Le Monde d'Ewilan
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[QUETE IMPERIALE] Vingt Ans de règne, quelques cheveux gris

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Envoutant_Mentaï _Caym_Membre
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MessageSujet: Re: [QUETE IMPERIALE] Vingt Ans de règne, quelques cheveux gris26.08.15 23:53


Un apéritif mortel

Caym sourit à sa compagne. S’inclinant légèrement il lui offrit sa main afin de l’inviter à danser. La demoiselle rougit puis accepta, un grand sourire sur le visage.
Caym Cali l’entraina, au rythme de la musique, virevoltant passant aux côtés de l’empereur et de ses nombreux convives toutes de haut rang.


Oui, Caym Cali était à la fête très privée de l’empereur Sil’Afian.

Oui, on parle bien du même Caym Cali, mentaï et chef du Chaos.

Non, l’invitation n’était pas réellement à son nom.

Il avait délicatement gratté celui l’ancien invité afin d’y inscrire le sien. Cette grande cérémonie était une occasion en or. Les mercenaires s’étaient donc joyeusement invités, du moins ceux qui étaient présentables et qui savaient masquer leur délicieuse aura de mort. Les autres, restaient dehors, mettant en place un plan machiavélique, dessiné par leur grand chef.


Caym avait été connu à la capitale, quelques années auparavant, mais il avait mystérieusement disparu. C’était l’occasion pour lui de faire son retour dans les hautes sphères. Quoi de mieux que de se cacher à la vue de tous ? Très risqué, certes, mais tellement stimulant.

Il était donc venu, habillé de soie brodée, bien décidé à être la lanterne qui attirera tous les papillons. Son but était de leur bruler les ailes sans qu’ils ne se rendent comptent qu’ils volaient trop près du soleil. La soirée s’annonçait très intéressante.
Accompagné d’une séduisante créature portant le doux nom de Maria il se mêlait aux autres invités sans paraître le moindre du monde incommodé. Il était comme un poisson dans l’eau. Saluant par-ci par-là ou fleuretant discrètement avec quelques élégantes dames. Sa compagne était issue de la noblesse mais pas assez haute placée pour recevoir sa propre invitation. Elle n’avait absolument rien à voir avec le Chaos et savait uniquement que son compagnon était terriblement séduisant et qu’il avait un incroyable don pour le Dessin. Autrement dit elle n’avait pas besoin d’en savoir plus.
Un leurre pour ceux qui perceraient son déguisement. Ce qui n’arriverait pas. Mais on n’est jamais trop prudent.

Tandis que la fête allait, Caym observait. Il observait ces individus, imbus d’eux même. Il avait scruté cet empereur si pitoyable. Comment était-ce possible ? Ce type sans aucun atout et incapable de sauver son honneur semblait pourtant respecté, voir adulé, par ses sujets. Il était grand temps de leur ouvrir les yeux. Tandis que la foule s’esclaffait du discours de leur souverain, Caym sourit, amusé à l’idée de propagande qui venait de germer dans son esprit. « Je suis votre cher et aimé souverain ! Peuple, laissez-moi vous prouver que je saurais gérer cette situation avec dignité. Je mettrais fin à la terreur qui enserre vos cœurs car je possède un don hors du commun. ROOOOOOT. »

Puis la soirée reprit son court, presque normalement.

Le mercenaire, de ses coup d’yeux avisés, repéra le groupe formé par Edwin Til’Illan et Ewilan Gil’Sayan. C’était la grosse bande terriblement dangereuse. Ils ont su par le passé montrer leur puissance. Il fallait à tout prix les séparer.
Dans cette bande s’y trouvait une jeune demoiselle que le mercenaire n’avait jamais vue. De petite taille cheveux noirs mêlés de mèches blanches. Elle avait clairement abusé de l’alcool et enchainait catastrophe sur catastrophe. Il est certain qu’elle ne survivrait pas aux évènements à venir. Le monde serait donc gracieusement débarrassé d’une idiote sans cervelle tout juste bonne à remplir un décolleté.

La lumière s’éteignit.

Une vague de panique prit la foule et Caym resta immobile, les sens aux aguets. Il était trop tôt pour son attaque. Que se passait-il donc ? D’autres bandits auraient pris le pas sur leurs plans à eux, mercenaires du Chaos ? Impossible.
Soudain de bruits d’explosions attirèrent la foule sur le balcon. Des éclats de lumière envahirent la nuit.

Caym se précipita avec sa compagne sur le balcon, elle pour lever les yeux au ciel, lui pour vérifier que ses hommes étaient bien cachés. La tête levée afin de faire comme tout le monde il tentait de scruter discrètement le jardin et ne vit rien. Il se détendit imperceptiblement.
Ses mercenaires avaient comme plan d’attaquer en passant par le jardin et ce fameux balcon. Voilà que les plans s’en retrouvaient chamboulés.
S’approchant de la balustrade afin de s’appuyer pour mieux observer le spectacle des étoiles en feu, le mentaï dessina dans l’herbe une  petite souris comme chassée de son domicile par les terribles humains (concrètement c’était une boule poilue).  Laissant son esprit s’envoler dans les spires il senti que son message avait été perçu. La quatrième dimension commençait à se flouter, petit à petit. Les sphères se refermaient jusqu’à ce qu’aucun dessin ne soit plus possible.


