra s'approcha de la cellule, sans le quitter des yeux. C'était la seule personne à n'avoir jamais cillé en le regardant. Il était vrai que ses yeux étaient intriguants. Deux couleurs différentes… Elle se posta devant la prisonnière. Un long moment passa sans que rien ne se passe. Kem se demandait ce que son Maître mijotait. Il savait qu'elle ne laisserait pas passer le fait qu'elle ait pu le tourner en ridicule. Sa main tapait nerveusement sur la garde de son sabre. Kem se plaça à ses côtés. Il sentait qu'il allait devoir être au premier plan. Il n'attendait plus que l'ordre de son Maître.
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Mar 8 Nov 2011 - 18:58

Misao fixa la jeune femme qui se tenait en face d’elle sans ciller. Ce qu’elle y lisait ne lui faisait pas peur, en fait ça la décevait. Elle avait de la pitié pour cette tueuse. Rien d’autre. Elle savait qu’elle allait mourir mais elle s’en fichait comme de sa première bêtise. Elle secoua doucement la tête et murmura :

-Voilà une idiote finie. Je ne peux rien pour celle-là.

Puis elle se détourna tranquillement, alla se planter au milieu de la cellule, s’agenouilla sur le sol et ferma les yeux. Elle ne cherchait plus d’explications puisque qu’elles étaient hors de sa portée. Pour l’instant seulement… De toute façon s’ils décidaient de la tuer elle n’en aurait plus besoin.

-J’aimerais quand même bien savoir ce que vous allez faire de moi. Alors vous allez me torturer et me tuer ? dit-elle sans ouvrir les yeux, Ou alors vous allez me garder prisonnière et vous amusez avec moi ?

La jeune rêveuse ouvrit les yeux et les darda sur Kem. Oh ! Il avait l’air assez pressé. Ou existé. Elle ne savait pas…

-En tout cas si je dois mourir je veux que ce soit lui qui me tue. Mais j’aimerai vivre assez longtemps pour voir le jour où ses illusions se briseront. Oui, ce jour-là, il sera de retour dans le grand merdier qui nous sert de monde. Ça va être très drôle. Je te souhaite bon courage d’avance !


Puis elle alla se rouler en boule dans un coin de son cachot. Elle essayait de se rendormir mais elle n’y arrivait. Elle voyait mourir le pauvre prisonnier en boucle. Dès qu’elle voyait se pointer le sommeil et la forêt des étoiles avec elle n’arrivait pas à rentrer dedans. Elle y arriva une seule fois, mais elle se réveilla quelques secondes après. Elle ne trouvait plus le chemin de la clairière. Elle ne souvenait plus comment elle faisait les fois d’avant. Alors elle attendit que Kem et la femme décide de son sort.


Dernière édition par Misao Winster le Mer 23 Nov 2011 - 14:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Lun 21 Nov 2011 - 19:56



.:I Acceuillons notre invitée comme il se doit... I:.


Pardonnez le temps que je mets, je suis pas du tout motivée au rp en ce moment ^^ J’ai des périodes comme ça… Je fais donc un peu vite mais je me rattraperai plus tard, promis ;)

Fière, autant qu'un vivant, de sa noble stature,
Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants,
Elle a la nonchalance et la désinvolture
D'une coquette maigre aux airs extravagants.

Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,
Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
O charme d'un néant follement attifé.



Mon apprenti n’avait pas agit, cela allait de soi. Mais au moins il s’était abstenu de lui faire des petites grâces et ne semblait plus aussi facile à amadouer… Finalement il avait plus de jugeotte qu’il ne le laissait deviner.
Se relevant nerveusement à mon approche ce qui montrait qu’il ne m’avait pas entendu, une chose que j’allais devoir changer chez lui, il me répondit qu’il n’attendait plus que moi. Vraiment ? Ce n‘était pourtant pas mon travail que de m’occuper de cette fillette indisciplinée.
M’approchant de la fille en question, je vis qu’elle murmurait des paroles qui n’étaient pas pour me plaire. Alors je lui sautai dessus et lui tranchai la gorge d’un coup de dents… Non je rigole, il existe bien pire que la mort et la lui accorder trop rapidement ne serait que faveur de ma part. Devais-je me montrer magnanime à ce point ? Si c’était le cas c’était que je n’étais plus mercenaire… Ou bien qu’elle n’était plus prisonnière. Soupirant légèrement, elle posa des questions qui volèrent autour de moi sans m’atteindre tandis que je réfléchissais. Cette petite rêveuse avait bien des proches aussi stupide soit-elle. Ou alors je la sous-estimais et c’était parce qu’elle n’avait aucun moyen de pression qu’elle se permettait de me parler de cette manière… Mais au vu de son âge et de son inexpérience dans le monde sauvage et sans loi, j’en doutais fort.
Mon sourire froid ne s’enlevant pas de mon visage quand je la vis tenter une nouvelle fois de ramener mon apprenti à sa cause. La provocation était efficace sur lui, c’était vrai, mais dans pas dans le sens où tu l’escomptais… Mais cela encore, tu étais trop stupide pour le savoir.
Se roulant à nos pieds comme un chiot apeuré, je tendis ma jambe et de la pointe de mon pied la retournai violemment pour qu’elle ne s’endorme pas.

Celui qui te tuera ne sera ni lui, ni moi… Répliquais-je, calmement. Nous ne nous salissons pas avec les déchets de ton genre. Quand à la torture… Il est vrai que j’aime me distraire, mais uniquement avec des jouets qui en vaillent la peine… Ajoutais-je, d’un ton doucereux.

« Elle est toute maigre, elle ne vivra pas longtemps.
On verra bien jusqu’où va sa volonté…
Tu ne vas quand même pas…
Et pourquoi pas ? La psychologie est un monde plus facile à détruire qu’un simple corps. »

Kem, reste là, je suis à vous dans quelques minutes…

Disparaissant, je repris pied non pas dans la forêt… Mais dans la cité des rêveurs que nous avions quittée quelques jours plus tôt.
Déambulant parmi eux, certains s’enfuyaient d’un air apeuré et je n’eus aucun mal à en saisir un à la gorge. Lui décrivant la prisonnière, il bafouilla son nom. Misao… Petite chanteuse, petit oiseau rouge. Dommage pour toi…
Lui extorquant par la pression de mes doigts sur sa carotide les derniers éléments à savoir, dans le genre qui était ceux qu’elle aimait et où pouvais-je les trouver, ce fut avec une facilité presque ennuyeuse que j’appris que son oncle vivait ici-même.
Lui broyant la trachée d’une pression, je le laissai retomber mollement à terre et repris ma route pour trouver ma cible en question.
Quelques minutes plus tard, un homme à la lèvre ensanglantée s’affala à mes pieds et je n’eus qu’à poser le mien sur son bras pour faire un pas sur le coté. Me retrouvant de nouveau dans la cellule, mon sourire s’agrandit quand je vis les yeux de la jeune fille reconnaître celui que j’écrasais sous moi.

Un pas vers lui et je lui tranche la gorge. Annonçais-je d’un ton qui ne montrait aucune hésitation. Est-ce que c’est clair ? Et encore, si je suis de bonne humeur… Je me ferais un plaisir de le faire hurler un peu avant. Je vais donc te poser une question, petite proie. Si lui ne suffit pas, peut-être que tous tes amis rêveurs eux, arriveront à te convaincre de coopérer.

« Halala… Je ne sais pas où tu vas chercher des idées pareilles.
Le talent et l’habitude. Je n’en suis pas peu fière… »

Puisque la vie est faite de choix, de cela dépend d’ailleurs notre liberté, commençais-je, légèrement ennuyée, je vais donc te laisser la possibilité de choisir. Si tu acceptes de te mettre à notre service, à soigner tous ceux qui se présenteront à toi sous mes ordres… Alors ton oncle vivra. Le contraire, inutile que je t’explique, je pense que tu l’auras compris…

Son parent remuant sous moi, j’aplatis violemment son crâne contre le sol, suffisamment pour l’assommer sans lui broyer la tête non plus. Il m’était d’une utilité après tout.
Sortant mon sabre de son fourreau sans me presser, je posai la pointe acérée sur la gorge de l’homme qui ne bougeait maintenant plus, laissant couler le long de sa peau un mince filet de sang qui me fit frémir de bonheur. Il n’y avait rien de mieux que de tenir la vie des hommes entre ses mains.

« Sadique…
Je l’avoue, je l’avoue. »

Alors, demandais-je tranquillement. Une réponse ? Je ne compte pas t’accorder de délais de réflexion, à vrai dire…





Dernière édition par Viladra Memphis le Ven 25 Nov 2011 - 15:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Mar 22 Nov 2011 - 11:51

Viladra observa longuement la rêveuse qui continuait à geindre et à supplier derrière les barreaux. Kem se demandait comment son maître faisait pour ignorer les cris aïgus qu'elle poussait. Quant à lui, il tentait de rester impassible, de rendre son visage aussi lisse, froid et dur que la pierre. Chose difficile lorsque l'on débutait... Finalement, Viladra se retourna et lui dit d'attendre.
Puis elle disparut. Kem ne bougea pas. Il faudra qu'il lui demande comment elle faisait. Si elle voulait bien...La rêveuse restait tranquille dans la cage. Kem perçut même un soupçon de peur au fond de ses yeux. Sa chevelure rousse était entremêlée et des bouts de bois étaient coincés par-ci par-la. Il détourna les yeux. Non. Il ne se laisserait plus avoir. Il crispa sa mâchoires et se concentra sur son maître. Ou était-elle ? Que faisait-elle ? Une nouvelle fois, il était trop curieux.

Quelques minutes après, elle revint. Mais pas seule. Kem remarqua un homme applatit sous son pied. Un vieil homme. Fronçant les sourcils, il avait peur de comprendre...


-Un pas vers lui et je lui tranche la gorge. Est-ce que c’est clair ? Et encore, si je suis de bonne humeur… Je me ferai un plaisir de le faire hurler un peu avant. Je vais donc te poser une question, petite proie. Si lui ne suffit pas, peut-être que tous tes amis rêveurs eux, arriveront à te convaincre de coopérer.

Elle la manipulait. Sournois. Digne d'elle. Kem était impressionné. Il se promit même qu'un jour il arriverait à faire de même. Voir pire. Cette fois, c'était clairement de la peur qu'il voyait dans les yeux de la prisonnière qui était immobile, la bouche pendante. Qu'allait-elle choisir ? Viladra précisa qu'elle n'avait plus le temps. Le sabre était prêt sur la gorge du rêveur. Kem retint un sourire sadique. Ce n'était pas le moment. Il avait hâte de voir la suite des évènements....