Caym se reconnecta à la réalité lorsque la bousculade commença. Il se laissa emporter par le flot paniqué des invités tentant de prendre lui aussi un air terrifié.
Rapidement des mercenaires du chaos surgirent et commencèrent à tailler dans le vif, jusqu’à ce que la bande d’Edwin intervienne. Rapidement le guerrier pourtant désarmé parvint à ralentir l’attaque. Caym accéléra le pas de façon à rejoindre les gardes qui veillaient prudemment sur l’empereur. Ils étaient en état d’alerte et trop nombreux nombreux. Ils avaient confiance en la famille Til’Ilian et les autres redoutables guerriers pour rapidement reprendre le contrôle de la situation.

L’empereur lui restait intouchable, il avait d’ailleurs disparu, emmené par ses gardes vers des lieux plus sécurisés. Caym avait espéré que par le plus grand des hasards il reste seul éloigné de tous mais non. Tant pis, ça serait pour une prochaine fois.


Les dessinateurs dans la salle encourageaient les guerriers à fouiller les environs afin d’éliminer le gommeur, lorsqu’ils auraient récupéré leur pouvoir alors rien ni personne ne les menacerait. La bande d’Edwin comprit le message et trouvèrent rapidement l’anti-Dessin gluant.

Ça avait été rapide. Quelques minutes à peine s’étaient écoulées tandis que beaucoup de sang avait coulé.



Dès que les spires se rouvrirent les mentaïs participant à l’attaque attrapèrent les riches têtes qui se trouvaient à leur côté avant de disparaitre. Ils avaient donc enlevés environ huit personnes de grande importance pour l’empire. Le mercenaire ignorait qui exactement avait été enlevé, mais chaque mentaï avait fait un pas sur le côté dans un lieu différent. Au cas où un dessinateur trop zélé tenterait de les suivre.

Le silence sembla retomber, les derniers mercenaires étaient tués ou tentaient de fuir pour sauver leur vie.
Qu’allaient-donc faire les invités ? Caym observait ses voisins, il ignorait la conduite à suivre. Continuer à paniquer et sortir du palais ? Continuer à faire la fête pour montrer que les méchants n’ont pas réussis à gâcher cette fête ? Tous les invités semblaient avoir le même dilemme tandis que d’autres réagissaient déjà et allaient secourir les blessés.

Il semblerait que les mercenaires du chaos aient perdu nombre d’entre eux, mais heureusement pour Caym, l’opération s’était bien déroulée. Ils avaient marqués les esprits au fer rouge, tué ou blessé certaines personnes vitales à l’empire et kidnappé d’autres.

Le Chaos était de retour dans la partie.
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MessageSujet: Re: [QUETE IMPERIALE] Vingt Ans de règne, quelques cheveux gris29.08.15 20:26

La soirée tourna à la catastrophe. Bon, en soit, c'était déjà une catastrophe mais là, la vie des invités était en danger.
Tout s'était passé très vite. Après le sauvetage, plutôt violent au vu des habitudes de la cour, d'Edwin, Siam avait tenté d'engager la conversation avec Ewilan et Salim mais, une fois encore, ils avaient été distraits par des cris horrifiés. Ceux-ci avaient trouvé leur origine dans la personne d'un mercenaire qui venait d'être assommé simultanément par Edwin et l'inconnu qui n'avait plus de scrupules à frapper à présent.
Alors, la panique commença, les affaires reprenaient. Une flèche venait d'atterrir au pied de l'Empereur, semant le chaos au milieu des invités au sens propre comme au sens figuré.
Siam soupira: Non, mais franchement, quelle idée d'enlever les armes à l'entrée. Elle fut distraite par Ewilan qui lui attrapa le bras pour murmurer qu'elle ne pouvait pas dessiner.

Un gommeur, il ne manquait plus que ça !

Un sifflement insistant lui fit lever la tête. Edwin avait récupéré une dague qu'il envoya dans sa direction sans se préoccuper de vérifier si elle avait bien atteint sa cible. Il avait confiance.
Sans perdre une minute, Siam retira ses chaussures et entreprit de déchirer sa robe avec la dague. Elle était belle mais tant pis, l'aisance au combat passait avant tout.
Ayant attiré l'attention de Salim, elle entreprit de descendre dans le jardin pour se mettre en quête du gommeur qui empêchait les dessinateurs de pénétrer dans l'Imagination.

Après tueuse du dernier Ts'lich, peut-être devrait-elle songer à devenir tueuse du dernier gommeur, ça compliquait sérieusement les combats ces petites bêtes là.

Siam scrutait l'obscurité du jardin depuis quelques minutes déjà lorsqu'elle remarqua, nichés dans un renfoncement de la façade du palais royal, deux silhouettes vêtues de noir.

Que pouvaient faire deux mercenaires, cachés dans un coin pendant une de leurs attaques si ce n'est pour protéger quelque chose ?

Siam se rapprocha discrètement des deux hommes après avoir fait un signe en direction de Salim pour lui faire comprendre qu'elle avait trouvé. Arrivée à quelques mètres des mercenaires, elle se prépara à tirer. Elle n'aimait pas trop se servir d'une dague mais son frère avait énormément insisté pour qu'elle sache maîtriser correctement cette arme. Un sifflement à peine perceptible suivi d'un bruit mat la sortit de ses souvenirs. L'un des deux hommes venait de s'effondrer, une dague plantée dans la gorge. Siam cessa de réfléchir et s'élança vers le second mercenaire qui s'était redressé et scrutait les fourrés alentours. A côté de lui, deux yeux globuleux et luisants signalaient la présence du gommeur. L'homme la regarda sortir de l'ombre avec une expression de surprise que Siam grava définitivement sur son visage en lui enfonçant son poignard entre deux côtes, au niveau du cœur. L'homme était mort avant de toucher terre et Siam s'empressa d'achever le gommeur.

Le temps qu'elle et Salim remonte, tout était fini. Des morts, des blessés, quelques grandes personnalités disparues et aucun prisonnier pour leur expliquer le but de l'attaque. Un véritable désastre. Pourtant, Siam eut une pensée qui lui rendit un peu de joie malgré sa cruauté. Si les mercenaires étaient de retour, elle allait pouvoir recommencer à se battre et cette fois, ce ne serait plus de l'entraînement.
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MessageSujet: Re: [QUETE IMPERIALE] Vingt Ans de règne, quelques cheveux gris02.09.15 22:25

    La terrasse s’était transformée en un indescriptible désordre. Les invités terrifiés se pressaient sans réfléchir vers l’intérieur, Bjorn, étonnamment efficace malgré son état, s’emparait sans ménagement des assassins qui tentaient de s’en prendre à la foule dans d’écœurants bruits d’os malmenés, et les Dessinateurs cherchaient désespérément à localiser les gommeurs. Le Frontalier ne se rendit compte que les Spires étaient de nouveau libres que lorsque des Mercenaires se matérialisèrent à côté des proies qu’ils prévoyaient d’enlever. La fraction de seconde qu’il employa à analyser la situation lui confirma qu’il ne pouvait pas se servir d’une dague comme arme de jet tant les ennemis étaient mêlés à la foule. Il opta donc pour un bond qui le propulserait au plus près de sa cible.

    C’était sans compter l’assaillant qui le chargeait de face et se constituait en obstacle à sa trajectoire. Edwin tenta de perdre le moins de temps possible et se mit lui aussi à courir. S’effaçant sur le côté à l’ultime seconde, il laissa sa dague cueillir le combattant au ventre, sans lâcher des yeux le Mentaï qu’il avait repéré, avant de libérer son arme en repoussant l’épaule du corps inanimé de son autre main. Le combat n’avait duré que trois secondes. Alors qu’il se précipitait de nouveau en avant, l’air se troubla imperceptiblement. A l’endroit exact où le Mentaï s’était emparé de sa proie, une seconde plus tôt.
    Une seconde trop tard.
    Edwin poussa un affreux juron.

    Les Mercenaires tombaient déjà comme des mouches, et il ne fallut que quelques secondes après la liquidation des gommeurs pour que le dernier des assaillants s’écroulât, neutralisé par Elicia qui avait pris soin de le laisser en vie.

    S’assurant que l’assaut était bel et bien fini, Edwin accrocha le regard de ses amis pour s’assurer qu’ils n’avaient rien, s’attardant une seconde de plus dans le celui d’Ellana, puis se dirigea vers l’intérieur. Heureusement pour lui, les gardes le reconnurent malgré son allure peu avenante, ses traits crispés par la concentration, et son regard glaçant. Dès que sa silhouette eut dépassé le seuil de la salle principale, des cris d’hystérie s’échappèrent du devant de la foule amassée, dont tous les regards convergeaient vers lui. S’inquiétant d’une nouvelle menace, une dague à la lame vermeille restée dans sa main, il pivota avec une souplesse quasi féline pour faire face. Rien en vue, pourtant. Juste ses amis qui rejoignaient à leur tour la salle. C’est alors qu’il comprit ce qui avait effrayé les invités.

    Le maître d’armes laissa échapper un soupir de consternation en voyant l’état de sa chemise.
    Le blanc éclatant avait était envahi par de larges tâches écarlates, accompagnées de l’odeur de fer qui s’accordait si bien avec, mais si mal avec le mélange de fragrances qui l’avait assailli dès qu’il était arrivé à la soirée. Le mélange de toutes ces odeurs était… légèrement incommodant.

    Reléguant son souci vestimentaire au plus loin de ses préoccupations, il traversa la pièce dans de grandes enjambées exemptes de toute hésitation, sous l’œil toujours médusé des convives. S’assurant qu’il n’était pas suivi, ses pas le menèrent directement dans la pièce où il était prévu de mettre l’Empereur à l’abri en cas de nécessité. Altan était déjà présent. Comme au bon vieux temps. Si la situation eut été moins grave.

    - Deux de ces rejetons de Ts’Liches sont hors d’état de nuire et prêts à rejoindre les cachots, énonça-t-il pour toute introduction.

    Le silence qui lui répondit le poussa à prêter attention à la mine morose de l’Empereur, qui promenait un regard atterré sur la tension palpable des gardes qui le protégeaient et sur la chemise de son ex-maître d’armes, tout en réfléchissait à la meilleure attitude à adopter face à ce désastre.

    - C’est encore la panique en bas , fit observer Altan.

    Dessinateur et Frontalier attendaient les ordres. Sil’Afian était leur ami, mais il restait avant tout leur Empereur. Ils étaient là pour l’assister, tenter de le conseiller s’il en émettait la demande, mais ne se permettraient pas de lui dire que faire. Surtout que personne ne pouvait se targuer de détenir la solution miracle à cette sombre situation.


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MessageSujet: Re: [QUETE IMPERIALE] Vingt Ans de règne, quelques cheveux gris03.09.15 22:59


La situation avait dérapé.
Terriblement.
Et les invités de l’empereur n’y étaient pour rien.