[désolée c'est court, mais fait en cours avec pas trop de temps ben...mais je n'avais pas spécialement d'idée, c'est à Misao de répondre...
Vil', pas grave prend ton temps !]
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Ven 25 Nov 2011 - 19:43

Misao regarda son oncle par terre et essaya de ne pas laisser paraître sa peur. Ce qui rata complètement… Elle n’était pas très forte pour dissimuler ses sentiments et ce n’était pas les rêveurs qui l’avaient aidée. Elle fixa le sol et se mit à réfléchir. Enfin pas vraiment, elle connaissait sa réponse mais elle la préparer. Finalement elle releva les yeux et alla les planter dans les yeux de la grande idiote qui se tenait devant elle. Son regard n’exprimait rien à part, peut-être, du mépris.

-Tu n’avais pas besoin de ramener mon oncle ici. Je suis une rêveuse et je soigne toutes les personnes qui se présentent à moi. Qu’ils soient méchants ou gentils, idiots ou intelligents, je dois tous les soignés. Même si je ne l’ai aimé pas… Et d’ailleurs, nous les rêveurs on se soigne entre nous ! dit-elle

Puis elle déroula son rêve calmement. Quand elle eut finit son oncle n’avait plus aucune blessure.

-C’était juste pour que vous puissiez évaluer mon niveau. Et puis c’est mon oncle et il a été mon maître, il est normal que je le soigne comme je vais vous soigner. Ajouta-t-elle en croisant le regard de la jeune femme

Elle jouait avec le feu, elle le savait mais elle ne pouvait sans empêcher. Misao était comme ça… Son oncle lui avait dit qu’elle ressemblait beaucoup à sa mère et qu’au début son père la détesté. Comme quoi, tout est temporaire… Le fait qu’elle soit en vie et que son oncle aussi l’était. Elle devait faire plus attention lais Kem l’avait emmené à cette femme et la rêveuse lui en voulait pour ça. C’était qui d’abord. Elle supposait que c’était son maître mais comment en être sûr… Au moins c’était sa supérieure, il n’y avait aucun doute la dessus. Bon, sur le coup Misao allait devoir jouer un peu plus finement, elle allait devoir modifier son jeu, s’adapté à celui de cette idiote. Il fallait qu’elle se glisse doucement en elle, découvre quelques trucs puis frapper. Fort. Ça n’allait pas être facile ! Maintenant la petite flamme allait devoirs jouer dans la cours des grands avec leur chef comme adversaire. Un défi de taille qu’elle était obligée de relevé. Si seulement elle avait pu obtenir l’aide des étoiles. Elles, elles auraient tout de suite comment faire !

-Donc, je suis d’accord. Je veux bien devenir votre rêveuse mais ne faîte pas de mal à mon oncle et je vous en supplie ! Rahez lui vivant et laissez le tranquille. Dit Misao en laissant jaillir sa peur

Personne, oh oui ! Personne n’aurait pu savoir ce qu’elle avait dans la tête. Personne n’aurait pu savoir qu’elle jouait à moitié la comédie car elle n’avait fait qu’amplifier sa peur réelle. Petite astuce que lui avaient confiée les étoiles…
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Mar 20 Déc 2011 - 17:23



.:I Terminez sans moi, petites proies. I:.





Il était fou de voir à quel point une simple action, infime pour ma part, pouvait déclencher chez les autres un tourbillon de crainte… Certes, nous, enfants du chaos, pouvions engendrer la haine, la peur et le mépris sans trop nous casser la tête mais il était toujours jouissif pour moi de voir un bouillonnement de rage dans le regard de mes victimes…
De ce fait, plus elles me détestaient et plus elles tentaient de le cacher sous une façade de courage, mieux je me sentais… Alors quand je sentis la petite rêveuse contenir ses émotions, ma bonne humeur augmenta d’un cran. Il m’en fallait si peu pour me faire plaisir en temps de guerre…
Quand je la vis chercher un moyen de garder contenance tout en soignant son oncle, je luis souris presque avec tendresse avant de donner un coup de talon dans la tête de cet homme cher à ses yeux, lui aplatissant le crane contre le sol et rouvrant sa blessure tout juste soignée. Le poussant du bout de mon pied dans un coin, hors de sa portée afin qu’elle ne commette pas l’erreur de le soigner une seconde fois, je me retins de lever les yeux au plafond avant de reporter mon regard sur elle. Cette idiote naïve et sans cervelle ne semblait pas comprendre qu’elle n’avait pas son mot à dire… Devais-je donc me salir les mains et torturer son imbécile de parent devant elle ? Les gens n’avaient-ils pas l’intelligence de s’adapter en conséquence ? Devais-je donc tout faire ?
Poussant un soupir las, je ramenai négligemment ma chevelure d’ébène en arrière avant de reposer mes yeux sur elle, faussement exaspérée.

La petite sotte ne semble pas tut saisir… Dis-je d’un ton doucereux. Ici c’est moi qui décide… Tu soignes ceux que je t’ordonne et on pas tous les abrutis blessés qui se présentent à toi…

« Tu n’es vraiment pas sympa !
Ce n’est quand même pas de ma faute si elle est aussi bête…
Elle a du cran, quand même. Dommage qu’elle ne semble pas adhérer à nos principes.
A vrai dire, je n’ai jamais compté lui demander son avis… »

Appelant un geolier avec une alarme que je dessinai, un mercenaire ne tarda pas à apparaitre à nos cotés, derrière la grille de la prison. S’inclinant respectueusement devant moi, il fit de même devant Kem avec plus de réticence qui, de part son statut d’apprenti du chef de la forteresse, bénéficiait d’un grade plus élevé que la moyenne. Accordant un vague coup d’œil à la jeune fille, il tourna son visage dénué d’expression et attendit que je lui donne mes ordres.

Prends cet homme. Dis-je, alors. Mets-le dans l’une des cellules près du seigneur Kharx… A moins d’être inconscient, personne ne se risquera vers là. A moins de vouloir terminer dévorer… Cela peut être une belle mort pour les vermines qui courent les rues.

Attendant qu’il s’exécute, il disparut bientôt à l’angle du mur et je reportai mon attention sur notre prisonnière. Je ne pouvais tout de même pas la laisser dans cette cellule ; tous ceux qui étaient restés ici avaient finit par mourir et à force, il ne resterait bientôt plus de rêveurs à capturer… Non, il lui fallait un minimum de liberté tout en la surveillant de près. Dans tous les cas, s’enfuir d’ici était chose impossible avec les milliers de mercenaires qui l’entouraient, mais comment faire… Le chantage était efficace, certes, mais il fallait tout de même rajouter un petit quelque chose.
Me concentrant, il apparu alors autour de ses poignets une chaine bleuté qui lui permettait d’écarter les mains d’une vingtaine de centimètres au maximum. Dessiné pour être incassable, il fallait que ça soit moi qui la ramène dans les spires ou bien qu’un dessinateur de haut niveau le lui enlève… Autrement dit, elle n’était pas prête, si elle commetait l’exploit de s’enfuir, d’y arriver.

Je te laisse te balader dans notre magnifique demeure à ta guise… Les cinq derniers étages te sont interdits. Tu peux toujours y aller mais tu risquerais de ne pas en revenir…

Ces étages étaient les lieux où nous invoquions les créatures de l’autre monde grâce au livre du chaos. Seuls les mentaïs étaient d’un niveau assez élevé pour pouvoir s’y aventurer et encore… Certains y perdaient la vie. Plus en haut encore se trouvaient mes appartements au même étage que la salle où notre créature invoquée la plus puissante, le seigneur Kharx, s’y trouvait. Bref, y aller était suicidaire…
Faisant signe à Kem de me suivre, j’ouvris la porte d’un geste nonchalant et sortis de la cellule.

Inutile de te dire qu’au moindre faux pas ton oncle y passera… Ajoutais-je, presque d’un ton badin. Mais je suis sur que tu es une fille intelligente, tu ne prendras pas le risque de me mettre en colère et tu feras bien sagement ce que je t’ordonnerai

…Pour le bien de ton propre sang. Terminais-je dans sa tête.

« C’est la pousser à la provocation !
Il faut bien tester ses limites… Et puis j’ai presque envie d’une excuse pour trucider son oncle.
Mais… Mais pourquoi ?
Peut-être fera-t-elle moins la maligne… ?
Je croyais que tu aimais que l’on te tienne tête.
Toute bonne chose a ses limites… »

Kem, fais ce que tu veux pour le moment. Tiens lui compagnie si ça te chante… Mais sois disponible dans une heure en bas de la tour.

Ma phrase pouvait dire plusieurs choses. D’un part je lui laissais de l’autonomie pour savoir comment il allait occuper ce temps libre, d’autre part je faisais allusion à la bêtise qu’il avait faite précédemment et dans un dernier point je lui indiquai explicitement qu’il n’avait plus droit à l’erreur.
Leur adressant un sourire goguenard, je rangeai la lame noire de mon sabre effilée dans son fourreau laquée et disparus tout simplement sans laisser la moindre trace derrière moi.



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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Mer 21 Déc 2011 - 19:26

Kem observait avec attention Viladra mener "l'interrogatoire". Les chaînes apparraissant aux poignets de la rêveuse stupéfièrent l'apprenti. Puis, Viladra lui laissa une heure libre. Mais sa phrase était lourde de sens. Un peu trop au goût de Kem. Lui tenir compagnie ? Pour ne pas la laisser s'évader. Pour qu'il ne refasse plus la même erreur. Pour lui signifier que c'était l'unique chance de survie qu'il avait encore. Il décida alors de rester avec la fille. Une heure, cela passait vite.

Il la traîna à l'extérieur. Elle semblait plus calme. Plus résignée aussi. Il l'installa sur une caisse en bois posée à terre et s'installa sur une autre à ses côtés. Au moins, de là, il aurait en visuel la fille aussi bien que la tour. Elle regardait ses poignets attachés. Elle ne pourrait plus lui jouer de mauvais tours au moins. Kem ne savait que trop penser. Et s'il n'était pas fait pour cette voie ? Mais si. Sinon Viladra ne l'aurait pas choisi. Sinon, il serait déjà mort, en train de nourir les vers. Elle ne lui faisait pas totalement confiance. Et encore moins depuis son erreur chez les rêveurs. Quel imbécile ! Il fallait qu'il agisse. Mais comment ? Déjà, en montrant à son Maître qu'il pouvait garder la prisonnière. Qui maintenant semblait fascinée par le camp et les hommes s'entraînant. Bientôt, elle lui demanderait une visite guidée. Hors de question. Il n'était pas guide touristique. Et ce n'était pas un lieu touristique.


Kem se détendit, tout en restant assez vigilant. Elle avait plus d'un tour dans son sac. Vicieuse, fourbe et manipulatrice. Si elle n'avait pas été une non-violente, elle aurait été parfaite chez les mercenaires. Une heure. Ou devait-il la mettre lorsqu'il devrait rejoindre son Maître ? Sans doute pas en prison. Sinon, Viladra l'y aurait laissée. Avec lui ? Trop simple. Tellement d'hésitation. Finalement, il se releva, imité par la fille. Avait-elle peur ? Ou se sentait-elle en sûreté à ces côtés ? Il ne savait pas. Il se dirigea vers un établi. Le forgeron avait toujours besoin d'aide. Et L'heure était pratiquement achevée. Il entra et trouva le forgeron devant son enclume comme toujours. C'était un homme corpulent, habitué à une vie de labeur. Il se tourna vers eux, en sueur.

-Que puis-je faire pour vous ?Dit-il d'une voix éraillée

Kem arbora son visage le plus froid qu'il avait. Mais le forgeron était habitué aux mecernaires. Il ne broncha pas.

-Il faut occuper cette jeune demoiselle. Pouvez-vous lui trouver du travail à sa portée ?

Il ne demanderai pas la fille. Pas besoin de son avis. Le forgeron l'observa, l'analysant sous toutes les coutures.

-Oui. Je pense avoir du rangement et des broutilles dans ce genre là qui pourraient lui convenir.

-Bien.

Kem sortit de l'établi sans un regard pour la fille. D'un côté, il avait pitié. De l'autre, elle n'avait que ce qu'elle méritait. Il se dirigea à grands pas vers la tour, ou son Maître l'attendait.
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Ven 23 Déc 2011 - 14:05





Misao sourit au forgeron et celui-ci la regarda d’un regard triste. Elle haussa les épaules puis regarda autour d’elle et elle put observait toute la magnificence de la saleté et du bazar qui régnait ici ! Cette fois elle leva les yeux au ciel, ces mercenaires de pouvaient-ils donc pas ranger un minimum ? Oh ! C’est vrai ! Ils étaient trop occupés à prouver leur idiotie au monde ! Elle retroussa ses manches et se mit au travail. Ce n’était pas la première fois qu’elle devait faire le ménage. A Fériane elle devait souvent aider les apprentis à faire le ménage car les vieux rêveurs ne pouvaient plus le faire. C’était à peine s’ils pouvaient se baisser sans se coincer le dos ! Quand Misao eu finit de ranger elle se mit au nettoyage ce qui prit beaucoup moins de temps puisqu’elle avait dû trouver où se ranger chaque objet sans l’aide du forgeron qui semblait muet et de plus avec ses foutues chaines qui entravait ses mouvements.
La jeune rêveuse se laissa tomber sur une vielle chaise et observa son travail. Tout était propre et bien rangé dans l’établi. Le forgeron se retourna et observa lui aussi puis il se remit au travail sans un mot. Alors Misao se mit à chantonner doucement. La réaction de l’homme fut immédiate :

-Vous ne devriez pas faire ça ! Ici on n’aime pas trop les chanteuses. Lui dit-il
-Je me fiche totalement de l’avis de ses imbéciles !
-Vous allez avoir des problèmes s’ils vous entendent.
-Surement et ?
-Ils ne sont pas du genre à vous regarder faire et dire sans rien faire. Ils pourraient vous tuer !
-Non, ils ont besoin de moi.
-Oui, ils ont aussi besoin de moi pourtant j’ai bien faillit y passer plusieurs.
-Faillit ! Vous êtes encore là non ! Et puis moi je suis là pour les maintenir en vie.
-Vous êtes rêveuse ?
-Oui.
-Je crois que c’était réservait aux hommes !
-Pas quand on est aussi doué que moi.
-Vous êtes bien sûr de vous. Les mercenaires ne feront qu’une bouché de vous !
-Non.
-Comment ça non ?
-Parce que j’ai une arme.
-Vous savez peut être vous battre et vous avez peut êt…
-Je suis non-violente.
-Alors vous n’avez aucune chance !
-Ça j’en doute !


Misao rit doucement puis se remit à chanter avec un peu plus de force. Le forgeron la regarde avec un regard désespéré et suppliant. Il devait se sentir seul et considérait la jeune fille comme une amie avec qui il pourrait parler. Mais elle continuait à chanter avec autant de force que lui permettait sa voix c’est-à-dire. Et elle n’avait pas une petite voix qu’on n’entendait presque pas, elle était exaltante et pourrait se faire entendre parmi le chant de plusieurs hommes. Le pauvre homme secoua la tête et revint à son travaille alors que Misao était sur le point de se mettre à danser. Tout à coup elle s’arrêta et lui demanda :

-Comment s’appelle le maître de Kem ?
-Viladria c’est la plus forte de tous les mercenaires. Ne la provoquez pas !
-Tu peux me tutoyer si tu veux.
-…


La rêveuse se remit à chanter alors que justement le jeune homme entrait dans l’établie. Elle lui sourit calmement, se leva et s’étira. Elle ne s’arrêta de chanter qu’à la fin de sa chanson. En même temps c’est logique non ?

-Que puis-je faire pour vous maintenant messire Kem! dit-elle d’une voix joyeuse et sarcastique

Le forgeron lui lança un nouveau regard désespéré puis baissa la tête en signe de respect devant le mercenaire. Tout le contraire de Misao.
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Sam 28 Jan 2012 - 14:36

Viladra était venue devant la tour ou il attendait. Mais elle avait une affaire de la plus haute importance à régler et ce dans un délai moindre. Aussi ordonna-t-elle à Kem de trouver une salle ou la Rêveuse pourrait exercer ses fonctions et de la surveiller. Soupirant Kem avait acquiesçé en s'inclinant. Les ordres étaient les ordres. Et, au moins, en surveillant la fille, il ne risquait pas grand chose et se reposerait.

Du moins, il le croyait. En approchant de l'établi ou il l'avait laissée, il se souvint qu'elle était hyper active. Il entendait déjà son chant. Les autres Mercenaires s'arrêtaient dans leurs tâches et se retournaient, cherchant l'origine du vacarme. Kem fît celui qui n'avait rien à voir avec. La réputation de Viladra passait par lui. Il pénétra dans l'établi comme s'il voulait parler au forgeron ou mettre fin au bruit. Lorsqu'il entra, le forgeron s'inclina respectueusement et la Rêveuse dit après avoir pris soin de terminer sa chanson :


-Que puis-je faire pour vous maintenant messire Kem!

Il la regarda, un air glacé peint sur le visage. Elle le prenait réellement pour un imbécile. Et il ne supportait pas sa. L'agrippant au bras, il la traîna à l'extérieur. Elle tenta de se débattre. Mais sa poigne était devenue puissante grâce aux entraînements de Viladra. Elle ne cessait de parler, pour le déconcentrer ou pour qu'il la lâche. Elle n'obtint rien. Les Mercenaires les regardaient, souriants. Kem enrageait.

Arrivé devant une bâtisse vide, il entra et jeta la Rêveuse devant lui. Elle réussit à maintenit son équilibre et reprit sa pose naturelle. Kem ne savait pas qui habitait auparavant ici. Sans doute quelqu'un qui avait trahi et était mort depuis longtemps. Peu importait. C'était la seule pièce libre disponible pour la fille.


-C'est ici que tu travailleras. Ici que tu soigneras les Mercenaires blessés. Je te surveillerais.

Il la regarda dans les yeux. Elle avait de beaux yeux. Mais il détourna le regard. Elle lui avait fait perdre une partie de la confiance de Viladra. Et il le payait assez durement sans pour autant rajouter des sentiments quelconques qui ne devaient pas exister et qui n'existeraient jamais. D'un signe, il lui fît comprendre qu'elle pouvait installer les lieux comme elle l'entendait.

Alors qu'elle regardait et étudiait la pièce, Kem sortit. Devant la porte, il héla un autre Mercenaire qu'il connaissait de vue.


-Va me chercher un Mercenaire blessé. Il est temps pour elle de commencer.

L'autre acquiesça et repartit en silence. Kem entra à nouveau. La Rêveuse avait enlevé les toiles d'araignées et épousseté la table. Dessus, elle avait dégoté il ne savait ou un drap blanc.

-Ton premier client arrivera dans quelques minutes. Sois prête et à la hauteur.

Elle ne dit rien. Que lui arrivait-il ? Avait-elle compris ? Il n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps que la porte s'ouvrit. Deux Mercenaires portaient un troisième, affalé dans leurs bras. Du sang coulait de son visage et de ses jambes. Il était sérieusement amoché. Ils l'installèrent sur la table et repartirent.

-A toi de jouer. Dit simplement Kem à la fille.
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Dim 29 Jan 2012 - 12:24

Je souris et regardais l’homme blessé. J’en avais vu de bien pire mais il fallait quand même avouer qu’il était assez amoché. Je le fis installer sur un vieux matelas qui allait falloir changer puis je renvoyais les deux mercenaires qui avaient emmenés leur camarade blessé. Je regardais de nouveau autour de moi puis secouais la tête avec un air de totale déception.

"Ah ! Mon cher Kem ! Si tu crois que nous les rêveurs on n’a qu’à juste se concentrer pour que personne n’est plus aucun bobo tu rêves éveiller. Déjà il va me falloir un nouveau matelas. Je ne sais pas depuis combien celui-ci est là mais il est vraiment trop pourri. Ensuite il va me falloir certaines herbes et quelques instruments." Dis-je puis je rajoutais, En fait il va me falloir plusieurs lits.

Puis je viens m’assoir sur une vieille chaise à côté d’un malade et je me mis à dérouler mon rêve. C’était un beau rêve et quand j’eu finis le blessé allait beaucoup mieux. En fait il ne lui restait plus qu’à se reposer quelques temps et il pourrait de nouveau allait se battre. Alors quand il voulut se lever je lui fis signe de ne pas bouger d’un pouce. Puis je me mis à chercher une feuille et un crayon pour écrire tout ce dont j’avais besoin. Dans la pièce il n’y avait que le vieux lit, une table sur laquelle j’avais mis un drap blanc, il y avait aussi une armoire. C’est tout. La peinture sur les murs était écaillée. Tout était ne mauvaise état ! Je finis par dégotter ce que je cherchais dans un tiroir de la table qui devait aussi faire bureau. Je m’assis sur la vieille chaise et me mis à faire une liste. Puis je la tendis à Kem.

"Voilà tout ce dont j’ai besoin. Et ne me dit pas que tu n’es pas ma boniche et que tu ne vas pas aller les chercher parce que j’en ai besoin et ça permettra aux blessés de se rétablir beaucoup plus vite." Lui dis-je

Puis j’ouvris la fenêtre pour aérer puis je passais la tête par la porte et vis que les deux mercenaires étaient toujours là.

"Emmenez votre copain dans sa chambre et fait en sorte qu’il n’en sorte pas d’ici demain. Enfin, pas avant que je sois venue le voir ! Et puis aussi vous pourriez demander au forgeron de venir me voir quand il en aura le temps s’il vous plaît." Dis-je alors que les deux hommes se regardaient puis ils explosèrent de rire, alors je repris :" Et je vous rappelle que le jour où vous serez entre vie et mort vous serez bien content d’avoir fait ce que j’ai dit.Alors maintenant vous allez faire ce que j’ai demandé avant que je fasse en sorte que votre état de santé empire pigé ?"