Une attaque éclair eut lieu et l’empereur fut rapidement emmené à l’abri. Il ne fallait pas qu’il meurt, il n’avait pas encore de descendant pour reprendre les rênes il n’avait pas envie d’abandonner son empire qui sombrerait très certainement dans le chaos. Il était la proue d’un navire, il fendait les vagues d’assaillants et réapparaissait toujours, droit et intouchable, guidant et annonçant le reste du bateau : le peuple alavirien.
L’empereur fut escorté sous très bonne garde dans une pièce secrète, loin des combats. L’empereur n’avait pas peur, il se savait capable de se défendre. Il avait eu les meilleurs maîtres d’armes du continent, dont le redoutable Edwin Til’Illan, alors il était clair qu’il se défendait plus que bien. Il savait aussi dessiner. C’était un secret plutôt bien gardé, personne ne connaissait l’étendue de son pouvoir, il n’avait jamais été testé et son seul professeur avait été Altan Gil’sayan, qui gardait précieusement le secret.
Mais l’empereur était agacé.
Comment ces sournois mercenaires avaient-ils pu venir jusqu’ici ? Les gardes étaient pourtant très bien entrainés et tout un système de détection d’intrus avait été mis au point. La seule faille apparente était humaine. Un ou deux gardes ne prêtant pas l’attention suffisante à leur mission. Ou pire encore : une taupe leur avait fourni les précieux renseignements. Il aurait alors été possible de déjouer la sécurité… Cette hypothèse était probable, mais elle ne plaisait pas à l’empereur. Il devrait faire terriblement attention à l’avenir.
Et il ne pouvait partager cette information sensible qu’avec des personnes de confiances, qui était dans ce cas-là extrêmement peu. Edwin entra justement à ce moment, avec toute la troupe d’aventurier.

- Deux de ces rejetons de Ts’Liches sont hors d’état de nuire et prêts à rejoindre les cachots !


Sil’Afian haussa un sourcil devant les injures employées par son ami. Il était pourtant habituellement en totale possession de ses moyens. Peu importe. L’empereur fit signe aux gardes de s’occuper des mercenaires et de les enfermer très précieusement. Peut-être même faudrait-il leur donner quelques soins, ils seraient plus utiles vivants.
Puis il reprit sa fête en main. Il pria la famille Gil’Sayan d’aller chercher immédiatement des rêveurs dans les confréries d’Ondiane et Feriane. Le grand maître Carboist faisait partie des invités et avait été touché lors de la bataille, le soigner était une urgence. Tout comme soigner les autres personnes blessées.

L’empereur pénétra dans la salle où la tension était palpable. L’alcool semblait avoir totalement disparu, tout ce sang l’avait dégrisé, comme ses invités.

-Chers amis. Je suis terriblement navré qu’une telle attaque ait pu avoir lieu en ma demeure. J’ignore comment cela a pu se produire mais il est certain que je ne resterais pas les bras croisés. Nous retrouverons ces assassins ainsi que nos amis ou nos proches qui ont été enlevés. Mais pour le moment il y a plus urgent. Nous devons nous relever et leur montrer notre courage. Nous ne devons pas avoir peur d’eux. Nous les traquerons et ferons régner la paix, plus tard.

La foule sembla plus convaincue par ce discours que le précédent. Chouette! L’empereur s’avança vers un blessé et ignorant sa nouvelle tenue propre il s’agenouilla et procura quelques premiers soins, s’assurant de la survie de l'invité (bon, heureusement il s’agissait d’une simple blessure à l’épaule, superficielle. Cet invité aurait eu l’artère tranchée, non seulement la tenue de ce cher souverain aurait été ensanglantée et le sang par très mal au lavage! mais en plus il aurait perdu en crédibilité car il aurait été incapable de « sauver » ce pauvre gars).
A cet instant réapparurent les dessinateurs et avec eux des rêveurs. Très rapidement ils se mirent au travail et furent rejoint par d’autres confrères. Les blessés furent transportés dans un endroit plus calme où ils pourraient profiter des soins en toute tranquillité. Les morts quant à eux furent entourés par leurs familles et amis.

L’empereur signala qu’une autre pièce avait été ouverte, s’y trouvait des fauteuils et des pâtisseries afin de leur remonter le moral. Une telle attaque méritait un petit temps de repos.


Tandis que les invités non-endeuillés quittaient la pièce, Sil’Afian passait entre les différents groupes afin de présenter ses plus sincères condoléances. Il voulait vraiment savoir qui était le traitre (Voire LES traitres…) dans ses rangs et venger ces pertes.

Il espérait qu’Edwin pourrait l’aider. Il lui avait glissé quelques mots avant que son ami n’accompagne les autres invités dans l’autre salon. Il fallait que la fête reprenne de l’ampleur mais il ne fallait pas laisser la piste refroidir de trop.


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MessageSujet: Re: [QUETE IMPERIALE] Vingt Ans de règne, quelques cheveux gris05.09.15 22:50


Lorsque Neleam trouva le dernier tireur, il disparut. Un fichu mentaï. Neleam pesta avant de retourner au palais. L’attaque avait pris fin, c’était la panique parmi les survivants.
La guerrière avait déjà vu es attaques, celle-ci était impressionnante mais ne laissait pas trop de blessés ni de morts, du côté des convives. Cependant ces derniers n’étaient pas habitués à de telles actions. La vue du sang ne devait pas les rassurer.
L’empereur était présent et venait de prendre la parole. Neleam le vit s’approcher d’un des blessés afin de lui apporter son aide ou son soutien. Elle sourit, amusée. C'était étrange de voir l’empereur agir ainsi. Il semblait toujours maître de la situation.
La situation s’améliora avec l’arrivée de quelques rêveurs qui se mirent immédiatement au travail. Tous les invités furent conduits dans une autre salle. Elle n’avait pas de décoration particulière mais un grand bassin avec de poissons multicolore en son centre lui donnait un aspect tranquillisant.