Ils entrèrent sans un mot, prirent leur collègue et partirent avant un regard surpris. Je me frottais les mains puis j’attachais mes cheveux frisés grâce à un ruban que j’avais dans ma poche. J’ouvris l’armoire et découvris un ballet. Miracle ! Le mercenaire qui vivait ici avait fait le ménage au moins une fois dans sa vie. Il fallait fêter ça ! Et mon seul moyen de faire ça c’est de me servir du ballet. Quelle belle fête ! Kem me regardait toujours fixement avec un air absent et ça commençait vraiment à devenir gênant.

"Tu sais Kem, tu ressembles à un homme empaillé qui fixe son regard, triste, lointain, anxieux et tout plein d’autres trucs, sur moi. Et moi je trouve que c’est assez flippant et que ça me met mal à l’aise. Tu ne pourrais pas venir m’aider ? Je sais que tu m’en veux parce que j’ai volé la bourse mais quand même, c’est toi qui a commençais par m’enlever et me ligoter dans une grotte et après tu me fais travailler pour prendre mon argent. C’est vraiment de l’esclavagisme ça ! Alors moi je me suis défendue et je peux dire que jusqu’au moment où ton maître a débarqué je m’en sortais pas si mal pour une non-violente !" lui dis-je
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Dim 29 Jan 2012 - 15:48

[désolé c'est un peu court, mais j'ai pas trop d'idée là...XD]

La jeune fille déplaça le blessé sur un vieux matelas et dit en regardant Kem :

-Ah ! Mon cher Kem ! Si tu crois que nous les rêveurs on n’a qu’à juste se concentrer pour que personne n’est plus aucun bobo tu rêves éveiller. Déjà il va me falloir un nouveau matelas. Je ne sais pas depuis combien celui-ci est là mais il est vraiment trop pourri. Ensuite il va me falloir certaines herbes et quelques instruments. En fait il va me falloir plusieurs lits.

Elle le prenait pour qui ?? Mais il n'eut pas le temps de répliquer. Elle s'était mise au travail. Un air concentré peint sur son jeune visage, elle sourit tout en travaillant. Une fois qu'elle eut fini, Kem remarqua avec stupeur la nette amélioration du Mercenaire. Il n'était plus aussi livide, ses jambes ne tremblaient plus, les plaies ouvertes étaient pratiquement fermées, et il était bien plus conscient qu'auparavant. Il voulut même se lever et repartir, mais un geste de la Rêveuse le retint. Celle-ci chercha du papier et un crayon, s'installa à table et écrivit. Que mijotait-elle ?

Elle lui tendit la feuille en disant :

-Voilà tout ce dont j’ai besoin. Et ne me dit pas que tu n’es pas ma boniche et que tu ne vas pas aller les chercher parce que j’en ai besoin et ça permettra aux blessés de se rétablir beaucoup plus vite.

Le pire, c'était qu'elle avait raison. Il devait faire ce qu'elle disait. Pour soigner au mieux les blessés. Et il n'avait rien à dire, malgré son statut. Il enrageait encore plus. Il n'aurait jamais du se mêler de sa vie, choisir une autre cible, trouver l'argent ailleurs. Il avait été idiot en la kidnappant. Il remarqua à peine le sermont qu'elle donnait aux autres Mercenaires, tant il était plongé dans ses pensées. Il vit simplement les deux hommes emporter le blessé qui ne l'était plus tant que sa à présent.

Une fois tout sa effectué, la Rêveuse fouilla les placards et dégota un balai. Elle fût contente et commença même à balayer. Mais elle s'arrêta, le regarda et répliqua :


-Tu sais Kem, tu ressembles à un homme empaillé qui fixe son regard, triste, lointain, anxieux et tout plein d’autres trucs, sur moi. Et moi je trouve que c’est assez flippant et que ça me met mal à l’aise. Tu ne pourrais pas venir m’aider ? Je sais que tu m’en veux parce que j’ai volé la bourse mais quand même, c’est toi qui a commençais par m’enlever et me ligoter dans une grotte et après tu me fais travailler pour prendre mon argent. C’est vraiment de l’esclavagisme ça ! Alors moi je me suis défendue et je peux dire que jusqu’au moment où ton maître a débarqué je m’en sortais pas si mal pour une non-violente !

Il l'observa, abasourdi. Qu'avait-elle dit ?? Que c'était de sa faute ? Qu'il était responsable de tout ? Bon, un peu quand même. Mais cela ne changeait rien au fait qu'elle était censée être une prisonnière. Et elle prenait tout un peu trop à la légère. Il lui répondit du même ton froid qu'auparavant :

-Je ne suis pas ta boniche. En plus j'ai déjà ta liste à récupérer. Le nettoyage, c'est ton domaine. Et tu ne bouges pas de là.

Il sortit avant qu'elle puisse répondre. Quel moulin à parole ! Il posta deux Mercenaires qui semblaient s'ennuyer devant la bâtisse, pour être sur qu'elle ne ferait rien d'autre que balayer. Puis, il observa la liste. Des lits, des plantes, du tissu, des draps propres...Ou allait-il trouver tout ceci ? Sans quitter la Forteresse ?
Il marcha longuement jusqu'à l'échoppe qui faisait office de bazar. Oui. Là-dedans, il trouverait sans doute une partie des objets. Il entra et vit immédiatement les vieux lits destinés à brûler. Il alla chez le marchand et lui dit de tous les transporter à la Rêveuse. Il acquiesça et commença à préparer les lits. Kem ressortit. Là-bas, il y avait un homme qui savait énormément de choses sur les plantes. Lorsqu'il lui montra ce dont il avait besoin, l'homme sourit et s'en alla sans un mot.

Il revint quelques minutes plus tard avec un sac plein d'herbes en affirmant que la Rêveuse trouverait son bonheur là-dedans. Kem prit le sac et prit congé. Lits, herbes...Bien. Des draps. Il lui manquait les draps. Il alla à nouveau au bazar. L'homme commença à paniquer, croyant qu'il n'était pas assez rapide. Kem lui expliqua qu'il lui manquait les draps propres et l'autre s'empressa de lui en fournir.

Voilà. Les courses étaient faites. Maintenant, retourner chez la fille. Lorsqu'il franchit le pas de la porte, le sac en main, il ne reconnut pas l'intérieur. Il n'y avait plus de poussière. C'était presque...chaleureux. La fille était au milieu, souriante et sifflotant. Il jeta le sac sur la table et dit :


-Voilà tes herbes. Les lits et les draps arriveront d'ici quelques minutes.

Il retourna s'installer dans son fauteuil pendant qu'elle examinait le contenu du sac en toile. Tout sa pour une fille...
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Dim 29 Jan 2012 - 18:07

Je souris en pensant que ce n’était pas tout ce qu’il allait arriver. La peinture était très veille et je comptais bien repasser un coup dessus. Alors, j’avais demandé au forgeron si il pouvait m’apporter de quoi tout repeindre et une protection pour le sol. Ce furent les lis à et les draps qui arrivèrent en premier alors je dis à l’homme qui l’est transporté de les laisser dehors et de m’aider à sortir les autres meubles. Kem me regardait bizarrement comme une regarde quelqu’un qui fait des trucs bizarres et qui d’ailleurs est bizarre. Ou folle, ça dépend de comment on voit ça… Je lui souris.

"Tu veux bien te pousser s’il te plaît." Demandais-je

Non, il ne se poussa pas du tout. Quelle tête de mule ! Je levais les yeux au ciel avec une expression d’exaspération peinte sur le visage. Mais, le forgeron apparu sur le pas de la porte et quand il vit le jeune homme il se figea avec une expression d’horreur peinte sur le visage.

"T’inquiète pas ! Il doit me surveiller alors ne partira pas à ta pourchasse tout de suite." Lui dis-je pour rigoler mais il ne comprit pas que c’était une blague."Il ne te fera rien ! C’est de ma faute de toute façon. "

Je lui pris les pots de peinture, les pinceaux et la protection puis le poussait dehors. J’enlevais mes chaussures à talons pour être plus à l’aise. Qui a déjà vu qu’on repeint des pièces en hauts talons ? Puis Kem eut la gentille idée de se levé le temps que je pose la protection sur le sol et d’aller se poster au beau milieu de la pièce. J’ouvris le premier pot et plongeait le gros pinceau dedans. Mais si je devais refaire toute la pièce comme ça j’allais mettre trop de temps alors je finis donc par prendre l’énorme rouleau. Puis j’en tendis un autre à Kem.

"Tu viens m’aider ? Ça ce n’est pas du nettoyage ! S’iiiiiiiil te plaît ! Et en plus ça peut être amusant. C’est quand la dernière fois que tu as ris ? Moi je dis que tu as de très beaux yeux mais qu’ils pourraient être encore plus beaux si tu souriais ! J’aimerais bien avoir les yeux vairons mais au moins avec un mauve." Dis-je

Puis je me mis à faire la tête la plus suppliante dont j’étais capable.
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Dim 29 Jan 2012 - 19:36

[ un peu de piment ! Dis moi si tu n'aimes pas que je change !]

Les lits arrivèrent rapidement. La Rêveuse les laissa dehors. Elle semblait attendre quelqu'un. Qui vint peu de temps après. Le forgeron. Il entra avec des seaux de peintures et des pinceaux, ainsi qu'une protection pour le sol et les meubles. Il s'immobilisa en voyant Kem et eut un regard terrifié. Misao tenta de le rassurer en lui disant que Kem ne faisait rien d'autre que surveiller mais il ne se détendit pas. Elle le jeta pratiquement dehors.
Pour elle, Kem semblait n'être que son gardien. Au fond, qu'était-il d'autre ? Il en avait un peu marre. Elle commença à dérouler les protections et il se mit de côté lorsqu'elle s'approcha de lui pour en revêtir le sol.

Ensuite, elle ouvrit les seaux, trempa un rouleau et en tendit un autre à Kem en disant :


-Tu viens m’aider ? Ça ce n’est pas du nettoyage ! S’iiiiiiiil te plaît ! Et en plus ça peut être amusant. C’est quand la dernière fois que tu as ris ? Moi je dis que tu as de très beaux yeux mais qu’ils pourraient être encore plus beaux si tu souriais ! J’aimerais bien avoir les yeux vairons mais au moins avec un mauve.

Il haussa les épaules et lui arracha le rouleau des mains. Toute façon, il avait rien d'autre à faire. Il commença à peindre en même temps qu'elle qui sifflait à nouveau. Une belle musique, mais qui l'insupportait. Elle ne se rendait pas compte qu'elle était prisonnière chez les Mercenaires du Chaos et ne sortirait plus vivante !
Il repensa à ce qu'elle avait dit. Depuis quand n'avait-il plus rit ? Il n'en avait même pas souvenir. Bien trop longtemps. Il doutait même de savoir comment on riait. Il peint, tentant de ne penser à rien, oubliant même la chanson de la Rêveuse.


Alors qu'il finissait, un Mercenaire pénétra en trombe dans la maison, se planta devant Kem, l'air menaçant et asséna sous les yeux ébahis de la fille :


-Tu n'es qu'un être immonde Kem !

Kem ne broncha pas et rétorqua :

-Et pourquoi je te prie ? Son ton était encore plus froit que la mort.

L'autre fût déstabilisé mais se reprit :

-Tu te crois malin à cause de ton Maître. Tu crois que tu es meilleur que nous. Tu te prend pour qui ? Tu nous donne des ordres comme si l'on était à tes pieds ! Tu n'es pas Viladra ! Tu n'es pas notre chef ! Et je parle au nom de tous !

Kem s'approcha de lui, jusqu'à ce que son visage soit à deux millimètres du sien et lui dit :

-Viladra est mon Maître. Par conséquent, j'ai droit à plus de respect. Si tu m'insulte, tu insulte Viladra. Et je doute qu'elle te le pardonne. Alors va-t-en maintenant et je ne dirais rien. A personne.

Viladra lui avait appris à parler d'une voix calme mais gelée. L'autre eut un rictus et dit dans un murmure :

-Oh non, tu ne parleras plus à personne...

Alors que les mots frappaient l'esprit de Kem, il sentit la dague du Mercenaire s'enfoncer entre ses côtes. Il porta les mains à la blessures aussitôt et recula en hoquetant. Il tomba à genoux, les mains ruisselantes de sang. Qu'avait-il fait ? Quelle erreur avait-il commise ?

Son regard s'embrumait. Il perçut encore le Mercenaire crier ses ordres, disant qu'il fallait condamner la maison et la brûler, avec tout ce qu'il y avait à l'intérieur. La Rêveuse également. Trop de témoins, sinon. Avec effort, Kem se releva et dit :

-Sors par derrière, fuis. Va chez Viladra, explique lui. Elle te croira. Laisse moi ici.

La Rêveuse ne bougea pas. Kem retomba à genoux. Pourtant, son Maître lui avait appris à surmonter les douleurs les plus diverses et à se remettre debout. Mais là...il luttait pour rester conscient et cela lui prenait toute l'énergie qui lui restait.
Lui qui s'ennuyait...et bien, maintenant, il allait peut-être s'ennuyer pour l'éternité...

La dernière image nette qu'il eut fût celle de la Rêveuse qui s'approchait de lui. Ensuite, il plongea dans un gouffre obscur.
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Dim 29 Jan 2012 - 20:24

Je déroulais un minuscule rêve de quelques secondes pour faire ne sorte que Kem de meurt pas. Si j’étais partie tout de suite il se serait vidé de son sang trop rapidement et je n’aurais rien pu faire après. Une fois mon rêve finie je me remis debout en lançant un « T’inquiète ! ». Un mercenaire essaya de m’attraper mais je me baissais et me mit à courir vers la porte derrière. Je les avais pris par surprise et je courais vite alors je n’eus pas trop de mal à sortir mais dans les escaliers d’autres hommes m’attendaient de pied ferme. Alors, je partis à reculons et arrivait tout en haut je réussis à attraper un pot de peinture. Je le brandis à bout de bras puis je le lançais sur les mercenaires. Le temps que la stupeur passe et qu’ils s’essuient les yeux je réussis à passer. Mais au dernier moment l’un deux me fit un croche pied et je tombais dans les escaliers. Je me mis à rouler mais quand je fus arrivé en bas, heureusement pour moi je n’avais que quelques bleus. Mais, Viladra se tenait devant moi avec un regard qui exprimait tout de sa colère. Pour elle s’était très clair, j’étais en train d’essayer de m’évader. Je me remis debout avec difficulté et je remarquais le sens qui maculait mes habits et mes mais. Ça devait être celui de Kem. Je brandis donc mes mains devant ses yeux avec un air désespéré.

"Je… Ils…" commençais-je en essayant de retrouver mon souffle," Des mercenaires ont débarqué dans la salle que Kem m’a donnée pour que je puisse soigner les blessés. Il y en a un qui l’a traité d’être immonde et puis il l’a poignardé. Après ils ont dit qu’ils allaient brûler le bâtiment et nous deux avec. Je… Il n’était pas sur ses gardes, il m’aidait à repeindre la pièce. Oh mon dieu ! C’est de ma faute s’il est blessé ! S’il te plaît Viladra aide moi. Je ne veux pas qu’il meurt !"

J’avais adopté le tutoiement automatiquement et j’étais complètement paniqué. Maintenant je tordais mes mains dans tous les sens sous l’effet de la pression. Et si Viladra ne me croyait pas ? Je lui jetais un regard suppliant puis pressant.

"Il faut faire vite. Kem ne pourra pas rester en vie très longtemps dans l’état où il est ! Je dois lui administré des soins beaucoup plus important que ceux que je lui ai donnés il y a quelques minutes. Et puis ils vont mettre le feu. Je t’en supplie aide-moi ! "

Et si Kem mourait ? Je ne pourrais jamais me le pardonner. Je me mis à demander de l’aide aux étoiles, il faisait presque nuit. Peut-être qu’elles pourraient nous aider ! Pouvaient-elles faire autre chose que raconter des histoires ? Parler aux mercenaires, faire en sorte qu’ils arrêtent. Je me mis à prier. Je ne faisais jamais ça d’habitude mais une situation désespérée comme celle-ci pouvait bien faire office d’explication. Mon ruban était à moitié défait et une partie de mes cheveux sans étaient échappés. Ma robe était déchirée mais ce je m’en fichais complètement. Des vêtements ça se réparer, pas un être humain.

"Puisque la mort est inévitable, oublions-la."

Un jour les étoiles lui avaient dit ça. Mais comment oublier la mort alors qu’elle est si proche ? Qu’elle est là, juste à côté de toi et que tu peux sentir son souffle sur ta peau. Ou alors voir son haleine glacé sur celle d’une autre personne. Comment ? Expliquez-moi ! Je vous en prie, expliquez-moi parce que là je ne comprends pas.
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Lun 30 Jan 2012 - 19:49



.:I Une dette dont je me serais bien passée. I:.

"Par toi je change l'or en fer
Et le paradis en enfer ;
Dans le suaire des nuages

Je découvre un cadavre cher,
Et sur les célestes rivages
Je bâtis de grands sarcophages."



J’étais extrêmement en colère. La rage faisait vibrer mon corps et les mercenaires m’entourant fuyaient mon regard, s’éloignant lentement en pensant que je ne les voyais pas. Plantée au milieu de la pièce entourée d’arches pointues, des chaines immenses reposaient au sol et les restes d’une bulle de protection achevaient de disparaitre.
Fermant les yeux, j’inspirai calmement afin de ne pas me laisser dominer par mes émotions. Rester calme… Il ne fallait pas que je m’énerve, la survie de notre guilde en dépendant.
Deux mentaïs se tenaient à mes cotés, légèrement en retrait. Leur visage masqué par un casque à la représentation d’un monstre, ils croisaient les bras et ne disaient aucun mot tandis que les trois autres mercenaires suaient à en remplir un sceau.

Comment ça, il a disparu. Demandais-je froidement.

Le… le seigneur Kharx s’est brutalement volatilisé… balbutia l’un d’entre eux. Il était là et d’un coup il… il… il a disparu.

Pourquoi le maitre des ténèbres avait-il rappelé sa créature à lui ! Pourquoi avait-il reprit ce que nous avions mis tant de temps à invoquer ? Je ne comprenais pas… Je m’étais toujours montrée fidèle au livre du chaos.
Tournant les talons, je les laissai dans la pièce, faisant signe aux Mentaïs d’agir comme bon leur semblait. Peut-être était-ce tout simplement un test… Oui, notre maitre vénéré avait décidé de nous laisser nous débrouiller sans sa créature. Cela signifiait qu’il nous faisait confiance, en définitive, non ? Je n’avais pas à avoir peur de l’avoir déçu… Je lui avais toujours été fidèle, j’étais celle qui satisfaisait toutes ses exigences après tout.
Plus sereine, je descendis les marches de la tour au lieu de dessiner un pas sur le coté afin de reprendre mes esprits et gagnai la place principale où l’agitation martiale des mercenaires continuait inlassablement de faire trembler nos murs épais.
Le soleil déclinait progressivement à l’horizon, teintant le ciel de son voile écarlate où se reflétaient les derniers rayons. Une magnifique soirée en perspective… Si personne ne venait trainer dans mes pattes, je me ferais un plaisir d’aller me balader tranquillement dans la forêt. Nous faisions des rencontres si charmantes une fois la nuit tombée…

… apprenti… tuer…

Captant des bribes de paroles à ma gauche, je me tournai vers un groupe d’envoleurs qui ne m’avait pas remarqué. Aiguisant mes sens, je compris vaguement qu’il était question d’un groupe de mercenaires jaloux qui voudraient tuer un apprenti. Les meurtres étaient courants à la forteresse et si j’y avais établis une règle empêchant les assassinats déloyaux, il n’était pas rare que l’on retrouve des cadavres disséminés dans des coins sombres. Après tout, si je répugnais à voir mes mercenaires se tuer des façons les plus mesquines possibles, car je prônais la loyauté dans au sein de mes rangs, je ne pouvais pas non plus les punir pour une raison aussi stupide… Nous étions des machines à tuer plus ou moins parfaites, il était donc normal que je laisse courir ce genre de petites fautes.

« Oui enfin, au train où on va, il ne restera bientôt plus personne…
Il y a toujours des petites recrues naïves à aller chercher.
Tu parles de tes élèves ?
Bien sur que non, eux ils sont les élus, rien à voir avec les mercenaires de bas étage…
Où sont-ils d’ailleurs ?
Tsukiyomi et Siobane doivent s’entrainer. Andrew s’est sans doute fait tuer et Kem…
… Kem ?
Et bien justement, je me demande où il est. »

Légèrement inquiète pour lui malgré mon tempérament naturellement froid, je ne pouvais pas m’empêcher de penser aux dangers qui courraient, en particulier pour lui. Attisant la jalousie de par son enseignement supérieur et la proximité qu’il partageait avec moi, je savais que personne n’aurait osé porter la main sur lui ou ne serait-ce levé la main en ma présence, mais lorsque je le laissais seule… La dure loi des mercenaires, à savoir celle des plus forts, reprenait le dessus. Sa formation n’était pas encore terminée (oui, on est encore avant ta cérémonie !) et s’il avait néanmoins le niveau d’un mercenaire confirmé, il n’était encore qu’une proie aux yeux d’un combattant expérimenté. Taraudée par l’idée qu’on lui ait mis la main dessus, je me mis à demander à ceux qui passaient près de moi où il se trouvait. La majorité me répondit d’un ton craintif qu’elle n’en savait rien, quand par la suite je décelai le regard fuyant de l’un d’entre eux qui balbutia qu’on l’avait aperçu non loin des forges où s’était établie la petite rêveuse. Son ton anormal et la sueur coulant le long de sa nuque éveillant mes soupçons, je ne pris pas le temps de lui tirer les vers du nez et dessinai rapidement un pas sur le coté pour réapparaitre en face de la porte de laquelle s’élevait une chaleur extrême. La salle réservée aux soins était juste à coté et il y régnait un silence inhabituel. Me dirigeant à grands pas vers elle, j’ouvris la porte d’un coup et montais les premières marches, la main posée sur la garde de mon arme. Le bruit de pas précipités et d’exclamations s’élevant alors, j’entendis quelqu’un tomber et rouler dans les degrés. M’écartant, la rêveuse s’arrêta à mes pieds et c’est alors que je sentis plus que je ne vis l’odeur du sang. Balbutiant des paroles précipitées, je compris plusieurs choses. Tout d’abord ce n’était pas elle qui avait blessé quelqu’un, ensuite des personnes en avaient après elle, et mon apprenti se trouvait en haut.