Se joignant aux autres invités, Neleam se rendit rapidement compte qu’elle n’était pas vraiment dans un état présentable. Elle fit comme la plupart des autres invités et s’approcha du bassin. Discrètement elle y plongea une main avant de la passer sur son visage. L’eau fraiche la tranquillisa.

De longues minutes plus tard, remis du choc, les invités commençaient à discuter, à voix basse. Ils commentaient ce qui venait de se passer. Neleam senti qu’il était temps de les sortir de leur léthargie. Grimpant sur le rebord du bassin, elle prit de la hauteur et s’éclaircit la voix

-Très chers vous tous.

Tous les regards se tournèrent vers elle, surpris.

-Peu de vous m’avaient vu avant cette soirée et je doute que vous me revoyez après. Je suis la catastrophe ambulante de cette soirée, je crois, mais j’ai reçu de l’aide. Vous trouverez à mon actif : rire bruyant, alcool joyeux, douchage d’empereur, vol plané de tartines entre autres. Tout est-il que je pense passer de très mauvais moments à la fin de cette soirée et j’espère que votre bonté me permettra d’épargner la peine capitale : ne pas pouvoir manger de choucroute gratin de siffleur jusqu’à la fin de ma vie!

Quelques rires parcourent l’assemblée et Neleam continua, plus rassurée. Elle avait de nombreuses fois pris la parole dans des tavernes. Debout sur une chaise, voir sur une table, elle avait conté maintes histoires. Avec le temps elle avait appris à captiver son publique. Cette fois-ci ce n’étaient pas des ivrognes avides de belles paroles mais des personnes de haut rang cherchant à oublier les incidents passés, ou au moins à en atténuer l’horreur.

Reprenant son babillage Neleam sursauta lorsque quelque chose éclaboussa l’eau dans son dos. De ce fait ses pieds dérapèrent du rebord du bassin et elle chuta (majestueusement bien entendu) dans l’eau. Lorsqu’elle ressorti la tête de l’eau, tous s’esclaffaient. Nageant au milieu de poissons multicolores (heureusement pas de piranhas !) la jeune femme chercha le coupable du regard et... le trouva. Bjorn. Il avait un air d’enfant malicieux, fière de sa blague. La jeune femme senti le rouge lui venir à bout et elle se releva. Les mains sur les hanches elle commença à faire une scène à Bjorn, au plus grand plaisir de leur publique. Un chevalier ne peut pas rester loin du centre d’attention bien longtemps… Même s’il est devenu chef de la légion noire, son âme reste inchangée.
Gesticulant dans tous les sens et tenant des propos parfois dénudés de sens, es deux chevaliers réussirent à détendre l’atmosphère. Une musique, sortie tout droit de… qui-sait-où emplit l’air de manière discrète. Les conversations reprirent, désintéressées de la (fausse) scène de ménage. Ou la commentaient. Tout est-il que rapidement Neleam et Bjorn n’eurent plus de publique.

Déçue, Neleam posa ses mains sur les hanches et balaya la foule du regard. Puis se tourna vers Bjorn elle lâcha :

-C’est malin, maintenant je vais attraper froid.

En effet, elle était toute dégoulinante d’eau... Elle se félicita d’avoir utilisé du maquillage waterproof sinon elle aurait ressemblé à un zombi et aurait foutu la trouille à toutes les personnes dans cette pièce. Cette pensée fut rapidement chassée par une autre. Pourvu qu’aucun de ces poissons ne soit dangereux ; Pas de poisson-lune, ni de poisson électrique ni rien de tout ça. Que ces beaux poissons soient tout bonnement inoffensifs.
Malheureusement son expérience lui a démontré plusieurs fois que le beau est souvent dangereux…



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MessageSujet: Re: [QUETE IMPERIALE] Vingt Ans de règne, quelques cheveux gris18.09.15 16:12

Spoiler:
 


    Avant qu’il n’aille retrouver ses sujets, Edwin reçut les dernières indications de l’Empereur. Ouvrir l’œil. Rester de marbre face à la panique.

    Soucieux de ne pas annihiler les effets apaisants de la présence de l’Empereur auprès des victimes, le maître d’armes se retira le temps de gagner les toilettes. Arrangeant rapidement sa figure à l’eau, il se débarrassa de sa chemise ruinée, qui ne faisait qu’effrayer davantage les invités qui n’avaient jamais assisté à des combats, avant d’emprunter quelques couloirs déserts pour regagner le vestiaire.

    L’hôtesse en charge de la distribution des effets personnels le vit arriver avec un haussement de sourcils stupéfait, surprise de la légèreté de sa tenue. Cette mimique disparut au profit d’un sourire et d’un regard appréciateurs de ce torse parfaitement musclé, dont les cicatrices annonçaient une vie… passionnante. Et dire qu’elle regrettait de n’avoir pas pu participer aux réjouissances de la soirée, lâchement abandonnée par des collègues censés lui tenir compagnie et la relayer… Elle se reprit toutefois vite, se forçant à rehausser un peu sa ligne de mire, d’autant plus qu’elle avait reconnu l’identité de son interlocuteur.