Décidemment… Murmurais-je, exaspérée. Je me trouve à la tête d’une bande d’indisciplinés doublés d’imbécilité.

« T’en fais partie, hein ?
Il ne me semble pas t’avoir demandé de parler… ! »

Allant jusqu’en haut, la scène que je découvris me laissa de marbre tant elle était pitoyable. Trois mercenaires confirmés étaient disséminés dans la pièce, tous absorbés par une tâche bien précise. Le premier que je vis me faisait face, trop surpris pour oser avertir les autres. Le second avait réussi à dessiner une boule de feu médiocre et s’approchait des tentures tandis que le dernier tenait mon élève par le col, une dague prête à lui transpercer le crâne. Décidemment… Il suffisait que je tourne le dos cinq minutes pour que je fasse des bêtises.
Enfin celui qui me faisait face réussi à avertir ses camarades dans un balbutiement apeuré. Les deux lâchèrent ce qu’ils tenaient, à savoir l’un la tenture et l’autre mon élève et pivotèrent vers moi, arme au clair. Se figeant en me reconnaissant, l’un d’eux eu l’intelligence de ployer genoux à terre, imité par le plus proche de moi mais le dernier soutint mon regard malgré la sueur qui coulait le long de sa tempe.

Qu’attends-tu pour ranger ton arme et t’incliner.

Il régnait désormais un silence de mort dans la pièce et je laissai passer la rêveuse à mes cotés pour qu’elle ailler s’occuper de Kem qui, n’ayant pas prévu l’attaque au vue des évènements, se vidait de son sang.
Toujours immobile, mon injonction avait fait tressaillir l’inconscient mais il ne s’inclina pas pour autant. Pourquoi fallait-il donc toujours compliquer les choses ? Je poussai un soupir désabusé et m’approchai de lui.

Je ne le répèterai pas, je suis lasse. Repris-je alors calmement. Ploie-toi devant moi ou meurs.

Tentative désespérée ? Ego surdimensionné ? Je ne sais pas quelle raison lui traversa l’esprit mais il traça un arc de cercle fulgurant de sa lame, visant ma gorge au passage. Le geste était parfait, calculé au millimètre qui démontrait là un entrainement rude et régulier. Un mercenaire qui aurait pu atteindre le grade d’envoleur, qui sait, peut-être même de maitre mercenaire… Mais les pions récalcitrants n’avaient pas sa place à la forteresse. En osant lever son arme contre moi il venait de mettre fin à ses jours en même temps que la courte existence qu’il avait eu parmi les enfants du chaos.
Me décalant alors, j’esquivai son attaque et attrapai son visage entre mes mains, imprimant une torsion des poignets qui lui brisa les cervicales dans un craquement écœurant. Son corps s’affalant au sol, il fut prit de convulsions le temps de quelques secondes puis s’immobilise à jamais, une goutte de sang coulant le long de son nez comme dernier mouvement.

Vous me débarrasserez de cette saleté. Dis-je alors simplement aux deux autres. Ensuite vous descendrez dans les geôles et expliquerez la bêtise que vous avez tentée de faire, ils sauront quoi vous faire... Je ne vous tue pas car vouloir détruire son rival est naturel chez nous… Mais faites passer le message aux autres. Quiconque portera une nouvelle fois la main sur un de mes élèves se la verra coupée avec les intérêts.

Se redressant, ils s’inclinèrent une dernière fois et sortirent de la pièce précipitamment après avoir emporté avec eux le cadavre encore chaud. Que fallait-il que je fasse ? La rêveuse avait sauvé mon élève, je ne pouvais pas le nier… Et si cette idée me répugnait, j’avais, en tant que maitre de Kem, une dette non négligeable. Oh, croyez-moi bien il regrettera par la suite de m’avoir mise dans cette position… Evidemment, je pouvais égorger la jeune fille afin de rompre cette dette que je lui devais, mais contrairement à ce que l’on pouvait croire, j’étais une femme organisée qui aimait faire les choses dans les règles. Soupirant une nouvelle fois, je me tournai alors vers elle.

Bien, je te laisse le choix. Tu peux t’en aller, là, maintenant si tu le souhaites. Un mentaï te déposera où tu le souhaiteras et tu n’auras plus qu’à oublier ce que tu as vu… Etant donné que je me suis arrangée pour que tu dormes le temps du trajet jusqu’ici, je sais que tu ne seras pas une menace… Ajoutais-je, un fin sourire narquois sur mes lèvres vermeilles.



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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Mar 31 Jan 2012 - 10:58

La Rêveuse ne partit pas immédiatement. Elle s’approcha de lui et commença les soins. Il était à genoux, une douleur fulgurante traversant ses côtes et se propageant dans ses bras. Il luttait pour se redresser, se montrer digne de son Maître, en vain. Lorsque la fille se releva, la douleur avait diminué et le sang ne coulait plus autant. Il vit qu’elle était couverte de sang. De son sang. Il voulut parler mais elle s’en alla en courant alors que trois Mercenaires entraient dans la bâtisse. Il entendit vaguement un bruit de chute et reporta son attention sur les Mercenaires.

L’un d’eux s’avança vers lui, dague en main. Le coup de grâce ? Il serra la mâchoire. Il tenterait de se défendre. Mais l’autre le prit par le col et le souleva de terre, mettant la pointe de la dague sur son front.


-Tu bouges, tu cries, tu fais quoique ce soit, et je te perfore le crâne. Murmura-t-il.

Kem ne dit rien. Ne bougea pas. Il réfléchissait. Comment s’en sortir en tuant les Mercenaires ? Viladra aurait déjà réglé la question. Pas lui. Il manquait d’entraînement. Le deuxième Mercenaire avait dessiné une boule de feu qu’il promenait dans la pièce. L’odeur de brûlé s’éleva ainsi que la chaleur. Mais Kem avait froid, malgré tout. Il frissonnait. Mais pas de peur. Non, il n’avait pas peur. S’il devait mourir dans l’instant, il essayerait d’emmener son geôlier avec.

Il la sentie bien avant de la voir. La fureur était si palpable qu’il se demanda comment les autres ne l’avait pas remarqué. Viladra apparut sur le seuil, Misao derrière elle. Elle dégageait une telle colère, une telle fureur, qu’il eut soudain pitié des Mercenaires. Mais il savait qu’il aurait droit aux représailles. Il avait été négligeant. Il n’avait rien vu venir. Et à cause de sa, il dérangeait son Maître dans ses activités privées. Elle le lui ferait payer, sans l’ombre d’un doute et Kem était prêt à recevoir tout châtiment qu’elle jugerait nécessaire.

Lorsqu’ils la virent enfin, les Mercenaires lâchèrent leurs fardeaux. La boule de feu s’évapora et Kem retomba lourdement au sol, sur les genoux. Immédiatement, il se rassit et recula jusqu’à ce que son dos touche une surface dure. Deux s’inclinèrent. L’autre défia Viladra. Imbécile. Il n’avait pas compris et venait de signer son arrêt de mort, surtout lorsqu’il attaqua son chef.

C’est alors que la Rêveuse apparue devant lui et continua à le soigner. Déconcentré, Kem ne vit pas mais entendit les os craquer. Il comprit à moitié les ordres qu’elle lançait aux survivants, c’est-à-dire de débarrasser le corps et d’aller en prison expliquer ce qu’ils avaient fait.

Misao s’était redressée. Il constata que le sang ne coulait plus et que la douleur avait nettement faiblie. Mais il avait toujours froid et ne regarda pas si la blessure était cicatrisée par miracle ou non. La dernière phrase de Viladra frappa son esprit :


-Bien, je te laisse le choix. Tu peux t’en aller, là, maintenant si tu le souhaites. Un mentaï te déposera où tu le souhaiteras et tu n’auras plus qu’à oublier ce que tu as vu… Etant donné que je me suis arrangée pour que tu dormes le temps du trajet jusqu’ici, je sais que tu ne seras pas une menace…

Elle…proposait à la Rêveuse de partir ? D’être libre ? Pourquoi ? Parce qu’elle l’avait soigné ? Mais c’était pour cela qu’elle se trouvait parmi eux…Il ne comprenait pas les raisons, mais ne poserait pas de questions. Tout ceci était de sa faute. Il n’avait pas agi assez rapidement, n’avait pas analysé comme il fallait, n’avait pas senti la menace découlant du Mercenaire…Misao méritait la liberté tout autant que lui méritait la torture que Viladra ne manquerait pas de lui infliger…
La Rêveuse avait des yeux ronds. Elle réalisait la chance qui s’offrait à elle. Et elle devait la saisir. Il n’y en aurait plus d’autre. Kem se tut, malgré ce qu’il voulait dire. Le regard de son Maître n’avait pas changé d’un pouce.


[j'espère que c'est correct ^^]
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Mar 31 Jan 2012 - 18:36


Les mots de Viladra se mirent à résonner dans ma tête. J’avais envie d’accepter sa proposition mais pourtant je secouais la tête de façon négative faisant voler les quelques mèches de cheveux rebelles qui s’étaient échapper de mon ruban quand j’étais tombé dans les escaliers.

"Non. Je veux rester ici. D’ailleurs je dois rester ici. Puisque chez vous il est normal de vous blessez mutuellement il vous faut un rêveur pour vous soigner." Dis-je, "Par contre mon oncle n’a rien à voir là-dedans je lui donne ma liberté."

Puis sans attendre de réponse je sortis de la pièce, pris un matelas pour pouvoir y coucher Kem. Il fallait que je m’occupe de lui et c’était urgent.

"Par contre, si tu pouvais me dire où je pourrais trouver des habits ça serait bien." Dis-je puis je rajoutais," Eh euh… Les mercenaires là, tu ne pourrais pas les faire remonter et leur dire de venir finir de peindre. Repeindre la pièce qu’ils voulaient brûler ça leur fera les pieds. Honneur niveau zéro. Des fois coller simplement la honte à quelqu’un vaut bien toute les punitions du monde. Enfin ça dépend de la personne hein…"

Puis je me mis à dérouler un rêve très long et puissant pour finir de soigner la blessure de Kem. Il ne risquait plus de mourir et maintenant je pouvais mettre à exécution les conseils de mes amies célestes. D’ailleurs les premières commençaient déjà à apparaître. Je finis mon rêve et pris une couverture que je donnais à Kem en lui ordonnant de se reposer. Puis j’allais calmement me poster à la fenêtre. Le ciel état magnifique. Un grand océan sombre s’étendais au-dessus de ma tête avec des petites lumières doraient qui s’instillaient. Elles se mirent à parler. Leurs chuchotements doux et chantant arrivaient jusqu’à mes oreilles et je fermais les yeux pour mieux pouvoir m’imaginez le décor qu’elles me décrivaient. Peut-être que Kem aussi les entendaient ou alors Viladra. Je m’en fichais un peu car moi en tout cas tant que je pouvais écouter l’histoire des étoiles en paix. Elle était toute petite, à peine dix minutes. Je ne savais pas si la chef des mercenaires était encore là, en tout cas elle ne faisait plus de bruit.