    - Seigneur Til’Illan, vous nous quittez déjà ?

    - Non, je suis juste passé récupérer ma veste, s’il vous plaît, répondit-il, résolu à ne pas prêter attention à l’image aberrante qu’il renvoyait à se promener ainsi dans le palais.

    Sur un sourire entendu, la jeune femme brune lui tendit sa veste, définitivement déçue de ne pas savoir ce qui se passait dans la salle de fête.




    Lorsque le Frontalier fut de retour parmi les invités, son attention fut directement interpelée par la silhouette qui se tenait en équilibre sur le rebord du bassin. Jugeant le pari risqué, connaissant la personne et avisant la taille des talons qu’elle portait, Edwin ne la quitta pas des yeux, tout en rejoignant Siam. Il ne put s’empêcher de reconnaître le courage du chevalier. Prendre la parole en public, qui plus est devant un tel auditoire, et après une telle soirée, nécessitait une certaine audace.

    C’est alors qu’il remarqua Bjorn, avec le terrible sentiment de voir la catastrophe se répéter, sans être en mesure de l’arrêter. Prémonition qui ne loupa pas, bien évidemment, puisque Neleam se retrouvait à barboter parmi les poissons multicolores. Secouant la tête avec un léger sourire aux lèvres, il se décida à ne plus intervenir si l’un ou l’autre faisait de nouveau parler de lui. Trop risqué.

    Une fois que les bruits de conversation eurent repris le dessus sur l’ambiance de la salle, accompagnés par le retour de la musique, le Frontalier se tourna vers sa sœur. Notant sa robe déchirée, il s’enquit :

    - Ca va ?

    Pour toute réponse, elle lui servit un verre pour pouvoir trinquer avec lui.





    Salim observait Ewilan se servir en pâtisseries avec inquiétude. Il lui ôta même des mains une tartelette pour la soumettre à son odorat. Ewilan, un pli contrarié sur le front, récupéra son en-cas et mordit dedans avec entrain.

    - Tu sais Salim, si les Mercenaires avaient voulu nous empoisonner, nous serions déjà tous en train de nous tordre de douleur depuis plusieurs heures.

    Le Marchombre, étonné qu’elle ne prenne pas plus de précautions malgré l’incident du toast, ne put s’empêcher de lui faire remarquer :

    - En vérité, je m’inquiète plus pour ta mémoire, ma vieille. Tu sembles avoir déjà oublié cet interminable aparté aux toilettes.


    Contre toute attente, la dessinatrice éclata d’un rire clair qui contribua à rasséréner les convives qui, bien qu’ils n’aient pas entendu le motif de cet éclat, trouvèrent dans cette démonstration de joie de la part de leur héroïne une formidable preuve de Vie. Rire qui ne fit que croître devant l’air hébété de l’être aimé.

    - C’était une excuse Salim !
    parvint-elle à articuler entre deux gloussements. Je préparais la surprise ! Je pensais que tu avais fini par comprendre.

    La mine défaite du jeune homme, seul conscient de ce que cette dissimulation avait engendré, ne fit qu’accroître le rire d’Ewilan, qui se contenta de lui déposer un baiser sur la joue avant d’aller conter ses exploits à Ellana, particulièrement friande des débordements d’imagination de son ancien apprenti.




    Avec la fatigue et la première partie de soirée déjà bien arrosée, l’alcool, bien que distribué en moindres quantités – seules quelques bouteilles étaient parvenues à circuler – se répandait bien plus facilement dans les organismes.

    Après avoir discuté avec Siam et sondé la salle sans trouver le moindre comportement suspect (un Salim déconfit devant une Ewilan hilare, un Bjorn insupportable et une Neleam convertie en invité malchanceuse ne constituaient en rien des comportements suspects), Edwin se décida à rejoindre Altan, prenant un soin particulier à choisir sa trajectoire pour ne heurter personne sur le passage. Le Dessinateur, assis dans un coin de la pièce, se frottait pensivement sa mâchoire endolorie. En chemin, il effleura le bras d’Ellana, en grande conversation avec Ewilan.

    L’œil rieur, le Frontalier se campa devant son ami et, en guise d’introduction, désigna son épaule :

    - Tu as une tache, là.

    Avec une mine des mauvais jours, le dessinateur se contenta de marmonner :

    - Tu t’es vu ? Tu n’as même pas de chemise.

    Edwin ne put s’empêcher de rire face à l’air maussade de son ami, ce qui, il était sûr, ne faisait qu’accroître sa mauvaise humeur. Il savait pertinemment que lorsque le Dessinateur était vexé, touché dans son amour propre, il était difficile à aborder. Il savait aussi qu’en cas d’inversion des rôles, Altan prenait un malin plaisir à le taquiner.

    - D’ailleurs, il faut que quelqu’un te le dise : je trouve ton décolleté indécent.

    Interdit, le maître d’armes porta instinctivement le regard sur sa veste qui, bien que boutonnée, laissait apparent tout le haut de son torse, avant de rencontrer la flamme dansante de l’humour dans les yeux d’Altan, et d’éclater franchement de rire. Il ébouriffa les cheveux de son meilleur ami avant d’embrasser le sommet de son crâne dans un geste faussement paternel.

    - Même mon fils boude mieux que toi.


    Il lui laissa son verre avant de tourner les talons, parti retrouver Ellana, sous les yeux hébétés de son meilleur ami.


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MessageSujet: Re: [QUETE IMPERIALE] Vingt Ans de règne, quelques cheveux gris18.09.15 23:51

Siam tentait de se frayer un passage à travers la foule compacte des invités. Les nobles, pour la plupart peu habitués à la violence restaient enfermés dans un silence choqué, leurs yeux vagues reflétant les souvenirs du combat qui défilaient dans leur tête. Enfin, l'empereur apparut. Légèrement en retrait, Siam vit son frère ainsi qu'Altan. Edwin arborait un visage fermé. Siam pouvait presque deviner ce qu'il pensait. Quelque chose comme ça :
Et voila, encore un échec, si j'avais été plus rapide, j'aurais pu blesser celui-ci, sauver untel...

L'empereur pris la parole pour rassurer les invités. Les recherches commenceraient dès la fin de la fête. Il s'approcha ensuite d'un blessé qui gémissait faiblement entouré par ce qui semblait être des membres de sa famille. Il s'agenouilla près du blessé et commença à le soigner en le rassurant d'une voix douce.
L'arrivée de rêveurs dissipa un peu la torpeur qui s'était emparée des invités. Ils s'égaillèrent aussitôt à travers toute la salle se penchant sur les blessés qui n'avaient pu être déplacés.
On annonça l'ouverture d'une nouvelle salle pour permettre aux familles endeuillées de rester dans le calme auprès des morts.
Siam se laissa entraîner par la foule. Ses pas la conduisirent (par pur hasard) jusqu'à la table des alcools. elle remplit deux grands verres de l'alcool le plus fort qu'elle puisse trouver décida de garder la bouteille entière et se mit en quête d'Edwin. Son frère regardait la salle d'un œil morne, négligemment appuyé contre le chambranle de la porte.
Lorsqu'il la vit approcher, il jeta un regard mi-abattu mi-amusé sur sa robe en lambeaux avant de lui demander si ça allait.
Elle lui donna un verre et but une grande gorgée du sien.

-Oui, bon, ça va je pense que tu n'as rien à dire avec ta veste et ton absence de chemise. D'ailleurs, je suis étonnée que personne ne t'ai encore sauté dessus.

Elle reprit plusieurs grandes gorgées d'alcool.

Edwin, tu penses que ça finira un jour ? Je veux dire, tout ces méchants. Enfin... je m'ennuie quand ils ne sont pas là mais quand ils reviennent, ils sèment tellement de destruction.
Tu sais quoi, j'étais en train de penser à un truc. A ton avis, c'est possible que je sois mauvaise. Tout à l'heure, quand le combat a été fini, je me sentais bien, j'avais hâte de reprendre la guerre. Est-ce que j'ai des tendances psychopathes ce qui d'après Mathieu n'est pas nouveau et donc tout va bien ou Est-ce que je devrais rejoindre les mercenaires du chaos parce qu'au fond je ne suis pas meilleure qu'eux ?


Siam réfléchit un moment. Elle avait continué à boire. Elle jeta un coup d’œil au verre vide dans sa main puis à la bouteille dans laquelle il ne restait plus grand chose. Pourtant elle était sûre de ne pas avoir resservie Edwin... enfin presque.
Mais alors, tout ce qu'elle avait pensé...

Euh...Edwin, tout ce que tu m'as entendu dire euh c'est ma première phase quand je suis bourrée, la phase de déprime philosophique...
Et puis tu peux pas me surveiller un peu, regarde, déjà une bouteille de vide parce que monsieur ne fais pas attention à ce que je bois.
Bon, je vais me coucher. Oh, et la gueule de bois de demain matin !


Siam se dirigea vers la porte sous le regard affligé de son frère. Une fois sortie des salles réservé à la fête elle voulut se diriger vers sa chambre.

Alors ma chambre, c'est celle pas loin de celle d'Edwin et Ellana et pour y aller, on va à gauche... mais qu'est ce que je raconte. Elle est à droite ma chambre.

Siam déambulait dans tout le château depuis un temps indéterminé.

Alors ma chambre c'est laquelle ? Mais c'est pas possible, ce château, tout se ressemble dedans...


Après encore un petit moment de vadrouille, Siam, vaincue par le sommeil, s'écroula au pied d'une porte et s'endormit. Le seul petit détail qu'elle ne connaissait pas, c'est que la porte en question était celle de la chambre d'Edwin et Ellana et qu'à un moment où à un autre, ces derniers rentreraient bien se coucher...
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MessageSujet: Re: [QUETE IMPERIALE] Vingt Ans de règne, quelques cheveux gris20.09.15 22:18


Sil’Afian soupira et se massa la nuque. La soirée ne s’était vraiment pas déroulée comme il l’espérait. Il se sentait responsable des morts qui avaient eu lieu, heureusement peu nombreuses, mais surtout des enlèvements. Il semblait qu’il est sous-estimé la situation. Au sein du palais mais aussi partout en Gwendalavir. Jamais les bandits ou mercenaires n’avait pénétré le palais impérial. C’était un signe d’avertissement. Il était temps de réagir.
L’empereur avait discuté avec toutes les familles qui avaient besoin de sa présence, il rejoignait maintenant le reste de la fête.

Lorsqu’il pénétra dans l’autre pièce il fut surpris d’y trouver une joyeuse ambiance. Quelques bouteilles circulaient, sous l’œil désapprobateur de l’empereur. Il ne dit rien, ces gens avaient besoin d’un peu d’alcool pour se sentir mieux et à priori cela fonctionnait, peut-être ne garderaient-ils pas un si mauvais souvenir de cette soirée.