"Si seulement j’avais mon piano ou mon violon." Murmurais-je

J’ouvris lentement les yeux alors qu’une douce musique c’était mise à flottait dans mon esprit. Je me retournais avec autant de lenteur pour découvrir que Viladra était encore là. Je m’inclinais respectueusement.

"J’ai réfléchis ou plutôt les étoiles m’ont fait un peu réfléchir. Ce n’est pas vous qui me devez quelque chose mais le contraire. Si vous n’aviez pas était là déjà Kem serait mort et moi aussi. Je vous remercie de tout mon cœur." dis-je d’une voix douce

Le vouvoiement était de retour et je parlais avec plus de respect. Puis je me dirigeais vers le jeune gomme aux yeux vairons pour observais sa blessure. En fait il ne restait plus d’une grosse cicatrice. Je foulais dans les herbes qu’il m’avait ramené avant qu’on commence à peindre et je lui en fit ingurgiter quelques-unes au cas où il aurait mal.
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Mer 1 Fév 2012 - 20:37



.:I Tout cela est épuisant. I:.


"Tout à coup, au milieu de l'intimité libre
Eclose à la pâle clarté,
De vous, riche et sonore instrument où ne vibre
Que la radieuse gaieté,

De vous, claire et joyeuse ainsi qu'une fanfare
Dans le matin étincelant,
Une note plaintive, une note bizarre
S'échappa, tout en chancelant"



Etonnamment, je ne fus pas vraiment surprise de son refus. Cette jeune fille était du genre solitaire, avec pour seul et unique parent son oncle que je détenais désormais en mon pouvoir. Lorsqu’elle m’expliqua qu’elle voulait rester ici afin de sauver des vies, j’haussai légèrement un sourcil à l’idée qu’elle risque ainsi sa vie tout simplement pour préserver des mercenaires. Oui, pour moi, l’existence de ceux qui peuplaient cette terre m’était indifférente… Ils pouvaient mourir par milliers devant moi que je ne m’en intéresserais pas. Seule ma vie était importante à mes yeux, ainsi que celle des véritables enfants du chaos. Il fut un temps où moi aussi je disais me battre pour préserver toutes celles qui étaient en danger… Un temps où je chantais l’harmonie des marchombres, un temps où l’insouciance et la saveur de ses lèvres remplaçaient la rancœur et la colère qui m’habitaient désormais. Un temps révolu, désormais.
Reportant mon attention sur la scène, elle me dit alors de son ton impertinent qu’elle préférait donner sa liberté à son oncle. N’avait-elle donc toujours pas compris que l’on ne marchandait pas avec le chaos ? Que ses conditions ne rentreraient jamais en jeu ? Qu’elle n’avait aucun moyen de pression contre nous et que son refus était une perte pour elle et non pour les enfants de la forteresse ?
Poussant un léger soupir tandis qu’elle continuait de parler, me demandant diverses affaires qui ne me regardaient pas, je pensais lui mettre à disposition l’un des mercenaires qui avait tenté de les tuer. Nous avions une fierté énorme et si je savais garder mon sang froid, ce n’était pas le cas de tous… Après leur torture dans les geôles, il n’y aurait pas pire humiliation que de se retrouver aux crochets d’une gamine étrangère à nos rangs.

« Imagine ça t’arrivait à toi ?
Je préférais me pendre que de ployer le genou face à quelqu’un.
Mourir pour un autre…
Pas du tout, tout compte fait je pense que je l’égorgerais pour rompre ce contrat. »

Maintenant que j’y pensais, n’allait-il pas tenter de la tuer ? Pas si je le lui interdisais, évidemment. C’était tout de même risqué de les laisser seuls… Mais d’un autre coté, cette fillette n’était rien pour moi. Dans un point de vue plus pratique, nous avions besoin d’un rêveur à la forteresse étant donné que les précédents n’avaient pas fait long feu. A la base j’avais été pour que les soins se fassent à l’ancienne, façon de dire, histoire que seuls les plus endurcis survivent mais étant donné qu’avec les nouvelles réformes que j’avais apportées (je suis une femme politique HAHA) notre guilde était de plus en plus violente, même les plus forts arrivaient à se blesser. Oui, finalement j’allais faire attention à sa survie…

La vie de ton oncle n’entre pas en jeu. Répliquais-je sans émotion quand elle se tut. C’est la tienne ou rien, tant pis.

Je voulais continuer de maintenir mon emprise sur elle. Elle ne le savait évidemment pas, mais son oncle était plutôt bien traité pour un prisonnier… Seulement, je préférais qu’elle le croie à moitié mort dans une cellule, survivant uniquement grâce à moi plutôt que bien portant en train de dévorer des livres… Niveau psychologique, elle ferait plus attention à ses actes.
Sa voix s’éleva alors et la tonalité différente de la précédente me fit reporter mon attention sur elle. S’inclinant devant moi, la surprise mélangée à une pointe de méfiance m’envahit le temps de quelques secondes, accentuées par ses paroles dont les derniers mots résonnèrent dans mon âme. Je vous remercie de tout mon cœur. Ils sonnaient étrangement familiers et me paraissaient pourtant si lointain… Qui avait bien pu me dire ça ? Aucun de mes mercenaires, ou du moins, de façon non sincère… Ici, je n’y avais trouvé que haine, concurrence et soumission. Je me nourrissais de cette noirceur comme un noyé se nourrirait d’oxygène, elle était devenue partie intégrante de mon existence mais je ne m’empêchais pas de penser au passé.

*Je te remercie, Vila’. Du fond du cœur. *

Oui, c’était lui qui me les avait dites, ces paroles. C’était la dernière fois que nous nous étions vus, d’ailleurs… Juste avant d’apprendre qu’ils l’avaient tué. Destin tragique que voici ! Je crois bien que mon âme n’avait plus ressenti d’amour ou de tristesse après cet épisode… J’en étais ressortie plus forte, mais plus sombre aussi.
Esquissant un fin sourire dissimulé par le voile de mes longs cheveux noirs, je les ramenai en arrière d’un mouvement de tête et fixai la rêveuse qui n’avait pas attendu de réponse. S’occupant de mon élève qui semblait très bien se remettre de ses blessures, elle lui fit ingurgiter des plantes pour atténuer la douleur qui devaient très certainement être du pavot. Et comment pouvions-nous soigner les peines du cœur ? Je doutais fort qu’il exista un remède concret. M’enfin… La vie est faite de joies et de rages…

Remercier un mercenaire… Murmurais-je, narquoise, histoire de ne pas montrer toutes les sombres pensées qui venaient de me traverser. Voila qui n’est pas commun… Repris-je. Peut-être même un fait unique au monde… J’ai sauvé la vie de mon élève, et la tienne a été sauvée en même temps… Considère cela comme un concours de circonstances… Tu ne me dois rien. Je n’ai pas besoin d’être ralentie par des principes d’honneur éphémères…

J’étais venue coller une raclée à des mercenaires désobéissants et voila que je venais d’assombrir ma journée à cause de stupides pensées. Néanmoins, cette petite rêveuse était moins stupide que je ne le pensais… Certes, elle n’avait pas choisi ses mots exprès pour éveiller en moi des souvenirs lointains, mais coup de chance pour elle, elle avait réussi à modifier quelque peu le regard méprisant que je posais sur elle pour finalement lui accorder une infime pointe d’intérêt. Autant dire que cela relève du miracle, chez moi… Mais j’étais bien trop fière pour l’admettre ouvertement.
Poussant un soupir, je vis mon élève battre des paupières et me tournai vers lui, adoptant le même visage froid dénué de toute chaleur.

Lorsque tu seras apte à marcher, tu reprendras les entrainements habituels… Lui dis-je d’un ton impassible qui différait de ma froideur habituelle. Je comptais te présenter à la cérémonie mais avec ce qui vient de se passer, deux ou trois révisions de plus ne t’apporteront que du bien… Prépare-toi bien durant ces quelques jours, car je ne te ménagerai pas. Il est impensable que l’un de mes élèves se laisse surprendre par des mercenaires qui ne rentrent même pas dans la famille du chaos…

Me détournant de lui, je lançai un dernier regard vers la rêveuse qui ne bougeait pas et disparus tout simplement.
Trop de nostalgie… Cela m’épuisait beaucoup plus que tous les entrainements du monde réunis. Poussant un énième soupir de lassitude lorsque je réapparus dans ma chambre tout en haut de la haute tour acérée, j’avançais vers le vaste lit couvert de fourrure noir et m’y laissai tomber, me moquant de l’attitude que j’adoptais qui était loin de convenir à une chef de troupes sanguinaires. Oui, j’étais une femme aux capacités exceptionnelles, je me le disais souvent, j’avais aussi eu la chance d’être considérée comme quelqu’un de séduisant et la vie m’avait doté d’une intelligence et d’un esprit stratège développé. Néanmoins… Il y avait des jours où j’aurais tout simplement voulu fermer les yeux à jamais pour trouver le repos éternel auprès de mon seigneur des ténèbres.

C’était la fin du petit retour de Viladra BWAHAHA




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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Mer 1 Fév 2012 - 21:11

Kem écouta la Rêveuse refuser. Oui, refuser. Elle ne voulait plus être libre. A la place, elle demanda à ce que son oncle soit libéré. Elle faisait fausse route. Jamais Viladra ne marchanderait. Jamais.

Mais elle n'attendit pas la réponse de Viladra et revint vers lui pour terminer son travail. A la fin, il ne restait plus qu'une cicatrice, une de plus, et un peu de douleur qu'il pouvait mettre de côté sans peine. Il était sur un matelas mais se rassit. Il n'était pas à l'article de la mort. Et il voulait savoir ce qui allait se passer sous ses yeux. Il ne compris pas tout exactement, sauf les instructions qu'elle lui donna avant de partir :


-Lorsque tu seras apte à marcher, tu reprendras les entrainements habituels… Je comptais te présenter à la cérémonie mais avec ce qui vient de se passer, deux ou trois révisions de plus ne t’apporteront que du bien… Prépare-toi bien durant ces quelques jours, car je ne te ménagerai pas. Il est impensable que l’un de mes élèves se laisse surprendre par des mercenaires qui ne rentrent même pas dans la famille du chaos…

Il acquiesça, mais elle était déjà partie. Cérémonie ? Quelle cérémonie. Que lui réservait-elle encore ? Il se recoucha, regardant le plafond sale. Se laisser surprendre...oui, le terme convenait. Quel imbécile !