Continuant à passer de groupes en groupes Sil’Afian discutait avec ses invités et ils semblaient passer un bon moment, même Edwin, pourtant aussi rigide et froid qu’un glaçon, souriait.
De temps en temps.
Surtout lorsqu’il regardait Ellana.
Tous dans la pièce sentaient la tension entre leurs deux corps qui n’attendaient plus que de se retrouver seuls.
Ce qu’ils ne tardèrent pas à faire.

Leurs amis eux, restèrent jusqu’à la fin. L’humeur d’Altan semblait s’être améliorée et tous profitaient de passer un moment ensemble. L’empereur les avait rejoint avant de rapidement repartir, il ne s’y sentait pas à sa place. Si un jour il avait cru qu’Altan, Edwin et lui étaient sur un pied d’égalité, il se rend bien compte qu’aujourd’hui ce n’est plus le cas. Tous deux avaient fondé une famille et s’épanouissaient. Ils s’étaient faits de nouveaux amis et reléguait leur ancienne amitié à un rang de « souvenir ». Certes leur loyauté était sans faille, mais leur amitié devenait un peu plus distante, bien qu’ils restent étonnamment complices.
Le poids du titre d’empereur pesait sur ses épaules et il s’en rendait bien compte.


La soirée touchait à sa fin et Sil’Afian se retira, après avoir salué ses « admiratrices ». Il savait pertinemment pourquoi elles étaient venues, mais aucune d’elle ne lui convenait. Il n’avait pas non plus envie de se marier. En attendant de rencontrer une femme qui fasse chavirer son cœur et qui ne s’intéresse pas à lui que pour sa couronne, il resterait un célibataire endurcit.
Laissant ses subordonnés s’occuper de raccompagner les invités, l’empereur s’éloigna dans les couloirs impériaux, qui étaient étrangement pleins de vie. Certaines chambres avaient été prêtées à des hôtes de marques, ce qui était plutôt exceptionnel. Les pièces avaient été meublées pour l’occasion.
L’empereur marchait dans les couloirs, sans protection. Il n’avait pas peur car il savait que rien ne lui arriverait. Les bandits avaient eu ce qu’ils voulaient, l’empire devrait contrattaquer, l’empereur ne se reposerait pas beaucoup cette nuit. Les affaires l’attendaient. En chemin il trouva une femme endormie par terre. Il haussa un sourcil, surpris. L’alcool avait donc fait quelques ravages. Lorsqu’il reconnut la femme en question, il haussa l’autre sourcil. Siam Til’Illan. C’était une demoiselle forte et de très bonne éducation. Que lui était-il arrivé ? Sil’Afian continua son chemin et avisa un des gardes qui patrouillait qu’une la demoiselle avait été trouvée hors de sa chambre et qu’il fallait qu’il l’accompagne à son lit.


Une fois seul dans ses quartiers l’empereur quitta ses vêtements afin de profiter des biens-faits d’un bain chaud. Ses muscles se détendirent et l’odeur d’alcool qui l’avait accompagné tout au long de la soirée (merci Neleam) se dissipa au profit d’une odeur de propre mélangée à d’autres arômes totalement naturels.
La situation était compliquée.

Il était vrai que les bandits pullulaient sur les routes, y compris celles menant à Al-Jeit, mais jusqu’à présent l’empereur les avait sous-estimés. Leurs ennemis tentaient de les affaiblir et l’attaque de ce soir n’était pas anodine. Il y avait des taupes partout, au sein de ses conseillers pour commencer. Mais qui le trahirait et surtout : pourquoi ?

Un coup d’Etat ?
Le peuple se rebelle et souhaite un nouveau dirigeant ? Non, d’après ses sources les alaviriens restent calmes et satisfait de sa gouvernance.
Que souhaitent-ils donc ?

Le Chaos serait derrière tout ça ?
Ils ont pourtant été presque annihilés il y a presque cinq ans. Comment auraient-ils pu se relever aussi rapidement et surtout avoir une telle influence. Le chaos ne disparaitre jamais totalement mais il a pris un coup sévère. L'empereur estimait être tranquille de leur part pendant une petite dizaine d'année, le temps que leurs dirigeant prennent du poids et reconstruisent la terrible réputation qu'et celle du chaos.

Valinguaï ?
Ils vivent certes loin mais leur haine est pourtant farouche. Gwendalavir n’est pour rien dans leur chute, mais peut-être sont-ils jugés responsables.
...

Une fois propre l’empereur enfila une tenue légère et se dirigea vers son bureau. Le jour ne tarderait pas à se lever, mais il n’avait pas une seconde à perdre. Il devait réorganiser les défenses de Gwendalavir mais aussi chercher ses invités kidnappés. Et pour travailler sereinement il devait trouver qui l’avait trahit.

Alors que tous les invités dormaient du sommeil du juste, l’empereur travaillait. L’incident avait effrayé mais la réaction rapide des professionnels avait rassuré. Et il fallait avouer que le gâteau aux cerises était un véritable régal.
Sur un papier, les noms des potentiels suspects s’alignaient. Certains étaient rayés, innocentés.
Pour tous, l’incident des vingt ans de règne de l’empereur serait une palpitante et divertissante anecdote. Sauf pour les quatre disparus. S’ils n’étaient pas retrouvés rapidement il était certains que cela ne serait pas qu’une simple anecdote. Il était même certain que pour eux, cela n’avait rien de divertissant.
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