La Rêveuse s'approcha une nouvelle fois et lui fît ingurgiter des herbes médicinales, plus de force que de gré, et s'éloigna à nouveau. Il toussota. Quel goût ! Mais la douleur s'en alla. Bien...

Il enleva la couverture et se releva en silence. Si silencieux que la Rêveuse ne le remarqua pas. Il s'étira, chaque os émettant un léger craquement, nuque comprise, plia les jambes, bras, tout. Il fallait qu'il soit prêt. Elle l'avait prévenu : elle ne le ménagerait pas. Et il ne comptait plus la décevoir ainsi.


La Rêveuse continuait à peindre. N'avait-elle pas demandé à Viladra que les Mercenaires viennent peindre à leur place ? Bon, elle sifflotait, le sourire aux lèvres. Il s'approcha d'elle et dit :

-Merci.

Remercier quelqu'un...Il n'aimait pas. C'était comme s'il était lié à la personne. Mais il était obligé. Sans elle, il serait mort, poignardé et brûlé.

-Pourquoi as-tu préférée rester captive ?

Il était curieux de nature. Sauf qu'il avait réussi à maîtriser cette habitude lorsqu'il était avec son Maître. Elle ne répondait pas aux questions qui pour elle n'avait pas d'utilité alors que c'était tout le contraire pour lui. Et cette question était impotant à ses yeux. Pourquoi avait-elle choisi d'être prisonnière des Mercenaires alors que Viladra lui offrait le retour chez elle, auprès des Rêveurs, là ou elle pouvait courir, chanter et siffler autant qu'elle voulait ?
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Jeu 2 Fév 2012 - 17:48

J’avais touché juste. Je souris sans répondre à Kem, trop absorbé dans mes pensées pour vraiment comprendre ses paroles. Elles passèrent dans ma tête pour y stagnaient. Je l’ai laissé de côté toujours en souriant et en continuant à peindre. Ce que j’avais vu dans les yeux de Viladra de m’avait pas laissé indifférente. Pendant quelques secondes elle avait été plongée dans le désarroi puis elle avait fait mine d’être encore plus sévère. Encore plus glaciale et dur comme dure. Mais ça avait été de trop, dans cet excès j’avais su distinguer un peu de tristesse venant de loin et d’intérêt à mon égard. Mon sourire s’élargie.

"Tu pourrais peut être remercié cette mercenaire, elle t’a sauvé la vie." M’avaient chuchoté les étoiles

Au début je n’avais pas vraiment compris, puis je l’étais dit que c’était vraie. Mais en fait tout ce qu’elles c’étaient juste me montrer un petit aperçu des souffrances qu’avaient pu endurer Viladra dans le passé. Car maintenant à part ses souvenirs rien de pouvait plus la blesser apparemment. J’aurais aimé que mes amies célestes m’en disent plus sur le passé de cette jeune femme.

*Une blessure comme celle que tu as dû recevoir ne ce refermera jamais, c’est certain mais on peut toujours la soigner, en prendre soin pour qu’un jour elle ne nous fasse plus mal et qu’on l’oublie complètement. En fait Viladra, tu n’arrives pas à tourner complètement la page. Et pourtant, si on veut vraiment vivre, savoir oublié son passé est essentielle. Alors maintenant c’est à moi de t’apprendre certains petits trucs. Prépare-toi mercenaire, cette leçon sera la plus difficile que tu n’as jamais reçue.*

Je venais de prononcer cette phrase dans ma tête en espérant que Viladra pourrait l’entendre. Peut-être que les étoiles lui feront une petit visite parce que moi en tout cas je ne fais de la transmission de pensée.
Je me tournais vers Kem toujours tout sourire et lui mit un coup de pinceau sur la joue.

"Va te recoucher toi, je n’aimerais pas que la blessure s’ouvrent de nouveau !" lui dis-je puis, "Si je me sentais vraiment captive je serais partie. Il faut plus qu’une chaîne aux poignets et de pas pouvoir sortir d’une forteresse pour m’enfermer définitivement. Et puis j’aime bien la vue qu’on a à la fenêtre, mais si tu veux mon avis, je serais beaucoup mieux avec mes instruments !"

Puis je me mis de nouveau à peindre mais je fus très vite interrompue car on toqua à la porte. C’était le forgeron qui était venue voir où ça en était et il avait avec lui une pile de vêtement. Il ne dit rien et repartit aussitôt après que je l’eus remercié. Je posais les vêtements sur la chaise et me mis à les inspecter un à un en évitant de les tacher. Ils étaient tous sombre à par une robe grise très claire. Alléluia ! Et en plus ils m’allaient tous ! Deuxième alléluia !

"Et toi, pourquoi es-tu devenu mercenaire ?" demandais-je à Kem
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Jeu 2 Fév 2012 - 19:16

Enfin elle se retourna, lui mit de la peinture sur la joue en disant :

-Va te recoucher toi, je n’aimerais pas que la blessure s’ouvrent de nouveau ! Si je me sentais vraiment captive je serais partie. Il faut plus qu’une chaîne aux poignets et de pas pouvoir sortir d’une forteresse pour m’enfermer définitivement. Et puis j’aime bien la vue qu’on a à la fenêtre, mais si tu veux mon avis, je serais beaucoup mieux avec mes instruments !

Kem se nettoya la joue et se dirigea vers le matelas, mais pas dans l'intention de se coucher. Il n'avait pas envie. Il s'installa sur le rebord. On toqua à la porte. Aussitôt, Kem se tendit. Et se redétendit en voyant le forgeron avec des vêtements. Il repartit rapidement, après que la Rêveuse l'eut remercié. Elle examina les vêtements, d'un oeil méticuleux et son sourire s'élargit. Apparemment, cela lui plaisait.

-Et toi, pourquoi es-tu devenu mercenaire ?

La question le prit de court. Elle ne s'était même pas retourné. Pourquoi ? Pour offrir un meilleur destin à sa vie. Pourquoi ? Pour échapper à la misère. Pourquoi ? Pour devenir quelqu'un. Regardant le dos de la jeune fille, il dit, d'un ton inhabituellement calme :

-Parce que rien de mieux ne s'est offert à moi. Je dois tout à Viladra. Je ne sais pas ou je serais en ce moment.

C'était vrai. Il avait saisi la première occasion qui se portait à lui pour échapper à sa vie minable. Maintenant, il était devenu plus fort, plus sur, malgré l'incident survenu plus tôt, plus fin. Avant, dans les rues d'Al'Far, il était surnommé l'Enfant de la Mort. Parce que chaque matin, les gardes retrouvaient des dizaines de cadavres disséminés sur les toits ou dans les coins de rue sombres. Oui, il avait tué pas mal de gens. A Al'Far, il avait surtout tué les voleurs qui s'attaquaient aux marchands honnêtes, comme ceux qui avaient causé la mort de ses parents. Il s'attaquaient aussi aux gangs de jeunes qui semaient la panique. Il avait toujours été solitaire. Agissant dans l'ombre, il avait très vite était craint dans Al'Far. Personne n'avait pu le capturer. Même si certains avaient des soupçons, à cause de ses yeux. Couleur anormale, annonciatrice de danger pour certains, sorcellerie pour d'autre.

Il avait failli être pris, le jour où il avait rencontré Viladra. C'est pour sa, sans elle, il serait enfermé dans une cellule d'Al'Far, voir mort. Un jour, il retournerait là-bas. Un jour, il sèmerait une terreur invisible et indicible dans toutes les ruelles. Les gens le pensaient sans doute mort. Plus de victimes depuis un bon bout de temps. Mais un jour, l'Enfant de la Mort ressurgirait et refrapperait. Et ce jour sera affreux.

Et tout ceci ne pourrait se produire qu'avec l'aide de son Maître. Dure et intransigeante, elle apportait tout ce dont il avait besoin. Des chaînes. Elle le maintenait en laisse, sinon, il aurait déjà fait trop de dégâts dans ses moments de colère.

Il secoua la tête. Il s'était perdu dans ses pensées. Misao était installée à table, sans doute pour prendre un pause bien méritée. Il se releva et s'installa sur la deuxième chaise. En fait, elle griffonnait sur un calpin. Quoi il l'ignorait.


-Et toi, pourquoi es-tu devenue Rêveuse ?

Il avait aussi le droit de savoir. Et de toute façon, ils n'avaient pour le moment rien d'autre à faire mis à part attendre. Autant discuter...
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MessageSujet: Re: Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra] Dim 5 Fév 2012 - 17:21

"Parce que ça m’offrait la liberté entre autre. Tout le monde dit les marchombres sont libre, les marchombres par-là, les marchombres par ci. Ou alors les mercenaires peu importe. Mais pour moi je ne vois pas où vous êtes libre. En fait vous privez les gens de leur liberté en les tuant et cela vous emprisonne, ça vous enfonce dans les ténèbres et ça vous rend prisonnier de la mort. Alors que moi, en étant rêveuse je ne fais que libérer ceux qui ont été menacé d’être mis en cage en les soignants. Et puis ça me permet de voyager où je veux, quand je veux et puis je peux aussi chanter et jouer. Tout est parfait." dis-je," Mais si je n’avais que ça, je serais réellement prisonnière de vous. Moi, j’ai autre chose, ma petite arme à moi. Ma clé qui ouvre toutes les cages."

Je me levais et allais chercher un deuxième matelas dehors.

"Je terminerai le reste demain. Tu sais où trouver de la nourriture ? Après on ira se coucher et demain tu n’iras pas t’entraîner. Peu importe ce que Viladra en pense tu resteras ici et tu te reposeras." Dis-je

edit vila: on verra s'il n'ira pas s'entrainer mouaha

Puis, Kem me conduisit jusqu’à une salle où manger tous les mercenaires. La nourriture avec l’air… Hum… Il allait falloir que je remplace le cuisinier aussi. Je me servis dans un plat dont le contenue avec l’air à peu près potable. Je m’assis à une table isolée en entraînant Kem à ma suite et je me mis à prier pour de ne pas mourir d’un empoisonnement alimentaire. Plusieurs regards étaient tournés vers nous, ce qui c’était passé devait avoir fait le tour de la forteresse. Je me retournais simplement et avec un grand sourire sarcastique je dis :

"Bon je sais que je suis très belle mais quand même, il ne faut pas exagérer. Votre assiette aussi est magnifique alors allez la regarder.

Puis je revins à mon assiette avant de me mettre à rire. J’avais aperçu de coin de l’œil les regards des mercenaires et cette petite réplique insolente valait le coup d’avoir été prononcée.

"Je sens que je vais peut-être m’amuser un peu plus que prévus." Puis je vis le regard sombre de Kem," Oh non ! Souris un peu !"
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Une prisonnière supplémentaire [rp Misao + Viladra]

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